VOUS RENDEZ VOS ENFANTS BÊTES, MÉDIOCRES ET IDIOTS ! de Charles SANNAT

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Les enfants de CM2 ont, en 2015, fait 17,8 fautes sur une dictée alors
que sur la même dictée ils n’en faisaient que 10,6 en moyenne en 1987.

Rassurez-vous, je ne vous insulte pas. D’ailleurs, si vous lisez cet article, vous ne le méritez pas ! En revanche, je provoque, je provoque volontairement par ce titre car je suis excédé du spectacle lamentable qu’il m’est donné de contempler et du gâchis effroyable que nous faisons des capacités de nos enfants.

Alors oui, je le dis, « vous », « nous » rendons nos enfants crétins ! Cela doit être dit encore et encore jusqu’à ce que cela change.

Dans cet article, je vais d’abord vous parler d’un constat que vous partagez sans doute. Puis nous allons prendre un exemple actuel des conséquences terribles où nous laissons des « gamins » de 20 ou 30 ans pas cher payés faire des bêtises énormes, et donc des conséquences très concrètes et prévisibles de la mauvaise éducation que nous leur donnons. Enfin, je proposerai quelques pistes… pour guérir à défaut la société au moins nos enfants à nous !

Rendre les gens chaque année un peu plus crétins et décérébrés que l’année d’avant c’est le travail auquel s’attelle avec une constance inouïe le système totalitaire marchand actuel.

Et pour cause ! Un bon consommateur est un idiot ! Il faut être bien endoctriné pour acheter très cher des trucs dont on n’a pas besoin avec de l’argent que l’on n’a pas, produits dans des pays low-cost, c’est-à-dire pratiquant le dumping social, environnemental et évidemment fiscal !!

Alors l’objectif majeur est de rendre les masses le plus incultes possible. La dernière trouvaille est donc de mettre les écrans à l’école, massivement, car vous comprenez, les élèves vont mieux comprendre sur une tablette que sur un livre… Bêtise !

Un cancre restera un cancre, qu’il écrive avec de l’encre ou sur une tablette, à ceci près que les écrans, dans leur globalité, ont une influence directe sur le fonctionnement de notre cerveau. Pour celles et ceux qui se demandent pourquoi leurs enfants sont aussi agités, avec autant de problèmes de concentration, inutile de vous ruer chez le médecin pour le faire diagnostiquer « hyperactif » ou « très en avance » comme c’est la mode et de le traiter avec de la Ritaline. Un simple sevrage des écrans sera suffisant dans 95 % des cas…

Je remets ci-dessous l’excellente conférence de l’auteur de TV lobotomie. Après, que vous aimiez regarder la télé c’est une chose, mais il faut savoir les dangers et les ravages des écrans. Autour de nous, les témoignages de parents trouvant leur enfant très fatigué le matin alors qu’ils ont joué à la « tablette » toute la nuit se multiplie… Ils sont des zombies !!

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La guerre contre le changement climatique, de Simone WAPLER

http://www.economiematin.fr/news-la-guerre-contre-le-changement-climatique

Les phases de réchauffement de l’air sur terre ont conduit à une
hausse de CO2 environ 1 000 ans plus tard.

Ne confondons pas « lutte contre la pollution » et « changement climatique » — quand ce dernier n’est qu’un prétexte des élites mondialisées pour mettre en place un impôt planétaire. La théorie du réchauffement anthropique n’est pas validée par un quart de siècle de mesures.

Titre du Mail on Sunday britannique il y a quelques jours : « Révélation : comment une des meilleures universités a capté neuf millions de livres de votre argent en s’appropriant les recherches de ses rivales pour financer le changement climatique… »

Le changement climatique, belle et juteuse affaire… Pensez-donc : des ours dérivant sur des glaçons, des bébés suffoquant dans des mégapoles, des vieillards déshydratés… voilà de quoi faire pleurer dans les chaumières au JT du 20:00. De l’émotion à la taxation, il n’y a qu’un pas. C’est comme cela que marchent nos démocraties et que les parasitocrates se font leur place au soleil-énergie-nouvelle.

Ecotaxe, taxe carbone, subventions aux énergies vertes, crédit carbone et autres usines à gaz peuvent ainsi se mettre en place avec la bénédiction du public pour un grand-enjeu-planétaire-collectif : la guerre contre le climat. Toutefois, même en langue de bois, les mots ont encore un sens. Les observateurs curieux se demandent pourquoi nous sommes passés du réchauffement climatique au changement climatique.

Peut-être… parce qu’il n’y aurait pas vraiment de réchauffement ? Attention, terrain miné ! Quiconque se risque à articuler un tel blasphème est automatiquement un empêcheur d’éoliennes subventionnées de tourner en rond, un traître à l’espèce humaine, un pollueur… qui mérite d’être rôti dans une serre. Mais, oui, c’est vrai, tout à fait entre nous : il n’y a pas de réchauffement. Ce qui ne veut pas dire que la pollution n’existe pas, pas de mauvais procès d’intention, s’il vous plaît. Rappelons la théorie du réchauffement climatique. Un credo en deux points.

-1- Le CO2 est responsable d’une hausse anormale des températures au XXème siècle.

-2- Seulement, exclusivement, uniquement le CO2 provenant de l’activité humaine, celle de l’homo petrolicus qui s’obstine à vouloir mettre des forêts macérées dans ses gros moteurs pétaradants. Une sorte de brute virile et velue comme dans Mad Max.

La combinaison de 1 et 2 s’appelle « réchauffement climatique anthropique ». En 1990, le GIEC émet, sur la base d’un modèle climatique, des prédictions apocalyptiques de montée des températures (+3,7°C à +4,8°C), montée des océans, désertification, fontes de banquises d’ici à 2100. En principe, une théorie scientifique se prouve ou au moins se valide expérimentalement. Un quart de siècle plus tard, qu’en est-il ?

Là nous tombons sur deux gros os (genre fémurs de dinosaure ayant succombé à un vrai accident climatique) :

– les relevés de température par mesures satellitaires montrent qu’elles n’ont pas augmenté depuis 18 ans. ?
– pendant ces 18 ans, plus du tiers du CO2 produit depuis le début de la révolution industrielle a été émis. Read the rest of this entry »

Différences de salaires entre hommes et femmes ou entre femmes et mères ? de Gabrielle CLUZEL

http://www.bvoltaire.fr/gabriellecluzel/differences-de-salaires-entre-hommes-et-femmes-ou-entre-femmes-et-meres,293086?mc_cid=7b4d225f20&mc_eid=443cdc6b1f

NDLR : ma foi, dans ma vie professionnelle qui touche à sa fin, j’ai toujours été entouré de femmes, jeunes et moins jeunes  et parfois mamans et dans ma profession de formateur, je pense que, de façon statistique, les femmes sont légèrement supérieures en compétences relationnelles aux hommes.
Donc je crois mordicus après 40 ans de direction de petites entreprises que :
- d’une part à travail égal salaire égal doit être une règle évidente et quasi sacrée, rien ne justifie qu’elle ne soit pas respectée mais justement d’après l’auteur de cet article il semble que cette règle EST respectée et que le problème n’est pas là
- d’autre part, je crois aussi qu’un patron responsable doit tenir compte des risques qu’il prend en embauchant tel ou tel type de personnes, donc qu’une femme fait prendre des risques à son entreprise en s’absentant longuement pour une arrêt grossesse, et que cela doit être pris en compte. Ce qui fait que, par voie de conséquence elle se heurtera alors au fameux plafond (de verre ?) qui lui interdira les postes de responsabilités et de direction, là où justement on ne peut pas s’absenter longtemps sans… perdre son poste.  
Il faut faire avec  cette contradiction et cet article est salutaire pour montrer qu’il ne faut pas se tromper de guerre. La guerre serait qu’il faut habituer les hommes à prendre de longs congés de paternité comme les femmes… et l’histoire de l’égalité des salaires se résoudrait  d’elle-même. Et là ce n’est pas gagné !

Un collectif féministe – Les Glorieuses – a appelé les femmes à une manifestation virtuelle le lundi 7 novembre à 16 h 34. Selon elles, en effet, si les femmes étaient payées autant que les hommes, elles pourraient s’arrêter de travailler à cet instant.

On se gratte la tête. Un truc ne colle pas. Si, toutes choses égales par ailleurs, les femmes étaient réellement moins bien rémunérées que les hommes du seul fait d’être femmes, tous les chefs d’entreprise, avec cynisme, se battraient pour employer des femmes, il n’y en aurait plus une seule au chômage.

De la même façon que l’on s’empresse de délocaliser en Chine ou en Inde, pour payer la main-d’œuvre des cacahuètes, on s’installerait dans Gynéland, le pays de la femme où le salariat est discount.

La vérité est évidemment ailleurs, révélée, en mai dernier, par une étude de Glassdoor Economic Research, et relayée par Le Parisien sous le titre « Les Françaises sans enfant sont mieux payées que les mamans » : « En France, à poste égal, les femmes sans enfant gagnent 0,4 % de moins que les hommes. Un taux proche de l’égalité. En revanche, celles qui ont eu au moins un enfant gagnent 12,4 % de moins que les hommes. »

Donc, il ne s’agit pas d’une discrimination « sexiste » entre hommes et femmes, mais mécanique (mesurable en temps consacré à l’entreprise), entre femme sans enfant et mère.

Les féministes le savent bien, en réalité, qui dénoncent régulièrement la maternité comme une entrave à la vie professionnelle, voyant dans la pilule et l’IVG et tout ce qui permet de planifier, ajourner, éviter un bébé comme un élément de libération. Pour lutter contre la discrimination que subissent les mères, il faudrait donc qu’elles ne le soient pas ? Pour lutter contre la discrimination que subissent les Noirs, préconise-t-on, dans la même logique, de les rendre blancs ?

La justice, pour pallier cette inégalité, commanderait au contraire d’aider les mères à l’être pleinement sans renoncer à leur revenu.

Or, quelle féministe « glorieuse » entend-on dire que si la maternité induit une perte de revenu, celle-ci devrait être compensée par de « vraies » allocations familiales, attendu que chaque enfant est un investissement dans l’avenir dont bénéficiera toute la société ?

Quelle féministe « glorieuse » promeut le télétravail (une majorité de Français y sont favorables, comme le révèle une enquête Ipsos publiée il y a quelques jours et relayée par Les Échos), qui résoudrait bien des problèmes d’absentéisme ou de temps partiel liés à la grossesse et à la garde des enfants ? Bien sûr, tous les métiers ne s’y prêtent pas, mais puisque le secteur tertiaire est hypertrophié, pourquoi ne pas en tirer parti, en inversant les rapports – physiques avec la famille, virtuels avec les collègues de travail – dans un sens, somme toute, plus naturel. Read the rest of this entry »

QUEL EST LE SECRET DES PROFESSIONNELS HEUREUX ? Cécile TARDY

http://www.economiematin.fr/news-quel-est-le-secret-des-professionnels-heureux-

Vous êtes un professionnel overbusy et vous voulez connaître le secret de ceux qui arrivent tous les matins avec un grand sourire au bureau… et repartent encore avec le sourire le soir ?

Peut-être que le secret de ces professionnels heureux c’est de ne rien faire de leur journée, de faire semblant de travailler. Il y a des experts en la matière! A moins que leur secret ce soit de pourrir la vie des honnêtes gens, notamment en les inondants d’emails FYI ou les invitant à des réunions sans queue ni tête.

Non, ce serait trop facile comme réponse. Vous vous doutez bien qu’il y a autre chose, parce que vous vous sentez bien en leur compagnie. Ce sont des personnes charismatiques pour la plupart. Leur sourire ne laisse pas indifférent.

Et si leur secret était tout simplement d’être heureux de travailler? Vous avez déjà entendu parler de bonheur au travail, cette adjonction de mots qui vous interpelle, qui vous paraît inaccessible, du haut de votre montagne de stress et de surchage de travail.

Si vous lisez ceci, sûrement que vous recherchez un positionnement plus adapté, plus de bonheur au bureau, heureux le matin, heureux le soir, heureux chez vous, en week-end mais vous n’avez pas encore trouvé le secret.

Être heureux, c’est vous qui le choisissez !

Cette question je me la suis posé durant de longues années, de longues années de souffrance.  J’ai travaillé comme cadre durant une décennie durant laquelle j’ai eu la chance de faire 3 burn out ! Pour le dernier, mon corps a dit stop, plié en deux. Le message était clair : « Il est temps de faire ce que tu aimes le plus au monde et donner du sens à ton travail, si tu veux redresser ta vie et continuer à avancer ! ».

J’ai alors trouvé sur mon chemin des évidences qui m’ont permis déjà de me guérir très vite et surtout de donner une cohérence à toutes mes formations en développement personnel et de me connecter à ce qui me fait vibrer au plus profond de moi : vous accompagner vers la meilleure partie de vous-mêmes et vous aider à trouver les clés pour vivre votre travail avec bonheur !

Le secret des professionnels heureux c’est avant tout qu’ils ont décidé de l’être. Ils ont décidé de mettre en place des stratégies, des rituels, des habitudes pour se sentir bien. Voici ces stratégies:

La recette Read the rest of this entry »

La tempérance. Une histoire de caramel ? de Marie-Paule DESSAINT

http://psycho-ressources.com/blog/temperance

La tempérance.
Une histoire de caramel ?

Marie-Paule Dessaint, Ph. D
Spécialiste retraite et récits de vie

La tempérance, c’est l’héroïsme du quotidien (Boris Cyrulnik)

Un enfant âgé de quatre ans est laissé seul face à un délicieux caramel. On lui en promet un second s’il résiste à la tentation de le manger immédiatement (1).

Quatorze ans plus tard, les auteurs de cette étude longitudinale (Université de Stanford) ont comparé la vie des enfants qui avaient résisté à la tentation du caramel à celle des enfants qui n’y étaient pas parvenus. Ils ont alors découvert que ces derniers étaient beaucoup plus vulnérables au stress, se mettaient plus facilement en colère, étaient beaucoup plus impulsifs et avaient même tendance à se bagarrer. Les résultats obtenus à leur examen d’entrée à l’université étaient bien inférieurs à ceux qui avaient réussi à résister à l’attrait du caramel. À l’approche de la trentaine, cette différence était encore plus marquée : moins bonne résistance au stress, manque de persévérance et difficulté plus grande à se concentrer, distractions fréquentes, moins bonnes compétences intellectuelles et émotionnelles et existence plus fréquemment en solitaire.

Un peu de retenue, je vous prie!

Cette histoire du caramel montre bien les effets à long terme de l’apprentissage du contrôle de soi (la tempérance) dès le plus jeune âge. Non seulement cet apprentissage conduit à une vie plus harmonieuse avec soi et avec les autres, mais il protège aussi la santé physique et psychologique, réduit l’intensité du stress, permet de réagir rapidement en cas de danger menaçant la vie, sans se laisser paralyser par la peur. Il facilite aussi l’adaptation au changement; un important facteur de survie.

Pour ma part, j’aime trouver dans la tempérance un lien avec l’inhibition cognitive, qui favorise les nouveaux apprentissages et évite les erreurs causées par les habitudes fortement ancrées en soi. Je vois aussi un lien avec le stress excessif qui bloque totalement l’accès aux fonctions cognitives supérieures pour laisser plus de place au cerveau primitif qui agit et réagit, sans prendre le temps de «réfléchir». J’y vois enfin un lien direct, parmi d’autres, avec le vieillissement réussi alors qu’en fin de vie une personne atteint la maturité et l’intégrité (2) grâce, justement, à la façon dont elle a mené sa vie jusque-là. La seconde partie de cet article est consacrée à ces sujets.

Pourquoi s’intéresser à la tempérance? À la maîtrise de soi?

Si l’on élargit quelque peu le sens du mot tempérance, celui-ci évoque tout à la fois la retenue et la maîtrise de soi volontaires, la modération, le calme, la prudence, la résistance aux pulsions et impulsions excessives, la gestion efficace des émotions, sans les réprimer outre mesure, la sobriété, la patience, la pudeur, l’humilité, la modestie, le focus (concentration, réflexion), le self control, la recherche de paix, le pardon, et même, dans une certaine mesure, la sublimation (voir plus loin).

Cette force d’âme agit comme un gouvernail intérieur qui permet de traverser la vie avec plaisir, passion et accomplissement, tout en se protégeant des excès et des débordements nuisibles, autant pour soi que pour les autres : représailles, arrogance, agressivité, violence, stress, maladies psychosomatiques, entre autres.

Toutes ces qualités et ces forces associées à la tempérance semblent faire défaut à un nombre croissant de personnes. Il n’est d’ailleurs pas difficile d’établir un lien direct avec le climat mondial actuel où la violence, sous toutes ses formes, domine, tout comme l’individualisme, les souffrances morales et la recherche de puissance et de contrôle sur les autres au nom, parfois, … de la religion.

Les mains sales, Jean-Marc DUPUIS

https://www.santenatureinnovation.com/les-mains-sales/

NDLR : pour ceux qui sont fatigués de lire, d’entendre à la télé… sans arrêt : « Pour votre santé… c’est bon pour la santé, avec modération…etc » alors qu’en fait plus on se soigne sans raison plus on est malades, plus on se lave plus on est sales, plus on met de la crème contre le cancer de la peau, plus on affaiblit ses défenses immunitaires. Voici quelques années j’ai eu l’occasion de travailler pour le lancement d’un médicament contre l’eczéma et j’ai lu des études qui disaient toutes la même chose : les enfants de famille bobos qui se lavent sans arrêt et se badigeonnent de  toutes sortes de crèmes, ont plus souvent de l’eczéma que les enfants des familles plus proches de la terre qui se lavent quand ils y pensent. Alors, quoi ? Avons-nous besoin de voir dans les librairies des dizaines de revues parlant de notre santé ?
Moi, je crois que la maladie est susceptible, et si on l’ignore elle se vexe et s’éloigne de nous !

Les mains sales
Je reviens de chez des amis qui avaient loué une maison au bord de la mer.

Je reviens de chez des amis qui avaient loué une maison au bord de la mer.

C’est une maison neuve, avec trois chambres, une petite cuisine, une jolie vue mais, au fond, rien d’une villa de millionnaire.

J’ai pourtant été impressionné, choqué même, par le nombre de pièces d’eau, et plus précisément le nombre de robinets.

Chaque chambre a sa salle de bains. Et dans chaque salle de bains, on trouve une baignoire, une douche, un lavabo, un bidet, des toilettes.

Des toilettes, donc, pour chaque chambre, plus encore des toilettes communes, à côté du salon.

Il faut compter encore une petite piscine extérieure chlorée avec sa douche, son lavabo, ses toilettes, à nouveau.

Cela paraissait normal à tout le monde. Personne ne s’en étonnait (à part moi).

Mais je pense que, dans quelques générations, les historiens qui étudieront notre époque ne manqueront pas de remarquer cette véritable folie de l’hygiène.

Je ne parle pas des conséquences écologiques de consommer tant d’eau (d’autant plus que nous étions dans une zone notoirement menacée par la sécheresse).

En restant strictement dans le domaine de la santé, je m’inquiète des conséquences catastrophiques pour nos systèmes immunitaires, nos allergies, de passer ainsi notre temps à nous laver, nous savonner, nous désinfecter.

Les mains sales

Excusez-moi d’évoquer constamment le passé mais je n’y peux rien, c’est plus fort que moi : quand j’étais petit, beaucoup de personnes autour de moi avaient les mains sales.

En utilisant cette expression, « mains sales », je m’aperçois que les jeunes de notre époque ne peuvent même plus imaginer ce que cela veut dire.

Pour eux, avoir les mains sales, c’est avoir les mains pleines de Nutella, ou de confiture. Ou avoir mis les doigts dans son nez morveux. On se passe les mains à l’eau claire et, déjà, elles sont propres.

