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Archive for the ‘Sémantique Générale’ Category

Banales Absurdités, du Dr Maudrux

 NDLR : enfin une voix dissonante dans le concert des moutons bêlant à l’unisson. Et ça fait toujours plaisir de ne pas se sentir seul !
Le blog du Du Maudrux est un plaisir pour le pratiquant de l’Analyse Relationnelle car il montre que le monde s’est construit sans plan et sans fondations, à partir d’idées et non pas d’observations concrètes des réalités. Au sens strict le monde est tête en bas, mais, comme on a pris l’habitude on ne s’en rend plus compte.
Et cela dans tous les milieux où il y a des gens en position de nous abêtir encore plus.
Voici une lecture saine, qui nous nettoie de ce qu’on lit dans les journaux, dans la boue des réseaux sociaux, et dans les insanités bêtifiantes de la télé, les trois grands cancers moraux de notre époque.

A lire sans modération.
PR

Blog du Dr Maudrux

 

 

 

 

 

 

 

Posté le  par Gérard Maudrux

En l’espace de huit jours, l’accumulation de petites choses montre à quel point la France est devenue un pays où tout est interdit, où règnent l’absurdité et l’arbitraire, le peuple semblant s’habituer à tout. En fait étranglés par les prélèvements et étouffant sous les règles administratives, les Français ne supportent pas tant que cela, la consommation d’anxiolytiques et le burnout croissants ont sans doute là une explication.

Si les utopies d’hier sont les vérités d’aujourd’hui, les absurdités d’hier sont aujourd’hui des banalités.

A Paris c’est une usagère du métro (enceinte de surcroît) qui a dû s’acquitter d’une amende de 60 euros sans préavis pour avoir emprunté un couloir dans le mauvais sens. Tout le monde circule dans tous les sens, seuls quelques-uns, au hasard de l’humeur du jour de quelques contrôleurs zélés seront taxés. (Absurdité : circuler sans billet coûte moins cher, 50 € !).

Dans le Vaucluse, Geneviève, 89 ans, comme beaucoup à son âge, n’a pas d’ordinateur ni internet. A l’heure de la dématérialisation (elle ne sait pas non plus ce que cela veut dire), elle a payé un impôt en envoyant un chèque. Ce chèque a été encaissé, mais les services fiscaux lui envoient une amende de 15 € pour « non-paiement dématérialisé ». Au passage, les caisses de retraite ont aussi cette obligation d’encaisser des pénalités dans le même cas. Pas de chance, d’autres départements sont moins zélés.

Ici c’est un automobiliste qui se fait verbaliser car il téléphonait dans sa voiture. Tant pis si la voiture était garée, moteur coupé. Tant pis si l’esprit de la loi n’est pas respecté, la loi elle est respectée à la lettre par un fonctionnaire irréprochable.
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Le management est mort, vive les managers !

 

Management Non-Dualiste

Management Non-Dualiste

Depuis que le management existe, ou plutôt depuis que le mot ‘management’ existe, et que cette matière est devenue une source de revenus pour les cadres d’entreprises et les cabinets qui l’enseignent, on a créé des dizaines de théories et d’outils pour améliorer les relations dans les entreprises. Mais, tous ces outils, aussi perfectionnés soient-ils, sont en fait volatiles car, une mode chassant l’autre, on innove sans cesse.
En 2017, ce qui est sûr est que tous les cabinets s’accordent pour dire que le management à la dure de nos grands parents est mort, et qu’après l’autorité incontestée du chef, on est passé au dialogue avec les collaborateurs, voire même pour certains illuminés, à l’ère des entreprises libérées. Libérées de quoi, on se le demande !

Pour notre part, nous portons sur tous ces outils,  au demeurant parfois intéressants et fructueux, au moins pour les cabinets qui les proposent,  (et parfois aussi pour les entreprises, soyons honnêtes), un regard dubitatif pour ne pas dire fortement critique.

