Convention UMP mardi pour promouvoir « les femmes dans la société »

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http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hehWQ4ywCSLCNPIHLpU5NQwsBvFw?docId=CNG.0f3c3c18385ea2bb3898c3dce4077e10.611

PARIS — Le secrétaire général de l’UMP Jean-François Copé réunit mardi une convention sur la « place des femmes dans la société », à l’occasion de laquelle il proposera d’instaurer progressivement la parité dans l’administration et au Parlement à compter des prochaines législatives.

Le député-maire de Meaux, qui avait porté à la tête du groupe UMP à l’Assemblée le texte sur la parité dans les conseils d’administration des entreprises (2010), en a fait « un engagement personnel », a-t-il dit, car « on mesure la modernité d’une société à la place faite aux femmes ».

Cette démarche vise en premier lieu « l’espace politique ». Partant du constat « désolant » que seulement 22,7% de femmes siègent au Sénat et 18,5% à l’Assemblée, M. Copé propose pour la prochaine législature une application progressive de la parité, accompagnée de la mise en place de « tickets mixtes » député(e)s titulaires/suppléant(e)s, de sexe obligatoirement différents.

Ces « tickets obligatoires » permettraient de faire émerger des femmes pour les échéances à venir, puisqu’elles auraient en tant que suppléantes une activité politique, et seraient donc « légitimes pour revendiquer une candidature », selon M. Copé.

Le principe de parité devra s’appliquer dès 2012 aux candidats sur des sièges dans lesquels les sortants ne se représenteront pas et à ceux briguant des circonscriptions qui ne sont pas aujourd’hui détenues par l’UMP.

M. Copé n’a pu préciser le nombre de sièges dans la première catégorie, quant à ceux de la seconde catégorie, ils se trouvent majoritairement dans des circonscriptions difficiles à conquérir.

Il s’agit donc d’une démarche très progressive car « on ne peut pas de manière réaliste décréter une parité totale et brutale pour l’année prochaine », selon M. Copé. « Et ce serait même contre-productif », a-t-il ajouté.

Eclairé notamment par l’exemple récent des investitures pour les sénatoriales de septembre à Paris, il invoque le risque « de listes dissidentes ». Plusieurs élus UMP de la capitale contestent la désignation de la ministre Chantal Jouanno.

Pour renouveler et féminiser le vivier politique, M. Copé mise également sur un ambitieux plan de formation des futurs cadres et candidats de l’UMP qu’il a confié à une femme, la députée Michèle Tabarot.

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