SG : Si l’on soigne la femme comme l’homme, on la soigne mal

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http://www.leparisien.fr/informations/si-l-on-traite-la-femme-comme-l-homme-on-la-traite-mal-19-07-2014-4011941.php

NDLR : dans la catégorie des applications de la SG à l’analyse des propos de nos contemporains, voici un exemple de plus. D’un coté nous avons les analyses de concepts et entre autres ici le concept hautement nuisible de la parité, et de l’autre les réalités biologiques. Que les femmes réagissent différemment aux médicaments et aux traitements que les hommes c’est un fait, que tout le monde doit être traité de la même façon c’est une croyance. Un raisonement sicentifique devrait faire admettre à tous et à toutes, que le fait doit dominer la croyance, mais il n’en est rien. De plus en plus, au fil des décennies, nos contemporains donnent tort aux faits au nom de leur croyance. C’est de l’obscurantisme et dans le cas cité ici, c’est de plus dangereux. Ne pas reconnaître les différences biologiques, naturelles, entre les hommes et les femmes au nom d’un genre unique, c’est proprement de la bêtise. Pour nous, pratiquants de l’AR il est clair qu’il faut combattre ce genre de bêtise qui va nous ramener tout droit à l’ère préhistorique. Ou alors, au nom de la aortiué il va falloir obliger les hommes à accoucher ou interdire aux femmes de le faire !

Claudine Junien, professeur de génétique à l’Inra

Claudine Junien est en train de créer un groupe de travail commun à l’Académie de médecine et à l’Académie des sciences pour faire reconnaître la nécessité de tenir compte des différences entre les hommes et les femmes.Pourquoi militez-vous pour différencier les sexes ?CLAUDINE JUNIEN. Si l’on veut une vraie parité en santé, la prise en compte des différences biologiques s’impose. Si l’on traite la femme comme l’homme, on la traite mal. Or, que ce soit lors de la recherche sur l’animal ou lors des études cliniques, une étude sur cinq seulement se penche sur la différence de sexe. Pourtant, une molécule efficace pour l’un ne le sera pas — ou différemment — pour l’autre. Conséquence : les effets secondaires des médicaments, quatrième cause de mortalité chez les femmes, les touchent une fois et demie à deux fois plus que les hommes. J’aimerais que l’on mesure un jour ce que cela coûte ! Connaître ces réactions de l’organisme liées au sexe, c’est aussi ouvrir une voie inexploitée pour améliorer et inventer des traitements plus personnalisés.

L’égalité homme-femme n’existe donc pas ?

Ils sont biologiquement différents. C’est une évidence scientifique. La différence se joue au niveau des gènes que portent les chromosomes, XX ou XY, dès l’instant de la conception et avant que les hormones n’interviennent. Toutes les cellules de l’embryon, dès ce stade, ont un sexe et le gardent en mémoire. Cela induira une expression différente des gènes, en combinaison avec l’âge et les interactions avec l’environnement durant toute la vie, dans chacune des 60 000 milliards de cellules de l’organisme.

Et pourquoi n’en tient-on pas compte ?

Il est difficile de sortir des stéréotypes, campés sur la seule influence des hormones ou l’idée que la différence homme-femme ne serait que culturelle. Prenez le cas du somnifère Zolpidem (Stilnox). On sait depuis 1992 qu’il reste deux fois plus longtemps dans le sang chez les femmes. Mais lorsque, il y a un an, les autorités de santé américaines ont conseillé de réduire la posologie de moitié pour elles et que le labo a proposé des boîtes différentes (roses ou bleues) selon le sexe, cela a soulevé un tollé, notamment des féministes qui criaient à la discrimination.

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