Car ils ont tous en commun deux gros défauts :

  1. Ils encombrent quelque temps les esprits des managers qui cherchent à suivre à la lettre les recommandations, leur faisant oublier l’importance de rester toujours et d’abord en relation avec collaborateurs, collègues et hiérarchie, à leur écoute,
  2. Ils font l’impasse sur un outil bien meilleur, un outil puissant, inépuisable, souple, malléable, adaptable à toute situation, pouvant résoudre le manque de confiance, les malentendus, les conflits, et cela les mains dans les poches : leur esprit.
    Nous possédons tous cet outil merveilleux, mais pas toujours le mode d’emploi.

Et c’est là que va intervenir le Management Non-Dualiste (alias MND). Il va apprendre à tous les managers à manager d’abord et avant tout, leur propre esprit, avant de manager les autres, mais pour mieux manager ensuite les autres.

 Le MND intervient en amont de toutes les autres méthodes de management, car tout manager est d’abord et avant tout un homme qui pense, qui parle et qui agit. Le MND ne s’intéresse pas au management ; elle s’intéresse aux managers.

Au fil des années, de nos recherches et expériences, nous avons découvert les 8 principes + 1 qui définissent et gèrent les comportements des bons managers.

C’est cela que  nous enseignons et que nous proposons à toutes les entreprises, associations… En fait, pour simplifier et terminer : le MND c’est l’apprentissage de la maîtrise de nos relations avec les autres.

Le QI des Français a baissé de 4 points en 10 ans ! À qui la faute ? de Richard HANLET

http://www.bvoltaire.fr/richardhanlet/le-qi-des-francais-a-baisse-de-4-points-en-10-ans-a-qui-la-faute,269682?mc_cid=35d0e3ddf8&mc_eid=443cdc6b1f

NDLR : on nous dit que l’Education nationale n’a pas baissé ses critères de qualité, que non le Bac, on ne le donne pas à tout le monde, que non les enfants d’aujourd’hui ne sont pas plus bêtes que leurs parents et grands parents… oui mais le QI baisse à une allure de fusée. Oui, je sais, le QI ça ne veut rien dire et l’intelligence non plus… tout dépend de… Oui tout dépend de… Mais il est évident pour tout un chacun qui veut bien réfléchir que remplacer les livres, les visites culturelles, les échanges entre adultes et entre adultes et enfants, par des écrans, et le nez penché à longueur de journée sur ces maudits smartphones soi-disant pour communiuer avec les autres en oubliant de communiquer avec ceux qui sont à coté de nous, ou en face dans un restaurant… ça ne peut en rien améliorer notre sualité hulmaine la plus précieuse : réfléchir et utiliser ntore sens critique.
Oui, communiquer avec des inconnus pour ne plus communiquer avec nos amis en chair et en os, ça ne peut que rendre un peu plus abruti. 

Il y a près de 20 ans qu’une inversion de la courbe du QI, ascendante depuis l’invention de la psychométrie, a été observée en Europe du nord. Fin juin, Le Monde etLe Point relayaient une étude de deux chercheurs britanniques dans la revueIntelligence, montrant que le QI des Français avait baissé de 4 points en 10 ans.

Trois minutes de visionnage d’une émission de télé-réalité suffisent d’ailleurs à le vérifier, mais cela n’empêche pas d’essayer de comprendre ce qu’il se passe. Intuitivement, les âmes simples comme vous et moi émettrons d’emblée quelques hypothèses.

Certains penseront simplement que les gens des CSP plus élevées ont tendance à faire moins d’enfants. Peut-être l’Éducation nationale – plus occupée à conformer les esprits qu’à les former – pourrait-elle avoir une part de responsabilité ? De même les longues heures passées à des jeux débiles devant des écrans plutôt qu’à la lecture ? Pourquoi pas aussi le « binge drinking », cette alcoolisation rapide et massive devenue à la mode chez certains jeunes, puisque des lésions de la substance blanche cérébrale y ont été observées par un chercheur de l’université de Californie chez des adolescents ? Et puis il y a le cannabis, substance qui, à l’évidence, modifie des processus biochimiques cérébraux : en 2012, une étude montrait qu’une forte consommation chez l’adolescent et le jeune adulte était liée à une perte de 8 points de QI !

