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Archive for the ‘L’analyse sémantique’ Category

Pour son livre, Nicolas Sarkozy a-t-il eu recours à un nègre ?

http://www.planet.fr/politique-pour-son-livre-nicolas-sarkozy-a-t-il-eu-recours-a-un-negre.1025926.29334.html?xtor=ES-1-1025011[Planet-a-la-Une]-20160226

NDLR : il est en effet facile de savoir si un auteur a eu recours à un nègre (au fait que font nos censeurs empêcheurs de penser en rond, quand vont-ils interdire ce mot même dans les cas de littérature, un nègre littéraire ça sent bon l’esclavage). J’ai moi-même eu cette chance d’écrire pour des gens qui  n’avaient souvent ni idées, ni style ni le temps pour ça. Et j’ai aussi eu deux fois le plaisir d’analyser (à l’époque sans ordinateur !) des livres de Valéry Giscard d’Estaing. Le livre « Démocratie Française » a été le premier et nous avons démontré que trois chapitres n’étaient pas de l’auteur : syntaxe différente, longueur des phrases, redondance… et plus tard dans « Deux français sur trois » à la demande d’un feu journal, nous avons pu montrer que le chapitre 9 n’est pas de lui mais « le mystère du chapitre 9 ! » comme voulait intituler l’article le patron de ce journal, n’a jamais été résolu. Les résultats ont été publiés dans la revue « Communication et Langage ».
Nos méthodes d’analyse sémantique ont pu créer ainsi des indices de mensonge assez fiables. A noter que nos Gouvernements sont dotés de ce genre d’outils mais ne s’en vantent pas. Pas de quoi devenir racistes mais sans les nègres nos politiciens de profession n’auraient à ce jour pas écrit grand chose. Ce n’est pas une pratique honteuse pour autant : les nègres en littérature sont comme les apprentis de nos grands peintres.

Une entreprise suisse, qui a élaboré un logiciel censé détecter le recours à d’autres mains pour écrire un livre, a passé au crible celui du président de la République.

L’ancien président de la République a-t-il écrit tout seul son livre, La France pour la vie, devenu un best-seller en librairie ?

C’est en tout cas ce qu’a essayé de savoir une entreprise suisse romande, OrphAnalytics, qui a élaboré un logiciel censé détecter les auteurs qui recourent à des nègres littéraires, comme le rapporte le Huffington Post, reprenant une information de la radio-télévision suisse RTS.

Le logiciel, élaboré au départ pour détecter les cas de triches chez les étudiants, a donc passé au crible le dernier livre de Nicolas Sarkozy, et des plus anciens, mais aussi ceux de François Bayrou. Et si le second a passé les tests sans encombre, ce n’est pas le cas du premier.

Trois empreintes stylistiques détectées chez Nicolas Sarkozy

En effet, dans trois livres du président des Républicains, la biographie de Georges Mandel (1994), Les Lettres de mon château (1995) et La France pour la vie (2016), le logiciel a détecté trois empreintes stylistiques différentes pour ces trois ouvrages

Comment fonctionne ce logiciel ? Un algorithme découpe le texte en séquences afin d’identifier statistiquement « l’empreinte stylistique » de son auteur, c’est-à-dire ses tournures de phrases, le vocabulaire courant, etc. Il suffit ensuite de comparer cette carte linguistique à celles d’autres textes du même rédacteur pour s’assurer qu’elles correspondent.

Cependant, son concepteur reconnaît que le logiciel « n’est pas infaillible » et n’émet pas de conclusion définitive à l’égard de Nicolas Sarkozy.

La meilleure technique pour détecter un mensonge

http://www.medisite.fr/a-la-une-la-meilleure-technique-pour-detecter-un-mensonge.974908.2035.html?xtor=EPR-56-958794[Medisite-Info-Sante]-20151130

 NDLR : depuis des décennies des troupeaux de consultants, formateurs, coachs et compagnie répètent à l’envie que le langage non-verbal (les gestes, mimiques…etc) est plus important que le langage verbal (les mots bien sûr…). Un certain Mehrabian est à l’origine de cette fable, qu’il a lui-même reconnue telle par la suite. Comme quoi on peut être cultivé et être un mouton de Panurge, ma concierge est plus fine que cela car elle se méfie de tout ce qu’elle entend et éprouve le besoin d’aller tout vérifier en interrogeant tout le quartier ! Je vous prépare un long article sur ce sujet pour bientôt, ne le manquez pas. Juste pour résumer : à part dans certains cas, le langage est plus significatif et véhicule plus de nuances que tout autre forme de communication. Encore une fois : ne pas généraliser.

