Racisme est un mot de l’anti-dictionnaire

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Le racisme est un des sujets politiques les plus chauds depuis déjà longtemps : il occupe une grande place dans les pages de nos journaux, dans les conversations, et dans les propos officiels de nos gouvernants.

Nous trouvons souvent ce mot accompagné de sa nombreuse famille : négrophobie, antisémitisme, islamophobie, xénophobie…

C’est pourquoi j’ai pensé que ce sujet pouvait être le sujet initial de notre nouvelle collection. ([1]). Mais, avant de me lancer sur ce sujet sensible, j’ai parcouru quelques livres déjà écrits sur le sujet. Et, comme précédemment quand j’ai étudié la manipulation ([2]), j’ai trouvé une majorité de livres dont la visée, sur la foi de documents historiques, était de nous dire à quel point ce n’est pas bien… d’être raciste. Ce qui ne résout rien.

Un grand nombre de ces livres étaient de simples récits historiques de faits du passé, de crimes et de guerres à caractère raciste, de l’esclavage à la persécution séculaires des juifs… Il est bon que ces livres existent, mais ce n’est pas mon optique.

Ces livres, je ne les citerai pas ici, car ils ne nous disent rien de ce qui est pour moi le plus important que je résumerai en deux points :
1. Comment le racisme vient-il aux hommes ? Par quels processus devient-on raciste ?

2. Peut-on en guérir ?

Je ne citerai donc dans ce livre que deux ou trois ouvrages, qui, à mon sens, ont bien décrit ces processus et m’ont fait découvrir des voies de recherche insoupçonnées, en même temps qu’ils m’ont montré que je n’étais pas solitaire dans la démarche que j’ai choisie.

On l’a compris : le pratiquant de la méthode Relatio®, se refuse à traiter de sujets abstraits et devant une interrogation du type : « Etes-vous raciste ? » répondra toujours : « Pouvez-vous préciser ce que vous entendez par là ? ». Où le questionné n’est pas toujours celui que l’on croit.

En tant que créateur de cette méthode, mon analyse est claire : tous ces problèmes ne sont pas comme on le croit des problèmes de société, du moins ils ne sont pas que cela, ils sont aussi des problèmes sémantiques et relationnels et leur approche dépend du sens qu’on donne aux mots.
Ce sont aussi des problèmes cognitifs, ils dépendent du fonctionnement de notre cerveau.

Si mes propos ici peuvent paraître provocateurs, ils ne le sont qu’en rapport à nos habitudes de paresse intellectuelle. Tous les spécialistes des études qualitatives le savent : nous avons tous à peu près les mêmes opinions sur tous les sujets. En fait, pour chaque opinion, il y a ceux qui sont pour et ceux qui sont contre. Nous sortons rarement de ces dualismes qui constituent le fond de nos pensées. Nous savons bien qu’au delà de cette dichotomie issue du principe du moindre effort, la réalité est toujours plus complexe, plus variée que cela. Nous savons que  c’est dans les nuances de nos opinions, de nos processus de pensée, et de nos comportements que se situent les différences entre les individus.

Mais nous descendons rarement à ce niveau de détails, car il est plus facile d’affirmer une opinion tranchée et rigide que de ponctuer ses phrases de modulateurs tels que : quoique, pour autant que je sache, selon moi, parfois…

Pourtant, les problèmes de notre vie quotidienne ont besoin de ces nuances pour être définis correctement et donc pour espérer trouver quelques solutions.

C’est ce que nous allons essayer de démontrer avec ce premier thème : le racisme.


[1] Voir en annexe quelques sujets qui seront traités dans cette collection des éditions ULRICH

[2] Voir L’art de manipuler, éditions ULRICH, 1996

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