Mais ce n’est pas ce qui s’appelait les « mains sales », dans mon enfance. Read the rest of this entry »

Lorsqu’une grande dame meurt… le passé en grand équipage vient lui rendre hommage de

http://www.bvoltaire.fr/georgesmichel/lorsquune-grande-dame-meurt-apres-un-long-veuvage,279816?mc_cid=35e1d9c913&mc_eid=443cdc6b1f

Madame Marcel Pagnol, l’actrice Jacqueline Bouvier, est morte la semaine dernière à l’âge de 96 ans. Elle fut la Manon des Sources qui, en 1952, illumina de son regard un cinéma encore en noir et blanc et, bien sûr, la vie de l’écrivain – de 25 ans son aîné – à partir de 1945 et jusqu’à sa mort en 1974. Je vous invite, d’ailleurs, à écouter l’entretien qu’elle donna à France Inter avec Yves Calvi en 2007. Elle illuminait les ondes d’une gaieté intacte, transmise dans une belle langue, héritée d’une époque où l’on aimait à avoir de la conversation et où l’on s’appliquait à faire des phrases avec un sujet, un verbe, un complément et non un sujet, un sujet, un verbe, un complément (la France, elle va mieux).

En savoir plus sur http://www.bvoltaire.fr/georgesmichel/lorsquune-grande-dame-meurt-apres-un-long-veuvage,279816#4A2qaKyxqPQPwoXY.99

Monseigneur Vingt-Trois a raison : la vérité nous rendra libres ! de François TEUTSCH

http://www.bvoltaire.fr/francoisteutsch/monseigneur-vingt-trois-a-raison-la-verite-nous-rendra-libres,274359?mc_cid=8a5ff09c7b&mc_eid=443cdc6b1f

image

Il a osé évoquer, avec des mots polis comme de l’agate, une société qui se drape dans des « valeurs »
sans être capable de les définir.

 

Avocat
La trêve du respect et du recueillement n’aura pas duré le seul temps de la stupeur. Après l’épouvantable assassinat du père Jacques Hamel, ce ne sont pas seulement les politiciens de tous bords qui se sont déchaînés. Certains esprits serrés, ou de simples imbéciles, s’en donnent à cœur joie à coups de déclarations dont la bassesse le dispute à la bêtise.

Une illustre inconnue, nommée Julie Le Goïc, élue municipale de Brest, a osé tweeter : « Du coup, le prêtre mort en martyr, il a droit à 70 enfants de chœur au Paradis ? » L’ignominie à l’état pur. En bonne héritière du Père Duchesne, l’un des journaux les plus ignominieux de la Révolution, qui appelait chaque jour au massacre, cette moderne Hébert n’hésite pas à qualifier ce malheureux de pédophile. Lui, bien entendu, mais avec lui tous les prêtres. Elle n’hésite pas à maintenir ses propos dans une série de réponses dont la lecture donne la nausée. Sans doute était-elle, au premier rang des gauchistes, à s’émouvoir de l’exécution de ses amis de Charlie Hebdo en janvier 2015. À marcher dans les rues, le visage fermé, au nom du « vivre ensemble ». Cette phrase mériterait des poursuites pour apologie de crime terroriste. Nul doute que le gouvernement ne bougera pas. Read the rest of this entry »

Interdiction de la fessée, Marie DELARUE

http://www.bvoltaire.fr/mariedelarue/interdiction-de-la-fessee-la-reforme-du-quinquennat-hollande-enfin-votee,269786?mc_cid=35d0e3ddf8&mc_eid=443cdc6b1f

 

NDLR : d’abord on peut se demander pourquoi pondre des lois quand on avoue d’avance qu’on ne puniera pas ceux qui la transgresseront. On peut se demander aussi pourquoi des lois qui vont à l’encontre des habitudes bien ancrées chez nos contemporains. On peut enfin se demander pourquoi pondre des lois concernant la vie privée des gens, sinon pour occulter le fait qu’on est incapables de résoudre les vrais problèmes. Pourquoi pondre des lois quand on sait que c’est le Peuple qui décide, aussi bien des mots qu’il veut utiliser, que des habitudes du cercle familial. On a envie de dire : de quoi je me mêle ? Bien sûr, il n’est pas question de laisser les mères de famille enfermer leur progéniture dans les congélateurs, ça c’est un crime, mais une claque de temps à autre devant des gamins arrogants qui ne respectent plus leurs parents, une fessée chez un petit désobéissant… oui je crois vraiment que ça ne peut pas faire de mal pour l’avenir de nos chers bambins. En tout cas moins que la permissivité à outrance. Alors, quand je vois comme l’autre jour dans un supermarché une jeune mère dire à son fils d’une dizaine d’années : « Tu vas arrêter car tu vas t’en prendre une bientôt, ma main me chauffe » et encore pas plus tard qu’hier, un père (un géant de plus de 2 mètres) qui a giflé violemment sa fille de 15 ans en public… (et là je n’approuve pas bien  sûr), je me dis que vraiement cette loi-là, va venir s’entasser dans les cartons de toutes celles qui n’ont jamais été appliquées.
Le vrai problème ici n’est pas d’éducation mais de la déviation du rôle de Gouvernant !

En fin de semaine dernière, sous la pression de l’Europe qui avait dénoncé nos agissements coupables, l’Assemblée nationale adoptait un amendement au « projet de loi égalité et citoyenneté ». Celui-ci devrait être voté à l’heure où je vous écris. À la grande joie des petits et moyennement grands, il va mettre un terme à des siècles de sévices et de tortures. Qu’on dit.

L’article 371 alinéa 1 – c’est de lui qu’il s’agit – prévoit ainsi que les parents doivent, à partir de maintenant et jusqu’à désormais,« s’abstenir de tout traitement cruel et dégradant » à l’égard de leurs enfants. Soit, précisément, ni gifle, ni taloche, ni rouste, ni torgnole, ni peignée, ni beigne, ni raclée, ni branlée, ni déculottée, ni fessée et autre coup de pompe dans le train. Read the rest of this entry »

Le QI des Français a baissé de 4 points en 10 ans ! À qui la faute ? de Richard HANLET

http://www.bvoltaire.fr/richardhanlet/le-qi-des-francais-a-baisse-de-4-points-en-10-ans-a-qui-la-faute,269682?mc_cid=35d0e3ddf8&mc_eid=443cdc6b1f

NDLR : on nous dit que l’Education nationale n’a pas baissé ses critères de qualité, que non le Bac, on ne le donne pas à tout le monde, que non les enfants d’aujourd’hui ne sont pas plus bêtes que leurs parents et grands parents… oui mais le QI baisse à une allure de fusée. Oui, je sais, le QI ça ne veut rien dire et l’intelligence non plus… tout dépend de… Oui tout dépend de… Mais il est évident pour tout un chacun qui veut bien réfléchir que remplacer les livres, les visites culturelles, les échanges entre adultes et entre adultes et enfants, par des écrans, et le nez penché à longueur de journée sur ces maudits smartphones soi-disant pour communiuer avec les autres en oubliant de communiquer avec ceux qui sont à coté de nous, ou en face dans un restaurant… ça ne peut en rien améliorer notre sualité hulmaine la plus précieuse : réfléchir et utiliser ntore sens critique.
Oui, communiquer avec des inconnus pour ne plus communiquer avec nos amis en chair et en os, ça ne peut que rendre un peu plus abruti. 

Il y a près de 20 ans qu’une inversion de la courbe du QI, ascendante depuis l’invention de la psychométrie, a été observée en Europe du nord. Fin juin, Le Monde etLe Point relayaient une étude de deux chercheurs britanniques dans la revueIntelligence, montrant que le QI des Français avait baissé de 4 points en 10 ans.

Trois minutes de visionnage d’une émission de télé-réalité suffisent d’ailleurs à le vérifier, mais cela n’empêche pas d’essayer de comprendre ce qu’il se passe. Intuitivement, les âmes simples comme vous et moi émettrons d’emblée quelques hypothèses.

Certains penseront simplement que les gens des CSP plus élevées ont tendance à faire moins d’enfants. Peut-être l’Éducation nationale – plus occupée à conformer les esprits qu’à les former – pourrait-elle avoir une part de responsabilité ? De même les longues heures passées à des jeux débiles devant des écrans plutôt qu’à la lecture ? Pourquoi pas aussi le « binge drinking », cette alcoolisation rapide et massive devenue à la mode chez certains jeunes, puisque des lésions de la substance blanche cérébrale y ont été observées par un chercheur de l’université de Californie chez des adolescents ? Et puis il y a le cannabis, substance qui, à l’évidence, modifie des processus biochimiques cérébraux : en 2012, une étude montrait qu’une forte consommation chez l’adolescent et le jeune adulte était liée à une perte de 8 points de QI !

Aux antipodes des deux journaux, qui n’évoquent nullement l’hypothèse, les plus hardis se demanderont si une immigration massive d’individus appartenant à des populations dont le QI moyen est moins élevé qu’en Europe serait une explication plausible de cette baisse ? (Au Danemark, Kierkegaard a montré que le QI des jeunes militaires extra-européens est de 86,3 contre 100 pour les autochtones.) C’est qu’au sommet du politiquement incorrect, l’éminent psychologue Hans Eysenck (1916-1997) osait, pour sa part, estimer que le QI moyen d’un individu était directement corrélé à sa race… ce qui est impossible puisque nous savons tous (mais depuis peu) que les races n’existent pas ! Read the rest of this entry »

SG et AR, exemple 3 : Les recruteurs formés à la non-discrimination, de Charles ROUVIER

http://www.bvoltaire.fr/charlesrouvier/dorenavant-les-recruteurs-dentreprise-seront-formes-a-la-non-discrimination,268118?mc_cid=4c2c05a10a&mc_eid=443cdc6b1f

NDLR / quand on vous dit que les généralisations sont partout et que l’AR permet de les débusquer. Ici nous avons un concept général qui est représenté par le terme ‘discrimination‘ qui ne veut rien dire en soi comme tous les termes généraux pouvant s’appliquer dans un nombre tellement grand de cas, de situations, aussi bien dans nos vies personnelles que professionnelles, et bien sûr aussi dans les lois qui sont elles-mêmes de type : injonctions générales. Discriminer c’est faire des différences dans nos observations et dans les façons dont nous traitons les autres, donc nous discriminons tous et tout le temps. Si je préfère mon épouse à celle de mon copain Michel, je discrimine, si je choisis tel partenaire pour me seconder et non pas tel autre je discrimine, si je préfère une jolie fille pour tenir un stand dans un salon, à la mocheté à moustaches qui s’est aussi présentée (et oui ce n’est pas de sa faute, mais…), je discrimine…etc.
La discrimination est partout, la discrimination c’est la vie. Et le bon Dieu, si tant est qu’il existe, n’a fait que ça, sinon je n’aurai pas autant de maladies alors que mon cousin se porte comme un charme à presque 100 ans, je ne serai pas aussi moche alors que l’imbécile qui habite à côté de chez moi est beau comme un Dieu…
Alors recruter c’est discriminer comme le dit Charles ROUVIER dans ce texte.  Je ne sais pas quelle sera la teneur de cette nouvelle loi si elle passe, mais si les termes sont : ne pas discriminer« , elle est comme les autres, inapplicable, car il faut préciser dans quels cas. Et si les termes sont : on doit choisir de préférence des personnes de telle ou telle catégorie pour un poste donné, même si elles sont moins compétentes, alors elle est injuste.

Les recruteurs d’entreprises devront suivre, au minimum tous les cinq ans, une formation à la non-discrimination. C’est ce que prévoit, maintenant, la loi « Égalité et itoyenneté », grâce à un amendement voté vendredi dernier à l’Assemblée nationale.

L’empire de l’absurde s’étend toujours plus : ceux dont le métier est de discriminer (les paresseux des travailleurs, les intelligents des idiots, les rapides des lents, les compétents des incompétents) seront formés à ne pas discriminer. Et pas qu’une fois : tout les cinq ans ! Pourquoi tous les cinq ans ? Mystère, mais il est permis de supputer, comme on dit. Peut-être les socialistes comptent-ils créer à chaque législature de nouvelles minorités protégées, et donc de nouvelles catégories d’électeurs qui verront dans leur privilège un motif de gratitude. Un peu comme on fait, chaque année, une promotion de Légions d’honneur. Soyons-en sûrs : les émirs du Qatar seront tôt ou tard sur la liste des minorités opprimées.

Si l’objectif était louable en soi, pour peu qu’on lui donne crédit, ce ne serait pas aussi préoccupant. Mais, selon les propres termes des partisans de cette loi, l’objectif n’est pas d’assurer l’égalité mais de favoriser les minorités au détriment des autres. C’est même pour cela qu’ils ont renoncé à rendre le CV anonyme obligatoire : s’il est anonyme, comment pourra-t-on fermer la porte au mâle blanc catholique, donc raciste ? Bah oui, faut réfléchir aussi et surtout être cohérent – il en va quand même de l’égalité !

On plaisante, on plaisante, mais l’heure est grave. À nouveau, la puissance publique est détournée pour l’application d’un programme idéologique. Les socialistes, au prétexte usé jusqu’à la corde et dont plus personne n’est dupe, d’ailleurs, de réduire « les injustices », instaurent la mise sous tutelle des consciences. Il ne suffit pas de punir par des peines toujours plus lourdes des actes toujours plus équivoques et vaguement définis de discrimination, il faut étouffer dans l’œuf, c’est-à-dire dans le cerveau, toute idée non conforme à leurs obsessions.

La répression et l’endoctrinement, les deux bras avec lesquels la gauche construit ses chimères depuis toujours, se renforcent ainsi l’un l’autre. Cette disposition, comme tant d’autres du même genre, trahit le rapprochement du socialisme avec les pires révolutions qui lui ont donné naissance, là où tout le monde est présumé coupable de sentiments divergents et où tout le monde doit être rééduqué. Pas de droit, pas de liberté, pas de propriété, pas de nature. La seule loi qu’il connaît est la loi des suspects. Read the rest of this entry »

Sémantique Générale et Analyse Relationnelle, exemple 2 : les pays nordiques et la violence conjugale

http://www.atlantico.fr/decryptage/paradoxe-nordique-ou-quand-pays-plus-favorables-egalite-sexes-ont-aussi-gros-probleme-violence-domestique-yves-raibaud-2729975.html

NDLR : quand on fait un sondage ou des études,  on recueille du langage et des descriptions de comportements virtuels ; les gens répondent ce qu’ils pensent qu’ils feraient dans tel ou tel cas, alors ils disent comment ils aimeraient être, comment ils croient être, mais ils se comportent autrement. Tout le monde sait ça mais personne ne semble vouloir comprendre qu’il s’agit de différents niveaux de réalité : ce que je pense et ce que je dis que je pense d’un côté, et de l’autre ce que je fais réellement. Alors un pays ou plutôt les habitants de ce pays,  peuvent se dire très favorables à l’égalité hommes – femmes, et engendrer des violences conjugales ; il n’y pas là de contradictions, ni même de paradoxe, seulement une confusion de niveaux d’abstraction. Une erreur de raisonnement, une erreur dans l’analyse de ce qui se passe, ce qui ne peut engendrer que d’autres erreurs dans les solutions que les gens qui se disent compétents, vont trouver.

Ce qui compte c’est ce que les gens font et non pas ce qu’ils disent faire et encore moins dans quelle case de jugement ils aimeraient qu’on les colle !

Le paradoxe nordique ou quand les pays les plus favorables à l’égalité des sexes ont aussi un gros problème de violence domestique

Alors que les pays d’Europe du Nord figurent parmi les sociétés les plus égalitaires au monde, ils sont également en tête de liste des pays européens en termes de violences conjugales.

Mauvais genre Read the rest of this entry »

SG : Si l’on soigne la femme comme l’homme, on la soigne mal

http://www.leparisien.fr/informations/si-l-on-traite-la-femme-comme-l-homme-on-la-traite-mal-19-07-2014-4011941.php

NDLR : dans la catégorie des applications de la SG à l’analyse des propos de nos contemporains, voici un exemple de plus. D’un coté nous avons les analyses de concepts et entre autres ici le concept hautement nuisible de la parité, et de l’autre les réalités biologiques. Que les femmes réagissent différemment aux médicaments et aux traitements que les hommes c’est un fait, que tout le monde doit être traité de la même façon c’est une croyance. Un raisonement sicentifique devrait faire admettre à tous et à toutes, que le fait doit dominer la croyance, mais il n’en est rien. De plus en plus, au fil des décennies, nos contemporains donnent tort aux faits au nom de leur croyance. C’est de l’obscurantisme et dans le cas cité ici, c’est de plus dangereux. Ne pas reconnaître les différences biologiques, naturelles, entre les hommes et les femmes au nom d’un genre unique, c’est proprement de la bêtise. Pour nous, pratiquants de l’AR il est clair qu’il faut combattre ce genre de bêtise qui va nous ramener tout droit à l’ère préhistorique. Ou alors, au nom de la aortiué il va falloir obliger les hommes à accoucher ou interdire aux femmes de le faire !

Claudine Junien, professeur de génétique à l’Inra

Claudine Junien est en train de créer un groupe de travail commun à l’Académie de médecine et à l’Académie des sciences pour faire reconnaître la nécessité de tenir compte des différences entre les hommes et les femmes.Pourquoi militez-vous pour différencier les sexes ?CLAUDINE JUNIEN. Si l’on veut une vraie parité en santé, la prise en compte des différences biologiques s’impose. Si l’on traite la femme comme l’homme, on la traite mal. Or, que ce soit lors de la recherche sur l’animal ou lors des études cliniques, une étude sur cinq seulement se penche sur la différence de sexe. Pourtant, une molécule efficace pour l’un ne le sera pas — ou différemment — pour l’autre. Conséquence : les effets secondaires des médicaments, quatrième cause de mortalité chez les femmes, les touchent une fois et demie à deux fois plus que les hommes. J’aimerais que l’on mesure un jour ce que cela coûte ! Connaître ces réactions de l’organisme liées au sexe, c’est aussi ouvrir une voie inexploitée pour améliorer et inventer des traitements plus personnalisés.

L’égalité homme-femme n’existe donc pas ? Read the rest of this entry »

L’Analyse Relationnelle (AR) et la Sémantique Générale (SG)

Combien de Français connaissent la Sémantique Générale ? Je veux dire : combien en ont seulement entendu parler ? Fort peu, peut-être  1 ou 2% ? Et combien l’appliquent dans leurs relations quotidiennes, dans leur façon de réfléchir et de prendre des décisions ? Peut-être 1sur 1000 ! 

Quand Houellebecq a obtenu le prix Goncourt avec son livre : la carte et le territoire, savait-il seulement de quoi il parlait ? A voir dans quel contexte il a repris cette expression dans son livre, non ! Et, comment se fait-il que presque aucun journaliste n’ait fait le rapprochement avec la Sémantique Générale ?
Mais, peut-être qu’1 personne sur 1000, serait suffisant pour changer le monde, ou du moins, changer la façon dont nous fonctionnons et raisonnons.

Dans mon livre paru chez Eyrolles (1) , en 2012, j’ai listé quelques moments de nos vies quotidiennes dans lesquels nous oublions d’appliquer la SG et dans l’e-book publié ensuite sur le même thème (2), j’en ai ajouté quelques dizaines. En fait, depuis, presque chaque jour, j’entends à la télé ou autour de moi, ou je lis des propos qui, au regard de la SG, n’ont aucun sens, et j’observe la naissance de conflits qui n’existeraient pas, si les gens connaissaient cette façon de penser et d’échanger entre eux.

En fait, ma passion principale est justement de traquer les erreurs de raisonnement, les jugements non fondés, engendrés par le non respect de la SG et ils sont tellement nombreux qu’il n’est pas exagéré de dire que : tout ce que nous disons n’est qu’un tissu d’âneries. Et que toutes nos décisions (ou presque) sont prises à partir d’erreurs de raisonnements et de jugement erronés. C’est réjouissant comme nouvelle !

Mais même si la situation est désespérée comme le dit Watzlawick, elle n’est pas grave ! Alors j’ai pris une grande décision : dorénavant je vais traquer, dans la vie de tous les jours, dans les propos des uns et des autres, et surtout chez ceux qui devraient faire attention à ce qu’ils disent, les journalistes, les politiques, les enseignants…, je vais traquer tous les propos qui ne veulent rien dire, justement parce qu’ils ne respectent pas les règles de base d’un langage concret, près de ce réel que Korzybski appelait le Territoire. Je vais suivre la méthode qu’il préconisait : d’abord observer, collecter des faits, les analyser, et ensuite, seulement et peut-être, me permettre de juger, et de changer ce qui n’est pas correct.