Essayer de décrypter les gestes d’une personne pour savoir si elle ment serais une perte de temps. Selon les chercheurs de l’université de Sussex (Royaume-Uni), il faut essayer de les piéger à leur propre jeu. Comment ? En posant de nombreuses questions ouvertes afin que la personne s’emmêle dans ses mensonges et vous permettre de déceler les failles. Par exemple, si quelqu’un prétend travailler en tant que trader à la bourse de Paris, il faut lui demander : « quel bus il/elle prend pour se rendre au travail le matin », « en quoi consiste ses activités professionnelles » etc… Des petits détails facilement vérifiables afin de savoir si il ou elle ment.

Efficace dans 70% des cas

Pour en arriver à cette technique, les chercheurs l’ont testé sur 1000 passagers dans une salle d’attente d’aéroport. Selon leur résultat, ils ont été capables de détecter une personne qu ment dans 70% des cas. Après avoir interrogé les mêmes personnes en utilisant la technique qui consiste à analyser les gestes qui pourraient trahir un stress ou une confusion éventuelle, ils en ont conclu que la technique des questions était 20 fois plus efficace. A vous de jouer maintenant.
En savoir plus sur http://www.medisite.fr//a-la-une-la-meilleure-technique-pour-detecter-un-mensonge.974908.2035.html?xtor=EPR-56-958794[Medisite-Info-Sante]-20151130#zZ7JuE3F0DwbWKyp.99

Naissance et vie de l’Analyse Relationnelle, de 1973 à nos jours… vu par son créateur

On m’a souvent demandé dans les entreprises où j’ai sévi pendant presque quarante ans, comment j’avais eu l’idée de la méthode. Et, comme fondamentalement je n’en sais rien, je me contentais de raconter comment cela s’est produit.

On va faire court.
Très jeune je me suis intéressé au fonctionnement des relations entre les gens, j’essayais de comprendre pourquoi mes parents et leurs a amis avaient tel ou tel comportement… mais je n’avais pas encore les mots pour formaliser tout ça.
Alors, j’ai fait des études, plein d’études, et comme j’étais un peu surdoué à l’époque (hélas ça m’a quitté !), j’ai franchi l’école primaire et secondaire au pas de course et en avance sur mes camarades, puis j’ai étudié en fac.., en dilettante. J’ai acquis cinq licences : lettres modernes, Espagnol, Linguistique, Sociologie et Ethnologie, plus quelques bribes d’autres disciplines plus scientifiques telles que l’informatique.
Tout ça tout en travaillant dans l’enseignement où je faisais de remplacements en anglais, espagnol et littérature et aussi déjà dans des cabinets d’études marketing et agences de publicité où j’ai rencontré le monde des entreprises.

Mon expérience du monde des affaires s’est violemment heurtée à ce que j’avais appris au cours de mes études : pour moi, il était clair que leurs méthodes d’études et de marketing, basées sur la sociologie et la psychologie, n’avaient aucune valeur scientifique : ils n’avaient intégré aucun des éléments de savoir et de compréhension que j’avais appris. Le monde des entreprises était en retard sur les découvertes récentes en communication et les donneurs d’ordre continuaient à engraisser des charlatans qui vendaient des études de motivation avec des outils de psychosociologie.
Un jour j’ai assisté à la remise d’étude d’un cabinet qui avait été payé fort cher pour développer des  produits d’assurance, dans laquelle ledit cabinet, avec force mots abstraits et pompeux, a divulgué au client ce grand secret : la motivation des gens qui souscrivent des contrats d’assurance est le besoin de sécurité. Ce que n’importe quel idiot aurait pu dire gratuitement.

Ce fut peut-être la fameuse goutte d’eau qui m’a décidé à sauter le pas : me mettre à mon compte à vingt ans. Et proposer aux entreprises des études marketing, qui ne soient pas inspiré de la psychologie (que j’avais prise en horreur dans son utilisation mercantile), mais qui seraient directement issues des méthodes utilisées en ethnologie, en informatique,  des méthodes d’observations et sémantiques. Read the rest of this entry »

Faire changer quelqu’un d’avis en 10 minutes !

Définitions de l’entretien dirigé ou entretien d’influence

Oui, c’est possible et nous dévoilerons très bientôt quelques points de cette méthode qui s’apprend rapidement.