Aux antipodes des deux journaux, qui n’évoquent nullement l’hypothèse, les plus hardis se demanderont si une immigration massive d’individus appartenant à des populations dont le QI moyen est moins élevé qu’en Europe serait une explication plausible de cette baisse ? (Au Danemark, Kierkegaard a montré que le QI des jeunes militaires extra-européens est de 86,3 contre 100 pour les autochtones.) C’est qu’au sommet du politiquement incorrect, l’éminent psychologue Hans Eysenck (1916-1997) osait, pour sa part, estimer que le QI moyen d’un individu était directement corrélé à sa race… ce qui est impossible puisque nous savons tous (mais depuis peu) que les races n’existent pas ! Read the rest of this entry »

SG et AR, exemple 3 : Les recruteurs formés à la non-discrimination, de Charles ROUVIER

http://www.bvoltaire.fr/charlesrouvier/dorenavant-les-recruteurs-dentreprise-seront-formes-a-la-non-discrimination,268118?mc_cid=4c2c05a10a&mc_eid=443cdc6b1f

NDLR / quand on vous dit que les généralisations sont partout et que l’AR permet de les débusquer. Ici nous avons un concept général qui est représenté par le terme ‘discrimination‘ qui ne veut rien dire en soi comme tous les termes généraux pouvant s’appliquer dans un nombre tellement grand de cas, de situations, aussi bien dans nos vies personnelles que professionnelles, et bien sûr aussi dans les lois qui sont elles-mêmes de type : injonctions générales. Discriminer c’est faire des différences dans nos observations et dans les façons dont nous traitons les autres, donc nous discriminons tous et tout le temps. Si je préfère mon épouse à celle de mon copain Michel, je discrimine, si je choisis tel partenaire pour me seconder et non pas tel autre je discrimine, si je préfère une jolie fille pour tenir un stand dans un salon, à la mocheté à moustaches qui s’est aussi présentée (et oui ce n’est pas de sa faute, mais…), je discrimine…etc.
La discrimination est partout, la discrimination c’est la vie. Et le bon Dieu, si tant est qu’il existe, n’a fait que ça, sinon je n’aurai pas autant de maladies alors que mon cousin se porte comme un charme à presque 100 ans, je ne serai pas aussi moche alors que l’imbécile qui habite à côté de chez moi est beau comme un Dieu…
Alors recruter c’est discriminer comme le dit Charles ROUVIER dans ce texte.  Je ne sais pas quelle sera la teneur de cette nouvelle loi si elle passe, mais si les termes sont : ne pas discriminer« , elle est comme les autres, inapplicable, car il faut préciser dans quels cas. Et si les termes sont : on doit choisir de préférence des personnes de telle ou telle catégorie pour un poste donné, même si elles sont moins compétentes, alors elle est injuste.

Les recruteurs d’entreprises devront suivre, au minimum tous les cinq ans, une formation à la non-discrimination. C’est ce que prévoit, maintenant, la loi « Égalité et itoyenneté », grâce à un amendement voté vendredi dernier à l’Assemblée nationale.

L’empire de l’absurde s’étend toujours plus : ceux dont le métier est de discriminer (les paresseux des travailleurs, les intelligents des idiots, les rapides des lents, les compétents des incompétents) seront formés à ne pas discriminer. Et pas qu’une fois : tout les cinq ans ! Pourquoi tous les cinq ans ? Mystère, mais il est permis de supputer, comme on dit. Peut-être les socialistes comptent-ils créer à chaque législature de nouvelles minorités protégées, et donc de nouvelles catégories d’électeurs qui verront dans leur privilège un motif de gratitude. Un peu comme on fait, chaque année, une promotion de Légions d’honneur. Soyons-en sûrs : les émirs du Qatar seront tôt ou tard sur la liste des minorités opprimées.

