Pourquoi ce qu’on savait des différences d’appétits sexuels des hommes et des femmes a pris un bon coup de vieux

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http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-qu-on-savait-differences-appetits-sexuels-hommes-et-femmes-pris-bon-coup-vieux-2119889.html

Lors d’une étude réalisée dans les années 80 sur la sexualité des Américains, les trois quart des hommes ont accepté de faire l’amour avec une personne inconnue du sexe opposé tandis que toutes les femmes sollicitées ont refusé. Selon une expérience récente, les termes de ladite étude étaient mal posés…
NDLR : un bon coup de pied dans la fourmilière de l’imbécilité ambiante qui veut que les hommes et les femmes soient des animaux semblables, en oubliant la nature, mais la nature se se laissera pas oublier.

On en sait plus sur les différences d’appétits sexuels hommes-femmes. Crédit Pixabay

« J’ai de la pitié pour les hommes hétérosexuels. La seule raison pour laquelle les femmes couchent avec eux est que le sexe est le prix à payer pour une relation amoureuse avec un homme ». Cette déclaration, faite en 2010 par l’acteur et humoriste homosexuel Stephen Fry lui a valu l’ire des féministes du monde entier, rappelle le Business Insider. Et pourtant, cette théorie selon laquelle les femmes aiment moins faire l’amour que les hommes n’est pas l’appanage du Britannique : elle est très largement répandue dans notre société et même appuyée par la science.

En effet, selon une étude américaine parue en août 2014 dans la revue The Journal of sexual medecine, les femmes auraient moins d’orgasmes que les hommes.

Alors que les femmes hétérosexuelles interrogées faisaient état d’un orgasme dans 61,8% des cas (contre 74,7% pour les lesbiennes), les hommes assuraient avoir des orgasmes dans 85,1% des cas, quelle que soit leur orientation sexuelle, rapporte le Huffington Post.

Les études allant dans se sens sont nombreuses et ont commencé à proliférer il y a une trentaine d’années de cela. Entre 1978 et 1982, deux psychologues américains, Russell Clarck et Elaine Hatfield ont fait des recherches particulièrement médiatisées sur les rapports à la sexualité chez les hommes et les femmes. Dans le cadre de leurs expérimentations, ils ont demandé à des étudiants volontaires de l’Université de l’Etat de Floride d’aborder au hasard des gens du sexe opposé sur le campus. Les participants devaient engager la conversation avec la phrase suivante : « Je t’ai remarqué sur le campus, tu me plais beaucoup ». Puis, ils enchaînaient avec l’une de ces trois questions : « Voudrais-tu sortir ce soir? », « Voudrais-tu venir chez moi? » ou enfin « Voudrais-tu coucher avec moi? »

Les résultats de l’étude ont fait mouche : alors que la moitié des femmes et la moitié des hommes ont accepté un rencard avec un inconnu, les trois quart des hommes ont également répondu « oui » à la question « Voudrais-tu coucher avec moi? », contre… 0% des femmes.

Pour expliquer ces résultats, deux écoles s’affrontent. Selon les adaptes de la théorie de la sélection sexuelle de Darwin, les hommes et les femmes font des choix différents pour des raisons relatives à leur sexe. Cette théorie, proposée en 1859 par le philosophe dans De l’origine des espèces a été renforcée dans les années 1930 par Ronald Fisher et ses expérimentations sur des paons. Selon ses travaux, les femelles auraient tendance à préférer des mâles dotés de longues plumes à ceux dotés de plumes courtes car les mâles les plus fertiles sont ceux qui ont les plumes les plus longues.

Autrement dit, les femmes n’acceptent pas d’avoir des relations sexuelles avec n’importe qui car elles ne peuvent enfanter qu’un nombre de fois limité. Elles doivent donc se concentrer sur la qualité de leur partenaire sexuelle : à défaut de s’investir dans la paternité, ce dernier doit au moins apporter une bonne contribution génétique.

Les hommes, au contraire, n’ont pas à s’inquiéter de la procréation. Ils n’ont qu’à saisir chaque opportunité sexuelle qui s’offre à eux, sans se montrer difficiles sur le choix de leur partenaire. « Pour certains hommes, le sexe représente la première façon de communiquer et d’exprimer leur intimité. Leur retirer le sexe revient à leur ôter leur principal exutoire émotionnel », précise d’ailleurs Justin Lehmiller, psychologue de Harvard spécialiste de la sexualité pour le site Terra Femina. Qui plus est, pour Esther Perel, thérapeute du couple et de la famille à New York, « lorsqu’un homme se sent déprimé parce qu’on ne le touche pas, il est comme le petit garçon qui est debout dans son berceau et pleure pour être pris. Il éprouve une carence affective ».

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