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Archive for the ‘Le jeu Polemios’ Category

Peut-on faire changer d’avis une personne sans jamais lui donner tort ? Et comment ?

Bien sûr la réponse à cette question est : Oui, puisque nous le faisons régulièrement et que des milliers de stagiaires, commerciaux pour la plupart, ont appris la technique.

Le modèle est un jeu en ligne, d’aucuns disent un serious game, dans lequel les joueurs sont invités à défendre par écrit, des points de vue qui sont les leurs ou non, à l’aide de 27 cartes appelées stratagèmes, et le gagnant est celui qui utilisera le moins les méthodes classiques d’argumentation qui sont plutôt inefficaces.
Pour échouer dans l’objectif de convaincre quelqu’un, la recette est simple : il suffit de lui demander de changer d’avis, et si ça ne marche pas, il suffit d’insister pour que la situation s’aggrave : l’autre campe sur ses positions, et, de plus, acquiert de vous une opinion catastrophique.
Vous perdez sur les deux tableaux !

Au lieu de cela, le jeu Polemios ne donne jamais tort à l’autre ; il suffit qu’un joueur écrive : « Tu as tort » ou « Je vais te (de-)montrer pourquoi j’ai raison » pour qu’il perde la partie aussitôt. Et même s’il dit : « Tu as raison mais… », ce qui équivaut à dire « Tu as raison mais tu as tort », la partie s’arrête aussitôt.
Ce jeu est enseigné dans nos stages depuis plusieurs décennies, mais depuis 2010, il est autonomisé, et peut s’apprendre en dehors de tout autre apprentissage.

Pour en savoir plus, le mieux est d’aller visionner la vidéo sur Youtube qui monte comment marche le jeu, comment on peut apprendre la technique et comment on peut devenir un champion dans l’art de faire faire changer d’avis les autres sans les forcer, et sans argumenter par les moyens classiques.
Voici l’adresse de cette vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=k7008v_U_Hg

Et si vous êtes tenté par l’envie de jouer avec des amis, car on apprend en jouant, venez vous inscrire sur le site, et nous vous offrons la possibilité  jouer autant de parties que vous le désirez pendant un mois.
Il suffit de venir remplir le formulaire sur la page suivante :
http://polemios.com

Bons jeux et bienvenue dans notre groupe.

Manipulation de l’opinion sur Internet : le Pentagone, via la DARPA, a réalisé des expériences psychologiques pour manipuler les utilisateurs de Facebook par leurs émotions – Juillet 2014

NDLR : notre position en matière de manipulation est connue des lecteurs de ce blog : tout le monde manipule tout le monde, ce qui fait que tout le monde est manipulé, et que la manipulation devrait être apprise à l’école car, si tout le monde sait comment ça marche, si tout le monde sait faire, alors plus personne ne pourra être manipulé. Mais les utopistes de tout poil qui voient le Bien même dans les Kalachnikov des talibans, ne pourront jamais comprendre ça.

http://www.agoravox.tv/actualites/medias/article/manipulation-de-l-opinion-sur-46201

 

Cette vidéo est une capsule de la chaîne Russia Today révélant des expérience réalisées par la DARPA ne vue de contrer une opinion répandue sur les réseaux sociaux.

L’affaire :

Sans le savoir, près de 700 000 utilisateurs anglophones de Facebook ont été « manipulés » par le réseau social, associé à des scientifiques, pour voir si les émotions exprimées par leurs contacts influençaient leur humeur.

Cette recherche, menée pendant une semaine, du 11 au 18 janvier 2012 par Facebook et des scientifiques des universités Cornell et de Californie à San Francisco, portait sur la « contagion émotionnelle ».

Les flux d’actualité de 689 003 personnes, choisies au hasard, ont ainsi été modifiés pour faire apparaître soit davantage de messages positifs, soit davantage de messages négatifs. Et les messages postés par les utilisateurs « surveillés » étaient ensuite décryptés pour savoir s’ils étaient influencés par l’humeur ambiante.

L’étude, publiée dans la revue scientifique américaine Comptes rendus de l’Académie nationale des sciences (PNAS) le 17 juin, a constaté que les utilisateurs ciblés commençaient à utiliser davantage de mots négatifs ou positifs selon l’ampleur des contenus auxquels ils avaient été « exposés ».

« Les états émotionnels sont communicatifs et peuvent se transmettre par un phénomène de contagion, conduisant les autres personnes à ressentir les mêmes émotions sans en être conscientes. »

Selon les auteurs, «  ces résultats montrent la réalité d’une contagion émotionnelle de masse via les réseaux sociaux  » – l’effet constaté reste cependant relativement limité. D’autres recherches se sont déjà penchées sur ce phénomène, mais cette étude est unique au sens où ses auteurs « ont manipulé », selon leurs propres mots, les données. Ils ont d’ailleurs pris soin de souligner que la recherche était «  compatible avec la politique d’utilisation des données à laquelle tous les utilisateurs doivent souscrire en créant un compte Facebook  ». Read the rest of this entry »

Tous nos produits en affiliation !