Quand on prétend connaître la SG, la plupart du temps on ne connait qu’une seule phrase pour la résumer : « La carte n’est pas le Territoire » ou « Le mot n’est pas la chose ». Ce qui est évident quand il s’agit d’une carte routière, ou du mot chien qui ne mord pas, ça tout le monde le sait. Oui mais…
Déjà l’expression « La Carte… », n’est  pas correcte : on devrait dire : « Une carte n’est pas le territoire », pour signifier que, s’il n’y a qu’un seul territoire dont on ne peut rien dire puisque dès qu’on en parle on s’en éloigne, il y a une infinité de cartes pour le représenter. Comme nos cartes routières, selon l’échelle et les éléments qu’elles prennent en compte, qui sont toutes différentes.

La SG nous apprend à penser, donc à parler et à agir, concrètement par la création d’un nouveau langage qu’en Analyse Relationnelle nous appelons : le langage du réel. Un langage dont les mots du langage ordinaire seraient remplacés par des ‘codes’ exprimant les éléments constitutifs des relations. Apprendre l’AR grâce, entre autres à la SG c’est bien apprendre une langue étrangère, mais fondée sur des mouvements concrets et non plus sur des concepts, ce qui change tout.

Ce blog va, dorénavant, recevoir un grand nombre d’articles sur la SG, en plus des articles sur l’école de Palo Alto, y compris et surtout les exemples de changements qu’engendreraient dans notre vie, l’application de ces principes aux évènements de la vie de tous les jours, personnelle comme politique. Ces articles seront précédés par les mots : SG ou Palo Alto.

Alors, venez sur ce blog pour lire, en avant-première, ces articles.
Pierre Raynaud
5 juillet 2016

(1) ‘Arrêter de se faire des films ou le mot ‘chien’ ne mord pas’
(2) ‘Réveillez-vous et redescendez sur terre !’ (voir la boutique de la maison d’éditions : http://editions.analyserelationnelle.com

Par peur des « atteintes sexuelles », interdit de souffler dans la trompette ! de Marie DELARUE

http://www.bvoltaire.fr/mariedelarue/par-peur-des-atteintes-sexuelles-interdit-de-souffler-dans-la-trompette,261342?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=9684e5a6cb-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-9684e5a6cb-30469153&mc_cid=9684e5a6cb&mc_eid=443cdc6b1f

NDLR : quand le principe de précaution rejoint la pudibonderie à outrance et l’imbécilité absolue cela donne ça ! Bon, ce n’est pas encore une loi, juste un dossier sur le bureau d’un (d’une sûrement !) technocrate quelconque, mais le fait même qu’un cerveau dérangé ait pondu cette idée nous donne une idée de la décadence dans laquelle nous sommes tombés. Il est vrai que je me souviens des cours que je donnais dans les matières que je connaissais dans les années 1965 ! Et de cette petite mignonne qui me recevaient en peignoir pour le cours, en peignoir souvent ouvert sur le paradis. Et on dit après que les hommes sont de dangereux obsédés ! Et les femmes alors, là je réclame la parité.
Bon trêve de plaisanterie, l’idiotie de ce genre de réfléxion n’est pas là mais encore une fois dans le fait que sa Majesté Généralisation a frappé. Il suffit qu’un professeur (mâle ou femelle) regarde avec con-cupiscence son élève (mâle ou femelle) pour qu’un technocrate attardé (mâle ou femelle ?) ponde une loi. A ne plus considérer une exception comme une exception, ce n’est plus de la prévention, c’est du suicide ! Une fois qu’on aura supprimé toutes les possiblités pour deux personnes de se trouver en tête à tête quelque part, que restera-t-il de notre belle société ? Oui, Coluche ce grand philosophe des temps modernes, avait raison : tout ce qui n’est pas obligatoire doit être interdit.  

Un rapport intitulé « Mission de prévention, de signalement et de traitement des risques d’infraction sexuelle sur des mineurs par des agents de la ville », rédigé il y a juste un an, va être débattu au Conseil de Paris à partir du 13 de ce mois dans le cadre de la réforme des cours de musique. Au menu : la fin des cours de musique individuels pour éviter tout risque d’agression sexuelle.

Car les rapporteurs en sont sûrs : tout professeur qui enseigne l’art de souffler dans la flûte et la trompette, de jouer du piston ou de tirlipoter la mandoline est un violeur en puissance. Les cours individuels, disent ces doctes personnes, sont « porteurs de risque de dérapages importants, du fait […] de rapports de proximité et de séduction, et d’un contexte musical marqué par la banalisation des relations sexuelles entre maître et élève ».

De quoi donner à croire aux parents que les cours d’instrument sont de vastes partouzes… Ce qui déclenche, on le devine, la fureur du corps enseignant des conservatoires parisiens.

Car les pères la vertu ne s’arrêtent pas là. Le Parisien, qui s’est procuré le rapport, cite ainsi cet autre morceau de choix relatif à l’encadrement des stages d’été proposés aux élèves de conservatoires. Si l’on en croit les auteurs, ces stages « constituent des lieux à haut risque […] propices aux rapports de séduction […] à la promiscuité et aux soirées en présence de drogues et d’alcool ».

Pour en avoir fait pas mal dans ma jeunesse, je vais expliquer à ces préfets des mœurs comment se passe un stage de musique. D’abord, on arrive avec les morceaux « à travailler » – un concerto et quelques grandes études – dans les doigts. Après, c’est lever de bonne heure, travail individuel pour les courageux entre le petit déjeuner et les cours de la matinée : c’est-à-dire leçon individuelle, donc « critique », en présence de la classe. Après-midi consacrée au travail de groupe (musique de chambre, orchestre), dîner, et souvent répétition supplémentaire avant le coucher. Car le but, Messieurs les censeurs, ce sont les concerts de fin de stage avec, pour les plus méritants, des solos que chacun voudrait bien décrocher ! Alors penser que les (rares) temps libres se passent en parties de jambes en l’air et de défonce relève du pur fantasme !

Pour un professeur de contrebasse licencié en 2015 du CRR (conservatoire à rayonnement régional) de Paris pour avoir entretenu, durant deux ans, une liaison avec une élève, on est prêt à réglementer de façon totalement absurde l’enseignement de la musique instrumentale ! Signalons, au passage, que la jeune femme a attendu sept ans pour porter en justice une affaire connue de tous comme une véritable histoire d’amour, y compris de sa mère avocat…

Ulcérés, les professeurs de conservatoire dénoncent : « Le parti pris affiché dans ce rapport est parfaitement injurieux. Les rédacteurs de ce texte ignorent, semble-t-il, tout des pratiques pédagogiques, par préceptorat, qui sont celles des conservatoires. Elles ne correspondent pas aux méthodes en cours dans l’Éducation nationale, mais elles permettent une grande souplesse, l’adaptation au projet individuel de chaque élève. Et c’est beaucoup plus efficace que des cours magistraux ! »

Enfin, si l’on suit les recommandations de ces obsédés de l’agression sexuelle, il faut aussi et surtout interdire de toute urgence les cours de danse ! Car plus encore peut-être que les professeurs d’instrument, les maîtres de danse ont en effet toute latitude pour « toucher » leurs élèves dont ils corrigent et rectifient sans cesse les postures !

Et, pendant qu’on y est, supprimons aussi le chant, la gymnastique, le patinage, l’athlétisme, le tennis, le judo, la natation… bref, tout ce qui met le corps en mouvement et se pratique sous les conseils d’un maître ou d’un entraîneur.

 

Grandeur et décadence des réseaux sociaux, et on voudrait que je les aime en bloc !

http://rue89.nouvelobs.com/2016/04/03/signe-temps-lautocensure-gagne-les-reseaux-sociaux-263636

NDLR : depuis le temps que, même mes amis, me reprochent de ne pas être suffisamment enthousiaste envers les réseaux sociaux, qui, selon moi nous permettent de communiquer envers des complets inconnus avec le corollaire que nous ne savons plus communiquer avec nos  amis, les vrais, pas ceux de Facebook (et depuis quand avons-nous des amis que nous n’avons jamais vus ?).

Et puis à quoi servent des systèmes permettant de communiquer avec soi-disant le monde entier, si on n’a perdu la liberté d’expression, à mon avis le plus grand bien qu’on puisse offrir à un citoyen. Mais la liberté d’expression ne doit pas souffrir d’exception, on doit pouvoir tout dire, se moquer de tout et de tous et laisser les gens s’arranger entre eux. Donc ne pas être surveillé sous prétexte de terroristes rodant les parages. Qu’on détruise les terroristes voilà une bonne chose, tout le monde acquiesce, mais qu’on traite un brave homme (ou femme) en train de se renseigner sur le web comme un terroriste, qu’on empêche des courants importants de l’opinion de s’exprimer dans les média où l’on est vus , voilà qui sent la dictature de la pensée unique, donc idiote et décadente.
A force de se priver de la multitude d’opinions, d’inventions, de créativité, des gens de valeur, donc parfois originaux et dérangeants, une société se met à la merci de n’importe quelle barbarie, à commencer par celle des traders et autres vrais voyous, vivant comme des sangsues de nos efforts. Comme le dit Charles Sannat : dépêchez-vous il est déjà trop tard !

Depuis qu’ils savent que leurs communications sont susceptibles d’être interceptées par la NSA, les Américains sont-ils plus prudents dans leurs posts ?

C’est ce qu’a voulu savoir la chercheuse américaine Elizabeth Stoycheff. Elle a donc demandé à 255 individus de participer à une enquête en ligne. Les participants commençaient par répondre à des questions sur leur consommation de média, leurs opinions politiques et leurs caractéristiques psychologiques en général.

La surveillance renforce la majorité

Ils découvraient ensuite un (faux) article de presse sur un sujet clivant (la décision américaine de ne pas suspendre ses frappes sur l’Etat islamique autoproclamé), auquel on leur demandait de réagir comme si ç’avait été un post sur un réseau social.

Une partie des participants voyaient alors s’afficher un message leur rappelant que leurs opinions pouvaient potentiellement être surveillées par la NSA. Résultat :

« Pour la majorité des participants, la probabilité d’exprimer son opinion dans un climat hostile diminuait significativement lorsqu’un rappel de la surveillance du gouvernement avait été lu. »

La chercheuse souligne :

« Cette étude est la première à donner des preuves empiriques que les programmes de surveillance en ligne peuvent menacer l’expression des opinions minoritaires, et contribuer à renforcer l’opinion dominante. »

Autre résultat intéressant : les individus qui se disaient le plus en faveur de la surveillance étaient aussi ceux qui se pliaient le plus à ce conformisme, évitant d’exprimer leur opinion quand ils se savaient en minorité.

Dessin tiré du

Dessin tiré du « Silence » d’Auguste Préault - Seriykotik1970/Flickr/CC

La chercheuse a déclaré au Washington Post  : Read the rest of this entry »

« Même pas mal ! Même pas peur ! » C’est par la méthode Coué de ces devises infantiles que s’exprime en fait la terreur la plus irrationnelle.

http://www.bvoltaire.fr/thomasclavel/deuil-apres-les-attentats-un-festival-de-deni,247004?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=7a96d0e3f1-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-7a96d0e3f1-30469153&mc_cid=7a96d0e3f1&mc_eid=443cdc6b1f

De Paris à Bruxelles, l’expression du deuil terroriste et son traitement médiatique sont symptomatiques du festivisme contemporain tel qu’a pu le définir Philippe Muray.

La colère niée : après le choc traumatique de l’annonce d’un crime de masse, la colère populaire est le sentiment le plus spontané. Pourtant, les médias ne cessent de l’occulter, afin de ne pas alimenter les amalgames ni de compromettre la kermesse antiraciste. Les badauds immédiatement rédempteurs sont ceux qui seront sélectionnés pour passer à la télé. Saisis d’une illumination qui n’a rien à envier à la martyrologie chrétienne, ils participent à la fête de l’absolution. Ainsi, quelques heures après les attentats, un couple s’est empressé d’expliquer sur BFM TV qu’il ne fallait « surtout pas céder à la haine ». Puis un étudiant a affirmé qu’il continuerait « à rire ». Pusillanimes et festifs, ces hommages sont insultants pour les familles touchées qui n’attendent probablement pas du passant filmé qu’il rachète à lui seul l’assassinat qui les frappe.

La mémoire évincée : sur les places de Belgique et d’Europe, tout comme après les attentats de Paris, les caméras sont braquées sur une empathie d’un nouvel ordre qui a vu le jour au moment des assassinats de Charlie Hebdo. Les pancartes « Je suis Bruxelles » ou « Je prends l’avion » fleurissent imperturbablement. Incapables de vivre le deuil pour autrui, les badauds sont immédiatement pris dans un processus d’identification narcissique : je ne peux souffrir que lorsque je suis moi-même victime. Aussi, pour rendre hommage, je dois donc être. La victime réelle est effacée dans un deuil amnésique et impersonnel où son visage est remplacé par un slogan. On se commémore soi-même afin d’être en harmonie avec la « facebookisation » du monde. « Ami, si tu tombes, un ami sort faire la fête à ta place ! » – et chacun de déposer une bougie, une fleur ou une larme devant les caméras d’information continue, noyant la véritable détresse des familles touchées dans une soupe de chagrin en brique. Sans fondement national ou religieux, la communion n’est qu’une collection de sentiments informes : il suffit d’être là et de partager avec les autres (et, si possible, sur les réseaux sociaux) sa vertu inaltérable et sa présence magique.

La pudeur en éclat : dans notre culture européenne, le deuil est toujours pudique. L’immense déferlement d’affliction solidaire est emblématique du nouvel ordre exhibitionniste. « Rien ne demeurera sans être proféré », écrivait Mallarmé. Désormais, rien ne demeurera sans être profané : telle est la loi canonique d’i>Télé/BFM. Ainsi, peu sensibles à la communion discrète, des lycéens ont distribué des free hugs Place de la Bourse à Bruxelles, transmuant l’hommage aux morts en surboum compassionnelle.

Le déni puéril : « Même pas mal ! Même pas peur ! » C’est par la méthode Coué de ces devises infantiles que s’exprime en fait la terreur la plus irrationnelle. Le courage est toujours une victoire sur la peur. Sa négation est aussi inconsciente que régressive, car elle insulte la réalité du crime et nie la réalité du risque par une pirouette kitsch et récréative.

Ainsi, en refusant les justes étapes du deuil guerrier et en les substituant par un esprit de fête, la compassion médiatisée parachève le processus de destruction de la culture historique. Sous le double étendard de l’inconséquence joyeuse et de la bonne conscience, l’antiracisme peut dévider son idéologie. Pourtant, les pancartes œcuméniques se taisent soudainement lorsque la bombe éclate à Ankara ou à Tunis : « Je Suis » s’arrête toujours aux frontières festives et occidentales du Moi.

Lire aussi :
http://www.bvoltaire.fr/henricollay/jour-y-aura-nouvel-attentat-ca-recommencera,246810?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=7a96d0e3f1-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-7a96d0e3f1-30469153&mc_cid=7a96d0e3f1&mc_eid=443cdc6b1f

La démocratie n’est pas la mollesse, nous devons être implacables

http://www.bvoltaire.fr/christianvanneste/la-democratie-nest-pas-la-mollesse-nous-devons-etre-implacables,247026?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=7a96d0e3f1-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-7a96d0e3f1-30469153&mc_cid=7a96d0e3f1&mc_eid=443cdc6b1f

Et c’est reparti : les vannes sont grandes ouvertes aux flots de l’émotion, les petites bougies sont allumées, on dessine des cœurs et on est« Bruxelles », comme on était« Charlie ». Lorsque Mme Mogherini, Haut Représentant de l’Union européenne, s’est effondrée en pleurs en sortant l’un des poncifs du politiquement correct (« Nous croyons à un islam de paix ») et qu’elle s’est réfugiée dans les bras du ministre des Affaires étrangères jordanien, Nasser Judeh, visiblement surpris, elle a dû réjouir nombre d’islamistes devant leur petit écran. Le caractère féminin de l’Europe était affiché. Après Maman Merkel prête à accueillir toute la misère du monde, il y avait la petite sœur Federica en larmes devant une violence qui n’est pas de son monde. Quelle joie de faire craquer ces petites natures fragiles !

Pour ma part, je préfère la formule virile de Vladimir Poutine : « On va les buter jusque dans les chiottes. » Quant au préjugé sur la fragilité féminine, je me souviens de la fermeté de Mme Thatcher envers les terroristes qui le démentait clairement. Les bonnes âmes s’étaient émues. Elle avait pourtant raison. La politique n’est pas une question de sexe, mais elle doit être une action déterminée par l’intelligence et la volonté que ni le sentiment ni l’émotion ne sauraient paralyser lorsqu’elle repose sur la légitimité démocratique.

Il n’y a pas la moindre pitié à avoir envers ceux qui n’ont aucun respect pour la vie, pour la vie innocente !

Il est plus facile aux désinformateurs mondains – ceux qu’on appelle encore des journalistes, par habitude – de faire de la morale à deux sous plutôt que d’affronter la réalité. C’est ainsi que la revenante Anne Sinclair s’en prend à Robert Ménard. Son tort ? Avoir rappelé que le problème de la France n’était pas le racisme, et que les attentats n’étaient pas commis par PEGIDA.

La démocratie n’est pas la mollesse. Ce n’est pas l’action publique entravée et rendue impuissante par les règles. Le droit doit protéger les libertés personnelles de ceux qui vivent en paix avec la société. Mais il doit aussi autoriser la dissuasion et la répression ferme et rapide des actes qui enfreignent la loi, c’est-à-dire l’expression de la volonté du peuple. Lorsque c’est la guerre, alors la démocratie doit être dure, impitoyable, précisément à mesure de sa légitimité. Il n’y a aucune raison de faire preuve de plus de faiblesse envers l’État islamique qu’envers le nazisme. Certes, les objectifs et les moyens ne sont pas comparables, mais le mépris de la vie humaine est identique.

Or, on a laissé par paresse, par faiblesse et par ignorance grandir trois menaces.

La première a une armée et un territoire, c’est l’État islamique que la colossale puissance militaire occidentale n’ose pas détruire en collaboration avec la Russie parce qu’elle vise à la fois les facilités économiques procurées par des alliances douteuses et le confort des guerres homéopathiques sans soldat.

La seconde est l’affaiblissement des cohésions nationales par le mirage du métissage et le fantasme du multiculturel. La multiplication d’enclaves ethniques est un champ de mines que nous avons nous-mêmes installé sans en conserver le plan.

La troisième est l’affaiblissement des États-nations. Des « machins » tendent à s’y substituer, qui associent à d’incessants ballets de personnages superflus l’incapacité grandissante à résoudre les problèmes. Read the rest of this entry »

Le non-verbal : 93% de la communication, un mythe, une supercherie !

Pourquoi le langage non-verbal ne fait pas 93% de la communication !

Langage verbal et langage non-verbal

A ce jour un nombre considérable de cabinets de formation, de managers et de commerciaux croient une règle qui leur est serinée à longueur de stages. Cette règle dit que le message non-verbal est bien plus important que le langage verbal et on avance de chiffres éloquents selon lesquels 93 % de la communication passeraient pas le non-verbal et que, donc, le pauvre langage verbal devrait se contenter des 7 % restant.

On trouve même cela dans les croyances de méthodes telles que la Process Com, que je respecte infiniment, car elle est fort utile par ailleurs :
« Lorsque l’on sait que 93% de ce que nous retenons d’un message vient des signaux non verbaux (voix, ton, attitudes, gestes, expressions du visage) et seulement 7% provient des mots, nous mesurons l’intérêt à connaître les codes et les signaux émis par autrui mais aussi par nous-mêmes », lit-on sur leur site.

Je dirais par agacement que c’est vrai quand on s’adresse à nos animaux domestiques, mais pas à des humains.

En fait des centaines de milliers de cabinets et autres coaches répètent à l’envi cette soi-disant découverte majeure, sans vérifier quoi que ce soit. Après çà comment faire confiance à ceux-là même qui sont censés nous enseigner la compréhension, et le sens critique.

Interrogeons-nous ? D’où vient cette croyance ?

Un certain Albert MEHRABIAN, né en Iran, Professeur émérite de l’Université de Californie, a découvert (ou inventé ?) en 1967, que 7% de la communication passait par le langage, 38% par le vocal (intonation, voix…) et le reste soit 55% par le visuel.