Si l’objectif était louable en soi, pour peu qu’on lui donne crédit, ce ne serait pas aussi préoccupant. Mais, selon les propres termes des partisans de cette loi, l’objectif n’est pas d’assurer l’égalité mais de favoriser les minorités au détriment des autres. C’est même pour cela qu’ils ont renoncé à rendre le CV anonyme obligatoire : s’il est anonyme, comment pourra-t-on fermer la porte au mâle blanc catholique, donc raciste ? Bah oui, faut réfléchir aussi et surtout être cohérent – il en va quand même de l’égalité !

On plaisante, on plaisante, mais l’heure est grave. À nouveau, la puissance publique est détournée pour l’application d’un programme idéologique. Les socialistes, au prétexte usé jusqu’à la corde et dont plus personne n’est dupe, d’ailleurs, de réduire « les injustices », instaurent la mise sous tutelle des consciences. Il ne suffit pas de punir par des peines toujours plus lourdes des actes toujours plus équivoques et vaguement définis de discrimination, il faut étouffer dans l’œuf, c’est-à-dire dans le cerveau, toute idée non conforme à leurs obsessions.

La répression et l’endoctrinement, les deux bras avec lesquels la gauche construit ses chimères depuis toujours, se renforcent ainsi l’un l’autre. Cette disposition, comme tant d’autres du même genre, trahit le rapprochement du socialisme avec les pires révolutions qui lui ont donné naissance, là où tout le monde est présumé coupable de sentiments divergents et où tout le monde doit être rééduqué. Pas de droit, pas de liberté, pas de propriété, pas de nature. La seule loi qu’il connaît est la loi des suspects. Read the rest of this entry »

Sémantique Générale et Analyse Relationnelle, exemple 2 : les pays nordiques et la violence conjugale

http://www.atlantico.fr/decryptage/paradoxe-nordique-ou-quand-pays-plus-favorables-egalite-sexes-ont-aussi-gros-probleme-violence-domestique-yves-raibaud-2729975.html

NDLR : quand on fait un sondage ou des études,  on recueille du langage et des descriptions de comportements virtuels ; les gens répondent ce qu’ils pensent qu’ils feraient dans tel ou tel cas, alors ils disent comment ils aimeraient être, comment ils croient être, mais ils se comportent autrement. Tout le monde sait ça mais personne ne semble vouloir comprendre qu’il s’agit de différents niveaux de réalité : ce que je pense et ce que je dis que je pense d’un côté, et de l’autre ce que je fais réellement. Alors un pays ou plutôt les habitants de ce pays,  peuvent se dire très favorables à l’égalité hommes – femmes, et engendrer des violences conjugales ; il n’y pas là de contradictions, ni même de paradoxe, seulement une confusion de niveaux d’abstraction. Une erreur de raisonnement, une erreur dans l’analyse de ce qui se passe, ce qui ne peut engendrer que d’autres erreurs dans les solutions que les gens qui se disent compétents, vont trouver.

Ce qui compte c’est ce que les gens font et non pas ce qu’ils disent faire et encore moins dans quelle case de jugement ils aimeraient qu’on les colle !

Le paradoxe nordique ou quand les pays les plus favorables à l’égalité des sexes ont aussi un gros problème de violence domestique

Alors que les pays d’Europe du Nord figurent parmi les sociétés les plus égalitaires au monde, ils sont également en tête de liste des pays européens en termes de violences conjugales.