L’Analyse Relationnelle est notre méthode ; elle existe depuis plus de quarante ans et a été implantés dans un grand nombre d’entreprises depuis.

Elle est maintenant disponible aux particuliers aussi bien qu’aux entreprises, sous la forme de stages, de livres, e-books, serious game… et diverses opérations concrètes. La plupart des éléments théoriques et textuels se trouvent dans ce blog, mais si vous voulez voir les affiliations que nous proposons et que vous êtes intéressés à devenir affilié, alors allez visiter notre site des affiliations :

Nous vous conseillons particulièrement d’examiner le mini-stage appelé entretien dirigé ou entretien d’influence qui vous apprend rapidement et simplement à faire changer d’avis les gens en moins de 15 minutes. C’est la meilleure porte d’entrée pour commencer à comprendre la méthode.

influencer, faire changer d'avis, persuader

Très riche en apprentissage, accompagné d’un animateur de l’AR, vous progressez rapidement dans cette technique utile au quotidien. Pour une mise de fond modeste de 60 € (jusqu’au 31 décembre 2012) vous recevez 30 € de commission chaque fois que vous nous apportez un nouveau stagiaire.

Faire changer quelqu’un d’avis en 10 minutes !

Définitions de l’entretien dirigé ou entretien d’influence

Oui, c’est possible et nous dévoilerons très bientôt quelques points de cette méthode qui s’apprend rapidement.

Mais, avant d’étudier un sujet, quel qu’il soit, on oublie trop souvent de donner une définition précise de ce sujet, de tracer un périmètre du problème que l’on va traiter.
Alors quels peuvent être les différents sens du mot « entretien » ? Et quelle est la place de l’entretien d’influence au sein de ces différentes sortes d’entretien ?

J’en vois au moins QUATRE :
1. Avec nos amis, nous nous entretenons souvent de choses et d’autres comme on dit. On se raconte nos vacances, les soucis du bureau, la dernière dent de la petite, la beauté de nos copines… et quelques milliers d’autres sujets que personne ne semble avoir eu le courage de recenser. Ce sont des conversations à bâtons rompus où l’on passe, sans même s’en rendre compte, d’un sujet à un autre. Ces entretiens semblent ne pas avoir de règles bien définies, bien que des chercheurs tels que Catherine KERBRAT-ORECCHIONI (« La conversation », Mémo Seuil, 1996) ont su montrer qu’il n’en est rien et que chaque conversation, même la plus anodine avec nos amis, abrite une foule de règles toutes aussi peu conscientes les unes que les autres. Mais ce n’est pas le sujet ici.

2. Il ya aussi les Entretiens entre savants, experts et sommités de toutes sortes, comme on dit par exemples : les Entretiens de Bichat, les Entretiens du G20…
3. Il y a encore les entretiens quand on veut savoir ce que pensent les gens d’un sujet. Très usités en marketing, nous interviewons des personnes en leur demandant comment ils voient et ce qu’elles pensent de telle ou telle entreprise, de tel ou tel produit ; ensuite ces entretiens sont analysés afin d’aboutir à une conclusion et à des recommandations  pour le client. Dans ce cas les entretiens doivent suivre des protocoles bien définis. Généralement on conseille aux interviewers de rester neutre, de ne poser que des questions ouvertes afin de ne pas induire chez la personne interrogée des opinions qu’elle n’a pas, ou des mots qu’elle n’aurait pas prononcés si on ne les avait pas prononcés avant. En fait la qualité des informations recueillies au cours de ce type d’entretien dépend de la qualité du questionnaire et de la personne qui interroge. Read the rest of this entry »

Guide de l’influence

Amélie NEBIA dans http://www.e-marketing.fr/Marketing-Magazine/Article/Le-jeu-subtil-du-marketing-d-influence-41769-1.htm

dit :

Au-delà de la communication, ce qui restera, c’est l’influence, se plaît à rappeler l’organisateur du Hub Forum, Vincent DucreyAuteur du Guide de l’influence aux éditions Eyrolles et conseiller internet de l’Elysée. .C’est bien le digital qui donne ses lettres de noblesse au mécanisme, car la transparence du Web ne peut flirter avec l’obscur. Investir le champ digital est moins une question de ROI que de «RONI», pour «retour sur non investissement» », confirme-t-il à destination de ceux, encore très nombreux, qui n’ont pas pris le virage de la Toile. Tout en ajoutant « Le buzz est mort, vive l’influence! » Car, à ses yeux, buzzer n’équivaut pas à influencer