Notons, car c’est important pour comprendre, que Mehrabian est un psychologue et non un spécialiste de la communication.

Tout d’abord, Mehrabian a étudié des personnes parlant de leurs sentiments et de leurs états d’esprit, ce qui est déjà un biais considérable.
En fait Mehrabian a fait plusieurs études : voici ce que dit Wikipédia :
« La première étude comparait l’importance relative de la signification sémantique du mot avec le ton de la voix, et trouvait que ce dernier avait plus d’influence. La seconde étude traitait des expressions faciales (montrées sur des photos en noir et blanc) et sur le ton de la voix (entendu sur un enregistrement magnétique), et trouvait que les contributions des deux types de communication avait comme ratio 3:2. Mehrabian combina ensuite les résultats des deux études pour obtenir le ratio 7:38:55. » Read the rest of this entry »

En Charente, 8,4 % de morts en plus sur les routes en février 2016 par rapport à février 2015

http://www.charentelibre.fr/2016/03/11/hausse-de-8-4-du-nombre-de-morts-sur-les-routes-en-fevrier,3022085.php#xtor=EPR-2-[Newsletter]-11032016

NDLR : 8,4 % de morts en plus soit 20 de plus qu’en février 2015. Mais où est la significativité statistique de tout ça ? On ne tient aucun compte de facteurs externes.
Déjà Février 2016 comprenait 29 jours soit 4% de jours en plus que février 2015.  Restent plus que 10 morts à trouver. Et Février 2016 fut particulièrement un mois de brouillards matinaux… et savons-nous sur combien de voitures cette statistique s’appuie-t-elle ? D’autre part février 2016 comptait 4 weekends plein (un samedi ET un dimanche), alors que février 2015 n’en comptabilisait que 3 + un dimanche et un samedi donc des demi-weekends et s’il y a eu des morts pendant ces weekends tronqués, peut-être qu’ils appartenaient au premier samedi donc au mois de janvier, ou au dernier dimanche donc au mois de mars ! Et savons-nous combien de voitures ont circulé ces deux mois-là, selon la température et plein d’autres paramètres que l’on pourrait rechercher si on avait le courage. Alors tout bien considéré en appliquant les écarts-types et mieux encore le théorème de Bayes, je suis quasiment sûr que ce chiffre n’est pas statistiquement significatif et qu’il n’y a pas eu plus de morts en 2016 qu’en 2015. Donc, une fois encore, on va statuer, sanctionner, nourrir quelques fonctionnaires, et peut-être même, faire encore de lois toujours des lois, des petites lois, des grandes lois sur…. du VENT. Des résultats faux. Grandeurs et misère de notre civilisation ! 

Le nombre de morts sur les routes françaises a augmenté de 8,4% en février, avec 259 personnes tuées, soit 20 de plus qu’au même mois de 2015, a annoncé ce vendredi la Sécurité routière. En Charente, un jeune motard a perdu la vie à Saint-Romain en février. En janvier, c’est une octogénaire ruelloise qui a été percutée mortellement par un automobiliste tandis qu‘un jeune homme s’est tué à Lésignac-Durand. Cette semaine, un autre piéton, qui marchait au bord de la RN10 à hauteur de La Couronne, a perdu la vie.

« Le mois de février 2016 a été endeuillé par des accidents de la route particulièrement dramatiques, comme ceux de Montflovin et de Rochefort où huit adolescents (au total) ont perdu la vie dans des autocars », a souligné l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR).

Mais « sur les deux premiers mois de l’année, le nombre de personnes tuées reste en recul de 1,6%, par rapport aux deux mois correspondants de l’année précédente », a précisé l’ONISR dans un communiqué.

En janvier, le nombre de morts sur les routes françaises avait baissé de 10,7% par rapport à janvier 2015.

Les autres indicateurs pour le mois de février sont également à la hausse. Les accidents corporels ont augmenté de 6,5% avec 3.899 cas en février contre 3.660 en février 2015, soit 239 accidents supplémentaires.

Le nombre de personnes blessées sur les routes a augmenté de 4,3% avec 4.817 personnes le mois dernier contre 4.618 en février 2015, soit 199 personnes blessées de plus.

Quant aux personnes hospitalisées, le chiffre a augmenté de 3,7% avec 1.653 personnes qui ont dû être soignées plus de 24 heures dans un établissement hospitalier après un accident de la route en février 2016, contre 1.594 en février 2015, soit 59 personnes hospitalisées de plus.
« En ces périodes de météo instable, prudence et vigilance s’imposent à tous les usagers de la route »,
 a rappelé la Sécurité routière.

Comment convaincre grâce à 9 outils essentiels d’après Olivier Leroy

http://secretsdepersuasion.com/comment-convaincre-9-outils/

NDLR : le terme ‘convaincre’ fait état de l’utilisation d’arguments plus ou moins rationnels. Ici il s’agit plus de séduire que de convaincre. Si vous avez des notions d’Analyse Relationnelle je vous invite à un petit exercice : avec lesquels de ces 9 outils sommes-nous en complet accord et lesquels refusons-nous de considérer comme des outils utiles pour ‘convaincre’ ? 

Voici une question que j’entends souvent : « comment convaincre vite ». J’aimerais autant vous dire tout de suite que je ne suis pas partisan de la persuasion « express »  (ou la « fast persuasion » comme je l’appelle parfois).

La question qui me semble plus pertinente est « comment convaincre à coup sûr ».

Vous ne préférez pas être sûr de convaincre au moment où vous entamez la conversation avec votre interlocuteur, quitte à attendre une heure (ou un jour) de plus ?

Ceci étant précisé, voici les 9 outils essentiels qui vous permettront de persuader de manière efficace :

1. L’outil indispensable : votre propre « niveau de conviction »

La première condition pour persuader les autres d’une chose, c’est que vous y croyiez vous-même.

Cela semble une évidence, mais combien de fois n’avez-vous pas écouté quelqu’un parler d’un projet ou d’une idée et que vous vous êtes dit : « hum, oui c’est pas mal, mais je ne sais pas, ça ne me donne pas envie… »

Pourtant, la personne qui parle a de bons arguments, elle est sympathique, mais quelque chose vous retient. C’est impalpable, difficile à définir, mais c’est là.

La chose qui « cloche », c’est qu’elle ne croit pas suffisamment à ce qu’il dit. Et cela ne passe pas inaperçu.

Ayez une foi inébranlable en ce que vous dites et les autres le ressentiront.

Que faire si vous n’êtes pas suffisamment convaincu(e) du projet que vous défendez ? C’est simple : ne vous lancez pas encore.

Réfléchissez encore à ce projet, analysez-le, identifiez les bons côtés, tombez amoureux(euse) de ses idées, jusqu’à ce que vous y croyiez à 100%.

2. Votre assurance

Ce 2ème outil fait lui aussi partie des « indispensables », selon moi.

Il ne suffit pas d’être vous-même convaincu du projet que vous défendez. Vous devez aussi savoir montrer votre conviction : il vous faut de l’assurance !

Votre confiance en vous, votre assurance, votre aplomb – appelez-la comme vous voulez – est indispensable. Si vous en avez à revendre, tout va bien.

Dans le cas contraire, songez à booster votre confiance en vous par un travail spécifique. Lisez des livres qui vous apprennent à augmenter votre confiance, suivez des formations. Parlez-en à un coach.

Si vous êtes mou (molle), votre pouvoir de persuasion sera mou. Si vous êtes affirmé(e) et confiant(e), l’impact de vos arguments sera démultiplié.

Bien sûr, je ne vous dis pas que vous devez modifier votre personnalité, ni adopter un comportement artificiel. Ce n’est pas le but. Booster votre assurance, c’est  1/ réaliser que vous pouvez vous affirmer davantage, et 2/ appliquer au moins une mesure concrète pour apprendre à le faire !

3. Créez un lien personnel sincère avec votre interlocuteur

Cet outil concerne surtout les situations où vous devez convaincre une personne que vous ne connaissez pas, que vous venez de rencontrer (typiquement un potentiel client par exemple, si vous êtes dans la vente) ou que vous connaissez à peine.

Si vous voulez persuader cette personne, vous devez tout d’abord briser la glace et éveiller un minimum de sympathie. Et vous ne pouvez pas le faire sans tisser un lien personnel entre vous et votre interlocuteur.

Plus vous êtes proche de votre interlocuteur, plus vous avez de chances d’éveiller sa sympathie et sa confiance : deux ingrédients qui préparent parfaitement le terrain pour votre persuasion.

Attention, il ne s’agit pas de jouer les hypocrites. Ne faites pas semblant d’être ami avec quelqu’un pour gagner artificiellement sa sympathie.

Ce que vous devez faire, c’est vous intéresser sincèrement à votre interlocuteur ! Posez des questions, écoutez, montrez-vous bienveillant(e).

Considérez-le (la) comme une personne digne de toute votre attention, de tout votre respect, même si son point de vue est complètement opposé au vôtre.

C’est le seul moyen de vous assurer un pouvoir de persuasion honnête et efficace à long terme !

Ce « 3ème outil » est vraiment important.

Ce que je vous dévoile ici est un processus quasiment automatique de persuasion :

Aimez les gens que vous voulez persuader, respectez-les sincèrement, ayez de bons sentiments à leur égard et vous arriverez mieux à les persuader !

Appliquez ce processus de manière consciente et vous verrez que non seulement il améliore vos rapports avec les autres, mais il fait TOMBER instantanément les barrières de la méfiance. Read the rest of this entry »

Ce que votre sourire révèle de votre personnalité

http://www.medisite.fr/a-la-une-ce-que-votre-sourire-revele-de-votre-personnalite.1032162.2035.html?xtor=EPR-56-1029917[Medisite-Info-Sante]-20160307

Un groupe de dentistes et de psychologues se sont associés au cours d’une étude pour une marque de dentifrice et révèlent ce que votre sourire traduit de votre personnalité.

NDLR : les recherches sur la personnalité, les différences façons de la définir si tant est qu’elle existe et ne soit pas totalement volatile comme le dit l’Analyse Relationnelle, sont nombreuses et reflètent la culture dominante de leurs auteurs. Ceci étant dit existe-t-il des rapports entre des traits physiques, tels que les dents du bonheur à la Julia Roberts (qui serait plus coquine que d’autres artistes ?!!!) et tel ou tel élément de personnalité ? Nous sommes là dans la pensée magique ; on peut dire n’importe quoi : il suffit d’assembler deux observations et de les lier par une relation de cause à effet. L’effet Mehrabian (celui qui a dit que 93% de nos communications étaient non-verbales), a encore frappé pour nous embrumer. Un geste, un aspect physique, ne peut en aucun cas être relié par une bijection à une signification précise ni à un trait de personnalité, car chacun de nos gestes, de nos mots, de nos mimiques peut vouloir dire des milliers de choses. Je fais la grimace parce que j’ai mal au ventre, ou que ça me démange, pas parce que je ne suis pas content de vous voir… chère Madame. Arriverons-nous à brûler tous ceux qui nous rendent encore plus bêtes et encore plus ignorants, alors que leurs missions devraient plutôt nous inciter à aller dans l’autre sens, celui de l’élévation vers une intelligence plus pointue ?

Un sourire peut cacher beaucoup de choses. Mais en y regardant bien il peut aussi en dire long sur notre interlocuteur. Au cours d’une étude commandée par la marque de dentifrice Dental White, dentistes et scientifiques se sont réunis pour analyser le sourire de plusieurs individus dont certaines célébrités. Les résultats de leur étude ont été relayées dans le journal britannique Dailymail .

-Les dents du bonheur : avoir un léger écart entre les dents serait perçu comme un trait de caractère coquin surtout chez les femmes, selon Justin Causier, responsable d’une clinique dentaire impliqué dans l’étude.

- Les canines bien marquées : vous avez le sourire d’un vampire ? « C’est la marque des carnivores, explique le Dr Helen McCarthy, psychologique ayant participé à l’analyse. Ce sourire est assimilé à une personnalité dominante et puissante. »

- Un sourire qui montre toute les dents : deux rangées de dents parfaitement alignées et lissées c’est tout ce que l’on voit lorsque vous souriez ? Selon les experts, ce sourire est assimilé aux stars d’Hollywood qui tiennent à montrer leur bonheur dans les médias. Cela révèle une personne qui a beaucoup de réussite.

- Les genvices apparentes : sourire au point de montrer une bonne partie de ses gencives pourrait démontrer une personnalité enfantine, selon les experts. « Cela donne l’air mutin et innocent », déclare Justin Causier dans le Dailymail .

La dictature ? C’est maintenant !

http://www.bvoltaire.fr/yannikchauvin/la-dictature-cest-maintenant,243093?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=1a7a242ff6-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-1a7a242ff6-30469153&mc_cid=1a7a242ff6&mc_eid=443cdc6b1f

Des élèves de troisième de l’école Sainte Anne, à Auray, ont été convoqués par la gendarmerie. Qu’avaient-ils donc fait ?

Docteur en droit, écrivain, compositeur

J’ai d’abord cru à une blague, vous savez, ces informations énormes – plus c’est gros, plus ça passe – que des sites spécialisés chasseurs de « hoax »s’efforcent de débusquer. Je les ai tous faits : ce n’est pas un hoax. Ça se passe chez nous, en 2016. Oui, 2016… pas 1793 en Vendée, ou novembre 1917 en Russie, ou 1975 chez les Khmers rouges de Pol Pot. Non ! C’était hier matin, dans notre belle région de Bretagne, et c’est révélé par le site Breiz Atao, car vous n’imaginez pas un instant que TF1 ou France 2 aient pu s’abaisser à diffuser la nouvelle !

Le 17 février dernier, des élèves de troisième de l’école Sainte Anne, à Auray, ont été convoqués par la gendarmerie. Qu’avaient-ils donc fait ? Vendu de la coke ? Mis le feu aux poubelles de l’école ? Cassé une voiture ? Tiré les nattes des filles ? Non ! Rien de tout cela. Ils avaient simplement assisté au cours d’histoire de leur prof ! Dans le cadre d’une introduction à la « géopolitique contemporaine », Pascal G. avait parlé de la Russie d’aujourd’hui et de son président, Vladimir Poutine. Et les pandores voulaient tout savoir de ce que le prof avait dit. C’est pour cela que six gamins se sont retrouvés sur la sellette ; les menottes étaient toutes prêtes, et la gégène pas loin.

C’est en rentrant de vacances que le prof a appris ces méthodes de gestapistes. Il n’en est toujours pas revenu. Il doit être, lui aussi, entendu par les gendarmes dans les prochains jours. Il ne fait pas bon être professeur d’histoire dans la Hollandie : les profs fichés par l’Éducation nationale, les élèves convoqués à la gendarmerie… Ah ! les « valeurs de la République »… Read the rest of this entry »

Les salariés français parmi les moins motivés au monde

http://www.economiematin.fr/news-les-francais-comptent-parmi-les-salaries-les-moins-motives-au-monde

57 %

En France, plus d’un salarié sur deux se dit désengagé

Ils ne sont pourtant pas les moins bien payés, ni les moins valorisés, encore moins les plus mal traités. Pourtant, les salariés français font partie de ceux qui se disent les moins engagés au travail !

Le bureau, la clef du bonheur ?

D’après une étude réalisée par Ipsos pour le compte de Steelcase et parue le 29 février 2016, les Français sont parmi les moins motivés au monde. Un comble.

Mais loin d’aller chercher des raisons liées au type de management, au montant du salaire, à la santé des entreprises ou au dynamisme du marché de l’emploi, l’étude s’intéresse aux espaces de travail. Et à la lire, on comprend que le libre choix de son lieu de travail est la condition sine qua none pour qu’un salarié s’épanouisse et s’investisse.

Qu’il puisse travailler en open space ou à la maison, dans une petite salle de réunion à l’abri des regards et du bruit pour passer un coup de fil délicat ou dans un espace de retrait, compte grandement dans sa motivation.

Seul un salarié sur deux va au bureau de bon cœur

Or en France, les salariés sont souvent contraints de travailler du matin au soir à leur poste de travail, le derrière cloué sur leur chaise à roulettes, devant un écran d’ordinateur. Manque de diversité, absence de flexibilité, impression de cloisonnement : les employés français se sentent prisonniers et ont le blues, selon cette enquête menée auprès de 12 500 salariés répartis dans 17 pays.

Plus d’un salarié sur trois (37 %) dans le monde se dit désengagé. Mais en France, ils sont plus de la moitié dans ce cas (54 %) !

En France, seuls 11 % des salariés iraient au travail de bon cœur, contre 61 % uniquement intéressés par le salaire et le reste complètement désengagés, d’après l’auteur du livre Isaac Getz (Professeur à l’ESCP Europe) dans Le Monde, auteur du livre « Liberté & Cie : Quand la liberté des salariés fait le succès des entreprises ».

La querelle entre Grêce et Autriche sur la crise migratoire s’envenime

http://www.bvoltaire.fr/breves/la-querelle-entre-vienne-et-autriche-sur-la-crise-migratoire-senvenime,241225?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=b15612175e-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-b15612175e-30469153&mc_cid=b15612175e&mc_eid=443cdc6b1

NDLR : ce sujet n’est pas de ma compétence, sauf si j’y trouve des points communs avec les relations entre individus ou groupes. Pour moi, ayant fait quelques années d’études en fac de sociologie et d’ethnologie, j’ai compris depuis longtemps que toutes les civilisations sont respectables et qu’elles possèdent chacune leur propre cohérence à laquelle ses ressortissants croient ferme. A partir de là tout racisme pur et généralisant du type de : « Tous les… sont des … » est stupide. On ne peut pas dire que les civilisations sont inégales en soi, mais on peut préciser en quoi elles sont inégales comme on dira qu’il y a plus de blé dans tel pays que dans tel autre.
Ce que je constate, depuis que journaux et gouvernements se disputent et rivalisent d’incohérences et de décisions irréfléchies sur le problème des migrants, est que l’arrivée en masse d’un grand nombre de personnes n’ayant pas ou peu de points communs dans leurs croyances, philosophies et religions avec nous, ne peut que créer des heurts ; c’est inévitable et normal.  Surtout quand une proportion non négligeable de ces ‘migrants’ sont eux-mêmes assez intolérants pour refuser de s’acclimater à nos façons de respirer l’air. Bref, quoiqu’en disent nos élites qui n’ont d’élites que le nom qu’ils se donnent, on ne peut pas mélanger des gens qui ne se ressemblent pas, sauf si ceux-ci assument une volonté claire de concilier les deux points de vue. Mais cela se traite au niveau interindividuel pas au niveau de la masse, et pas par décrets ni quotas. C’est possible au compte-goutte et en faisant avec le temps.
Mais le plus intéressant dans les événements relatés dans cet article ci-dessous, est que les réactions différentes des pays de l’Europe, montrent à quel point l’Europe n’existe pas en dehors de l’esprit embrumés des nos technocrates autoproclamés qu ont accouché d’un corps monstrueux en oubliant de lui donner un esprit, on aurait dit voici pas longtemps une âme.  Et c’est parce que l’Europe n’est qu’un patchwork de civilisations qui ne se ressemblent que moyennement que chaque pays réagit à sa façon pour préserver son intégrité. C’est pourquoi cette Europe, moribonde avant que d’être adulte, va succomber grâce à ces migrants, en se divisant en sous-ensembles plus homogènes.  Et ce n’est pas plus mal car ça permettra de faire une politique cohérente vis-à-vis de tous les autres vrais problèmes qui se posent à nos gouvernements.

La Grèce a durci le ton vendredi vis-à-vis de l’Autriche sur fond des dissensions sur la crise migratoire, le commissaire européen aux Migrations mettant en garde contre un « désastre » si ces divisions persistent.

Dernière en date d’une série de restrictions aux frontières des pays de la route des Balkans, la Slovénie a annoncé vendredi qu’elle voulait limiter à 580 par jour le nombre de migrants autorisés à transiter par son territoire, ce qui va inévitablement aggraver l’engorgement en Grèce.

Le commissaire européen aux Migrations, Dimitris Avramopoulos, a prévenu que l’Europe irait « au désastre » s’il n’y avait pas « de convergence et une compréhension » lors du sommet extraordinaire UE-Turquie le 7 mars sur la crise migratoire à Bruxelles.