Mauvais genre Read the rest of this entry »

SG : Si l’on soigne la femme comme l’homme, on la soigne mal

http://www.leparisien.fr/informations/si-l-on-traite-la-femme-comme-l-homme-on-la-traite-mal-19-07-2014-4011941.php

NDLR : dans la catégorie des applications de la SG à l’analyse des propos de nos contemporains, voici un exemple de plus. D’un coté nous avons les analyses de concepts et entre autres ici le concept hautement nuisible de la parité, et de l’autre les réalités biologiques. Que les femmes réagissent différemment aux médicaments et aux traitements que les hommes c’est un fait, que tout le monde doit être traité de la même façon c’est une croyance. Un raisonement sicentifique devrait faire admettre à tous et à toutes, que le fait doit dominer la croyance, mais il n’en est rien. De plus en plus, au fil des décennies, nos contemporains donnent tort aux faits au nom de leur croyance. C’est de l’obscurantisme et dans le cas cité ici, c’est de plus dangereux. Ne pas reconnaître les différences biologiques, naturelles, entre les hommes et les femmes au nom d’un genre unique, c’est proprement de la bêtise. Pour nous, pratiquants de l’AR il est clair qu’il faut combattre ce genre de bêtise qui va nous ramener tout droit à l’ère préhistorique. Ou alors, au nom de la aortiué il va falloir obliger les hommes à accoucher ou interdire aux femmes de le faire !

Claudine Junien, professeur de génétique à l’Inra

Claudine Junien est en train de créer un groupe de travail commun à l’Académie de médecine et à l’Académie des sciences pour faire reconnaître la nécessité de tenir compte des différences entre les hommes et les femmes.Pourquoi militez-vous pour différencier les sexes ?CLAUDINE JUNIEN. Si l’on veut une vraie parité en santé, la prise en compte des différences biologiques s’impose. Si l’on traite la femme comme l’homme, on la traite mal. Or, que ce soit lors de la recherche sur l’animal ou lors des études cliniques, une étude sur cinq seulement se penche sur la différence de sexe. Pourtant, une molécule efficace pour l’un ne le sera pas — ou différemment — pour l’autre. Conséquence : les effets secondaires des médicaments, quatrième cause de mortalité chez les femmes, les touchent une fois et demie à deux fois plus que les hommes. J’aimerais que l’on mesure un jour ce que cela coûte ! Connaître ces réactions de l’organisme liées au sexe, c’est aussi ouvrir une voie inexploitée pour améliorer et inventer des traitements plus personnalisés.

L’égalité homme-femme n’existe donc pas ? Read the rest of this entry »

L’Analyse Relationnelle (AR) et la Sémantique Générale (SG)

Combien de Français connaissent la Sémantique Générale ? Je veux dire : combien en ont seulement entendu parler ? Fort peu, peut-être  1 ou 2% ? Et combien l’appliquent dans leurs relations quotidiennes, dans leur façon de réfléchir et de prendre des décisions ? Peut-être 1sur 1000 ! 

Quand Houellebecq a obtenu le prix Goncourt avec son livre : la carte et le territoire, savait-il seulement de quoi il parlait ? A voir dans quel contexte il a repris cette expression dans son livre, non ! Et, comment se fait-il que presque aucun journaliste n’ait fait le rapprochement avec la Sémantique Générale ?
Mais, peut-être qu’1 personne sur 1000, serait suffisant pour changer le monde, ou du moins, changer la façon dont nous fonctionnons et raisonnons.

Dans mon livre paru chez Eyrolles (1) , en 2012, j’ai listé quelques moments de nos vies quotidiennes dans lesquels nous oublions d’appliquer la SG et dans l’e-book publié ensuite sur le même thème (2), j’en ai ajouté quelques dizaines. En fait, depuis, presque chaque jour, j’entends à la télé ou autour de moi, ou je lis des propos qui, au regard de la SG, n’ont aucun sens, et j’observe la naissance de conflits qui n’existeraient pas, si les gens connaissaient cette façon de penser et d’échanger entre eux.