Du management à Polemios … Jean-Michel ROLLAND

 Depuis plus de 25 ans, j’interviens en tant que consultant-formateur dans les entreprises et enseignant-chercheur dans les écoles de commerce et d’ingénieurs sur les thèmes centrés sur le management de proximité et à distance pour les Hommes, les Équipes et les Projets.
Un point commun dans toutes mes interventions :
Comment réussir à convaincre son interlocuteur ?
Si l’autorité hiérarchique facilite la communication de celui qui a le pouvoir au moment de l’échange d’informations, souvent, rien n’est réglé en termes de sens et de motivation lors du passage à l’action pour celui qui a subi la logique du système. Communiquer une décision demande naturellement des explications, motiver quelqu’un implique de mieux comprendre le point de vue de l’autre pour lui transférer l’énergie pour agir dans le sens commun, conduire un changement impose au manager soucieux des autres, de convaincre positivement les personnes concernées et impliquées des avantages à trouver dans le futur … Je pourrai continuer longtemps à décrire des actions de manager, qui induisent une communication pour faire changer d’avis avec une attitude positive dans une stratégie gagnant-gagnant.
Non, ce n’est pas utopique 🙂 Que je sois amené à former et/ou coacher des managers, des négociateurs ou tout acteur communicant, le moment où chacun essaie de convaincre l’autre est crucial et le résultat attendu ne doit pas être lié, de mon point de vue, à la non écoute de l’autre, à de la manipulation négative et/ou à un abus de pouvoir.
Que nous apporte Polemios ?
Formateur et utilisateur de méthodes et outils tels que la Programmation Neuro Linguistique et l’Analyse Transactionnelle, il me manquait un outil, simple et efficace pour aider mes clients à mieux comprendre comment se déroule une communication pour convaincre, pour connaître les pièges à éviter lors de la confrontation, pour appréhender les logiques du discours à adopter, pour apprécier les différents modèles de questionnement et leurs conséquences et pour savoir conclure positivement.
Enfin, quoi de mieux que le jeu pour découvrir les arcanes de la communication dans le contexte de vouloir convaincre l’autre et l’amener à changer d’avis ? Un sujet à débattre, des cartes questions et postures et à vous de jouer ! Je reste à votre disposition pour échanger avec vous et mettre en relation votre problématique et vos solutions adaptées. A bientôt.

Jean-Michel ROLLAND
http://jm-rolland.fr/

Nos stratégies d’influence et le jeu POLEMIOS

Vous êtes intéressé par l’idée d’augmenter votre pouvoir de persuasion, d’avoir plus d’influence sur les gens qui vous entourent, de bien connaitre les techniques de persuasion et de les utiliser, de réussir plus souvent faire changer d’avis ou de comportements vos relations sans pour autant vous fâcher avec eux, dans ce cas notre groupe peut vous proposer de vous apprendre cela.
Mais aussi de venir étudier avec nous les stratégies d »influence et de publier des dossiers, des e-books ou de livres papier sur ces sujets.

Ce serious game, accompagné de son manuel et de son paquet de cartes (en option), vous donnera une plus grande aisance relationnelle et une maîtrise parfaite de vos relations.

D’une façon plus générale, les techniques d’influence, de persuasion et de manipulation vous intéresse : alors vous êtes à la bonne adresse car ce sont les thèmes de nos recherches, de nos livres, stages, et de nos deux newsletters.

La première chose à faire tout de suite est de vous inscrire à notre newsletter sur ce site  (menu de droite) et vous recevrez immédiatement en cadeau de bienvenue notre e-book gratuit de 120 pages  « Changer de vie grâce à l’Analyse Relationnelle« .

Et en cadeau bonus : vous pourrez le vendre au tarif de 7 € en vous affiliant. (Nous vous indiquons comment faire dans les premières pages de ce livre.

Ensuite, vous avez plusieurs choix devant vous :
– acquérir ce jeu (avec le jeu de cartes ou non), et apprendre à jouer dans des groupes de débutants,
– demander à devenir affilié de l’ensemble de nos produits et services et gagner au minimum 50 % des prix de vente de nos formules,
– ou plus simplement rester à l’écoute et recevoir nos articles, nos nouvelles recherches, nos textes et améliorations qui ne figureront pas sur notre site central en vous abonnant à nos newsletters ci-dessous. Vous deviendrez alors un nouveau membre de notre communauté de joueurs et de personnes intéressées par le sujet, le jeu, et comment acquérir ces savoir-faire précieux.

