Une typologie provisoire des conflits

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L’objectif de ce livre n’est pas de faire un cours magistral sur l’Analyse Relationnelle. Juste quelques mots pour bien comprendre comment nous avons construit la typologie ci-après.

Toute relation, dans notre système ne s’étudie pas en général, mais dans l’observation de ce qui se passe entre plusieurs personnes, ici et maintenant, et en tenant compte si possible de la vision de chaque partenaire. Fidèle à Palo Alto, nous étudions des relations plus que des individus. Voici le schéma montrant comment nous approchons une relation entre deux personnes :

Cours Relatio exposé 10 critères Palo Alto

Ce schéma s’appelle les 5 définitions d’une relation et vous pouvez allez visionner la vidéo qui détaille cela sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=0md0CeklX2w

Elle montre la définition que donne l’AR après Palo Alto du mot communication que l’on devrait plutôt appeler interaction : une double vision subjective  de la relation ici et maintenant, de la part des protagonistes. Chaque participant d’une relation croit à sa propre définition de la relation, donc aussi à sa vision personnelle du conflit : comment il le voit et l’analyse et comment il pense que l’autre la voit. Et comme il en est de même pour l’autre participant, on peut dire qu’à un moment donné de la chaine des interactions, la vraie relation peut être définie par quatre couches de réalités subjectives.

A noter : chaque individu en relation avec un autre, ignore tout ou partie de la façon dont l’autre voit cette relation. En ce sens on peut dire que toute communication est une communication à l’aveugle. Dans le schéma ci-dessus, A voit assez bien les deux premières lignes qui le concernent, mais ne sait pas grand chose sur les deux lignes suivantes qui concernent l’autre. D’où l’intérêt de développer des méthodes permettant d’éclairer l’aveugle, en lui permettant de voir comment l’autre fonctionne.

Mais ce n’est pas tout, car cette relation même détaillée, n’est pas complète si on n’introduit pas deux notions chères à Palo Alto. En  effet, toute communication ici et maintenant,  est à la fois un contenu (ou ce qu’on dit, ce qu’on fait), et une relation (ou la façon dont on juge et apprécie l’autre et soi-même).

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La relation est en fait un jugement porté sur ce qui se passe, c’est donc une forme de métacommunication.
Donc, on ne pourra apprécier correctement ce qu’est un conflit précis si on oublie qu’il y a deux éléments distincts mais concomitants dans toute relation : le contenu et la relation. Ce qui fait qu’on peut déjà dire qu’il  existe deux sortes de conflits, les conflits contenu et les conflits relation.

Voyons maintenant notre approche typologique des conflits, cette typologie étant directement issue des éléments de la relation.


Il existe au moins six types de conflits différents. Mais beaucoup de conflits appartiennent à plusieurs types.

a)    Conflits de contenus

Ce sont tous les désaccords au sujet des opinions, concepts, jugements sur la vie, sur les autres, les idées… bref tout ce qui fait que nous nous exprimons sans cesse sur toutes sortes de sujets. Tous les actes de notre vie sont accompagnés de ces abstractions parasites qu’on appelle nos opinions. Cela va de l’importance de se laver tous les jours, jusqu’aux choix politiques que nous faisons. Les milliers d’opinions et de jugements que nous avons tous sur toutes sortes de sujets peuvent engendrer des millions de  conflits possibles.

En fait si on listait les opinions de chacun d’entre nous et que nous essayions de savoir sur combien d’opinions nous sommes d’accord avec une autre personne, il y a gros à parier qu’à partir de trois, peut-être quatre opinions, nous aurions déjà des divergences de points de vue.

Toutefois, les désaccords sur un sujet ou plusieurs, ne sont pas toujours suffisants pour déclencher des conflits. On voit tous les jours des couples qui ne votent pas pour le même camp, sans s’étriper pour autant.

Il n’empêche que les conflits pour divergences d’opinions sont légions. Nous avons tous le souvenir mémorable de ces disputes sans fin entre amis, dont l’un a eu le malheur de ne pas voter comme l’autre, ou de ces disputes sur des sujets divers et aussi fous que « l’égalité entre l’homme et la femme ».

