La fessée ! La fessée !

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Comme le dit Patrick CRASNIER dans Boulevard Voltaire : « J’ai bien peur que la période actuelle n’attache d’importance qu’au futile et que les polémiques stériles soient devenues le fondement de notre société ». A quoi servent ceux qui croient nous gouverner ? Je croyais qu’ils étaient censés faire de la vraie politique ! Voilà maintenant qu’ils s’occupent des fesses de nos enfants, il feraient mieux de s’occuper des leurs qu’on ferait bien d’aller botter !

Nous y voilà, donc : le Conseil de l’Europe chargé de veiller aux droits de l’homme nous tire les oreilles, en attendant mieux, pour n’avoir pas interdit de façon formelle gifles et fessées. Au coin, au piquet mains sur la tête, bonnet d’âne, vous me copierez cent fois :« Je dois interdire de façon suffisamment claire, contraignante et précise les châtiments corporels. » C’est-à-dire l’inscrire dans la loi avec les peines y afférentes. Et on ne discute pas, sinon… gare à tes fesses !

Il paraît qu’on doit cela à une association anglaise particulièrement vigilante, l’Association pour la protection des enfants (Approach). Il est vrai qu’en matière de panpan cucul (et accessoirement de pédophilie), les Anglais sont d’incontestables spécialistes.

Pour l’instant, nous n’avons pas d’amende à payer mais ça pourrait bien venir, il va falloir rentrer dans le rang. Un certain Gilles Lazimi, « médecin et coordonnateur de la campagne contre les violences éducatives de la Fondation pour l’Enfance », nous dit Le Monde, prévient que « des plaintes seront déposées ». Car« tout coup porté à un enfant est une violence », dit ce monsieur. Et de citer en exemple la Suède qui a interdit la fessée voilà trente ans : « On s’aperçoit qu’on a moins de maltraitance, moins de décès d’enfants maltraités, moins de toxicomanie et moins de tentative de suicide » (à France Info).

Oserai-je une question, cher Monsieur : de quoi parle-t-on, au juste ? Des « enfants du placard », victimes de parents bourreaux ? De ceux qu’on torture dès le berceau à coups répétés, qu’on prive de soins et de nourriture, qu’on laisse parfois mourir dans leurs déjections faute d’avoir signalé leur cas aux instances compétentes, ou faute que celles-ci aient daigné prendre les mesures qui s’imposaient pour mettre un terme à leur calvaire ? Ou bien du parent qui mord en retour le petit bout de chou qui l’a mordu au sang, ou colle une tape sur les fesses au gamin infernal qui sème la révolution dans la rame de métro ?

Comme je l’ai déjà raconté ici, j’ai pris une gifle dans ma vie. Pas deux. Une catapulte envoyée par ma mère pour avoir dit, sans en comprendre le sens, que ma sœur était sûrement « la fille du facteur ». Une gifle réflexe à la hauteur de l’offense faite à cette sainte femme mère de six enfants… Et voyez-vous, cher Monsieur, je n’ai pas sombré dans la toxicomanie, pas tenté de mettre fin à mes jours, pas torturé mes propres enfants. Pire que cela : quand je repense à cette scène, je suis tout simplement hilare.

Pourtant, si votre irrépressible envie de pénal va à son terme, ma mère et ses semblables pourraient, demain, se retrouver devant le tribunal. Alors, cher Monsieur, de grâce, foutez-nous la paix ! Lâchez-nous avec vos fantasmes de monde lisse, aseptisé. Bref, laissez-nous vivre !

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