Pour rester au courant, outre le fait de vous abonner à la LETTRE de l’AR et de Polemios, nous vous accueillerons sur notre site qui liste nos actions et affiliations  : http://strategies-et-influence.com/

La carte qui tue : je ne suis pas d’accord

Le logo du jeu Polemios jeu de carte

« Je ne suis pas d’accord » ou « Vous avez tort »

C’est la carte qui tue : si un joueur, une seule fois pendant le jeu, prononce une des phrases du type « Tu as tort », « Je ne suis pas d’accord avec toi »…. le jeu s’arrête immédiatement et le joueur a perdu.
C’est plus difficile à respecter qu’on le croit, car il faut se surveiller en permanence et bien réfléchir à la façon dont on reprend la parole.
Le jeu POLEMIOS® doit amener l’autre à partager le plus possible nos idées, et pour cela on doit comment par épouser ses opinions pour les modifier jusqu’à ce qu’elles ressemblent aux nôtres.
Il faut utiliser des phrases telles que : « Sur ce plan je suis bien d’accord avec toi, j’apporterais toutefois une nuance… »

Donc toutes les formulations du type : « Oui… mais... » sont à proscrire car c’est encore une façon de donner tort à l’autre, de le contrer et le contredire… et ce n’est pas du Polemios.
Donner raison à l’autre est fondamental dans POLEMIOS® ; c’est très efficace car cela contribue à ce que notre adversaire baisse sa garde.

Les règles du jeu POLEMIOS et POLEMIOS Junior

Polemios Junior

Tout d’abord nous conseillerons aux joueurs débutants qui ne veulent pas tout de suite investir dans un jeu de cartes et un stage
d’apprentissage, de s’inscrire sur le site de Polemios Junior et de jouer des parties avec les amis déjà inscrits
(il est d’ailleurs fortement conseillé de s’inscrire à deux avec un ami pour pouvoir jouer tout de suite).
Ensuite si vous vous apercevez que les résultats que vous obtenez sont intéressants mais insuffisants et que vous souhaitez
aller plus loin, vous avez le choix entre :
– continuer à jouer à Polemios Junior en demandant un tutorat d’un animateur ou
– aller tout de suite commander un jeu de cartes, accompagné de son manuel et de son stage d’initiation.

Les renseignements ci-dessous concerne le jeu de cartes.

Il existe différentes façons de jouer au jeu POLEMIOS® selon :
– le niveau du joueur,
– le contexte du jeu,
– l’entourage des joueurs

Le matériel du jeu et ses annexes

Tout d’abord le matériel du jeu.
Il se compose de :
– 100 cartes de situations polémiques de la vie ordinaire,
– 3 cartes obligatoires et 2 cartes interdites,
– 18 cartes de stratagèmes (par joueur) graduées en deux niveaux : niveau débutant et niveau aguerri
soit un total de : 121 cartes + 21 cartes à distribuer à l’adversaire.

Le nombre de joueurs

POLEMIOS® peut se jouer à un seul joueur ou à deux ou à plusieurs.

Le jeu seul

Le jeu seul permet aux débutants de se familiariser avec les stratagèmes. Il peut se jouer n’importe où entre amis, dans la rue, au bureau… sans que les autres sachent qu’il s’agit d’un jeu.
Le joueur joue dans sa tête bien entendu.
Le joueur choisit un sujet de polémique ou en invente un nouveau en rapport avec la situation qu’il va vivre.
Selon le niveau qu’il a atteint il décide de jouer, soit seulement avec les 5 cartes obligatoires et interdites, soit avec les 9 stratagèmes du jeu simplifié, soit carrément avec l’ensemble des cartes.
Le jeu seul peut se pratiquer tous les jours, c’est en quelque sorte comme faire ses gammes pour un musicien.

Le jeu à deux (ou plus)

C’est la façon la plus fréquente de jouer à POLEMIOS®
Avant de jouer avec un adversaire ou plutôt un partenaire, il convient de bien définir les conditions du jeu, préalablement selon deux critères : le niveau des deux joueurs, l’objectif du jeu.

 

Le niveau des joueurs.
Quand les deux joueurs sont de même niveau, pas de problème : ils jouent avec le même nombre de cartes.
Mais quand ils ne sont pas de même niveau, il faut que le joueur le plus fort accepte de joueur quelques parties au niveau de l’autre joueur. Comme aux échecs, où le plus fort accepte de sacrifier une pièce plus ou moins importante avant de commencer, le joueur le plus fort de POLEMIOS® doit descendre au niveau de l’autre pour que la partie ne soit pas inégale.

Définir les règles et les paramètres
Les règles d’une partie sont les suivantes:
– la partie ne doit pas dépasser 30 minutes,
– chaque joueur prend 5 minutes pour réfléchir aux arguments qu’il va avancer et pour préciser sa pensée,
– la partie se termine quand un joueur a épuisé ses arguments.