Le problème qui se pose alors aux deux partenaires est celui, qui leur semble fondamental : «Avoir raison en démontrant à l’autre qu’il a tort ». Au passage, remarquons que cet objectif n’est presque jamais atteint, et qu’à la fin de la dispute, chacun campe, plus que jamais sur ses positions antérieures. Chaque partenaire utilise des procédés rhétoriques variés tout autant qu’inconscients, chacun donne des « exemples qui prouvent », émet ce qu’on appelle des

« Généralisations abusives »…
Ce genre de conflit, si on le prend à sa naissance, est assez facile à éradiquer : il suffit de suivre une méthode, basée sur quelques principes simples que l’on peut résumer ainsi :
1. Ne jamais donner tort à l’autre, sous peine de tomber dans l’obligation de jouer la technique du bélier et de déclencher un conflit plus important de type relationnel,
2. Faire parler l’adversaire afin de bien connaitre comment il raisonne et en quels termes il exprime ses opinions. Explorer ses opinions dans le détail en lui demandant de nous citer des exemples concrets de ce qu’il avance, et explorer aussi son environnement, les circonstances de sa vie qui entourent et peuvent expliquer, en partie du moins, son opinion,
3. Utiliser des techniques de type rhétorique pour l’amener à changer son opinion sur le sujet et sur la confrontation.

Voici un exemple vécu dans un de mes stages : il s’agit d’une dispute (au sens moderne de ‘bagarre’) entre deux stagiaires : le premier, un homme d’âge mûr, était partisan, apparemment, d’une éducation autoritaire ; l’autre, une jeune femme partisane d’une éducation libérale. Du moins c’est avec ces mots-là qu’ils se sont eux-mêmes définis.

La discussion portait sur un sujet d’importance nationale :
« Faut-il obliger les enfants à finir ce qu’ils ont dans leurs assiettes ? » Bien sûr, lui disait : oui, et elle disait : non.
Et les choses s’envenimaient rapidement, car tous les concepts appelés à la rescousse semblaient les séparer : autorité, respect de l’adulte, suivi dans la décision, prendre ses responsabilités…
Jusque là, le conflit est un conflit d’idées, donc de contenu. Mais cette histoire contient un nouvel élément. Car aucun des deux n’avait pensé à explorer l’environnement de ces opinions catégoriques.
Ils allaient en venir aux mains lorsque nous avons décidé de les séparer, en leur faisant remarquer que personne n’avait pensé à demander quelques informations supplémentaires au sujet du contexte concret.

Une fois cela fait, on a découvert que l’homme qui se targuait d’adopter une éducation autoritaire avaient des enfants adolescents de plus de quinze  ans, pendant que la jeune femme libérale avaient de tous jeunes enfants. Rapidement, elle a reconnu qu’avec des enfants de quinze ans elle ferait comme lui, et lui s’est souvenu qu’il faisait comme elle quand ses enfants étaient tout petits.
En fait, il n’y avait aucun désaccord entre eux sur ce sujet et il n’y aurait pas dû y avoir conflit entre eux. Le conflit n’était qu’apparent, et seulement au niveau de l’opinion générale, non contextualisée.

Nous venons de voir qu’une des bonnes façons de dégonfler certains conflits, est parfois de montrer, qu’au niveau du territoire, au niveau des actes concrets des comportements, il n’existe pas.

Donc, premier constat : deux partenaires qui s’opposent, et se déchirent parfois, peuvent n’être en fait en conflit qu’au niveau le plus abstrait des opinions et jugements, et être en complet accord sur le plan des comportements réels. Une simple vérification de ce qu’ils entendent concrètement au travers de mots et des concepts qu’ils utilisent, leur permettrait de constater qu’ils sont en fait totalement d’accord.
Mais, la plupart du temps personne ne cherche à faire cette vérification : il leur faut l’aide d’un tiers, pour jouer le rôle d’un thérapeute.