En fait, ma passion principale est justement de traquer les erreurs de raisonnement, les jugements non fondés, engendrés par le non respect de la SG et ils sont tellement nombreux qu’il n’est pas exagéré de dire que : tout ce que nous disons n’est qu’un tissu d’âneries. Et que toutes nos décisions (ou presque) sont prises à partir d’erreurs de raisonnements et de jugement erronés. C’est réjouissant comme nouvelle !

Mais même si la situation est désespérée comme le dit Watzlawick, elle n’est pas grave ! Alors j’ai pris une grande décision : dorénavant je vais traquer, dans la vie de tous les jours, dans les propos des uns et des autres, et surtout chez ceux qui devraient faire attention à ce qu’ils disent, les journalistes, les politiques, les enseignants…, je vais traquer tous les propos qui ne veulent rien dire, justement parce qu’ils ne respectent pas les règles de base d’un langage concret, près de ce réel que Korzybski appelait le Territoire. Je vais suivre la méthode qu’il préconisait : d’abord observer, collecter des faits, les analyser, et ensuite, seulement et peut-être, me permettre de juger, et de changer ce qui n’est pas correct.

Quand on prétend connaître la SG, la plupart du temps on ne connait qu’une seule phrase pour la résumer : « La carte n’est pas le Territoire » ou « Le mot n’est pas la chose ». Ce qui est évident quand il s’agit d’une carte routière, ou du mot chien qui ne mord pas, ça tout le monde le sait. Oui mais…
Déjà l’expression « La Carte… », n’est  pas correcte : on devrait dire : « Une carte n’est pas le territoire », pour signifier que, s’il n’y a qu’un seul territoire dont on ne peut rien dire puisque dès qu’on en parle on s’en éloigne, il y a une infinité de cartes pour le représenter. Comme nos cartes routières, selon l’échelle et les éléments qu’elles prennent en compte, qui sont toutes différentes.

La SG nous apprend à penser, donc à parler et à agir, concrètement par la création d’un nouveau langage qu’en Analyse Relationnelle nous appelons : le langage du réel. Un langage dont les mots du langage ordinaire seraient remplacés par des ‘codes’ exprimant les éléments constitutifs des relations. Apprendre l’AR grâce, entre autres à la SG c’est bien apprendre une langue étrangère, mais fondée sur des mouvements concrets et non plus sur des concepts, ce qui change tout.

Ce blog va, dorénavant, recevoir un grand nombre d’articles sur la SG, en plus des articles sur l’école de Palo Alto, y compris et surtout les exemples de changements qu’engendreraient dans notre vie, l’application de ces principes aux évènements de la vie de tous les jours, personnelle comme politique. Ces articles seront précédés par les mots : SG ou Palo Alto.

Alors, venez sur ce blog pour lire, en avant-première, ces articles.
Pierre Raynaud
5 juillet 2016

(1) ‘Arrêter de se faire des films ou le mot ‘chien’ ne mord pas’
(2) ‘Réveillez-vous et redescendez sur terre !’ (voir la boutique de la maison d’éditions : http://editions.analyserelationnelle.com

Le non-verbal : 93% de la communication, un mythe, une supercherie !

Pourquoi le langage non-verbal ne fait pas 93% de la communication !

Langage verbal et langage non-verbal

A ce jour un nombre considérable de cabinets de formation, de managers et de commerciaux croient une règle qui leur est serinée à longueur de stages. Cette règle dit que le message non-verbal est bien plus important que le langage verbal et on avance de chiffres éloquents selon lesquels 93 % de la communication passeraient pas le non-verbal et que, donc, le pauvre langage verbal devrait se contenter des 7 % restant.

On trouve même cela dans les croyances de méthodes telles que la Process Com, que je respecte infiniment, car elle est fort utile par ailleurs :
« Lorsque l’on sait que 93% de ce que nous retenons d’un message vient des signaux non verbaux (voix, ton, attitudes, gestes, expressions du visage) et seulement 7% provient des mots, nous mesurons l’intérêt à connaître les codes et les signaux émis par autrui mais aussi par nous-mêmes », lit-on sur leur site.