Rien n’empêche que, pour des raisons d’efficacité du jeu, les joueurs ne changent ces paramètres ; ainsi :
-on peut changer la durée de la partie,
– on peut changer le temps de réflexion avant de commencer,
– on peut inventer de nouveaux sujets de polémique,
– on peut décider que la partie se termine selon d’autres critères, tels que : toutes les cartes d’un joueur ont été jouées , ou le temps maximum s’est écoulé…

Le début de partie se décompose ainsi :
1) Un joueur tire au sort un sujet de polémique et choisit sa position par rapport à ce sujet, le deuxième joueur étant alors obligé de choisir la position inverse, même si ce n’est pas son avis.
2) Chaque joueur prend 5 minutes pour noter comment il va argumenter et pour préciser sa position en partitionnant son avis. (Voir plus bas).
3) Le joueur qui a tiré la carte de polémique commence à jouer. On verra plus loin que c’est nettement un avantage pour celui qui commence, comme le fait de jouer avec les blancs aux échecs.

Il existe encore une variante possible : jouer devant une ‘galerie’. Ce jeu est souvent pratiqué dans les entreprises, où les collègues des joueurs regardent et écoutent la partie, et notent leurs observations. Une fois la partie terminée, une discussion peut avoir lieu sur le jeu, les joueurs et les utilisations de stratagèmes.

Savoir écouter

Savoir écouter et retenir

Quand on observe nos amis – ou nous-mêmes – au cours d’une discussion animée, on remarque vite que personne ne sait bien écouter.

Observation banale en soi, mais qui devient symptôme grave lorsque notre objectif est de changer la relation. Comment changer une relation si nous ne savons même pas comment la décrire ; comment faire changer l’autre d’avis, si nous ne savons pas exactement ce qu’il pense ? Et, c’est pourtant ce que nous essayons souvent de faire. C’est un travail à l’aveugle.

Que peut signifier écouter l’autre ? Certaines méthodes insistent particulièrement sur l’écoute active, ou l’écoute empathique. Tout dépend du but que nous poursuivons. S’il s’agit de mieux connaître l’autre, afin de recueillir les éléments nécessaires à son changement, l’écoute doit être tout simplement attentive. Par là, nous entendons une écoute fidèle qui nous permettra de noter mentalement les mots exacts prononcés par nos partenaires, leurs tics de langage, leurs façons de raisonner, leurs programmations verbales et non verbales. En fait, ce n’est pas écouter qui compte le plus, mais mémoriser ce que l’autre dit, et plus encore, être capable d’en analyser les points importants pour l’action et l’objectif qui est le nôtre.

Il ne s’agit pas d’un travail d’amateur, et il faut beaucoup d’entraînement avant d’entendre exactement ce que nous disent les autres, et non plus ce que nous croyons avoir entendu.

Tout savoir-faire portant sur une relation est celui d’une interface : on peut l’examiner des deux côtés du miroir, par rapport à soi ou par rapport à l’autre. Ainsi, savoir écouter l’autre, c’est en même temps savoir contrôler ses silences. Apprendre à relever exactement ce que dit et fait l’autre, c’est en même temps apprendre à se taire. Deux savoir-faire sont ainsi réunis au sein de la même action.

Mais notre culture ne sait pas pratiquer le silence. Des spécialistes de l’interaction verbale, en particulier Catherine Kerbrat – Orecchioni (voir la bibliographie), ont noté que le temps moyen de silence d’un Français dans une conversation était de trois secondes. Ce qui signifie qu’à partir de la quatrième seconde de silence, nous sommes perçus comme quelqu’un de taciturne. Or, celui qui se tait ressent et propage comme une gêne, que chacun s’empresse de gommer… en prenant la parole. Cultivons notre silence en le faisant durer deux secondes de plus que le silence supportable, et communément admis dans notre société.

Le bénéfice immédiat du silence, outre le fait qu’il pousse l’autre à parler pour combler le vide et dissiper sa gêne, est de renforcer notre calme. Deux savoir-faire qui conduisent à deux avantages.

Faisons parler autrui, donnons-lui l’impression d’être passionnés par ce qu’il dit et de l’approuver entièrement ; il se dévoilera au maximum. Il suffira, de temps à autre, de le relancer, par des mimiques ou des reformulations appropriées, et il continuera son discours. En bout de course, nous apprendrons beaucoup sur lui, pendant qu’il n’apprendra rien sur nous, et nous ferons coup double en cultivant en même temps le calme et la sérénité nécessaire à toute opération de changement et de résolution de problème.

Mais, il faut aussi entraîner notre mémoire : il ne s’agit pas seulement d’écouter, mais aussi de retenir les mots, les tournures de phrases, les expressions répétitives…

La technique du bélier

Coleman dans : « Cultiver l’intelligence relationnelle » ([1]) dit que la seule activité de nos cerveaux, quand nous sommes au repos, est « de ressasser les évènements de notre vie sociale ».