Cette histoire illustre un concept assez complexe développé par l’Ecole de Palo Alto dès ses principes par Gregory Bateson : la notion de niveau de langage et de niveau de pensée. Ici, au niveau du concept (ce que la Sémantique Générale appelle la Carte ils sont en conflit, alors qu’au niveau du concret (ce qu’on appelle le territoire), ils sont d’accord.

Il est à noter que l’inverse est aussi possible et que nous avons souvent rencontré des gens tout à fait d’accord au niveau des idées. Par exemple deux personnes disant : « Je suis démocrate et je pense que tous les hommes sont égaux » et qui, au niveau des comportements concrets sont très différents vis-à-vis de ce problème. Dans ces cas, notre méthode n’hésite pas une seconde : ce qui compte n’est pas ce qu’on dit de soi-même mais ce qu’on fait.

b)    Conflits de Territoire

Ce sont des conflits de « congruence comportementale »

Il s’agit de désaccords sur la façon de mener concrètement des activités concrètes. Ce sont en apparence souvent de tous petits conflits, mais ils peuvent empoisonner toute une vie. On peut se battre au sujet de la façon de presser le tube dentifrice, ou la façon de s’asseoir au restaurant, ou encore de quel côté du lit on veut dormir, et des millions d’autres sujets du même acabit.

Si ces conflits apparaissent dans un contexte général de paix et d’entente mutuelle, ils disparaissent assez facilement, soit par le changement de celui qui a été désigné comme
« fautif » : on range le tube dentifrice et on n’en parle plus, soit par « recadrage » du plaignant qui se dit que, finalement, ça n’a pas tellement d’importance.

Mais, souvent ces conflits resurgissent ou apparaissent, justement, parce que la relation se détériore, et ce qu’on supportait facilement, voire même que l’on trouvait charmant : sa façon, à elle, de laisser traîner ses petites culottes, ou sa façon, à lui, de semer les cendres de sa pipe sur le tapis, nous devient subitement insupportable.

Il faut savoir reconnaître les authentiques conflits de territoire (Aimer ou ne pas aimer les concombres), et les conflits prétextes qui ne sont que des projectiles que l’on s’envoie à la figure pour régler un conflit d’une autre nature.

Ne jamais oublier qu’un conflit peut toujours en cacher un autre et ne pas chercher à résoudre le conflit secondaire en laissant intact le nœud du problème. Et les conflits de territoire comme de contenu cachent très souvent des conflits plus sérieux de relation.

On retrouve le fameux : « Oui, tu as raison, mais tu as tort d’avoir raison ! »

c)    Conflits d’intérêt ou de décision

Ce sont des conflits de territoire, mais possédant une plus grande dose de réalité ; ils sont plus externes aux belligérants, ils sont réellement présents en dehors d’eux.
Il est clair que deux personnes briguant la même chose : la même promotion, la même femme, le même poste, ont toutes les chances d’entrer en conflit. Il est clair aussi que le conflit, aussi violent soit-il, pourra rapidement cesser par la réussite de l’un, donc l’échec de l’autre. Ce sont des conflits dont la théorie des jeux nous dit qu’ils sont à « somme nulle » : les gains de l’un sont égaux aux pertes de l’autre

Le conflit pourra également cesser par la négociation qui permettra aux deux compères de se contenter chacun d’une demi-réussite ou d’un demi-échec, selon la façon dont on voit le problème.

Le conflit pourra également cesser par la manipulation de l’un qui amènera l’autre, ou bien à ne plus vouloir atteindre son objectif, ou bien à croire qu’il l’a déjà obtenu.

Mais le conflit, bien que simple, pourra perdurer une vie  entière, comme on le voit dans ces vieux couples qui se disputent toute leur vie sur des sujets aussi futiles que « Où aller en vacances ? », et comme personne ne veut céder, finissent toute leur vie par aller dans des endroits qu’ils n’ont choisis ni l’un ni l’autre.

d)    Conflits de Ponctuation

Une quatrième sorte de conflits, toujours au niveau du territoire, ce sont les conflits de « ponctuation ». C’est le jeu le plus stupide qui soit en apparence, du type « Ce n’est pas moi qui ai commencé », mais c’est le jeu le plus difficile d’arrêter.