« Tout sera jugé le 7 mars (…) il faut une discussion pour partager la responsabilité entre (les pays membres), une condition pour commencer à trouver une solution au problème », a souligné le commissaire à Delphes, dans le centre de la Grèce, en appelant « à mettre fin à des « actions unilatérales ou bilatérales (…) ».

Vendredi matin, Athènes a refusé de recevoir la ministre autrichienne de l’Intérieur, Johanna Mikl-Leitner, qui souhaitait venir en Grèce pour « expliquer la position autrichienne en détail et directement ».

Le refus grec intervient au lendemain du rappel par Athènes de son ambassadrice à Vienne pour « consultations », en signe de protestation contre la tenue mercredi par l’Autriche d’une réunion des pays des Balkans consacrée à la crise migratoire et dont la Grèce a été exclue.

Les vives tensions entre Athènes et Vienne, ont empoisonné la rencontre jeudi à Bruxelles des ministres de l’Intérieur des pays de l’UE, censée mettre fin à la cacophonie face à l’afflux de migrants qui risque de déclencher une crise humanitaire.

« L’Autriche nous traite comme des ennemis », s’était exclamé le ministre grec de la Politique migratoire Yannis Mouzalas devant ses homologues au cours de cette réunion, selon une source diplomatique.

– Migrants logés sur des ferries –

Athènes reproche à Vienne d’être en amont d’une décision récente prise avec quatre autres pays des Balkans à la mi-février (la Serbie, la Slovénie, la Macédoine et la Croatie) visant à limiter le nombre de migrants « sans papiers » vers ces pays.

Cette décision, qualifiée d’ »unilatérale » par Athènes, a provoqué ces derniers jours un engorgement à la frontière gréco-macédonienne, poussant les autorités grecques à conduire une partie de ces migrants dans les camps d’accueil de Diavata au nord et Schisto près d’Athènes.

Vendredi, 4.000 migrants attendaient à la frontière tandis que seules 100 personnes ont été autorisées à passer en Macédoine à la mi-journée, après 250 pour toute la journée de mercredi, selon la police grecque.

« Jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée à la frontière » gréco-macédonienne, des efforts sont entrepris pour trouver des logements pour les migrants et les réfugiés sur les îles de la mer Egée, principale porte d’entrée en Europe via les côtes proches turques, a indiqué dans la foulée le ministère grec de la Politique d’immigration.

Certains migrants pourraient même temporairement rester à bord de ferries ancrés aux îles, selon le gouvernement.

« Nous essayons de ralentir le flux des migrants (vers la frontière gréco-macédonienne) », a indiqué un communiqué ministériel.

-‘dépôt d’âmes’-

Mercredi, le Premier ministre grec Alexis Tsipras avait menacé de refuser tout accord européen le 7 mars si le fardeau de la crise migratoire « n’(était) pas partagé d’une manière proportionnelle » par les pays membres.

Le flux migratoire ne semble pas se ralentir depuis le début de 2016: plus de 100.000 sont arrivés en Europe, dont la majorité par la Turquie via les îles grecques, selon le HCR.

La plupart de ces réfugiés sont surtout des Syriens et des Afghans, selon la même source.

Outre les personnes noyées en Méditerranée, de nombreuses personnes ont été portés disparues au cours de ce périple migratoire.

Le gouvernement allemand a indiqué vendredi que les autorités ne savaient pas où se trouvent 13% du million de migrants enregistrés en 2015, ceux-ci ne s’étant pas présentés dans les foyers où ils devaient se rendre.

« Les causes possibles (de l’absence de ces migrants) pourraient être par exemple un retour dans le pays d’origine, la poursuite du voyage vers un autre pays ou bien une plongée dans l’illégalité », explique le gouvernement.

Pour son livre, Nicolas Sarkozy a-t-il eu recours à un nègre ?

http://www.planet.fr/politique-pour-son-livre-nicolas-sarkozy-a-t-il-eu-recours-a-un-negre.1025926.29334.html?xtor=ES-1-1025011[Planet-a-la-Une]-20160226

NDLR : il est en effet facile de savoir si un auteur a eu recours à un nègre (au fait que font nos censeurs empêcheurs de penser en rond, quand vont-ils interdire ce mot même dans les cas de littérature, un nègre littéraire ça sent bon l’esclavage). J’ai moi-même eu cette chance d’écrire pour des gens qui  n’avaient souvent ni idées, ni style ni le temps pour ça. Et j’ai aussi eu deux fois le plaisir d’analyser (à l’époque sans ordinateur !) des livres de Valéry Giscard d’Estaing. Le livre « Démocratie Française » a été le premier et nous avons démontré que trois chapitres n’étaient pas de l’auteur : syntaxe différente, longueur des phrases, redondance… et plus tard dans « Deux français sur trois » à la demande d’un feu journal, nous avons pu montrer que le chapitre 9 n’est pas de lui mais « le mystère du chapitre 9 ! » comme voulait intituler l’article le patron de ce journal, n’a jamais été résolu. Les résultats ont été publiés dans la revue « Communication et Langage ».
Nos méthodes d’analyse sémantique ont pu créer ainsi des indices de mensonge assez fiables. A noter que nos Gouvernements sont dotés de ce genre d’outils mais ne s’en vantent pas. Pas de quoi devenir racistes mais sans les nègres nos politiciens de profession n’auraient à ce jour pas écrit grand chose. Ce n’est pas une pratique honteuse pour autant : les nègres en littérature sont comme les apprentis de nos grands peintres.

Une entreprise suisse, qui a élaboré un logiciel censé détecter le recours à d’autres mains pour écrire un livre, a passé au crible celui du président de la République.

L’ancien président de la République a-t-il écrit tout seul son livre, La France pour la vie, devenu un best-seller en librairie ?

C’est en tout cas ce qu’a essayé de savoir une entreprise suisse romande, OrphAnalytics, qui a élaboré un logiciel censé détecter les auteurs qui recourent à des nègres littéraires, comme le rapporte le Huffington Post, reprenant une information de la radio-télévision suisse RTS.

Le logiciel, élaboré au départ pour détecter les cas de triches chez les étudiants, a donc passé au crible le dernier livre de Nicolas Sarkozy, et des plus anciens, mais aussi ceux de François Bayrou. Et si le second a passé les tests sans encombre, ce n’est pas le cas du premier.

Trois empreintes stylistiques détectées chez Nicolas Sarkozy

En effet, dans trois livres du président des Républicains, la biographie de Georges Mandel (1994), Les Lettres de mon château (1995) et La France pour la vie (2016), le logiciel a détecté trois empreintes stylistiques différentes pour ces trois ouvrages

Comment fonctionne ce logiciel ? Un algorithme découpe le texte en séquences afin d’identifier statistiquement « l’empreinte stylistique » de son auteur, c’est-à-dire ses tournures de phrases, le vocabulaire courant, etc. Il suffit ensuite de comparer cette carte linguistique à celles d’autres textes du même rédacteur pour s’assurer qu’elles correspondent.

Cependant, son concepteur reconnaît que le logiciel « n’est pas infaillible » et n’émet pas de conclusion définitive à l’égard de Nicolas Sarkozy.

« Les intellectuels sont aujourd’hui souvent plus proches des réalités concrètes que les élites mondialisées… »

http://www.bvoltaire.fr/alaindebenoist/intellectuels-aujourdhui-souvent-plus-proches-realites-concretes-elites-mondialisees,238919?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=90ed5bf657-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-90ed5bf657-30469153&mc_cid=90ed5bf657&mc_eid=443cdc6b1f

Entretien avec Alain de BENOIST
En France, les intellectuels ont toujours été critiqués : prompts à couper les cheveux en quatre, à sodomiser les mouches et à verser d’un totalitarisme à l’autre, ils font souvent figure d’idiots inutiles. Ce constat vous semble-t-il injuste ?

Il est surtout très bête. Qu’ils soient professionnels ou artistes de la pensée et du savoir, les intellectuels sont comme les fleuristes ou les garagistes, les plombiers ou les médecins : il y en a des bons et des mauvais. Certains écrivent des sottises, d’autres disent des choses profondes dont on ferait bien de s’inspirer. Encore faut-il les lire, ce qui exige un minimum de curiosité et d’intérêt pour les idées, sans même parler des facultés cognitives, que beaucoup sont loin de posséder (en règle générale, plus ils sont idiots, plus ils détestent les intellectuels). Dans le passé, des théoriciens ou des « intellectuels » comme Alexis de Tocqueville, Hippolyte Taine, Georges Sorel ou Gustave Le Bon, pour ne citer que ceux-là, me paraissent avoir plutôt bien supporté l’épreuve du temps. Pour l’époque contemporaine, il en va de même de Louis Dumont, de Jean Baudrillard ou de Jean-Claude Michéa. Mais il est vrai qu’il y a encore, paraît-il, des gens qui n’ont jamais lu Michéa. Je trouve cela consternant.

Ce qui est vrai, c’est que depuis Émile Zola, Julien Benda et Jean-Paul Sartre, le statut des intellectuels a changé. Ils ne sont plus aujourd’hui les porte-parole des sans voix, les directeurs de conscience ou les grandes autorités morales qu’ils furent autrefois. L’Université, qui fut le lieu d’où la plupart d’entre eux s’exprimaient, a elle-même perdu son prestige. Les intellectuels courent alors le risque, soit d’accepter de venir jouer les chiens savants sur les plateaux de télévision, soit de se réfugier dans l’entre-soi des colloques académiques où ils ne rencontrent plus que leurs collègues. Mais le rôle des idées reste aussi important qu’hier. Sans une théorie cohérente pour l’appuyer, l’action politique n’est qu’un navire sans gouvernail. La révolution copernicienne, la révolution kantienne, la révolution libérale ont eu plus d’effets dans l’Histoire qu’aucune révolution politique.

Dans le cadre de la campagne contre les « néo-réacs », on vient de rééditer le livre de Daniel Lindenberg, « Le Rappel à l’ordre ». Mais rien n’y fait : alors que Pierre Moscovici peine à vendre 500 exemplaires de son livre, ce sont les ouvrages de Michel Onfray, Éric Zemmour ou Michel Houellebecq qui s’envolent en librairie. C’est le triomphe des « réacs » ?

Rappelons qu’à l’origine, le livre de Daniel Lindenberg était un travail de commande qui a permis à Pierre Rosanvallon de régler ses comptes au sein de l’intelligentsia. Lindenberg déclare aujourd’hui que « la pensée réactionnaire a largement gagné la bataille des idées » – ce qui prête d’ailleurs à sourire, car ce n’est pas parce que la gauche n’a plus rien à dire que la droite réactionnaire a cessé d’être, en matière d’idées, en état d’encéphalogramme plat ! Read the rest of this entry »

La meilleure technique pour détecter un mensonge

http://www.medisite.fr/a-la-une-la-meilleure-technique-pour-detecter-un-mensonge.974908.2035.html?xtor=EPR-56-958794[Medisite-Info-Sante]-20151130

 NDLR : depuis des décennies des troupeaux de consultants, formateurs, coachs et compagnie répètent à l’envie que le langage non-verbal (les gestes, mimiques…etc) est plus important que le langage verbal (les mots bien sûr…). Un certain Mehrabian est à l’origine de cette fable, qu’il a lui-même reconnue telle par la suite. Comme quoi on peut être cultivé et être un mouton de Panurge, ma concierge est plus fine que cela car elle se méfie de tout ce qu’elle entend et éprouve le besoin d’aller tout vérifier en interrogeant tout le quartier ! Je vous prépare un long article sur ce sujet pour bientôt, ne le manquez pas. Juste pour résumer : à part dans certains cas, le langage est plus significatif et véhicule plus de nuances que tout autre forme de communication. Encore une fois : ne pas généraliser.

Essayer de décrypter les gestes d’une personne pour savoir si elle ment serais une perte de temps. Selon les chercheurs de l’université de Sussex (Royaume-Uni), il faut essayer de les piéger à leur propre jeu. Comment ? En posant de nombreuses questions ouvertes afin que la personne s’emmêle dans ses mensonges et vous permettre de déceler les failles. Par exemple, si quelqu’un prétend travailler en tant que trader à la bourse de Paris, il faut lui demander : « quel bus il/elle prend pour se rendre au travail le matin », « en quoi consiste ses activités professionnelles » etc… Des petits détails facilement vérifiables afin de savoir si il ou elle ment.

Efficace dans 70% des cas

Pour en arriver à cette technique, les chercheurs l’ont testé sur 1000 passagers dans une salle d’attente d’aéroport. Selon leur résultat, ils ont été capables de détecter une personne qu ment dans 70% des cas. Après avoir interrogé les mêmes personnes en utilisant la technique qui consiste à analyser les gestes qui pourraient trahir un stress ou une confusion éventuelle, ils en ont conclu que la technique des questions était 20 fois plus efficace. A vous de jouer maintenant.
En savoir plus sur http://www.medisite.fr//a-la-une-la-meilleure-technique-pour-detecter-un-mensonge.974908.2035.html?xtor=EPR-56-958794[Medisite-Info-Sante]-20151130#zZ7JuE3F0DwbWKyp.99

Un restaurant gastronomique accepte les chiens mais interdit l’entrée aux banquiers

http://www.planet.fr/insolite-un-restaurant-gastronomique-accepte-les-chiens-mais-interdit-lentree-aux-banquiers.1022265.1470.html?xtor=ES-1-1013591[Planet-a-la-Une]-20160220

NDLR : la théorie des relations appelle cela la réciprocité : je vous fais un cadeau et vous aurez tendance à m’en faire un plus tard, mais si je vous fais une vacherie, gare à moi ! Enfin une initiative qui me réjouit. Les banquiers (sauf exceptions) pratiquent aussi cela à leur façon  :vous me faites confiance au point de me confier votre argent, alors je vous offre… des plans d’épargne avantageux ! C’est-à-dire ils vous offrent la possibilité de donner encore plus votre argent en dépôts pour faire leurs sales affaires ! Bravo Monsieur le restaurateur j’irai manger chez vous à l’occasion. Vous auriez pu tout aussi bien mettre à disposition des banquiers quelques gamelles de viande, des bas morceaux s’entend, et payables comptant. Peut-être un jour le bon Peuple comprendra qu’on n’a pas besoin de ces gens-là, pire  qu’ils ne servent à rien : pour mettre à l’abri nos sous il y a d’autres solutions.

©capture d’écran Google Street View

Un restaurant gastronomique accepte les chiens mais interdit l’entrée aux banquiers

Alexandre Callet a une dent contre les banquiers et le fait bien savoir. Propriétaire d’un restaurant gastronomique à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), il s’est vu refuser, il y a quelques temps, un crédit de 70 000 euros pour ouvrir un nouveau restaurant. L’entrepreneur de 30 ans a donc décidé de fermer son établissement, Les Ecuries de Richelieu, à une clientèle bien précise : « Chiens acceptés, Banquiers interdits (sauf droit d’entrée de 70 000 euros) », est-il écrit sur l’ardoise devant la porte. A travers ce message plutôt clair, il dénonce un « sabotage permanent du tissu économique français », rapporte le Figaro.

Un refus inexpliqué

A la création de son restaurant en 2008, il n’avait que 23 ans et a dû essuyer un bon nombre de refus avant d’obtenir les crédits nécessaires. Une mauvaise période à passer avant que son établissement ne devienne une référence et soit listé dans le Guide Michelin.

Pourtant, ce succès n’a pas convaincu les banquiers de lui accorder un nouveau prêt pour un second restaurant qu’il voulait construire. « En 2015, nous avons réalisé notre meilleure année, non seulement au niveau de la rentabilité, mais également au niveau du chiffre d’affaires », explique le restaurateur qui ne comprend toujours pas l’origine de ce refus. Cela aurait dû être une formalité puisque mes crédits sont totalement remboursés et que le restaurant génère une excellente marge ».

Une seule banque a daigné lui répondre –par la négative- et aucune explication n’a été donnée. « Restaurateurs, entrepreneurs, nous sommes tous dans la même situation : à chaque fois que nous souhaitons lancer un business, nous devons nous mettre à quatre pattes. Aujourd’hui, les banquiers ne font pas leur métier ! », s’est-il emporté, amer.

L’Académie française contre Najat Vallaud-Belkacem

http://www.bvoltaire.fr/jeanmichelleost/lacademie-francaise-contre-najat-vallaud-belkacem,239257?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=328ef667dd-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-328ef667dd-30469153&mc_cid=328ef667dd&mc_eid=443cdc6b1f

NDLR : j’ai appris en Faculté et avec De Saussure que la langue est un organisme vivant, et que c’est le Peuple qui la modifie sans cesse et que ce n’est qu’après coup que les lettrés, grammairiens et académiciens, entérinent les changements et les innovations introduites dans la langue par le Peuple. On pourrait dire avec Crozier qu’on ne change pas la langue par décrets. Or, c’est que voudraient nous faire croire nos politiques qui aiment s’occuper des sujets qui ne les regardent pas, pour nous détourner des vrais problèmes qu’ils ne savent pas résoudre. Alors, limitons les libertés de nos braves concitoyens (anciennement appelés le Peuple) pensent-ils tout haut et disons-leur comment ils doivent élever leurs enfants, parlons de l’interdiction des fessées (Jean-Jacques Rousseau serait outré, lui qui adorait les fessées de sa nounou parce que ça le faisait bander ), disons-leur pendant qu’on y est, comment ils doivent parler, féminiser les mots, et comment ils doivent les écrire, ça va les occuper, créer des polémiques et pendant ce temps, le Peuple oubliera un peu (?) le chômage, l’insécurité, les crimes… Alors nos élites autoproclamées, féminisent les mots, simplifient l’orthographe pour la mettre au niveau des cancres… mais le Peuple, le bon Peuple de France ne suit pas car, finalement, même même le plus nul, il l’aime son orthographe du français aussi emberlificotée soit-elle, il l’aime son accord du participe passé placé avant (avant quoi déjà ?), même si cette loi est abrogée depuis…. 1911 (je crois) mais jamais appliquée. Alors arrêtons d’imposer, Messieurs les soi-disant gouvernants qui ne gouvernez plus rien que des fantômes d’idées périmées.

Najat Vallaud-Belkacem n’apprécie guère les positions prises par Hélène Carrère d’Encausse et l’Académie française sur la réforme de l’orthographe. Elle a fait part de son « étonnement » à voir le secrétaire perpétuel contester, dans un entretien au Figaro« une réforme de l’orthographe élaborée il y a un quart de siècle [en 1990] et où l’Académie française n’a eu aucune part ». Ces « rectifications » de l’orthographe, rétorque le ministre, sont pourtant intégrées dans la neuvième édition de son dictionnaire : l’Académie avait donc exprimé son accord à l’époque ! Cherchons à y voir plus clair, documents à l’appui.

C’est bien Maurice Druon, alors secrétaire perpétuel, qui, avec l’assentiment de l’Académie française, a présidé le groupe de travail ayant pour mission une réflexion sur « les corrections de l’orthographe ». L’Académie a approuvé à l’unanimité les propositions du Conseil supérieur de la langue française, peut-on lire dans la présentation du rapport publié au Journal officiel du 6 décembre 1990. Le Premier ministre Michel Rocard l’a lui-même confirmé dans sa réponse à Maurice Druon : « Ce qui est décisif […], c’est que vous avez travaillé en étroite relation avec l’Académie française et avec les deux organismes parallèles à votre Conseil […] : le Conseil de la langue française du Québec et le Conseil de la langue de la communauté française de Belgique ».

Il est donc difficile de soutenir que l’Académie française soit totalement étrangère à ces « rectifications », même s’il est vrai qu’elle a apporté de multiples réserves : opposition à toute modification autoritaire de l’orthographe, acceptation de quelques ajustements à condition de laisser au temps le soin de modifier la langue, selon un processus naturel d’évolution. Devant les réactions suscitées, elle dut, dans sa séance du 17 janvier 1991, rappeler que « l’orthographe actuelle reste d’usage », et que les « recommandations du Conseil supérieur de la langue française ne portent que sur des mots qui pourront être écrits de manière différente sans constituer des incorrections ni être jugés comme des fautes ». L’Académie française manqua-t-elle de vigilance ou de réactivité à l’époque ? Fut-elle trompée, a-t-on mal interprété ou déformé ses positions ?