Mais, avant d’étudier un sujet, quel qu’il soit, on oublie trop souvent de donner une définition précise de ce sujet, de tracer un périmètre du problème que l’on va traiter.
Alors quels peuvent être les différents sens du mot « entretien » ? Et quelle est la place de l’entretien d’influence au sein de ces différentes sortes d’entretien ?

J’en vois au moins QUATRE :
1. Avec nos amis, nous nous entretenons souvent de choses et d’autres comme on dit. On se raconte nos vacances, les soucis du bureau, la dernière dent de la petite, la beauté de nos copines… et quelques milliers d’autres sujets que personne ne semble avoir eu le courage de recenser. Ce sont des conversations à bâtons rompus où l’on passe, sans même s’en rendre compte, d’un sujet à un autre. Ces entretiens semblent ne pas avoir de règles bien définies, bien que des chercheurs tels que Catherine KERBRAT-ORECCHIONI (« La conversation », Mémo Seuil, 1996) ont su montrer qu’il n’en est rien et que chaque conversation, même la plus anodine avec nos amis, abrite une foule de règles toutes aussi peu conscientes les unes que les autres. Mais ce n’est pas le sujet ici.

2. Il ya aussi les Entretiens entre savants, experts et sommités de toutes sortes, comme on dit par exemples : les Entretiens de Bichat, les Entretiens du G20…
3. Il y a encore les entretiens quand on veut savoir ce que pensent les gens d’un sujet. Très usités en marketing, nous interviewons des personnes en leur demandant comment ils voient et ce qu’elles pensent de telle ou telle entreprise, de tel ou tel produit ; ensuite ces entretiens sont analysés afin d’aboutir à une conclusion et à des recommandations  pour le client. Dans ce cas les entretiens doivent suivre des protocoles bien définis. Généralement on conseille aux interviewers de rester neutre, de ne poser que des questions ouvertes afin de ne pas induire chez la personne interrogée des opinions qu’elle n’a pas, ou des mots qu’elle n’aurait pas prononcés si on ne les avait pas prononcés avant. En fait la qualité des informations recueillies au cours de ce type d’entretien dépend de la qualité du questionnaire et de la personne qui interroge. Read the rest of this entry »

Eléments d’analyse sémantique à trois niveaux (théorie)

Une analyse sémantique ou analyse de langage, utile pour comprendre comment fonctionnent les gens, et surtout les clients d’une entreprise se situe à trois niveaux sur le plan technique.

Niveau 1 : l’analyse LEXICALE

Si l’on part du niveau le plus fin, on trouve d’abord les MOTS (les linguistes parlent de morphème pour désigner l’élément signifiant le plus fin).
Les MOTS ou EXPRESSIONS (ensemble de mots inséparables, tels que : « président de la République ») constituent le LEXIQUE.

Niveau 2 : l’analyse THÉMATIQUE

Puis, les mots sont regroupés en THÈMES. Il existe mille façons de définir un thème. On peut dire que le thème regroupe un ensemble de mots, plus ou moins synonymes.
En linguistique, on remarquera que les mots d’un même thème peuvent se retrouver dans le même contexte syntaxique.
Par exemple, tous les termes formant le thème « animaux de la ferme », pourront se trouver au même endroit des phrases : « La fermière donne à manger… (au coq, au lapin, à la poule…) »
Regrouper les mots en thèmes, est un choix humain, toujours un peu subjectif, toujours un peu arbitraire.
Pour notre part, nous avons trouvé un moyen pour créer des thèmes de façon objective, bien que cette méthode soit assez complexe et longue.

Niveau 3 : l’analyse SYNTAXIQUE

Les mots ou les thèmes n’ont de sens qu’une fois assemblés au sein de phrases concrètes.
Avec un lexique de 800 mots, regroupés en une centaine de thèmes, on peut, théoriquement, construire des millions de phrases possibles. En pratique, les lois de la grammaire, ainsi que les contraintes contextuelles, font que les phrases-clés ne se comptent que par centaines.
L’analyse syntaxique donne ce qu’on appelle les co-occurences de mots et de thèmes, soit les mots ou thèmes qui ont l’habitude de se trouver dans les mêmes phrases. Ces co-occurrences sont souvent représentés par des graphes syntaxiques, vrais résumés du discours des personnes interrogées.

L’analyse sémantique possède son site dédié : http://analysesemantique.com/