C’est pourquoi il semble que nous ayons des avis sur tout ou presque, et des avis auxquels nous tenons, car nous croyons qu’ils font partie de ce que nous nous entêtons à appeler notre Moi. Il suffit d’écouter et d’observer des amis parlant politique à la fin d’un repas – la fin des repas est un moment propice pour l’observation car les esprits sont suffisamment échauffés par la nourriture et l’alcool pour caricaturer les relations antagonistes et envenimer les polémiques -, il suffit donc d’une observation attentive pour constater qu’il n’arrive (presque) jamais que deux personnes en désaccord sur un point finisse par s’entendre après quelques minutes, voire quelques heures, de dispute.

On se trouve devant au moins quatre faits indiscutables :
1. Nous avons tous des avis, des opinions et des croyances sur pratiquement tous les sujets de notre vie quotidienne, sur tous les sujets de société et même sur des sujets dont nous ne connaissons rien ! En effet, nous n’entendons presque jamais quelqu’un dire à propos d’un quelconque sujet : je n’ai pas d’avis là-dessus. Nous nous comportons tous les jours comme s’il était honteux de ne pas avoir d’avis sur les sujets de société dont on parle tous les jours. L’ignorance n’est acceptée que sur des sujets techniques

2. Le cerveau est programmé pour préférer sa propre opinion à celle d’autrui, donc pour croire que nous avons raison et que les autres ont donc logiquement tort ;

3. Nous pensons que l’autre devrait avoir la même vision que nous, la même analyse des évènements, et nous sommes toujours étonnés de constater qu’il n’en est rien ;

4. Nous pensons, – en tout cas nous nous comportons comme si nous pensions -, qu’il suffit d’affirmer son opinion, et de l’affirmer haut et fort, avec sans cesse plus de force pour que l’autre s’en remette à nous et finisse par nous donner raison ; nous pensons qu’il suffit d’insister pour que cela marche mais on est souvent bien déçu.

Une fois admis ces quatre traits présents dans toute relation, la controverse, la dispute, la polémique, voire le conflit, la fâcherie et la guerre, deviennent des issues quasi inévitables. Et cela partout, tout le temps, avec tout le monde : en famille entre conjoints ou entre parents et enfants, avec les amis, au travail avec les patrons, les collègues ou les collaborateurs, dans la rue avec les piétons, les vélos, les automobilistes…

Pour nous, il est clair que le désaccord est plus la norme sociale que l’accord, car les opinions, croyances sont multiples sur n’importe quel sujet et il est quasi impossible, statistiquement, que deux personnes puissent avoir le même avis sur tous les sujets.

C’est pourquoi, notre méthode dit que la Guerre est la situation normale (dans le sens de correspondant à la norme) alors que la Paix n’est qu’un répit entre deux guerres, et non pas l’inverse comme voudrait nous le faire croire les moralistes et les utopistes.

Que se passe-t-il au cours d’une séquence de type polémique ? Chacun affirme, habituellement à tour de rôle, son opinion et un aller-retour de parole (ce qu’on appelle un dialogue) n’est qu’une répétition sans fin de ces affirmations opposées.

Les belligérants ne font qu’appliquer là ce qui est une de grandes règles de la systémique des relations selon laquelle les partenaires d’un dialogue s’échangent des coups de même nature.
Je m’oppose à toi et tu t’opposes à moi, voilà le départ d’une polémique. Tu dis une chose et je dis le contraire. La boucle est entamée et elle va ainsi tourner sans fin, chacun affirmant toujours et encore plus vigoureusement son opinion ou sa croyance.

Ceci pour le contenu. Mais nous savons depuis l’Ecole de Palo Alto qu’il n’est pas de contenu sans relation et que le sens du contenu est modifié par la relation entre les individus, par l’environnement et par les stéréotypes en vigueur dans la société dans laquelle on vit.

Ainsi, au fur et à mesure que les propos sont échangés, un autre phénomène se produit qui ne doit rien aux propos eux- mêmes mais à la façon dont chacun considère l’autre. On le sait : les esprits s’échauffent au fur et à mesure des échanges, et chacun glisse insensiblement de la Paix vers la Guerre : les amis deviennent ennemis.

Rapidement les protagonistes (pour la commodité nous pensons qu’ils ne sont que deux, mais rien n’empêche qu’ils soient plus nombreux, et dans ce cas la Guerre arrivera plus vite), se mette à jouer la tactique du bélier, enfonçant les tranchées de l’ennemi pour le faire céder.

La relation se termine alors par la pire des situations dans laquelle chacun se voit comme dominant l’autre (j’ai raison, donc je suis le plus fort, le meilleur, le plus intelligent…etc.) et en guerre contre lui.

Les relations Dominant + Guerre sont des relations sans fin, desquelles il est très difficile de sortir.