Il est certain que l’entrée sous la Coupole de personnalités comme Xavier Darcos ou Alain Finkielkraut ne sont pas pour rien dans la réaction ferme et sans ambiguïté de l’Académie française aujourd’hui. Ce qui a sans doute le plus déplu à Najat Vallaud-Belkacem, c’est que les immortels, dans une déclaration du 11 février 2016, aient mis en cause sa politique : « Plus que la maîtrise de l’orthographe, défaillante », soulignent-ils, c’est « la connaissance même des structures de la langue et des règles élémentaires de la grammaire qui fait complètement défaut à un nombre croissant d’élèves ». Et d’assener cette conclusion cinglante :« Il est urgent d’engager dès l’enseignement primaire le redressement souhaité par tant de nos concitoyens, en rétablissant les conditions d’une vraie transmission du savoir. »Manière élégante de dire : « Najat, casse-toi, tu fais fausse route ! » Read the rest of this entry »

C’est malheureux mais c’est ainsi : la discrimination, c’est la vie

http://www.bvoltaire.fr/charlesrouvier/cest-malheureux-cest-ainsi-discrimination-cest-vie,238857?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=c18e010140-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-c18e010140-30469153&mc_cid=c18e010140&mc_eid=443cdc6b1f

L’éducation nationale produisait récemment un document pour prémunir les élèves contre les théories du complot. Il y en a pourtant une qu’elle ne semble pas contester, celle qui fait parler i>Télé : 33 % des Français se sentent discriminés à l’embauche dont, précise Le Figaro du 15 février, les gros.

L’aspect pratique de cette théorie du complot dont on ne parle jamais, c’est qu’elle permet de trouver des causes à l’augmentation ancienne et constante du chômage. Des causes autres que, par exemple au hasard, le coût exorbitant des employés dont le licenciement est plus cher et difficile qu’un divorce ; ou l’avortement forcé de toute idée d’investissement dû au pillage du capital privé par des impôts de type soviétique. C’est pas la faute du gouvernement, ni du socialisme mais celle des koulaks-racistes-xénophobes-sexistes (les épithètes s’additionnent depuis 1917), qui sabotent dans le secret les immenses réalisations de notre glorieuse société du vivre ensemble.

Mais la vraie utilité de ce discrimino-complot est d’abord de s’exonérer soi-même de ses propres faiblesses. Les Noirs, les Arabes, les juifs, les handicapés se sentent discriminés, mais ça, c’est déjà complètement has been. Maintenant, on a aussi les gros, les vieux, les roux, les gauchers, ceux qui ont le vertige, ceux qui ont pas vu le dernier Star Wars, etc. Tout est bon pour imputer la disparition d’un événement favorable à la volonté maligne d’un « discriminateur » plutôt qu’à notre propre incapacité à s’adapter aux exigences de la vie. Cela nous donne un pays entier d’enfants mal élevés hurlant pour de nouveaux jouets.

Alors, évidement que la discrimination existe, mais cela fait bien longtemps qu’on a corrigé ses manifestations les plus systématiques et injustes. De la condamnation par saint Paul des repas séparés entre les anciens juifs et anciens païens dans les communautés chrétiennes à l’autorisation faite aux Noirs américains de pisser dans les mêmes latrines que les blancs, régimes purement vexatoires. Pour le reste, la vie est un choix : tu choisis de ne pas faire de sport et de manger du fromage à tous les repas, eh bien le recruteur choisit un vendeur qui mettra pas cinq minutes à monter un étage. Tu veux pas enlever ta casquette et perdre ton accent de cité ? Eh bah le patron veut pas que ses clients aient l’impression de se faire braquer leur téléphone. Aucune de ces situations ne t’autorise à te prendre pour Rosa Parks. Je dis pas que c’est bien, je dis que c’est la vie. Préfère-t-on vivre dans un monde où on pourra traîner son ex-amant devant les tribunaux pour vous avoir largué sans dûment justifier d’une raison non discriminante ? À l’heure de Tinder, ça risque d’être compliqué.

Je pose la question. La seule vraie discrimination en cours ne serait-elle pas celle des pleurnichards ?

 

L’homme relationnel, de Jean-Jacques WITTEZAELE

JEAN-JACQUES WITTEZAELE
L’homme relationnel, Le Seuil, 2003

 

 Jean-Jacques Wittezaele est le co-auteur avec Teresa Garcia, du livre fondamental si on veut connaître l’histoire et les idées de l’Ecole de Palo Alto : « A la recherche de l’école de Palo Alto »?

Je n’ai jamais cru tout ce qu’on a essayé de m’enseigner. Je pense d’ailleurs que je n’ai jamais cru à l’enseignement… Je crois plus à l’expérience. (p. 16)

…les clés de l’explication causale ne sont pas les clés du changement : on peut savoir pourquoi un problème est apparu sans pour autant avoir la moindre idée de ka façon dont on pourrait le résoudre. (p. 104)

Mettre une étiquette sur quelqu’un, c’est le définir, le réduire à des caractéristiques générales et déprécier ses particularités individuelles, c’est le priver de sa liberté et le rendre impuissant, car c’est aussi l’obliger à accepter qu’il n’a pas le contrôle sur sa propre vie puisqu’il est limité aux caractéristiques prévues par l’étiquette. Etiqueter quelqu’un, c’est prendre du pouvoir sur lui de manière unilatérale en ne lui laissant que la possibilité de valider le label. (p. 139)

On sait que ce qu’on fait ne marche pas, mais on est incapable d’envisager autre chose, donc on s’évertue à faire « plus de la même chose ». (p. 221)

L’importance du recadrage ne se trouve pas dans le contenu lui-même mais dans le fait qu’il implique une nouvelle manière d’aborder le problème, entièrement aux antipodes de ce qui était perçu et jugé au départ. (p. 242)

Induire une nouvelle expérience qui bloque le recours aux tentatives de solutions

antérieures. (p. 251)

La relation est la grande absente de notre culture, on la considère comme un phénomène accessoire. (p. 254)

Un problème n’existe que si quelqu’un le constate – ou le décrète. (p. 280)

On bloque toute évolution du processus relationnel en définissant l’autre. (p. 327)

Psychologie de la manipulation et de la soumission, de Nicolas GUEGUEN

PSYCHOLOGIE DE LA MANIPULATION ET DE LA SOUMISSION

Nicolas GUEGUEN, Dunod, 2002

Jusqu’où l’obéissance de l’homme peut-elle le conduire ? Les récits des exactions commises par des soldats au demeurant bons fils, bons pères de famille, maris doux et prévenants peuvent surprendre le genre humain par leur sauvagerie apparente. (p.7)

Il semble établi, chez les chercheurs travaillant sur l’autorité, que la catégorie socioprofessionnelle et le niveau d’éducation (qui est fortement lié à la CSP) n’ont pas de lien avec la soumission à l’autorité dans le cadre du paradigme de Milgram. (p. 19)

Les sujets obéissants ont plus tendance que les désobéissants à ne pas s’auto-attribuer la responsabilité de leurs actes et à l’attribuer à l’expérimentateur ou à la victime (p. 31)

Burley et Mac Guiness ont également observé que ceux ayant un score d’intelligence sociale (aptitude à comprendre les autres personnes) élevé obéissaient moins à l’expérimentation. (p. 50)

Miller a observé que des sujets externes au sens de Rotter (personnes qui expliquent ce qui leur arrive à l’aide de causes externes : « J’ai réussi à l’examen car cette année le sujet était facile »), « j’ai échoué parce que les membres du jury étaient des vieux ») obéissaient plus à des ordres émanant d’une autorité de haut statut que de bas statut. (p. 50)

Une recherche de Bock et Warren corroborera cette hypothèse en montrant que l’obéissance tend à croître au fur et à mesure que le degré d’orientation religieuse du sujet croît. Ainsi, les sujets croyants et pratiquants sont plus obéissants que les sujets non croyants. (p. 51)

On peut faire produire à un individu quelconque un acte grave, hautement problématique, contraire à sa morale, simplement parce qu’une autorité légitime l’exhorte verbalement à accomplir cet acte. (p. 67)

Plutôt que d’attendre qu’un tel comportement disparaisse, il conviendrait peut-être que l’on s’évertue à lever les conditions qui permettent l’émission d’un tel comportement afin, éventuellement, d’éviter qu’il ne se reproduise. (p. 67)

La soumission à l’autorité est le fondement de toute socialisation des êtres humains. (p. 75)

Il semble donc, encore une fois, que ce n’est pas dans la nature de la relation demandeur/demandé que se trouve le mécanisme psychologique de fonctionnement du Pied-dans-la-Porte mais bien dans la succession des requêtes. (p. 99)

Le fait, pour un même requêteur de formuler immédiatement deux requêtes, conduirait à ce que le sujet voit dans un tel comportement comme une tentative de réduire sa liberté de choix d’acceptation. (p. 103)

Ainsi, si la requête préparatoire est importante, le sujet peut avoir le sentiment d’avoir déjà donné suffisamment au demandeur. D’un autre côté, si elle est trop insignifiante, le sujet n’a pas le sentiment d’avoir fait un effort suffisant ce qui ne le conduit pas à persister car le sujet est confronté à son acte et à l’explication qu’il doit en donner. (p. 104)

On voit bien que le fait d’avoir trop donné quelque temps auparavant conduit à diminuer l’aide comme si la « pile à générosité » était vide. (p ; 106)

Produire un comportement accroît la probabilité de faire une auto-perception car le sujet est confronté à son acte et à l’explication qu’il doit en donner. (p. 109)

Comment réussir à échouer, de Paul WATZLAWICK

COMMENT REUSSIR A ECHOUER

Trouver I’ultrasolution

Ultrasolutions, how to fail most succesfully (1986)

1.    Ce sont des solutions qui se débarrassent non seulement du problème, mais aussi de tout le reste – un peu comparables à cette vieille plaisanterie de carabins : opération réussie, patient décédé. (p.7)

2.    Il y a déjà 2500 ans HERACLITE, le grand philosophe du changement, nous a avertis que les actes extrémistes ne mènent jamais à la victoire finale, mais, au contraire, ne font que renforcer l’extrême opposé. (p.37)

3.    Il y quelque chose de fondamentalement faux dans le fait de croire que le contraire du mauvais doit nécessairement être bon. (p.38)

4.    Le bien obligatoire cesse d’être le bien par le fait même qu’il est obligatoire. (p.39)

5.    Celui qui pose le bien absolu pose aussi par là même le mal absolu. La poursuite du plus haut idéal, quel que soit le nom qu’on lui donne – sécurité, patriotisme, paix, liberté, bonheur, etc. -, est une ultrasolution, une force qui – pour parodier GOETHE – cherche toujours le bien et crée toujours le mal. (p.4O)

6.    . . . comme cet homme à qui le juge demande: “Avez-vous cessé de battre votre femme? Répondez par oui ou par non” et le menace de l’accuser d’outrage à magistrat car, ne l’ayant jamais battue, il ne peut répondre ni oui ni non. (p.43)

7.    Quoi que l’on essaie de faire dans un cauchemar, courir, se cacher, se défendre, on ne se libère jamais de son rêve. Pour se libérer, il faut se réveiller, mais se réveiller ne fait pas partie du rêve, n’est pas du “plus de la même chose”, mais un événement, différent, quelque chose d’extérieur au rêve. (p.44)

8.    Le monde est peuplé de deux sortes de gens: ceux qui pensent qu’il existe deux sortes de gens, et ceux qui ne le pensent pas. (p.50)

9.    Et l’on devient de plus en plus conscient, même dans les sciences “dures”, du fait que la quantité n’est qu’un aspect de la qualité. (p.70)

10. De façon surprenante, CICERON connaissait déjà les effets du poste de télévision. En 80 av J.C. il écrivait : “Si nous sommes contraints, à chaque heure, de regarder ou d’écouter d’horribles événements, ce flux constant d’impressions affreuses privera même le plus délicat d’entre nous de tout respect pour l’humanité”. (p.72)

11. L’emploi d’un même langage produit l’illusion que l’autre doit voir la réalité comme elle est réellement – c’est-à-dire comme je la vois. Et s’il se trouve que mon interlocuteur ne la voit pas comme moi, c’est alors un signe évident de folie ou de mauvaises dispositions. (p.82)

12.  Aux conflits internationaux qui – exactement comme les mariages à problèmes – se caractérisent par une ignorance totale du point de vue et des intentions de l’autre, ensevelie sous l’illusion inébranlable de les connaître parfaitement. (p. 85)

13.  Deuxième loi de la thermodynamique, selon laquelle tout processus naturel a tendance à procéder de l’ordre vers le désordre. On appelle entropie la mesure de ce désordre. On appelle néguentropie l’évolution vers des formes d’organisation plus élevées, partout observables dans la nature. (p.89)

14.  L’eau est quelque chose de différent et non pas seulement la somme des caractéristiques particulières de l’hydrogène et de l’oxygène ; et toute tentative pour saisir son essence en la réduisant à ses composants séparés aboutirait à un non-sens. (p.91)

15.  Nous avons vu comment, en cas de conflits, chaque partenaire a tendance à blâmer l’autre. Ils sont tous les deux convaincus qu’ils font tout pour résoudre le conflit, et pourtant, il persiste, et s’aggrave même parfois. (p.91)

16.  Il ne peut y avoir de troisième source de conflit entre seulement deux personnes. Et pourtant il y en a une. (p 92) Read the rest of this entry »

Faites-vous même votre malheur de Paul WATZLAWICK (citations)

NDLR : Ce livre est un de ceux que beaucoup de gens désireux de savoir ce qu’est cette fameuse école de Palo Alto (qui en fait n’a jamais existé) lisent d’abord ce livre attiré par le titre plaisant. C’est en effet une bonne introduction à certains aspects de la méthode dite de Palo Alto, créée ,par Grégory Bateson dans les années 1950. Mais ce n’est qu’une introduction illustrant l’humour du porte-parole de cette école en Europe, autrichien d’origine mais homme de l’univers, et pour bien connaître les méthodes il faut lire les trois livres fondamentaux, chronologiquement : Une logique de la communication (dans les versions allemandes et anglaise : la pragmatique de la communication), Changements, paradoxes et psychothérapie, et , enfin La réalité de la réalité. Livres dont vous trouverez prochainement des extraits, citations, résumés et intérêt pour l’Analyse Relationnelle sur ce blog.
Ces livres paraissent difficiles de lectures à un grand nombre de nos contemporains, pour la seule raison qu’ils initient une nouvelle façon de penser notre vie, de voir nos relations, à contre-courant de la pensée dominante. Donc, si vous voulez apporter un vrai changement dans votre vie, voici des livres qu’il faut lire que nous allons vous faire découvrir sur ce blog, catégorie : lectures.

The situation is Hopeless but not serious

(1983)

PRÉFACE :

1. La vie est désespérée, mais elle n’est pas grave

INTRODUCTION :

2. Il est plus que temps de mettre au rencart les contes de bonne femme qui voudrait nous faire croire que la chance, le bonheur et la satisfaction sont tout ce qu’il convient de désirer dans l’existence. Il y a trop longtemps que l’on nous dit – et que nous croyons naïvement – que la poursuite du bonheur débouche sur le bonheur. (p.10)

3. La connaissance des mécanismes et des processus produisant le malheur doit cesser d’être un secret jalousement gardé par la psychiatrie et la psychologie. (p. 12)

4. L’Etat moderne a si grand besoin de l’impuissance et du malheur toujours croissant de ses citoyens qu’on ne peut laisser la satisfaction d’un tel besoin à la seule initiative individuelle, quelle qu’en soient les bonnes intentions. (p.1 3)

5. Etre malheureux est certes à la portée du premier venu. Mais se rendre malheureux, faire soi-même son propre malheur sont des techniques qu’il faut apprendre : à cet apprentissage-là, quelques coups du destin ne suffisent pas. (p.l4)

6. La maturité, telle que l’a définie l’un de mes collègues, est la capacité de faire quelque chose malgré le fait que vos parents vous l’ont recommandé. (p. 19)

7. Le temps dit-on guérit toutes les blessures. C’est possible, mais cela n’est pas pour nous faire peur. Car il est tout à fait possible de se protéger contre cet effet du temps, pour faire du passé une source de malheur très fiable. (p.2l)

8. Ce qui fut infligé par Dieu, par le monde, le destin, la nature, les chromosomes et les hormones, la société, les parents, la police, les maîtres, les médecins, les patrons et, pire que tout, par les amis, est si injuste et cause une telle douleur qu’insinuer seulement que je pourrais peut-être y faire quelque chose, c’est ajouter l’insulte à l’outrage. (p.25)

9  …entretenir ses vieilles blessures en les léchant sans cesse. (p.26)

10. Cette formule apparemment toute bête: “Il suffit d’insister”, est l’une des recettes les plus assurément désastreuses mises au point sur notre planète sur des centaines de millions d’années. Elle a conduit des espèces entières à l’extinction. (p.28)

11. L’effet est garanti aussi longtemps que l’étudiant s’en tient à deux règles simples. Premièrement, une seule solution est possible, raisonnable, autorisée, logique; si elle n’a pas encore produit l’effet désiré, c’est qu’il faut redoubler d’effort et de détermination dans son application. Deuxièmement, il ne faut en aucun cas remettre en question l’idée qu’il n’existe qu’une seule solution et une seule. C’est sa mise en pratique qui doit laisser à désirer et peut être encore améliorée. (p.29)

12. …en évitant une situation ou une difficulté que l’on redoute, on risque, tout en ayant l’air de choisir la solution la plus simple et la plus raisonnable, de perpétuer la situation ou la difficulté que l’on redoute. (p50) Read the rest of this entry »

La France n’a pas besoin d’idéologues mais de managers

http://www.bvoltaire.fr/patrickverro/france-na-besoin-dideologues-de-managers,237920?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=df7d3996f2-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-df7d3996f2-30469153&mc_cid=df7d3996f2&mc_eid=443cdc6b1f

Une large majorité de Français est excédée de voir le temps et l’argent gaspillés à traiter de sujets qui sont loin d’être prioritaires dans notre société.

« Une idéologie est un complexe d’idées ou de représentations qui passe aux yeux du sujet pour une interprétation du monde ou de sa propre situation, qui lui représente la vérité absolue, mais sous la forme d’une illusion par quoi il se justifie, se dissimule, se dérobe d’une façon ou d’une autre, mais pour son avantage immédiat » (Karl Jaspers).

Une large majorité de Français est excédée de voir le temps et l’argent gaspillés à traiter de sujets qui sont loin d’être prioritaires dans notre société, surtout au regard des graves problèmes qui la secouent : la lutte contre le terrorisme et le salafisme, la réduction du chômage et de la pauvreté.

La déchéance de nationalité, prononcée vis-à-vis de ceux (au sens collectif) qui ont eu une attitude criminelle à l’égard de la France, apparaît comme une sanction minimale de bon sens pour un grand nombre de Français ; mais pour ceux qui se veulent des experts du droit, il en est apparemment tout autrement, tant ils se gonflent d’importance à manier leurs arguties, tant et si bien qu’on ne les voit plus qu’en « sodomisateurs de diptères ».

Que des milliers de responsables de « haut niveau » passent des jours, des semaines, bientôt des mois à réfléchir à cette question, pour aboutir à un échec ou, pire, à une efficacité nulle annoncée, voilà de quoi vraiment énerver le peuple !

Quand on faisait ses « humanités », on vous enseignait l’importance du discernement et, quand on se préparait à des postes de responsabilité, on apprenait à hiérarchiser les questions à résoudre ; le tout aboutissait à l’élaboration d’un arbre de priorités pour l’action. Aujourd’hui, qu’en est-il ? Place est faite à la valorisation de l’idéologie en marche et au mépris du réel !

La peine de mort, le mariage homosexuel, la déchéance de nationalité ou la réforme de l’orthographe ne concernent que de toutes petites minorités de citoyens ; a contrario, la pauvreté, le chômage, le terrorisme et les flux migratoires subis en préoccupent des millions…

Est-ce par goût, par laxisme, par facilité ou encore par incompétence que nos « élites » se sont centrées sur ces sujets purement sociétaux ? Car je n’ose envisager l’hypothèse d’une volonté affirmée de déstabiliser notre société, encore que…

Il existe des théories de la manipulation par l’angoisse, selon lesquelles les individus en état de peur manifesteraient ainsi des réactions de fuite et d’évitement permettant à des pouvoirs tyranniques de se mettre en place ou de perdurer. Ainsi, un individu deviendrait manipulable dès lors que, dans une situation d’extrême angoisse, les fonctions complexes de son cerveau se trouveraient désactivées, un peu comme l’animal poursuivi par un chasseur a du mal à éviter les pièges qu’il lui tend. Mais l’Histoire montre aussi que l’utilisation de ce genre de méthode n’a jamais été efficace très longtemps, se retournant généralement après quelques années ou décennies contre les manipulateurs.

