« Iegor Gran livre un ouvrage aux confins de l’auto-fiction, drôle et documenté »

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Caroline Béraud-Sudreau, jurée du Prix des lecteurs de L’Express, a apprécié la lecture du roman L’écologie en bas de chez moi, dont le thème porte sur les dérives du discours écologique.

"Iegor Gran livre un ouvrage aux confins de l'auto-fiction, drôle et documenté"Caroline Béraud-Sudreau, diplomée en journalisme et communication, est chargée de clientèle dans un organisme de cours particuliers à domicile.

D.R.

Iegor Gran a trouvé ce qu’on peut appeler un créneau littéraire: représentant officiel du mauvais esprit, ardemment opposé au politiquement correct, méprisant les bien pensants, il se fait le chantre enthousiaste de la lutte contre les idées reçues.

Son roman qui racontait en 2003 les déboires de deux ONG lui avait déjà valu le grand prix de l’humour noir. Il s’attaque ici à un autre sujet tabou: la sacro-sainte écologie.

« Achetez bio mais achetez! »

Prenez garde, lecteurs : une fois ce livre refermé, vous vous sentirez cernés. Considérant votre environnement avec des yeux neufs, vous réaliserez la place disproportionnée qu’a pris dans nos vie l’écologie à grande échelle.

Entourés de poubelles de couleurs, agressés par les réclames « spécial bonne conscience » des grands magasins (achetez bio, achetez responsable, achetez vert… mais achetez!), lobotomisés par les discours aseptisés des gourous paternalistes (Hulot, Arthus Bertrand, ennemis intimes de notre auteur), nous sommes devenus malgré nous adeptes d’une nouvelle religion.

Un auteur qui s’insurge

Gran est trop malin pour remettre directement en cause les fondements même de l’écologie, et s’il évoque quelques arguments qui s’opposent à la thèse officielle du réchauffement climatique, il s’attaque ici plus à la forme qu’au fond du discours.

Iegor Gran est d’origine russe, et il connait les dérives de la pensée unique. Il s’insurge vigoureusement contre la bien pensance obligatoire, contre l’infantilisation du discours ambiant, et surtout contre la totale absence de recul avec lequel les idées sont transmises.

Iegor Gran, qui a une excellente formation d’ingénieur, livre ici un ouvrage aux confins de l’auto-fiction et de l’essai impeccablement documenté. Aussi drôle que bien construit.

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