Je dirais par agacement que c’est vrai quand on s’adresse à nos animaux domestiques, mais pas à des humains.

En fait des centaines de milliers de cabinets et autres coaches répètent à l’envi cette soi-disant découverte majeure, sans vérifier quoi que ce soit. Après çà comment faire confiance à ceux-là même qui sont censés nous enseigner la compréhension, et le sens critique.

Interrogeons-nous ? D’où vient cette croyance ?

Un certain Albert MEHRABIAN, né en Iran, Professeur émérite de l’Université de Californie, a découvert (ou inventé ?) en 1967, que 7% de la communication passait par le langage, 38% par le vocal (intonation, voix…) et le reste soit 55% par le visuel.

Notons, car c’est important pour comprendre, que Mehrabian est un psychologue et non un spécialiste de la communication.

Tout d’abord, Mehrabian a étudié des personnes parlant de leurs sentiments et de leurs états d’esprit, ce qui est déjà un biais considérable.
En fait Mehrabian a fait plusieurs études : voici ce que dit Wikipédia :
« La première étude comparait l’importance relative de la signification sémantique du mot avec le ton de la voix, et trouvait que ce dernier avait plus d’influence. La seconde étude traitait des expressions faciales (montrées sur des photos en noir et blanc) et sur le ton de la voix (entendu sur un enregistrement magnétique), et trouvait que les contributions des deux types de communication avait comme ratio 3:2. Mehrabian combina ensuite les résultats des deux études pour obtenir le ratio 7:38:55. » Read the rest of this entry »

En Charente, 8,4 % de morts en plus sur les routes en février 2016 par rapport à février 2015

http://www.charentelibre.fr/2016/03/11/hausse-de-8-4-du-nombre-de-morts-sur-les-routes-en-fevrier,3022085.php#xtor=EPR-2-[Newsletter]-11032016

NDLR : 8,4 % de morts en plus soit 20 de plus qu’en février 2015. Mais où est la significativité statistique de tout ça ? On ne tient aucun compte de facteurs externes.
Déjà Février 2016 comprenait 29 jours soit 4% de jours en plus que février 2015.  Restent plus que 10 morts à trouver. Et Février 2016 fut particulièrement un mois de brouillards matinaux… et savons-nous sur combien de voitures cette statistique s’appuie-t-elle ? D’autre part février 2016 comptait 4 weekends plein (un samedi ET un dimanche), alors que février 2015 n’en comptabilisait que 3 + un dimanche et un samedi donc des demi-weekends et s’il y a eu des morts pendant ces weekends tronqués, peut-être qu’ils appartenaient au premier samedi donc au mois de janvier, ou au dernier dimanche donc au mois de mars ! Et savons-nous combien de voitures ont circulé ces deux mois-là, selon la température et plein d’autres paramètres que l’on pourrait rechercher si on avait le courage. Alors tout bien considéré en appliquant les écarts-types et mieux encore le théorème de Bayes, je suis quasiment sûr que ce chiffre n’est pas statistiquement significatif et qu’il n’y a pas eu plus de morts en 2016 qu’en 2015. Donc, une fois encore, on va statuer, sanctionner, nourrir quelques fonctionnaires, et peut-être même, faire encore de lois toujours des lois, des petites lois, des grandes lois sur…. du VENT. Des résultats faux. Grandeurs et misère de notre civilisation ! 

Le nombre de morts sur les routes françaises a augmenté de 8,4% en février, avec 259 personnes tuées, soit 20 de plus qu’au même mois de 2015, a annoncé ce vendredi la Sécurité routière. En Charente, un jeune motard a perdu la vie à Saint-Romain en février. En janvier, c’est une octogénaire ruelloise qui a été percutée mortellement par un automobiliste tandis qu‘un jeune homme s’est tué à Lésignac-Durand. Cette semaine, un autre piéton, qui marchait au bord de la RN10 à hauteur de La Couronne, a perdu la vie.

