SG et AR, exemple 3 : Les recruteurs formés à la non-discrimination, de Charles ROUVIER

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http://www.bvoltaire.fr/charlesrouvier/dorenavant-les-recruteurs-dentreprise-seront-formes-a-la-non-discrimination,268118?mc_cid=4c2c05a10a&mc_eid=443cdc6b1f

NDLR / quand on vous dit que les généralisations sont partout et que l’AR permet de les débusquer. Ici nous avons un concept général qui est représenté par le terme ‘discrimination‘ qui ne veut rien dire en soi comme tous les termes généraux pouvant s’appliquer dans un nombre tellement grand de cas, de situations, aussi bien dans nos vies personnelles que professionnelles, et bien sûr aussi dans les lois qui sont elles-mêmes de type : injonctions générales. Discriminer c’est faire des différences dans nos observations et dans les façons dont nous traitons les autres, donc nous discriminons tous et tout le temps. Si je préfère mon épouse à celle de mon copain Michel, je discrimine, si je choisis tel partenaire pour me seconder et non pas tel autre je discrimine, si je préfère une jolie fille pour tenir un stand dans un salon, à la mocheté à moustaches qui s’est aussi présentée (et oui ce n’est pas de sa faute, mais…), je discrimine…etc.
La discrimination est partout, la discrimination c’est la vie. Et le bon Dieu, si tant est qu’il existe, n’a fait que ça, sinon je n’aurai pas autant de maladies alors que mon cousin se porte comme un charme à presque 100 ans, je ne serai pas aussi moche alors que l’imbécile qui habite à côté de chez moi est beau comme un Dieu…
Alors recruter c’est discriminer comme le dit Charles ROUVIER dans ce texte.  Je ne sais pas quelle sera la teneur de cette nouvelle loi si elle passe, mais si les termes sont : ne pas discriminer« , elle est comme les autres, inapplicable, car il faut préciser dans quels cas. Et si les termes sont : on doit choisir de préférence des personnes de telle ou telle catégorie pour un poste donné, même si elles sont moins compétentes, alors elle est injuste.

Les recruteurs d’entreprises devront suivre, au minimum tous les cinq ans, une formation à la non-discrimination. C’est ce que prévoit, maintenant, la loi « Égalité et itoyenneté », grâce à un amendement voté vendredi dernier à l’Assemblée nationale.

L’empire de l’absurde s’étend toujours plus : ceux dont le métier est de discriminer (les paresseux des travailleurs, les intelligents des idiots, les rapides des lents, les compétents des incompétents) seront formés à ne pas discriminer. Et pas qu’une fois : tout les cinq ans ! Pourquoi tous les cinq ans ? Mystère, mais il est permis de supputer, comme on dit. Peut-être les socialistes comptent-ils créer à chaque législature de nouvelles minorités protégées, et donc de nouvelles catégories d’électeurs qui verront dans leur privilège un motif de gratitude. Un peu comme on fait, chaque année, une promotion de Légions d’honneur. Soyons-en sûrs : les émirs du Qatar seront tôt ou tard sur la liste des minorités opprimées.

Si l’objectif était louable en soi, pour peu qu’on lui donne crédit, ce ne serait pas aussi préoccupant. Mais, selon les propres termes des partisans de cette loi, l’objectif n’est pas d’assurer l’égalité mais de favoriser les minorités au détriment des autres. C’est même pour cela qu’ils ont renoncé à rendre le CV anonyme obligatoire : s’il est anonyme, comment pourra-t-on fermer la porte au mâle blanc catholique, donc raciste ? Bah oui, faut réfléchir aussi et surtout être cohérent – il en va quand même de l’égalité !

On plaisante, on plaisante, mais l’heure est grave. À nouveau, la puissance publique est détournée pour l’application d’un programme idéologique. Les socialistes, au prétexte usé jusqu’à la corde et dont plus personne n’est dupe, d’ailleurs, de réduire « les injustices », instaurent la mise sous tutelle des consciences. Il ne suffit pas de punir par des peines toujours plus lourdes des actes toujours plus équivoques et vaguement définis de discrimination, il faut étouffer dans l’œuf, c’est-à-dire dans le cerveau, toute idée non conforme à leurs obsessions.

La répression et l’endoctrinement, les deux bras avec lesquels la gauche construit ses chimères depuis toujours, se renforcent ainsi l’un l’autre. Cette disposition, comme tant d’autres du même genre, trahit le rapprochement du socialisme avec les pires révolutions qui lui ont donné naissance, là où tout le monde est présumé coupable de sentiments divergents et où tout le monde doit être rééduqué. Pas de droit, pas de liberté, pas de propriété, pas de nature. La seule loi qu’il connaît est la loi des suspects.

Une leçon à tirer : cette loi est un aveu. Manifestement, les socialistes français – comme naguère ceux de Russie et, aujourd’hui, ceux de Chine – sont parfaitement conscients qu’un individu libre ne peut adhérer volontairement à leurs thèses et qu’il faudra l’y forcer. Le libre arbitre, c’est bon pour Dieu, eux, ils sont au-dessus de ça. Eux, ils sont « ingénieurs des âmes », des ingénieurs qui doivent produire des hommes nouveaux comme c’est leur rêve depuis toujours, produire, construire des esprits à mesure du crible doctrinaire. Tout cela au rythme d’un plan quinquennal d’un genre nouveau.

Une question à se poser : sommes-nous toujours des hommes libres ?

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