La faillite de l’éducation

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l ne viendrait à l’idée de personne de semer du blé, ou n’importe quoi d’autre, dans un champ en friche sans l’avoir labouré au préalable. La terre la plus fertile ne produit rien de bon si elle n’a pas été préparée, travaillée et enrichie soigneusement.
Personne ne commettrait une telle erreur qui compromettrait gravement son avenir, effectivement ! Pourtant c’est ce que nous faisons en toute insouciance, nous Français notamment, aux dépens de nos enfants.
Car le constat est aussi cruel que dramatique, notre éducation est en faillite. Il serait urgent d’en prendre conscience et de trouver des remèdes à ce mal qui nous menace mortellement dans ce que nous avons de plus précieux, notre jeunesse.
Et le bateau brûle parce que nous sommes incapables de faire la différence entre l’éducation proprement dite et l’enseignement, qu’il soit primaire, secondaire ou supérieur. La preuve notre ministère de l’Education nationale qui, dans un pays plus rationnel, porterait le nom de ministère de l’Enseignement national.
Donc d’éducation proprement dite, c’est-à-dire de formation de personnalités équilibrées, épanouies et socialement adaptées, pas, peu ou mal beaucoup trop souvent, il suffit de jeter un coup d’œil sur nos médias pour s’en convaincre.
Ce qui fait qu’à l’image des semailles sur un champ en friche, nous semons, trop souvent là encore, dans des esprits instables, perturbés, inadaptés ou révoltés d’une violence de plus en plus barbare, un savoir qui se perd comme l’eau d’une ondée rafraîchissante dans le sable du désert. L’enseignement n’est enrichissant que pour des têtes bien faites par des éducations bien conduites.
Dr Yves Moigno

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