La querelle entre Grêce et Autriche sur la crise migratoire s’envenime

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http://www.bvoltaire.fr/breves/la-querelle-entre-vienne-et-autriche-sur-la-crise-migratoire-senvenime,241225?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=b15612175e-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-b15612175e-30469153&mc_cid=b15612175e&mc_eid=443cdc6b1

NDLR : ce sujet n’est pas de ma compétence, sauf si j’y trouve des points communs avec les relations entre individus ou groupes. Pour moi, ayant fait quelques années d’études en fac de sociologie et d’ethnologie, j’ai compris depuis longtemps que toutes les civilisations sont respectables et qu’elles possèdent chacune leur propre cohérence à laquelle ses ressortissants croient ferme. A partir de là tout racisme pur et généralisant du type de : « Tous les… sont des … » est stupide. On ne peut pas dire que les civilisations sont inégales en soi, mais on peut préciser en quoi elles sont inégales comme on dira qu’il y a plus de blé dans tel pays que dans tel autre.
Ce que je constate, depuis que journaux et gouvernements se disputent et rivalisent d’incohérences et de décisions irréfléchies sur le problème des migrants, est que l’arrivée en masse d’un grand nombre de personnes n’ayant pas ou peu de points communs dans leurs croyances, philosophies et religions avec nous, ne peut que créer des heurts ; c’est inévitable et normal.  Surtout quand une proportion non négligeable de ces ‘migrants’ sont eux-mêmes assez intolérants pour refuser de s’acclimater à nos façons de respirer l’air. Bref, quoiqu’en disent nos élites qui n’ont d’élites que le nom qu’ils se donnent, on ne peut pas mélanger des gens qui ne se ressemblent pas, sauf si ceux-ci assument une volonté claire de concilier les deux points de vue. Mais cela se traite au niveau interindividuel pas au niveau de la masse, et pas par décrets ni quotas. C’est possible au compte-goutte et en faisant avec le temps.
Mais le plus intéressant dans les événements relatés dans cet article ci-dessous, est que les réactions différentes des pays de l’Europe, montrent à quel point l’Europe n’existe pas en dehors de l’esprit embrumés des nos technocrates autoproclamés qu ont accouché d’un corps monstrueux en oubliant de lui donner un esprit, on aurait dit voici pas longtemps une âme.  Et c’est parce que l’Europe n’est qu’un patchwork de civilisations qui ne se ressemblent que moyennement que chaque pays réagit à sa façon pour préserver son intégrité. C’est pourquoi cette Europe, moribonde avant que d’être adulte, va succomber grâce à ces migrants, en se divisant en sous-ensembles plus homogènes.  Et ce n’est pas plus mal car ça permettra de faire une politique cohérente vis-à-vis de tous les autres vrais problèmes qui se posent à nos gouvernements.

La Grèce a durci le ton vendredi vis-à-vis de l’Autriche sur fond des dissensions sur la crise migratoire, le commissaire européen aux Migrations mettant en garde contre un « désastre » si ces divisions persistent.

Dernière en date d’une série de restrictions aux frontières des pays de la route des Balkans, la Slovénie a annoncé vendredi qu’elle voulait limiter à 580 par jour le nombre de migrants autorisés à transiter par son territoire, ce qui va inévitablement aggraver l’engorgement en Grèce.

Le commissaire européen aux Migrations, Dimitris Avramopoulos, a prévenu que l’Europe irait « au désastre » s’il n’y avait pas « de convergence et une compréhension » lors du sommet extraordinaire UE-Turquie le 7 mars sur la crise migratoire à Bruxelles.

« Tout sera jugé le 7 mars (…) il faut une discussion pour partager la responsabilité entre (les pays membres), une condition pour commencer à trouver une solution au problème », a souligné le commissaire à Delphes, dans le centre de la Grèce, en appelant « à mettre fin à des « actions unilatérales ou bilatérales (…) ».

Vendredi matin, Athènes a refusé de recevoir la ministre autrichienne de l’Intérieur, Johanna Mikl-Leitner, qui souhaitait venir en Grèce pour « expliquer la position autrichienne en détail et directement ».

Le refus grec intervient au lendemain du rappel par Athènes de son ambassadrice à Vienne pour « consultations », en signe de protestation contre la tenue mercredi par l’Autriche d’une réunion des pays des Balkans consacrée à la crise migratoire et dont la Grèce a été exclue.

Les vives tensions entre Athènes et Vienne, ont empoisonné la rencontre jeudi à Bruxelles des ministres de l’Intérieur des pays de l’UE, censée mettre fin à la cacophonie face à l’afflux de migrants qui risque de déclencher une crise humanitaire.

« L’Autriche nous traite comme des ennemis », s’était exclamé le ministre grec de la Politique migratoire Yannis Mouzalas devant ses homologues au cours de cette réunion, selon une source diplomatique.

– Migrants logés sur des ferries –

Athènes reproche à Vienne d’être en amont d’une décision récente prise avec quatre autres pays des Balkans à la mi-février (la Serbie, la Slovénie, la Macédoine et la Croatie) visant à limiter le nombre de migrants « sans papiers » vers ces pays.

Cette décision, qualifiée d’ »unilatérale » par Athènes, a provoqué ces derniers jours un engorgement à la frontière gréco-macédonienne, poussant les autorités grecques à conduire une partie de ces migrants dans les camps d’accueil de Diavata au nord et Schisto près d’Athènes.

Vendredi, 4.000 migrants attendaient à la frontière tandis que seules 100 personnes ont été autorisées à passer en Macédoine à la mi-journée, après 250 pour toute la journée de mercredi, selon la police grecque.

« Jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée à la frontière » gréco-macédonienne, des efforts sont entrepris pour trouver des logements pour les migrants et les réfugiés sur les îles de la mer Egée, principale porte d’entrée en Europe via les côtes proches turques, a indiqué dans la foulée le ministère grec de la Politique d’immigration.

Certains migrants pourraient même temporairement rester à bord de ferries ancrés aux îles, selon le gouvernement.

« Nous essayons de ralentir le flux des migrants (vers la frontière gréco-macédonienne) », a indiqué un communiqué ministériel.

-‘dépôt d’âmes’-

Mercredi, le Premier ministre grec Alexis Tsipras avait menacé de refuser tout accord européen le 7 mars si le fardeau de la crise migratoire « n’(était) pas partagé d’une manière proportionnelle » par les pays membres.

Le flux migratoire ne semble pas se ralentir depuis le début de 2016: plus de 100.000 sont arrivés en Europe, dont la majorité par la Turquie via les îles grecques, selon le HCR.

La plupart de ces réfugiés sont surtout des Syriens et des Afghans, selon la même source.

Outre les personnes noyées en Méditerranée, de nombreuses personnes ont été portés disparues au cours de ce périple migratoire.

Le gouvernement allemand a indiqué vendredi que les autorités ne savaient pas où se trouvent 13% du million de migrants enregistrés en 2015, ceux-ci ne s’étant pas présentés dans les foyers où ils devaient se rendre.

« Les causes possibles (de l’absence de ces migrants) pourraient être par exemple un retour dans le pays d’origine, la poursuite du voyage vers un autre pays ou bien une plongée dans l’illégalité », explique le gouvernement.

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