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Nous ne connaissons que deux solutions : faire appel à un tiers qui fera prendre conscience aux belligérants qu’ils ne font pas commencer le conflit au même endroit de la chaîne temporelle, avec le danger que les belligérants en question ne se liguent contre le tiers, qui, manifestement, ne dit que des conneries, puisqu’il ne donne ni raison ni tort à personne : il ne prend pas partie, ce lâche !
L’idée de ponctuation des faits de dialogues entre individu est une invention très utile de Palo Alto car elle est riche en idées de recherches. Nos communications peuvent en effet être comparées à des textes et sans ponctuation, elles n’ont aucun sens. Voici comment on peut illustrer la notion de ponctuation des actes de communication :

B considère que la séquences conflictuelle a commencé par le coup A1 de A : c’est l’autre qui a commencé alors qu’A considère que le conflit a pris naissance par l’acte belliqueux de B en B1. Chacun pense qu’l n’a fait que réagir à un coup antagoniste de l’autre, et que, par conséquent,  sa réponse est légitime.

C’est un conflit sans fin. Il est d’autant plus grave que les deux adversaires son complètement d’accord sur les faits décrits ou vécus, le désaccord porte seulement sur le fameux : qui a commencé ? Ce qui est fondamental car celui qui a commencé est le fautif.

Seul, in tiers désintéressé pourrait le départager mais au risque de les voir se retourner contre lui ou de se voir rejeter : « De quoi je me mêle ? ».
Mais dans la vue réelle, les amis consultés n’écoutent que la version  de l’un des protagonistes, ou la version  qui les arrange. Car, ou bien les tiers sont des professionnels de la médiation et ils verront qu’il s’agit dune divergence de ponctuation, ou bien ce sont des relations des deux partenaires, les collègues de travail par exemple, et ils ne sont plus neutres. Sans compter que la plupart du temps ils préfèrent s’abstenir de tout jugement. C’est de tous les conflits, le type de conflit le plus difficile à résoudre.

La  seule solution serait que l’un des partenaires admette – ou fasse semblant d’admettre – le point de vue de l’autre : « Tout bien réfléchi, je crois que tu as raison, je n’aurais pas du… » et le conflit cesse immédiatement ou presque.
Cela vaut parfois la peine de passer, très momentanément, pour un faible, voire même très légèrement de perdre la face en avouant avoir tort. C’est une bonne solution car elle est efficace ; elle fonctionne à chaque fois et fait cesser le conflit. Nous y reviendrons car c’est un stratagème très utile mais s’en servir avec modération car il ne fonctionne que s’il est invisible.
Si le conflit ne cesse pas, c’est, comme pour tous les autres cas de figures, qu’il résidait ailleurs.

e)    Conflits de niveau d’abstraction

Nous avons deux sortes de conflits, plus difficiles à reconnaître dans la vie de tous les jours, ceux qui portent sur un décalage sémantique entre les deux partenaires, l’un parlant en termes général (Carte), l’autre en termes concrets (Territoire), ou encore l’un en termes de contenu l’autre en termes de relation.
Un certain nombre de personnes pensent parlent et vivent, essentiellement au niveau des théories et abstractions ; d’autres au contraire, ne comprennent que les exemples, et ont du mal à généraliser. Il est assez fréquent, que l’on développe un discours abstrait sur soi-même assez dissonant par rapport aux faits de la vie quotidienne ; les autres – et les conjoints sont souvent fort avisés sur ces points – le voient tout de suite. Qui se dit accueillant et refuse de recevoir sa belle-mère ; qui se dit peu autoritaire et impose chaque année le lieu des vacances ; qui se dit libéral, et qui milite pour la peine de mort…

Il peut s’agir d’un conflit entre moi et moi, mais fort malheureusement pour le changement, il est rare de s’apercevoir seul des dissonances entre ce que nous prônons et ce que nous faisons ; et quand les autres s’en chargent, il est rare que nous reconnaissions le bien-fondé de leurs critiques ou il est rare que nous les accueillons avec plaisir.

