Trois façons de rester zen… pour une vie meilleure

  • Share
  • CevherShare
  • Share

Tout d’abord, quand je me présente, j’ai l’habitude de dire que je suis adepte des philosophies asiatiques, de zen et de tao depuis ma plus tendre enfance. En tant que tel, et en tant que sémanticien, à cheval et très pointilleux sur le sens des mots, j’aurais tendance à critiquer l’usage qui est fait chez nous du mot zen. On dit aujourd’hui : rester zen comme on dit rester calme, serein… alors que le zen est tout autre chose. Du zen on ne peut guère parler disent les maîtres zen eux-mêmes, seulement le pratiquer par le zazen, la posture de méditation qui lui est propre.
C’est pourquoi, selon moi, la seule et vraie technique pour rester zen est de pratiquer zazen. Pratique que l’on retrouve occidentalisée dans les cabinets de détente (fitness !!!) et de yoga dont le but est à la fois d’apprendre à lâcher prise et à devenir plus svelte… et plus beau… !!! Très loin des finalités du zen. Mais, bon je ne déterrerai pas la hache de guerre sur ce point.
La meilleure technique est sans conteste de méditer, de pratique zazen, mais, là, je dois reconnaître à ma plus grande honte que je suis un très mauvais pratiquant, trop occasionnel et superficiel pour que la technique me soit vraiment profitable.
Notre coutume étant ce qu’elle est, voyons trois façons parmi d’autres de rester serein en tous lieux et en toute occasion.
D’abord pourquoi faut-il être zen, et dans quelles occasions ?
Les réponses sont simples : pour vivre mieux, pour mieux maitriser ce qui se passe, et nos relations avec les autres. Et dans quelles occasions ? Toutes, partout et en tous lieux. Mais surtout quand nous avons à vivre un moment difficile, un conflit, ou une période noire de notre vie…
Première technique.
La première technique que j’évoquerai est la dissociation dont le but est d’atteindre un état de simili détachement. Très utile quand je me sens stressé par ce qui se passe ou ce qui va se passer. La dissociation est l’art de devenir schizophrène à volonté en quelque sorte. J’entre dans le cabinet de mon dentiste et je ne me sens pas très bien. Alors, j’imagine que nous sommes deux : l’un qui entre et va s’asseoir sur le fauteuil maudit où l’on est plus couché qu’assis, et le deuxième qui va s’asseoir dans un coin et qui va observer le premier. Le deuxième est juste observateur, mais quelque peu narquois, et je sens qu’il va se moquer de moi. A partir de ce moment, je m’efforce de voir la scène du point de vue de l’observateur. Avec un peu d’entrainement, les sensations et les émotions désagréables du premier des deux moi, s’estompent et disparaissent noyées dans l’indifférence et le détachement du second.
Avec un peu d’entraînement tout le monde peut réaliser cette prouesse. Attention : vrais schizos s’abstenir, car c’est dangereux. Car après la dissociation il faut se réassocier et redevenir UN.
Deuxième technique.
La plupart du temps nous sommes stressés vis-à-vis d’une ou de plusieurs personnes. Il arrive bien sûr aussi que nous nous stressons tous seuls quand on s’aperçoit par exemple que nous n’avons plus le temps de finir à l’heure nos travaux en cours. Ce ne sont pas les mêmes techniques qui résolvent ces deux types de situations.
Mais pour rester aux situations relationnelles, quand je me sens stressé pour des raisons variées et quelquefois stupides, des idées que j’invente tout seul sur ce que pensent de moi les autres, sans même l’avoir vérifié, j’emploie volontiers une technique pas très jolie, consistant à stresser l’autre en retour. Je lui passe le stress et par conséquent je ne l’ai plus. J’avoue que ce n’est pas bien mais ça marche. C’est comme l’histoire de cette personne qui doit un million d’euros à son voisin et qui arrive à la veille du jour où il doit les rendre : il stresse gravement et s’inquiète du lendemain. Alors, il envoie sa femme chez le voisin et elle lui dit : mon mari vous doit un million, et bien, désolée, il ne pourra pas vous le rendre. Elle rentre chez elle et dit à son mari : tu peux dormir tranquille cette nuit, maintenant c’est lui qui va stresser.