C’est pourquoi, il faut souvent l’aide d’une tierce personne rappelant aux deux protagonistes en train de s’étriper qu’ils n’en sont pas moins amis dans la vie.

En poussant à l’extrême la dispute, on arrive à une guerre à outrance où les griefs sont deux sortes : sur le plan du contenu, l’autre a tort de s’entêter : il est donc bête ou idiot, et sur le plan de la relation, c’est un salaud de me traiter ainsi.

Mais le plus important à remarquer est que la technique du bélier, très efficace pour se faire des ennemis, ne permet en rien de faire changer les autres d’avis. Au contraire après une dispute classique chacun campe plus que jamais sur ses premières opinions.

Sur le plan concret de l’objectif premier : faire changer d’avis le partenaire, la tactique du bélier conduit généralement à l’échec.


[1] Daniel Goleman, Cultiver l’intelligence relationnelle, Laffont, 2009 pour la traduction française, 22 € et 432 pages.

Peut-on faire changer d’avis quelqu’un ?

Voilà une question qu’on me pose souvent en ce moment, et je sens dans cette question, un peu de critique et beaucoup de scepticisme. C’est normal.

Je réponds plusieurs choses ?
Tout d’abord n’étant pas un sorcier, je dois dire que cela ne marche pas à tous les coups, et que, si quelqu’un à un avis argumenté sur un sujet qu’il connait très bien, son métier par exemple, rien ne le fera changer d’avis et le mieux à faire est de le laisser tranquille. Et s’en apercevoir avant de perdre son temps est déjà un progrès.

Mais, c’est souvent possible, à condition de respecter quelques règles situées à l’opposé de ce que nous faisons habituellement, quelques règle qui ne nous semblent pas naturelles.
Voici quelques secrets.
1. La plupart du temps l’avis que nous avons sur un sujet quelconque est mitigé ; il est rarement tout blanc ou tout noir. Si je pense « Oui » il y a toujours une partie de moi, une partie de mes croyances et de mon langage qui pense « Non » et parfois « Peut-être ». D’une certaine façon, derrière nos affirmations péremptoires, nous sommes tous des centristes.

La première étape de toute tentative de faire changer quelqu’un sera donc de découvrir à l’intérieur de son opinion de façade, la partie qui dit le contraire, le noir dans le blanc ou le blanc dans le noir. Le Yin ne va pas sans un peu de Yang et vice-versa.

Thibaut PALMANS

Je suis Thibaut PALMANS, j’habite près de Liège en Wallonie. Je suis avant tout traducteur de formation : de l’allemand, du danois, du norvégien et du suédois vers le français.
Je m’intéresse à la linguistique, aussi bien synchronique que diachronique.
Avant de devenir professeur d’allemand j’ai travaillé pendant 12 ans en tant que consultant-formateur en entreprise dans le secteur des logiciels de gestion.
J’ai passé pas mal de soirées à l’hôtel à apprendre à développer des sites web (en autodidacte donc), et j’ai réalisé notamment le site www.monespacejeux.com qui en plus d’être accessible à tous, propose des espaces de jeux (une trentaine de jeux dont des classiques comme les échecs et des plus nébuleux comme le Hnefatafl) privés aux écoles, clubs et entreprises.
Dès que j’ai eu connaissance sur le web de POLEMIOS® j’ai décidé de rejoindre l’équipe en proposant à Pierre RAYNAUD de mettre en ligne une version légèrement allégée de POLEMIOS® que nous avons appelée POLEMIOS® Junior. Je suis donc le webmaster de ce site http://polemiosjunior.com/
Ce jeu s’adresse aussi bien aux particuliers qu’aux entreprises. Aux particuliers nous proposons de jouer avec leurs amis et avec tous les autres joueurs inscrits sur le site. Aux entreprises, nous proposons d’ouvrir une salle privée pouvant accueillir tous leurs commerciaux et/ou leurs managers, qui pourront en toute liberté et en toute tranquillité traiter et résoudre les problèmes relationnels qui les préoccupent avec l’aide des animateurs du jeu POLEMIOS®

Cours en ligne POLEMIOS jeu de cartes, niveau 1

Le jeu de cartes du serious game PolemiosRappelons en quelques mots que POLEMIOS® se présente sous la forme d’un paquet de services, composé de 5 éléments :
1. Un jeu de cartes pour deux joueurs,
2. Un livre-manuel numérique de 80 pages expliquant les règles et la philosophie du Jeu et de la méthode relationnelle qu’il enseigne qui est : comment faire changer d’avis les gens sans casser la relation, de façon non violente,
3. Un stage en ligne de cinq semaines en cinq étapes pour apprendre à jouer qui permet aux nouveaux joueurs ensuite de jouer de façon autonome,
4. Ensuite les joueurs sont inscrits sur les sites de Polemios et, en particulier sur un site réservé à ceux qui ont suivi les cours, pour continuer à progresser, créer et animer des groupes de joueurs dans les régions et les villes de France… suggérer des améliorations et des modifications…etc.,
5. Le cinquième élément étant que tout joueur ayant acquis le niveau 1 par le stage, pourra, s’il le souhaite devenir partenaire POLEMIOS®, et animateur éventuel des stages dans sa région.