En ce qui me concerne, j’ai rencontré un certain nombre de ces dissonances, ou conflits de niveaux. Par exemple, alors qu’il ne me serait jamais venu à l’idée de me désigner comme
« conciliant », une analyse concrète de mes relations les plus fréquentes, a fait apparaître dans des interactions fréquentes et répétitives, des actes que l’on pouvait facilement désigner comme des actes conciliants. Pour moi, il est clair : le territoire concret a parlé ; la carte n’a plus qu’à se taire.
Les conflits de confusion entre contenu et relation ont déjà été abordés. Il est fréquent que les couples par exemple se chamaillent autour d’un point précis de contenu, alors que le grief se situe au niveau de la relation. Ils n’en sont souvent pas conscients, mais, même s’ils en sont conscients cela ne résoudra pas pour autant le conflit, mais le transformera simplement en conflit d’une autre nature.

Par exemple, une simple demande d’information peut toujours être comprise par l’autre comme un ordre ; notre phrase fétiche en témoigne :

LUI : Chérie, où as-tu mis mes pantoufles ?

ELLE : Je ne suis pas ta bonniche !
Nous rencontrons souvent ce type de phrase, et ce type de malentendu dans nos cours.

Ce type de conflit, possède une particularité curieuse qui apparaît quand un tiers montre, de façon indiscutable, que l’un des partenaires a tort, sur le plan du contenu. Le conflit est en apparence résolu, mais en apparence seulement dans la mesure où le conflit contenu ne faisait que cacher un conflit relation plus important, et le partenaire qui a perdu ressent une bizarre impression de rage et dit, comme on a déjà vu : « Tu as gagné, mais tu as tort d’avoir raison, et de toutes façons je t’aurai sur un autre sujet».

C’est pourquoi ce type de conflit peut se prolonger sans fin en s’apparentant à un conflit de type ponctuation ; le jeu n’est jamais fini, car à tout de rôle, un des deux partenaires s’estimant perdant, se doit de jouer encore un coup, pour ne rester sur un échec et perdre la face.
Quand deux personnes dialoguent et que l’un reste au niveau des généralités alors que l’autre ne cesse de donner des exemples, nous voyons très vite arriver un conflit duquel il sera difficile de sortir car ce sera à la fois un conflit de niveau sémantique, un conflit de confusion contenu / relation, et un conflit de territoire… !!!  C’est dans ces cas qu’in tiers peut être utile à condition, bien évidement, qu’il soit orienté stratégique, et que ce ne soit pas un psychanalyste qui ne peut qu’aggraver les situations.

 

f)     Conflits d’objectifs

 

La plupart des interactions poursuivent des buts, et chaque partenaire se fait une idée plus ou moins précise des objectifs de l’autre. Outre qu’il peut se tromper, il se peut que les deux partenaires poursuivent des objectifs incompatibles. L’un peut vouloir négocier pendant que l’autre veut la victoire absolue ; l’un cherche une conciliation, un accord, et l’autre le pouvoir.
Tout se passe comme s’ils n’allaient pas au même endroit, mais qu’ils ne le savaient pas encore. Ce sont des conflits d’itinéraires. On le voit parfois chez les jeunes mariés qui n’ont pas pensé à s’interroger sur l’idée qu’il se faisaient de leur vie future, quand on les voit dans tous les actes de leur vie, avoir des buts différents. Un bon gros conflit d’objectifs peut contenir tous les autres types de conflits en son sein.
La connaissance mutuelle des objectifs de l’autre aplanit facilement ce genre de conflits qui se concluent souvent par la fin de la relation, pour incompatibilité de direction. Mais, pour cheminer ensemble, il est préférable de monter dans le même bus. Alors, autant savoir au départ où conduit le bus.[/socialloker]

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