Encyclopédie des lois imbéciles : épisode II : Mamie Loto

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http://www.metronews.fr/info/mamie-loto-est-morte-le-jour-de-noel/mnlz!Y1IyvsLdh2aPc/

DISPARITION – La septuagénaire condamnée, début novembre, à 123.000 euros d’amende et 6 mois de prison avec sursis pour avoir organisé des lotos illégaux est décédé le 25 décembre, rapporte La Voix du Nord

NDLR : A l’heure où les délinquants sont pardonnés, et remis en liberté, du moins quand ils font de la prison, au nom du : « C’est pas de leur faute !« , voici une loi qui a précipité la mort d’un pauvre vieille femme qui croyait faire le bonheur des autres, car elle ne savait pas que c’était un crime de lèse technocratie. « La loi c’est la loi » disent-ils. C’est un crime de ne pas déclarer ce qu’on n’a pas gagné, en notre beau pays de liberté que nous envient tous ceux qui ne savent pas. Alors, ne soyez pas autant occupés des autres, restez égoïste, il ne vous arrivera rien !

Yvette Bert s'est éteinte le jour de Noël.

Yvette Bert s’est éteinte le jour de Noël. Photo : DENIS CHARLET / AFP

Mamie Loto n’aura plus jamais affaire à la justice. Un mois et demi après sa condamnation à six mois de prison avec sursis et 123.000 euros d’amende pour avoir organisé des lotos sans les avoir déclarés, Yvette Bert est décédée dans le Pas-de-Calais le jour de Noël, rapporte ce vendredi le site de La Voix du Nord.

Son histoire, et sa condamnation, avait ému la France. Début novembre, la justice, qui lui reprochait d’avoir organisé environ 160 loteries prohibées, entre janvier 2009 et mai 2013, dans une salle à Saint-Omer (Pas-de-Calais), l’avait lourdement condamnée. Par ailleurs, la septuagénaire était également poursuivie pour publicité pour une loterie prohibée, abus de confiance et pour infraction fiscale pour ne pas avoir acquitté d’impôts sur les 460 743 euros de recettes des lotos.

Elle touchait une maigre pension

Après sa condamnation, Yvette Bert, âgée de 77 ans, était apparue dans les médias le visage tiré, fatiguée, souvent en pleurs. Psychologiquement fragile, Yvette Bert vivait dans une maison de retraite de Saint-Omer et touchait une très maigre pension. « Elle ne pourra rien payer, assurait son avocate. Elle sera prélevée du minimum eu égard à ses revenus, qui sont de 650 euros par mois, qui sont symboliques mais qui lui sont malheureusement indispensables pour vivre. »

Yvette Bert avait décidé de faire appel de sa condamnation. Avec son décès, la procédure judiciaire vient de s’éteindre avec elle.

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