Ce texte a pour but de décrire succinctement les 5 étapes de la formation en ligne du jeu POLEMIOS®, lesquelles suivent les chapitres du manuel.

Le cours pour débutants dure cinq semaines, ce qui souvent est trop peu pour des personnes ayant par ailleurs une activité professionnelle intense. Toutefois, nous maintenons ce rythme sauf cas spéciaux pour deux raisons :

a) Nous savons que plus un stage s’étale dans la durée, moins les personnes sont attentives : les rapides s’ennuient et oublient de suivre le cours, et les trop lents en profitent pour être encore plus lents,

b) Les exercices demandés se passent dans la vie de tous les jours et ne demandent guère de temps supplémentaire ; il faut juste penser à les faire.

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Learningbydoing.fr, le site des serious games

SITES : Le nom de la société LEARNING BY DOING est déjà tout un programme. Vous y trouverez des jeux de formation et des serious games pour les entreprises de tous domaines d’activité et pour tous publics. Les principales thématiques traitées sont : management, vente, communication, amélioration continue, sécurité…

Nous avons interviewé Carlo Bianchi, son gérant : « Il y a 20 ans, lorsque j’ai commencé à m’intéresser aux jeux d’entreprise, j’ai constaté qu’il existait une riche littérature sur le jeu éducatif pour enfants, ce qui n’était pas le cas pour la formation des adultes. Depuis, le temps a passé mais cette situation a peu évolué. Read the rest of this entry »

Polémiquer, un besoin fondamental

C’est un travers très fréquent des humains de vouloir à tout prix que les autres partagent nos idées. Il nous est toujours plus ou moins difficile de tolérer les différences d’opinions, de croyances et de comportements.

L’idée que tout irait mieux si tout le monde pensait et faisait la même chose, si tout le monde était comme nous, est plus ou moins présente dans nos esprits pseudo-rationnels ; nous pensons même que la Paix éternelle serait à ce prix. Rien n’est moins sûr.

Milton Erickson disait qu’une des principales sources de conflits dans notre vie est de vouloir que l’autre soit différent, c’est-à-dire qu’il nous ressemble.

C’est pourquoi quand nous regardons autour de nous, quand nous écoutons les conversations dans la rue, au café, dans le bus, au bureau et à la maison, nous observons qu’une partie non négligeable de notre temps de vie est consacrée à ces efforts, vains la plupart du temps, de convaincre les autres du bien-fondé de nos opinions, croyances et comportements.

Nous admettons volontiers, de façon intellectuelle et froide, que les différences constituent la richesse d’une société, mais ne l’admettons guère dans nos maisons et dans notre pratique quotidienne de la vie en groupes.

C’est probablement une des grandes manies de nos sociétés occidentales, et c’est aussi une source de conflits multiples et sans fin. Il est très difficile de s’entendre avec les autres, surtout s’ils ont l’outrecuidance de vouloir être différents et de nous tenir tête.

La communauté de Polemios Junior


Fin avril 2012 a vu la sortie de la version en ligne du Jeu POLEMIOS®, serious game dont l’objectif est d’apprendre à faire changer d’avis nos partenaires sans jamais leur donner tort, sans casser la relation, et d’une façon générale d’apprendre à augmenter notre influence sur autrui.

Cette version se trouve sur le site http://polemiosjunior.com/
Nous avons trois propositions pour les membres du réseau Viadeo :
1. Venir jouer à Polemios®, Junior, sans support et sans stage d’initiation, vous pouvez apprendre à polémiquer avec les autres sans vous fâcher et à obtenir plus facilement ce que vous souhaitez. Vous vous inscrivez gratuitement et nous vous offrons une partie gratuite pour voir de quoi il s’agit ; venez avec un ami et vous pourrez jouer aussitôt si vous craignez de jouer avec des inconnus ;
2. Vous aimez ce jeu et vous êtes inscrit sur le site, nous vous proposons d’en faire la promotion en tant qu’affilié : un logo, un petit texte sur vos sites et vos blogs, et vous gagnerez un pourcentage non négligeable de toutes les opérations que vous nous apporterez ;
3. Vous aimez vraiment beaucoup et souhaitez nous aider à la promotion de ce jeu en l’intégrant à votre catalogue de services : une formation vous attend pour cela…
Et peut-être ensuite, pourquoi pas, une formation pour devenir animateur de Polemios.
Pour toute demande ou question, écrivez-nous, merci de votre attention.