Attention à la goutte d’eau qui déborde !

JDD : LE SONDAGE EMBARRASSANT SUR LES PRÉJUGÉS ETHNIQUES

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NDLR / Le sondage embarrassant mais qui embarrasse qui ? Ceux qui préfèrent vivre dans l’utopie et le rêve plutôt que de voir la réalité ? Mais la réalité finit toujours par nous rattraper. Une société où on fait des procès à ceux qui ne font que rapporter des faits, est déjà perdue, la fin est proche !

LES CHEMINS DE LA BIEN-PENSANCE SONT SÉVÈREMENT BALISÉS.

Croyant bien faire et dénoncer les « stigmatisations », le JDDvient d’en faire l’expérience avec un sondage qui suscite la polémique.

Dans son édition du dimanche 31 janvier 2016, l’hebdomadaire consacre une double-page à « la grande peur des juifs de France ». Dans le dossier, plusieurs sondages viennent illustrer le propos, dont une question qui n’est pas passée inaperçue : « Vous-même, au cours de l’année, avez-vous personnellement rencontré des problèmes (insultes, agressions, …) avec une ou plusieurs personnes issues des groupes suivants ? »

Dans les réponses, les personnes interrogées avaient le choix entre : origine maghrébine, roms, confession musulmane, origine africaine, confession catholique, confession juive ou encore origine asiatique. Une autre question interroge les sondés : « comment réagirez-vous si votre fils/fille épousait » un catholique, un musulman, etc.

Commandé à l’Ipsos par la Fondation du judaïsme français, le sondage a aussitôt déclenché la polémique, et les moqueries, sur les réseaux sociaux.

Voir les résultats sur le lien ci-dessus sur le site de l’OJIM

Le paradoxe de l’égalité : les garçons victimes de la mixité à l’école

http://www.bvoltaire.fr/jeanmichelleost/paradoxe-de-legalite-garcons-victimes-de-mixite-a-lecole,234545?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=6168a5d281-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-6168a5d281-30469153&mc_cid=6168a5d281&mc_eid=443cdc6b1f

Les IUFM inventées par Lionel Jospin ont, par leurs fumeuses théories et leurs dogmes pédagogiques, tant contribué à la dégradation de l’enseignement qu’on ne peut qu’être méfiant lorsqu’un ancien directeur adjoint d’un de ces instituts publie une étude sur le comportement des garçons et des filles à l’école. Raison de plus pour s’intéresser au dernier ouvrage de Jean-Louis Auduc, École : la féracture sexuée, qui, pour une fois, détonne dans le concert habituel de lieux communs.

On a cru longtemps que la mixité, qui ne s’est généralisée que dans les années 1960-1970, constituait un progrès dans l’égalité : filles et garçons avaient enfin droit au même enseignement ! Ce livre apporte un nouvel éclairage sur la question, en se demandant si la lutte contre l’échec scolaire ne passerait pas par la non-mixité et une approche « sexuée » de la pédagogie. « Il faut rompre avec l’idée que toute différence dans la façon d’apprendre aux filles et aux garçons va renforcer les stéréotypes. Le prérequis de l’égalité n’est pas l’uniformité », explique son auteur. Si seulement Najat Vallaud-Belkacem pouvait l’entendre !

De fait, dans des classes mixtes, les filles réussissent généralement mieux que les garçons, qui fournissent les trois quarts des 150.000 décrocheurs annuels. Elles maîtrisent mieux la lecture, redoublent moins, sont en proportion plus nombreuses à sortir diplômées du supérieur. C’est également vrai pour les filles issues de l’immigration, dont 65 % obtiennent le baccalauréat contre 57 % de garçons. « Cette politique qui consiste à considérer l’élève comme neutre apparaît clairement comme renforçant l’échec des garçons », estime l’auteur.

La mixité, qui paraît si naturelle de nos jours, n’aurait donc pas que des avantages. En ne prenant pas en compte les différences de comportement entre filles et garçons dans sa pédagogie et ses approches, l’école renforcerait les inégalités. Il conviendrait au moins d’instaurer « des moments non mixtes ». Il est peu probable, cependant, que le ministère suive ces recommandations. S’il est prompt, en effet, à parler d’accompagnement personnalisé, d’enseignement différencié, d’innovation pédagogique – ça ne mange pas de pain -, il ne sait pas, ou plutôt il ne veut pas diversifier les parcours et les approches.

Comme tous les élèves ne peuvent pas atteindre l’excellence, on tend à supprimer les sections et les structures qui permettent d’y parvenir. Le syndrome de Procuste a atteint notre ministre de l’Éducation nationale : ses effets sont notamment perceptibles dans la réforme du collège. Au nom de ses certitudes, Najat Vallaud-Belkacem traite de « pseudo-intellectuels » ceux qui osent la critiquer. Au nom de l’égalité, elle crée des inégalités supplémentaires. Pour quelqu’un qui prétend défendre les valeurs républicaines, c’est un comble !

Entretien avec Alain de Benoist

Alain de Benoist

http://www.bvoltaire.fr/alaindebenoist/cherchons-moyens-dexister-eux-raisons-de-vivre-de-mourir,227262?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=70c44d6b3e-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-70c44d6b3e-30469153&mc_cid=70c44d6b3e&mc_eid=443cdc6b1f

Le gouvernement annonce la création d’un premier centre de « déradicalisation » destiné à nos jeunes musulmans. Vous y croyez ?

Déjà, je n’aime pas beaucoup le terme, car la radicalité est tout autre chose que l’extrémisme. Mais passons. Que faut-il entendre par « déradicalisation » ? Qu’on va prendre en main de jeunes djihadistes pour essayer de leur faire comprendre qu’on leur a lavé le cerveau et que ce n’est vraiment pas bien de vouloir tuer tout le monde ? Pourquoi pas, puisque dans certains pays cela a donné quelques résultats. Mais il est clair qu’on n’y parviendra pas avec un programme unique, tant les parcours des uns et des autres ont pu être différents, tant la palette de leurs motivations est variée. Quoi de commun entre le salafiste « quiétiste » passé au djihadisme pour des raisons de frustration et de déclassement social – voyez le beau film de Nabil Ayouch Les chevaux de Dieu (2012) – et le petit bandit de droit commun « converti » dans l’incubateur carcéral, qui a décidé de partir en Syrie sans pour autant renoncer à son goût pour les discothèques, les belles voitures, la vie facile et le whisky ? Entre le jeune sociopathe ravi de trouver une légitimation « sacrée » à ses instincts de destruction et celui qui, pareillement dépourvu de toute formation théologique, rêve seulement d’une aventure guerrière qui le fera passer à la télévision ?

Les termes employés pour présenter ce projet sont à eux seuls révélateurs. Il n’y est question que de la tarte à la crème des « valeurs républicaines » et de l’urgence de créer des « lieux de recherche et d’accompagnement ». Bref, des lieux pour se « reconstruire », grâce à des « cellules psychologiques » qui sauront mettre le « dialogue citoyen » au service de la normalisation. Faudra-t-il pour cela faire intervenir des psychologues ou des théologiens, des assistantes sociales ou des spécialistes du crime organisé ? Le fond du problème, de toute façon, est ailleurs.

Et quel est le fond du problème ?

Le fond du problème, c’est qu’une société qui n’est porteuse d’aucun modèle attractif, d’aucune puissante conviction, d’aucun projet collectif, d’aucun idéal est très mal armée pour ramener dans le droit chemin des individus qui se réclament d’un idéal, fût-il criminel et dévoyé. Qu’une société qui ne donne que des moyens d’exister est très mal armée face à ceux qui cherchent des raisons de vivre, lesquelles ne font qu’un à leurs yeux avec des raisons de mourir. Tel est le véritable contraste. Aux « fous de Dieu » qu’on veut sauver d’eux-mêmes, qu’avons-nous à proposer en matière de « réinsertion » ? De devenir d’honnêtes vigiles ou de gentils livreurs de pizzas qui regarderont docilement « Les Jeux de 20 heures » à la télévision ? Et qu’espère-t-on obtenir avec des « modules de citoyenneté » qui font rire tout le monde, assortis d’invocation rituelles à une « laïcité » qui se borne à interdire les crèches de Noël pour rendre invisible dans la sphère publique ce qu’elle ne tolère, provisoirement, que dans la sphère privée ? Read the rest of this entry »

Il fut un temps où le monde était simple, et le bonheur aussi sans doute.

http://www.bvoltaire.fr/mariedelarue/fin-creches-pere-noel-de-galette-rois-passe-noel,227411?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=70c44d6b3e-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-70c44d6b3e-30469153&mc_cid=70c44d6b3e&mc_eid=443cdc6b1f

NDLR : en cette fin d’année comme à chaque fois, on aime bien s’interroger sur les questions de fond. Et si notre avenir se trouvait dans notre passé, si les réactionnaires d’aujourd’hui étaient les révolutionnaires de demain ? A méditer en attendant le Père Noël !

Il fut un temps où le monde était simple, et le bonheur aussi sans doute. Pour peu qu’on fût croyant, et même si on ne l’était guère, deux grandes fêtes marquaient l’année : Noël et Pâques. Le petit Jésus naissait à la première et s’offrait pour racheter nos péchés à la seconde. Globalement, cela a duré au moins 16 siècles.

Dans ma petite enfance familiale, l’Avent et le Carême avaient un sens. Pénitences enfantines, on rendait à maman le carré de chocolat du goûter, et l’on essayait de ne pas se chamailler avec les frères et sœurs. Un cadeau à Noël (pas 36 !), une poupée pour toute l’enfance, le temps béni de désirer et de s’émerveiller…

Ce temps passe aujourd’hui pour terriblement sectaire et rétrograde, « fascisant » diront même certains. Le grand brassage multiculturel est passé par là, censé nous apporter le sens de la fraternité. Pas si simple, car pour accepter l’autre, il faut être assuré de ce qu’on est soi-même. Pour goûter les autres cultures, connaître déjà la sienne et l’aimer. Au lieu de cela, nous prétendons détricoter ce qui a mis des siècles à nous construire. Dans la marmite où bouillonne non pas la potion magique mais le brouet des sorcières, on jette en vrac la crèche, le sapin, le bonnet rouge du père Noël, la fève de la galette ; on passe la chrétienté au tamis, on rajoute du E142 pour faire plaisir à l’islam et on noie tout cela dans un vaste bouillon de laïcité avant de passer le ragoût au mixeur. C’est imbouffable !

Les braves gens du Secours populaire offrent chaque année à Noël des cadeaux aux nécessiteux. Ce qu’ils ont fait ce lundi dans la « jungle » de Calais. Émanation du PCF, on imagine que le Secours populaire ne fête pas la naissance de Jésus. Peut-être celle de Staline, le « petit père des peuples » ? D’aucuns signalent, en outre, que leurs pères Noël sont vêtus de vert et se demandent : est-ce pour ne pas froisser les musulmans ? Peut-être. Ou pas. Car avant d’être récupéré par Coca-Cola, le père Noël scandinave était en habit vert. Qui le sait ? C’est la couleur des origines, mais elle est désormais estampillée « barbus » pour un Noël halal… Read the rest of this entry »

Mais quelle Europe voulons-nous ?

http://www.economiematin.fr/news-europe-futur-guerre-culte-resilience-france-sannat
Cliquez sur le lien pour voir la vidéo d’actualité ! Rien n’a changé !

Un extrait du film : Le président, avec Jean Gabin pour nous montrer qu’il faut être sacrément menteur pour parler encore de progrès et de démocratie égalitaire !

Je voulais continuer dans la série « tout était prévisible » et de bien longue date.
Plutôt que de vous faire un bien long discours, je vous propose aujourd’hui simplement de prendre le temps de visionner ou de revisionner Jean Gabin, un immense acteur dans un immense film aux immenses dialogues et prenant avec le recul historique une saveur toute particulière.

Ce qu’il faut en comprendre, c’est que collectivement nous n’avons plus rien à attendre de la société qui ira jusqu’au bout de sa logique mortifère et destructrice. Les gens de bonne volonté quelles que soient leurs origines, leurs couleurs et leurs confessions seront balayés par les vents de l’histoire ou les modérés, hélas ne l’emportent jamais.

Ce film montre bien à quel point cette dérive est ancienne mais aussi puissante. L’Europe est bien devenue celle du totalitarisme marchand et des conflits d’intérêts qui ne sont même plus des conflits… mais carrément de la corruption massive et de la haute trahisons de l’intérêt des peuples.

La bonne nouvelle c’est que tout ce système touche à sa fin, la mauvaise nouvelle étant que cela ne se fera pas sans d’indicibles souffrances.

Si il n’y a plus rien à attendre collectivement, alors il convient de passer dès aujourd’hui à l’étape suivante,celle qui consiste à mettre en place les outils, les techniques, les savoir-faire et les moyens de votre résilience personnelle et familiale. Ceux qui veulent voir doivent avancer maintenant et vite.

Préparez-vous, il est déjà trop tard !

Pour voir la vidéo c’est tout en dessous.

Comment expliquer la différence entre le score des blancs et des noirs américains aux tests d’aptitudes scolaires ?

http://www.economiematin.fr/news-etats-unis-population-discrimination-noirs

Aux Etats-Unis, un écart important existe entre le score des blancs et le score des noirs aux tests d’aptitudes scolaires (SAT : Scholastic Aptitude Test). En ce qui concerne la lecture, un étudiant blanc américain a en moyenne un score de 527 et un étudiant noir américain un score de 428.

NDLR : toujours beaucoup de pseudo-explications, et si c’était parce que les tests sont faits par des blancs pour des blancs ? Ou du moins avec les prémisses culturels de la « race » blanche ?

Et idem pour les mathématiques (536 pour un étudiant blanc / 428 pour un étudiant noir) et l’écriture (515 / 417) (source : « National Center for Education Statistics »). Comprendre l’origine de cet écart est d’une importance cruciale pour réduire les inégalités raciales, très présentes aux USA. De nombreux économistes et chercheurs se sont donc intéressés à cette problématique du « Black-White Test Score Gap » et différentes hypothèses ont été avancées : (1) différence en ce qui concerne le niveau de pauvreté, (2) différence dans la structure familiale, (3) différence dans la qualité des écoles, (4) différence de traitement de la part des professeurs ou encore (5) différence purement génétique… Le Captain’ met à l’honneur cette semaine les travaux de Roland G. Fryer Jr, économiste américain spécialiste des questions d’inégalités raciales et lauréat de la Médaille John Bates Clark 2015 (une sorte de mini Prix Nobel pour les économistes de moins de 40 ans).

Afin d’identifier les paramètres pouvant expliquer cet écart, il est nécessaire d’obtenir les données relatives aux résultats du test d’aptitude « SAT » (variable dépendante) et de croiser cela avec les données d’un grand nombre de variables explicatives (ethnicité, salaire des parents, école suivie…) sur un échantillon aléatoire d’une taille relativement importante. Prenons un exemple simple, avec donc notre variable dépendante (score au test SAT) et deux variables explicatives : l’ethnicité (noir ou blanc – le Captain’ préférant le terme ethnicité à une traduction de l’anglais « race » pour éviter toute connotation) et le salaire des parents. Sur un échantillon de 2000 enfants, 1000 noirs et 1000 blancs, vous identifiez alors que le score moyen au test est de 500 pour les enfants blancs et de 400 pour les enfants noirs. Notre cher Jean-Marie pourrait alors s’empresser de conclure à partir de cela qu’il existe bien une « supériorité génétique de la race blanche ». Mais si en analysant de plus près vos données (= avec un modèle économétrique tout simple), vous vous rendez compte, que, à salaire équivalent des parents, les noirs et les blancs ont un score équivalent au test, mais qu’en moyenne les parents noirs de l’échantillon ont un salaire inférieur aux parents blancs, la conclusion est toute autre. L’écart au test ne vient alors absolument pas d’une quelconque « supériorité génétique blanche », mais uniquement d’un écart de salaire entre les blancs et les noirs (l’écart de salaire pouvant impliquer un lycée de moins bonne qualité ou bien l’impossibilité pour les parents de payer des cours particuliers en cas de difficultés). Read the rest of this entry »

Ne plus pouvoir nommer… quand un chat devient un mammifère à griffes…

http://www.bvoltaire.fr/celinejullie/ne-plus-pouvoir-nommer-guerre-mots-2,219374?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=1fa1177848-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-1fa1177848-30469153&mc_cid=1fa1177848&mc_eid=443cdc6b1f

C’estt parce que nous ne sommes plus capables de dire, donc de penser, donc de poser ce que nous sommes qu’aujourd’hui le mal prospère dans notre pays.

Si la guerre est bien maintenant visible aux yeux de tous, la première guerre qui a été faite sur notre sol est celle des mots. Oui, les totalitarismes, quels qu’ils soient, finissent toujours par avoir la mainmise sur le langage. C’est alors la propagande du parti. Voyez comme les journaux, l’administration usent maintenant de circonvolutions (toujours les mêmes) pour travestir les réalités dérangeantes (les « migrants », les « non-voyants », les « quartiers », les « dérapages »…). Souvenez-vous de George Orwell.

Ne remarque-t-on pas d’ailleurs que les tribunaux sont de plus en plus engorgés par des accusations liées à l’expression d’idées « pas comme il faut », les « dérapages » ? Nos gouvernants, d’un cynisme éhonté, osent faire défiler les foules au cri de « Je suis Charlie », quand dans le même temps la censure gagne partout du terrain.

À force de lisser les mots, de tordre la vérité, de discipliner notre beau langage plus fleuri du tout mais devenu sec, infécond, mortifère même, nous nous sommes perdus de vue nous-mêmes.

N’est-ce pourtant pas le verbe qui donna la vie ? Au commencement était la parole et toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. La vie et la mort sont d’abord dans les mots. Jésus dit au figuier :« Que jamais fruit ne naisse de toi ! » et celui-ci, sur ces mots, devint sec. Read the rest of this entry »

Les femmes pas douées en créneaux ? La remarque sexiste d’Anne-Claire Coudray fait bondir les téléspectateurs

http://www.femmesplus.fr/actu-people-les-femmes-pas-douees-en-creneaux-la-remarque-sexiste-danne-claire-coudray-fait-bondir-les-telespectateurs.932683.1181.html#EPSJxKBCgB4lwYV2.99

NDLR : encore une fois le politiquement correct a frappé ! Suis-je un imbécile ou est-ce monde dans lequel nous vivons qui justement nous empêche  de vivre normalement, qui l’est ? On ne peut plus plaisanter, on ne peut plus rire de tout. C’est pas bien méchant comme remarque, d’autant plus que cela vient d’une femme qui a le droit d’exprimer envers elle-même, une légère critique. Que ce soit vraie ou juste une croyance rebattue sans preuve, peu importe.  Je suis effaré à l’idée qu’elle puisse vraiment perdre l’indispensable audimat à cause de si peu. Ou bien c’est vrai et elle a le droit de le dire sans risque, ou bien c’est faux, et alors ce n’est qu’une plaisanterie comme on en fait depuis toujours avec les belges ou les bretons, qui en ont aussi parfois marre, mais tout le monde s’en fout. D’ailleurs, il me semble avoir vu des émissions sur les hommes qui ne savent pas faire deux choses à la fois, et autres incapacités… sans que personne ne bronche. Alors deux poids deux mesures ? On sait que le politiquement correct est là pour protéger les faibles, les populations défavorisées. Serait-ce le cas des femmes ? J’ai toujours pensé que, sur bien des points, les femmes savaient se montrer plus fortes et meilleures que les hommes, mais à voir les réactions dans les réseaux des femmes outrées par les propos de la pauvre animatrice, je commence à en douter. Maintenant combien de femmes ont bondi ? Sûrement très peu au regard du grand nombre de femmes que compte notre beau  pays. Encore une fois l’horrible  généralisation a frappé : les téléspectatrices ont bondi dit le journal, non, un certain nombre d’entre elles seulement.
D’une façon plus générale, je comprends ceux qui n’ont plus envie de vivre dans notre beau pays (pour encore quelque temps), et qu’ils aspirent à  plus de liberté dans les paroles et les actes, et même dans les moqueries et les insultes. A force de tout nous interdire nous allons devenir des monstres, car il faudra bien que la soupape lâche sa pression !

