Le problème du mot ‘problème’

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Quelques mots pour définir ce que nous appelons problèmes relationnels.

D’abord, nous affirmons que la plupart des problèmes qui nous font souffrir sont de nature relationnelle : ce sont des problèmes que nous avons avec les autres. Nous nous plaignons souvent de n’être pas reconnu par les autres, tel que nous nous voyons nous-mêmes. Le problème naît de l’écart entre un souhait et ce que nous constatons.

D’autre part un problème n’est pas seulement une difficulté, qui peut surgir à tout moment entre deux personnes, difficulté passagère, fugace, et qui se résout d’elle-même. Un problème est une difficulté qui se répète et se répète sans cesse. Nous avons l’impression d’avoir un problème avec telle ou telle personne à partir du moment où l’on s’aperçoit que « c’est toujours la même chose ». Les problèmes se racontent ainsi : « Chaque fois que je lui parle de ses parents, elle se met en colère… »

C’est pourquoi nous souffrons de nos problèmes et que nous les considérons comme des maladies à vaincre. Nous en arrivons rapidement à notre définition simplifiée et provisoire du mot problème :
« Un écart douloureux et permanent ressenti entre notre situation présente telle que nous la voyons et la situation telle que nous souhaiterions qu’elle soit ».

Nous verrons plus loin dans quelle mesure cette définition naïve, que nous acceptons tous, peut-être elle-même source de maints problèmes.

Quels sont les problèmes que se posent le plus souvent les Français ; après quelques milliers de tests, nous avons recensé les principaux que voici.

Si vous cochez « souvent » plus de 10 fois dans cette liste, alors vous avez un besoin urgent d’un stage d’AR, et si vous n’en cochez aucun ou juste un ou deux, vous n’avez aucun besoin de nous, mais peut-être avons-nous besoin de vous comme futur animateur de la méthode.

  SOUHAITS Souvent
1 Changer de vie  
2 Etre sûr de soi  
3 Avoir confiance en soi  
4 Dominer les situations difficiles  
5 Réussir dans ses entreprises  
6 Apprendre à dire non  
7 Ne plus dépendre des autres  
8 Rester calme  
9 Savoir s’imposer  
10 Oser prendre les devants  
11 Séduire l’autre  
12 Ne plus avoir peur des autres  
13 Savoir se valoriser  
14 Vaincre le stress et l’anxiété  
15 Trouver son chemin  
16 Croire en soi  
17 Etre prêt à tout  
18 Ne plus avoir besoin d’aide…  
19 Connaître le succès  
20 Vaincre les maladies  
21 Se sentir fort  
22 Voir la vie de façon positive  
23 Pratiquer le détachement  
24 S’épanouir  
25 Enrichir ma vie  
26 Bien se connaître  
27 Prendre du recul  
28 Ne pas se faire avoir  
29 Faire changer les autres d’avis  
30 Obtenir des relations durables  
31 Ne pas se laisser impressionner  
32 Ne plus avoir peur des autres  

 

Au passage, disons que l’animateur de l’AR doit savoir reconnaître les faux problèmes et ne pas accepter la vision des stagiaires eux-mêmes car, souvent, la façon de poser le problème contient le problème.

Il existe au moins trois sortes de faux problèmes :

1. Les problèmes dont l’existence vient du fait qu’on se les pose. Ce sont par exemple les problèmes d’utopie. Si je rêve d’avoir trois bras, je me rends malheureux de n’en avoir que deux. De même si je cherche à avoir une vie idéale, je m’aperçois que ma vie en est loin. L’écart entre le rêve et la réalité telle que je la vois, me fera souffrir… toujours.

2. Les problèmes mal posés. Souvent les problèmes n’ont pas de solution parce que la façon de les poser ne se situe pas au niveau d’abstraction correspondant au problème relationnel lui-même. Un problème relationnel doit être posé en termes relationnels. Un problème concret peut avoir une solution concrète, alors qu’un problème abstrait, s’il a une solution, celle-ci se situera pas au niveau abstrait.

3. Les problèmes dont la cause est erronée. Il s’agit par exemple de la tendance fréquente que nous avons de rendre les autres responsables de tout ce qui nous arrive de négatif, alors que nous sommes tout autant responsables de la situation. Par exemple, je suis agacé par le bruit que font les membres de ma famille autour de moi et je casse une tasse de café : c’est de leur faute (s’ils faisaient moins de bruit !) ; le fait que je sois maladroit n’y est pour rien.

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