Si on veut bien comprendre que toute relation possède deux faces, deux visions subjectives : la mienne et celle de l’autre, alors, en se mettant à la place de l’autre comme on dit, on a tôt fait de voir sur quels points faibles jouer pour le stresser à son tour. Ainsi l’élève qui sait avoir fait un mauvais devoir et qu’il va avoir un mauvaise note, explique à son professeur pourquoi tout le monde le craint et ne l’aime pas trop : parce qu’il donne toujours des devoirs trop difficiles et que même les parents quand ils veulent aider leur progéniture ont bien du mal à comprendre de quoi il s’agit…
La suite du dialogue porte sur le professeur et non plus sur l’élève.
Ou encore l’exemple de celui qui n’ose pas demander une augmentation franche à son patron et qui lui explique ce que tous pensent de lui : que c’est le genre de personne à ne jamais donner des augmentations, à ne pas assez reconnaître le bon travail des collaborateurs…etc. Et que c’est dommage car les collaborateurs, qui aiment bien leur travail et leur patron, sont bien tristes de cette situation…etc.
Là encore c’est le patron qui est sur la sellette et qui, peut-être, va culpabiliser justement parce que le collaborateur ne lui demande rien.
On remarque que ces méthodes, très stratégiques, ne peuvent être utilisées que par des personnes suffisamment intelligentes, ou du moins des gens qui sont capables de faire parler les interlocuteurs et de bien utiliser ce qu’ils leur disent.
Troisième technique : l’Analyse Relationnelle.
Mais, la façon que je préfère utiliser pour rester zen est tout simplement d’utiliser une des nombreuses techniques et savoir-faire que j’enseigne.
Désolé de parler de mes activités… mais bon…

On peut remarquer que dans le sentiment de stress se cache souvent un manque de confiance en soi et que celle-ci peut s’analyser et donc se corriger facilement avec des techniques simples. Le manque de confiance en soi est le reflet d’une position relationnelle erronée vis-à-vis des autres ou vis-à-vis d’un travail que je dois accomplir. Je me sens incapable de… réussir à rédiger mon livre, préparer le discours que je dois faire pour demain, ou devant le grand professeur avec qui je vais m’entretenir et débattre à la radio… alors je stresse car je n’ai pas confiance en mes capacités.
Or, il est très difficile de rendre la confiance en soi à quelqu’un, surtout si on utilise les techniques en vigueur dans nos pays. Car nos méthodes postulent que ce manque est une caractéristique de notre personnalité, que, quelque part EN NOUS, il nous manque quelque chose. Alors que la confiance en soi est indissociable de la confiance dans nos capacités relationnelles. C’est pourquoi augmenter les capacités relationnelles de quelqu’un, lui montrer qu’il peut influencer autrui, c’est aussi lui redonner confiance en ses capacités.
Par l’Analyse Relationnelle (ou AR) que j’ai créée voici maintenant plus de trente ans, on apprend aux gens à maîtriser leurs relations, on leur apprend à analyser concrètement ce qui se passe, à bien centrer leur communications sur les autres et non plus sur eux-mêmes, à faire parler les gens pour comprendre comment ils fonctionnent, et à se servir des rouages cognitifs et affectifs des autres, pour bien mener et maîtriser nos relations…
Bref, jamais on ne traite des sentiments tels que le manque de confiance en soi ou le stress, comme une entité qui serait propre à l’individu, mais comme une pseudo-réalité externe, située dans les relations avec nos semblables.
En acquérant cette maîtrise, les personnes qui pratiquent la méthode, par voie de conséquence deviennent plus calmes, sereines, sûres d’elles, confiantes en leurs capacités.
Pour faire court, car ce n’est pas le lieu de disserter sur notre méthode, au lieu d’essayer de modifier quelque chose (mais quoi ?) dans l’esprit des gens pour qu’ils réussissent, nous leur apprenons en premier à réussir concrètement, et, par voie de conséquences, leurs esprits s’en trouvent modifiés.

C’est la meilleure façon de rester zen que je connaisse, à défaut de faire zazen et de méditer sur son coussin. Et c’est une méthode conforme aux préceptes des théories orientales dont les mécanismes sont opposés aux nôtres : FAIRE d’abord, COMPRENDRE ensuite, ou encore : changer les comportements d’abord pour changer les croyances, plutôt que l’inverse.
Quand on est sûr de soi, quand on se sent maître de soi en tous lieux, il n’y a plus de place pour le stress, et on reste zen en toute occasion.
Du moins en théorie !
Et pour en savoir plus sur l’AR et gratuitement, je vous invite à venir vous abonner à notre newsletter sur ce blog, et vous recevrez en échange et aussitôt, un e-book, de 120 pages : « Changer votre vie grâce à l’Analyse Relationnelle ».
Merci de m’avoir lu.

Enfin, je ne crois pas être hors sujet si j’ajoute une autre technique qui me tient à cœur et que j’utilise chaque fois qu’un souci vient troubler le calme de ma vie (trop) bien réglée : je pense à tous ces gens qui n’ont pas à manger à leur faim, je pense à tous ces malheureux qui ont des maladies graves, qui souffrent, sont aveugles ou mourants… et je relativise. J’ai honte de m’inquiéter. Rien de tel pour supprimer tous les stress. Après je suis triste, mais zen.

Ce billet participe à l’évènement inter-blogueurs « 3 astuces pour être zen au quotidien » organisé par Habitudes zen.
Si ce billet vous a plus, vous pouvez cliquer sur ce lien : j’apprécie cet article.

You can leave a response,or trackback from your own site.

Leave a Reply

You must be logged in to post a comment.