Après un reportage sur les voitures nouvelles générations, Anne-Claire Coudray a quelque peu dérapé en faisant de l’humour sur la conduite des femmes. Une blague qui a fait réagir avec véhémence la toile.

Anne-Claire Coudray ne pourra pas longtemps se réjouir des bonnes audiences de son premier week-end dans la peau de la titulaire du journal de 20 Heures de TF1 une semaine après le départ de sa prédecesseure, Claire Chazal. Avec un million de téléspectateurs avec son concurrent de France 2, Laurent Delahousse, dimanche, la journaliste pouvait se frotter les mains. Une joie de courte durée puisqu’Anne-Claire Coudray s’est retrouvée au cœur d’une polémique sur les réseaux sociaux à la suite d’une blague jugée sexiste.
Après les explications du journaliste Pascal Boulanger sur les voitures du futur et la possibilité de les garer avec un smartphone, la présentatrice du JT s’est lâchée : « C’est beaucoup mieux pour faire les créneaux surtout qu’il paraît que nous les femmes ne somment pas douées pour faire les créneaux. » La remarque de la jeune maman, qui a accouché cet été, est restée en travers de la gorge de son public féminin.

 

La politique est-elle un métier ? Le coup de gueule de Rafik Smati sur France Inter

http://www.objectif-france.org/of/p/1315-rafiksmati-france-inter.html

NDLR : j’attire votre attention avec une petite histoire drôle, mais pas tant que ça.
Un jour quatre amis se réunissent au restaurant : un professeur d’histoire, un plombier, un cultivateur et un ministre des finances ; ils parlent de leurs métiers.
Moi dit le professeur d’histoire j’ai fait six ans d’études pour apprendre assez l’histoire afin de pouvoir l’enseigner ; moi, dit le plombier, j’ai beaucoup appris sur le tas, mais il m’a fallu dix ans pour posséder assez d’aisance pour pouvoir tout réparer ; moi, dit le cultivateur, j’ai appris tout petit avec mon père et ma mère, et au bout de dix ans j’ai su faire tout ce qui était nécessaire pour reprendre l’exploitation.
Le ministre des finances reste muet, perplexe ; les trois autres se tournent vers lui : et vous Monsieur le Ministre ? 
– Et bien, euh… comment dire ? Avant j’étais ministre de la Culture, et avec le remaniement j’ai été nommé aux finances et le lendemain je prenais mes fonctions.
Que vaut le poste si on peut tout apprendre en une journée ?

Avec des ministres interchangeables, il est clair qu’ils n’ont pas le temps de connaître leur métier avant de l’exercer.
Imaginons : le pilote de l’avion va voir les passagers : « On est fatigués de vous conduire, n’y aurait-il un passager pour prendre le relais pendant qu’on va dormir ?« .
Alors, Oui, être Ministre est un métier, mais de plus, un métier qu’on n’a pas besoin  d’apprendre pour l’exercer ! Miracle de cette soi-disant démocratie ?

Une nouvelle ministre du travail vient d’être nommée. Mais comme la plupart de ses collègues, Myriam El Khomri est une politicienne de carrière. On ne lui connait aucun autre métier que celui de faire de la politique.

C’est le sens du coup de gueule qu’a lancé sur FRANCE INTER Rafik Smati, président du mouvement Objectif France.

 Ecoutez-le sur France-Inter : https://youtu.be/Lh6YzG1pzzk

Smartphones et adolescence : gare à l’isolement !

http://www.economiematin.fr/news-adolescent-smartphone-addiction-isolement-telephone Ludovic Grangeon Les Experts 01-09-2015

NDLR : quelqu’un qui n’est pas philosophe a dit récemment que le smartphone est un excellent moyen d’être près de ceux qui sont loin, mais hélas aussi loin de ceux qui sont près. De mon temps (oui, le vieux radotent !!!) quand des gens se réunissaient, c’était pour parler ensemble, jouer, ou juste être bien avec les amis, maintenant c’est pour les ignorer et passer son temps avec d’autres ‘amis’, parfois de tristes inconnus. Pourquoi y–t-il si peu de gens pour voir le ridicule de ce comportement ? Où allons-nous ?

Dans les tribus des tropiques, le rite initiatique des adolescents est toujours un moment important et solennel de leur vie, le franchissement soudain d’un mur entre le monde des enfants et celui des adultes.

1,350 milliard de téléphones vendus par an dans le monde

Dans nos sociétés « urbaines », la possession d’un téléphone portable est devenue ce rite essentiel pour une grande partie de la population. A l’école, en famille, en loisirs, un adolescent n’existe plus sans téléphone portable. Cet instrument est devenu à la fois une condition essentielle d’accès à la vie sociale, une prothèse de vie, une addiction dont on connait encore mal les conséquences.

65 millions de téléphones portables en service en France

La possession de soi et la liberté sont profondément remises en cause par ce nouvel appareillage permanent de la personne. L’anxiété du milieu, des parents, de l’entourage, est exacerbée par ce besoin permanent et addictif de communiquer.

De plus, l’utilisation généralisée de ces prothèses techno sociales continue de vérifier deux lois économiques fondamentales de l’économie, tant de fois raillées, mais toujours vraies. D’une part, la loi de Moore, prédisant la croissance exponentielle des capacités informatiques par périodes bisannuelles, est encore amplifiée par les multiples échanges de données. Il faut entre 35 et 45 zéros pour décrire les volumes de données aujourd’hui…Jusqu’où pourrons-nous stocker sans engorgement ? Certains ne donnent plus que 7 ans avant l’implosion d’Internet.

D’autre part, le paradoxe de Solow est également vérifié. Les nombreuses « facilités » informatiques offertes en mode résidentiel ou en mode nomade, consomment énormément de temps connexes par rapport à l’essentiel. Bien pire, les utilisateurs n’en sont pas conscients, et ne se rendent donc pas compte de leur baisse de temps disponible, de leur baise de libre arbitre, de leur baisse de productivité.

Le sentiment social apparent acquis par les assistants informatiques personnels est effacé et même empiré par les postures personnelles. Il suffit d’observer les groupes de jeunes pour se rendre compte que la plupart sont vissés à leur appareil, dans les transports, en groupe, en attente, en repos. Une tendance générale à l’autisme, à l’isolement est constatée au niveau physique. Quand on sait que nous communiquons au moins autant par signaux non verbaux, la communication entre personnes est en fait largement appauvrie.

Que dire enfin de l’acquisition culturelle personnelle d’une population qui ne sait plus s’orienter sans GPS, qui écoute la musique qu’on lui dit d’écouter, qui dépend d’un serveur inconnu pour posséder ses souvenirs, et dont les moindres recoins intimes sont connus pour conditionner ses achats ?

 

Comment faire d’une théorie inefficace un phénomène de mode en entreprise ?

http://www.hbrfrance.fr/chroniques-experts/2015/07/7824-comment-faire-dune-theorie-inefficace-un-phenomene-de-mode-en-entreprise/

par Ludovic FrançoisRomain Zerbib

échec-inefficace-golf

Nous avons tous assisté à un séminaire, un colloque ou une réunion où nombre de dirigeants – pour ne pas dire la quasi-totalité – employaient le même champ lexical et fondaient leur analyse sur un même outil, une même logique, émanant généralement d’une firme ou d’un pays affichant une insolente croissance. Et quelques mois plus tard… plus rien. La solution miracle semblait déjà remplacée par une autre formule idoine et son cortège d’histoires incroyables… Les managers suivent aussi des modes et ont parfois, en la matière, des comportements peu rationnels.

Quels mécanismes sous-jacents induisent une telle uniformisation ? Sommes-nous de zélés suiveurs, soumis à une insidieuse industrie du prêt-à-penser ? Si oui, comment procèdent au juste les architectes en question pour imposer leurs normes sur le marché ?

Un cas d’école d’abord : en 1972, soit deux ans après le lancement officiel de la matrice de portefeuille (qui est une représentation graphique des différents domaines d’activités stratégiques de l’entreprise dans le but d’évaluer sa compétitivité et d’en déduire une stratégie), 100 multinationales américaines en avaient adopté une. Et, six ans plus tard, 75% des firmes du fameux classement Fortune 500 emboîteront le pas. Moult études ont pourtant démontré que les entreprises ayant eu recours aux matrices ont obtenu de moins bons résultats que les autres. Et il ne s’agit ici nullement d’un cas isolé : depuis un siècle environ, de multiples pratiques se sont succédées à intervalles plus ou moins réguliers pour venir orienter – de façon significative – les pratiques de gestion des firmes du monde en entier.

Nombre de chercheurs se sont en conséquence interrogés sur les motifs d’un tel phénomène. Une première explication suggère que les managers adoptent une pratique car elle permet de répondre le plus simplement et efficacement possible aux contraintes techniques auxquelles ils sont confrontés. Royston Greenwood et Bob Hinings observent toutefois que cette explication n’est guère satisfaisante dans la mesure où elle ne permet pas de comprendre pourquoi un grand nombre de managers adoptent de façon quasi simultanée la même pratique, alors qu’ils appartiennent à des secteurs d’activités différents, soumis à des logiques distinctes et des cycles économiques particuliers.

La théorie néo-institutionnelle et la théorie des modes managériales constituent néanmoins deux angles d’analyse en mesure de dénouer cette intrigue à travers la mise en évidence de 5 facteurs explicatifs. Ils supposent que les managers – en partie à cause de la pression normative qu’ils subissent – convoiteraient en priorité les pratiques étant présentées, au sein du discours promotionnel, comme étant simples, modernes, efficaces et rationnelles. Les motifs d’un tel comportement sont schématiquement déclinés ci-dessous :

1- Les managers manquent de temps. Ils adopteraient en conséquence des pratiques au fonctionnement intuitif – simple à comprendre et à utiliser – qui s’appuieraient sur un mode d’emploi standardisé, le tout dans l’impatiente attente de résultats rapides et mesurables[simplicité et efficacité].

2- Les managers sont rationnels. Ils jetteraient en conséquence leur dévolu sur des dispositifs reposant sur des théories et des concepts en apparence scientifiques, en partie à cause de l’hyper-autorité des chiffres et des mesures au sein de l’entreprise [rationalité].

3- Les managers sont en quête de solutions nouvelles, de procédés inédits pour amplifier leur performance et doubler la concurrence. Une pratique fondée sur une redéfinition des modalités traditionnelles aurait en conséquence le double avantage de générer de l’espoir (la méthode n’a jamais été testée) et de « ringardiser » les offres en présence [modernité].

4- Les managers sont soumis à de puissants mécanismes moutonniers. Une pratique employée par une firme leader induirait par voie de conséquence une adoption par les entreprises suiveuses [contexte normatif].

5- Les managers sont sensibles à l’avis des experts. Leurs préconisations agiraient à la fois en qualité d’assurance (elles sécuriseraient politiquement le manager dès lors qu’il ambitionnerait d’adopter une pratique nouvelle) mais également de levier normatif (comment expliquer aux parties prenantes que l’on ne mobilise pas tous les moyens à sa disposition, qui plus est ceux revendiqués par les experts et les gourous comme étant performants ?) [contexte normatif].

L’intégration de ces 5 facteurs, au sein du discours promotionnel, augmenterait de façon significative la probabilité qu’un manager adopte une pratique de gestion. Nous avons donc testé cela !

L’expérimentation par le modèle FRE

 

Le management à la française serait-il dépassé?

http://www.hbrfrance.fr/chroniques-experts/2015/06/7373-le-management-la-francaise-serait-il-depasse/

Le modèle économique et social français perd jour après jour son efficacité tant au plan macro que microéconomique. La précarisation des emplois et le chômage de masse en témoignent. Et dans nos organisations, notamment les grandes – de plus de 1000 salariés -, l’étude réalisée par Capgemini Consulting avec TNS Sofres («Le management français à l’épreuve de la bascule numérique», premier trimestre 2014) montre un désengagement massif des cadres. Désengagement que l’on n’observe pourtant dans aucun des six autres pays de l’étude. Peut-on s’y résigner? Certainement pas.

Car il n’est pas là seulement question du «moral» des salariés français. Mais aussi de la compétitivité de nos organisations et de leur capacité à s’adapter. Des pistes concrètes existent, qui requièrent certes des changements d’attitude et de pratiques mais qui restent néanmoins à portée de main. Une chose est sûre, certaines de nos méthodes de management sont à revoir. Sans attendre.

Un modèle historique à bout de souffle au mauvais moment

Le modèle économique et social français construit dans l’après-guerre a soutenu les succès des Trente Glorieuses. Puis, choc après choc (choc pétrolier, mondialisation, révolution numérique…), il a perdu de sa superbe. Il montre aujourd’hui des signes élevés d’inefficacité collective au moment même où nous devons affronter un monde en mutation majeure.

Avec l’ère numérique, nous sommes entrés dans une phase de transition accélérée où les équilibres traditionnels se trouvent fragilisés. Des modèles de développement agiles et agressifs de la «nouvelle économie» mettent en souffrance la plupart des organisations historiques. Elles vont avoir besoin de ressort et de tonus social pour affronter cette nouvelle donne. Or, dans les organisations françaises, près de la moitié des salariés sont «désenchantés», en retrait vis-à-vis de leur entreprise et 50% considèrent avoir un «retour sur investissement» perdant.

Côté management, le constat n’est pas plus brillant. Pour 25% des managers des grandes organisations françaises, le changement ne va pas dans «la bonne direction». Et plus de 40% ont des doutes. Il ne reste donc qu’un tiers des cadres pour supporter le changement : moitié moins qu’en Allemagne (55%), qu’en Espagne (63%) ou qu’aux Etats-Unis (71%). La ligne managériale française est massivement fragilisée à un moment où nos organisations sont confrontées à des défis majeurs, voire vitaux. Imaginer qu’elles peuvent les surmonter avec des managers aussi peu engagés est une pure illusion. Il est donc indispensable de comprendre les causes de cette situation.

Tout sondage peut être une manipulation, un exemple

http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2015/07/24/renoncement-aux-soins-les-resultats-des-etudes-dopinion-prendre-avec-des-pincettes_766621#utm_source=qdm&utm_medium=newsletter&utm_term=&utm_content=20150724&utm_campaign=NL_derniereheure

Renoncement aux soins : les résultats des études d’opinion à prendre avec des pincettes

Anne Bayle-Iniguez

| 24.07.2015
NDLR : le principe des sondages est de créer et d’administrer des questions généralement fermées (réponses en ‘oui/non’ ou ‘un peu/beaucoup/pas dut tout…’), hors situation réelle à un échantillon représentatif de personnes (mais représentatif de quoi ?). Mettre en place des sondages qui reflètent une certaine réalité du terrain est un métier, et celui qui sait faire ça peut influer sur les résultats. On peut dire : « Dites-moi les résultats que vous voulez obtenir et je vous ferai le sondage qui donnera ces résultats« . Tout est dans l’art de savoir poser les bonnes questions pour arriver au résultat souhaité. Voici un exemple ci-dessous et on comprend pourquoi les politiques sont friands de ce genre de fournisseurs. La seule façon de connaître la réalité d’une situation est de l’observer en réel auprès d’un grand nombre de gens et de les laisser s’exprimer librement pour en savoir plus ; mais ça coûte cher et c’est moins spectaculaire. Le sondage d’opinion est encore pire car il ne reflète pas ce que l’autre va faire mais ce qu’il ressent au moment de la question ou ce qu’il pense qu’il est bon de répondre compte-tenu de son sentiment et de la personne qui l’interroge !

La DREES, organisme du ministère de la Santé spécialiste des données statistiques et des analyses sur le système de santé, démontre dans une récente étude que les enquêtes d’opinion sur le renoncement aux soins, très en vogue pour identifier les problèmes d’accès aux soins des populations, doivent être prises avec des pincettes. Les résultats varient en effet sensiblement d’une étude à une autre selon la formulation des questionnaires.

Une différence de 15 points dans les réponses

La DREES a analysé les questions de son propre baromètre d’opinion sur l’année 2013 et les réponses des 4 000 sondés de l’échantillon. Surprenante conclusion : le taux de renoncement aux soins peut varier de quinze points selon la formulation employée.

Pour parvenir à ce constat, la DREES a établi quatre questions sur le renoncement aux soins soumises à autant de groupes de 1 000 personnes du panel (similaires et établis selon la méthode des quotas).

Dans la question, la présence ou non de la notion de « raisons financières » et la précision ou non du type de soins (médecine générale ou spécialiste, dentaire, optique, etc.) influent sur la réponse.

À la question « au cours des 12 derniers mois, vous est-il arrivé de renoncer, pour vous-même, à des soins dentaires pour des raisons financières ? », 36 % des sondés ont répondu oui.

Mais la réponse à la même question saucissonnée en trois temps, sans évoquer l’aspect financier ou le type de soins de prime abord, est tout autre !

Ainsi, un des groupes a répondu à une première question (« au cours des 12 derniers mois, vous est-il arrivé de renoncer, pour vous-même, à des soins ? »), un autre s’est prononcé sur une deuxième (« A quels soins avez-vous renoncé ? ») tandis que les 1 000 derniers devaient s’exprimer sur une dernière interrogation (« Parmi les raisons suivantes, quelle est la principale raison pour laquelle vous avez renoncé à ce soin ? », suivi de six réponses possibles, dont le manque d’argent). À chaque déclinaison de la question, le taux de renoncement baisse. Au final, avec la dernière formulation plus générale, seuls 21 % des répondants ont dit avoir renoncé à des soins.

Une comparaison révélatrice

Résolution de conflits au travail en 6 étapes par Marie-Christine DROLET

http://www.atmanco.com/resolution-conflit-travail-etapes/?utm_content=18518374&utm_medium=social&utm_source=linkedin

Même dans les organisations qui misent énormément sur l’harmonie entre collègues et préconisent un sain environnement de travail,  des situations problématiques peuvent survenir. Aussi inévitables les situations conflictuelles soient-elles, il existe des moyens d’arriver à la résolution de conflit au travail.

En choisissant d’ignorer ou de ne pas aborder le problème convenablement, les conséquences peuvent être néfastes autant pour les gens impliqués que pour l’organisation. En laissant passer les jours sans intervenir, les répercussions risquent de se propager autour et d’affecter le travail d’autrui et le climat de travail général.

Il faut a tout prix être bien outillé pour faire face à une situation de gestion de conflit au travail; voici donc 6 étapes qui vous aideront sûrement à rétablir un climat harmonieux!

1. Comprenez ce qui fait d’eux qui ils sont

Les sources de conflits peuvent avoir de différentes causes: conflits de valeurs, conflits de personnalités, conflits d’intérêts, etc…

Mais peu importe la source et le contexte, la première chose à retenir est que chacun a sapersonnalité qui lui est propre. Tous les gens ont en quelque sorte un ADN comportemental différent et une situation peut engendrer des réactions complètement opposées pour chacun.

Comprendre que les croyances, les fonctions naturelles et les automatismes varient d’une personne à l’autre est la base de toute analyse menant à une résolution de conflit au travail. Mais au-delà de bien comprendre ce qui fait de chacun qui il est, il faut surtout apprendre à aussi respecter les idées et les valeurs de chaque individu, même si elles sont différentes.

2. Tirer profit des différences et similitudes

Être différent n’est pas un défaut, au contraire! En situation de gestion de conflit au travail, apprendre à tirer profit des différences des gens constitue une bonne base vers un retour à la collaboration efficace. Prenez avantage de ces différences en recherchant des points rassembleurs et des pistes pour voir comment chacun peut être utile aux autres, afin de travailler dans un climat de collaboration.

À l’inverse, être trop similaire n’est pas de tout repos. Imaginez une gestion de conflit au travail entre deux individus affirmatifs, sceptiques et prompts. Ce n’est pas si évident!

L’importance est de considérer les aspects de la personnalité des individus, différents ou similaires, pour trouver les alternatives ou solutions à proposer afin de procéder à la résolution de conflit de la manière la plus optimale qui soit.

3. Choisir un bon intervenant