Trouble de personnalité : ma limite

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http://www.letudiantoutaouais.ca/Actualites/2012-02-14/article-2896383/Trouble-de-personnalite-%3A-ma-limite/1

Le trouble de personnalité limite est une maladie mentale qui touche surtout les femmes (1 à 3%). Ce trouble est complexe et trop souvent mal interprété par la société. J’aimerais que mon texte puisse occuper une petite place dans ce journal, afin de faire tomber les préjugés autour de ce trouble. Alors, voici un aperçu de mon quotidien auquel je dois faire face chaque jour.

Je suis atteinte du TPL depuis l’âge de 18 ans, âge auquel les psychiatres ont le droit d’établir ce diagnostic. C’est à ce moment que ma vie a pris un nouveau sens… Enfin, je savais ce que j’avais et, non, je n’étais pas folle!

La vie à travers mon TPL…

La personne atteinte de ce trouble a une peur réelle ou imaginaire de l’abandon. Voici un exemple : mon copain va au dépanneur et il arrive 30 minutes en retard… Dans ma tête, soit il m’a quittée, ou pire, soit il est mort! Je ne me sens bien que quand il revient.

Aussi, les relations avec les autres sont difficiles, car la personne atteinte de ce trouble ressent toujours un vide terrible. Je me sens très différente, je vis presque toujours dans le passé ou dans le futur. Il m’est très difficile d’apprécier le moment présent. Les émotions me guident, prennent toute la place et en laissent très peu pour la logique. C’est pour cette raison que si je suis de bonne humeur, je saute au plafond! Si j’ai de la peine, je veux mourir… Pour moi, c’est noir ou blanc, j’aime ou je déteste, il n’y a pas de milieu. Ce qu’il y a souvent, par contre, c’est cette grosse douleur qui brûle en moi.

Souvent, le TPL est lié à une enfance difficile, on ne naît pas en étant atteint. Fréquemment, il est accompagné d’autres troubles, moi, c’est la bipolarité. Je trouve cela difficile à vivre et à gérer au quotidien… Aller à l’école m’aide beaucoup, car ça m’occupe l’esprit et je peux voir que j’ai beaucoup de potentiel! Le plus difficile, pour moi, c’est quand je vis un creux. Je dois m’accrocher pour vivre, car il m’arrive d’avoir des idées suicidaires dans ces moments-là. La peur du rejet est toujours là, elle me colle à la peau, réelle ou imaginaire…

Cependant, je crois assez en moi pour mener deux batailles : obtenir mon diplôme de cinquième secondaire et prouver que la maladie mentale n’est p

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