« Le mois de février 2016 a été endeuillé par des accidents de la route particulièrement dramatiques, comme ceux de Montflovin et de Rochefort où huit adolescents (au total) ont perdu la vie dans des autocars », a souligné l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR).

Mais « sur les deux premiers mois de l’année, le nombre de personnes tuées reste en recul de 1,6%, par rapport aux deux mois correspondants de l’année précédente », a précisé l’ONISR dans un communiqué.

En janvier, le nombre de morts sur les routes françaises avait baissé de 10,7% par rapport à janvier 2015.

Les autres indicateurs pour le mois de février sont également à la hausse. Les accidents corporels ont augmenté de 6,5% avec 3.899 cas en février contre 3.660 en février 2015, soit 239 accidents supplémentaires.

Le nombre de personnes blessées sur les routes a augmenté de 4,3% avec 4.817 personnes le mois dernier contre 4.618 en février 2015, soit 199 personnes blessées de plus.

Quant aux personnes hospitalisées, le chiffre a augmenté de 3,7% avec 1.653 personnes qui ont dû être soignées plus de 24 heures dans un établissement hospitalier après un accident de la route en février 2016, contre 1.594 en février 2015, soit 59 personnes hospitalisées de plus.
« En ces périodes de météo instable, prudence et vigilance s’imposent à tous les usagers de la route »,
 a rappelé la Sécurité routière.

La meilleure technique pour détecter un mensonge

http://www.medisite.fr/a-la-une-la-meilleure-technique-pour-detecter-un-mensonge.974908.2035.html?xtor=EPR-56-958794[Medisite-Info-Sante]-20151130

 NDLR : depuis des décennies des troupeaux de consultants, formateurs, coachs et compagnie répètent à l’envie que le langage non-verbal (les gestes, mimiques…etc) est plus important que le langage verbal (les mots bien sûr…). Un certain Mehrabian est à l’origine de cette fable, qu’il a lui-même reconnue telle par la suite. Comme quoi on peut être cultivé et être un mouton de Panurge, ma concierge est plus fine que cela car elle se méfie de tout ce qu’elle entend et éprouve le besoin d’aller tout vérifier en interrogeant tout le quartier ! Je vous prépare un long article sur ce sujet pour bientôt, ne le manquez pas. Juste pour résumer : à part dans certains cas, le langage est plus significatif et véhicule plus de nuances que tout autre forme de communication. Encore une fois : ne pas généraliser.

Essayer de décrypter les gestes d’une personne pour savoir si elle ment serais une perte de temps. Selon les chercheurs de l’université de Sussex (Royaume-Uni), il faut essayer de les piéger à leur propre jeu. Comment ? En posant de nombreuses questions ouvertes afin que la personne s’emmêle dans ses mensonges et vous permettre de déceler les failles. Par exemple, si quelqu’un prétend travailler en tant que trader à la bourse de Paris, il faut lui demander : « quel bus il/elle prend pour se rendre au travail le matin », « en quoi consiste ses activités professionnelles » etc… Des petits détails facilement vérifiables afin de savoir si il ou elle ment.

Efficace dans 70% des cas

Pour en arriver à cette technique, les chercheurs l’ont testé sur 1000 passagers dans une salle d’attente d’aéroport. Selon leur résultat, ils ont été capables de détecter une personne qu ment dans 70% des cas. Après avoir interrogé les mêmes personnes en utilisant la technique qui consiste à analyser les gestes qui pourraient trahir un stress ou une confusion éventuelle, ils en ont conclu que la technique des questions était 20 fois plus efficace. A vous de jouer maintenant.
En savoir plus sur http://www.medisite.fr//a-la-une-la-meilleure-technique-pour-detecter-un-mensonge.974908.2035.html?xtor=EPR-56-958794[Medisite-Info-Sante]-20151130#zZ7JuE3F0DwbWKyp.99