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A paraître l’e-book : Le Marketing Sémantique

Marketing Sémantique

Le mois de Mai 2018 avec tous ces ponts et ces grèves ont été une occasion pour Pierre Raynaud, encore une fois, de se mettre à sa table de travail pour écrire son 15ème livre consacré cette fois à un récit de ses 40 ans de travaux avec les entreprises, mais surtout des travaux orientés Marketing et Communication plus que formation.

Le livre est d’ores et déjà en vente en souscription en attendant sa sortie officielle sur la page dédiée

Vous y trouverez quelques informations supplémentaires : le plan, la vidéo des 93 aphorismes du Marketing Sémantique, et des extraits… et la possibilité de vous inscrire pour devenir affilié et revendre le livre à vos amis avec bénéfices.

A très vite.

Avons-nous une personnalité ?

 

« Les gens faisaient l’erreur de considérer la personnalité comme un bien que l’on possède, tels les vêtements que l’on porte sur le dos. Or, qu’est-ce qu’on est d’autre que sa personnalité ? Un peu de chair et d’os, munis d’une carte d’identité : voilà les vêtements que porte la personne humaine. »
(Robert M Pirsig, Traité du zen et de l’entretien des motocyclettes, Seuil, p. 78)

Il existe une multitude de tests de personnalité qui tous, ont la prétention de nous apprendre qui on est et parfois qui on peut devenir, si tant est que nous désirions changer, ce qui n’est pas si courant. La personnalité c’est quoi ?

Un peu de théorie et de philosophie.
Grossièrement, on peut dire qu’il existait déjà dans l’Antiquité, deux grands courants de pensée qui ont donné naissance à des définitions très différentes de la personnalité et, plus généralement à des civilisations logiquement très différentes puisque issue de prémisses opposées :
- le courant aristotélicien, qui est aussi celui de la plupart des religions, s’appuyant sur l’idée d’une réalité permanente de l’existence : ce courant a créé l’idée que notre personnalité est plus ou moins fixe au fil du temps, que l’on peut la définir, qu’elle nous a, en quelque sorte, été attribuée, et qu’on ne peut pratiquement pas la changer. Ce qui nous fait dire : « je suis comme ça et je n’y peux rien » quand ce n’est pas : « et j’en suis fier… », ou encore : « chassez le naturel il revient au galop. »
- le courant héraclitéen, aujourd’hui seulement partagé par les bouddhistes, les pratiquants du zen et les peuples asiatiques, ainsi que par quelques individus parmi nous : les plus pragmatiques, pour qui nous sommes seulement l’ensemble de ce qui nous arrive, que notre personnalité existe bien, mais qu’elle a un aspect volatile, éphémère, et changeant à tout moment. Nous sommes en fonction de ce qui nous arrive, en fonction des gens avec qui nous sommes ici et maintenant, en fonction de notre âge, de notre état de santé, de ce qui vient de nous arriver, de nos objectifs, de nos intérêts… etc. Bref, pour ce courant de pensée, la personnalité est un fantôme. Ou plutôt un processus permanent plutôt qu’une entité fixe. Mais ce processus, cette création permanente, peut s’étudier ; on peut essayer de comprendre comment cela fonctionne et comment cela nous influence, et comment le maîtriser et le changer pour évoluer dans le sens de nos buts, dans le sens d’une meilleure vie. Il faut juste posséder d’autres instruments de mesure que nos opinions habituelles.

Donc : premier constat : en suivant les grands Maîtres de l’Antiquité : Aristote puis Jésus, nous nous sommes embourbés sur un chemin difficile avec l’idée que NOUS existons, que nous sommes ceci et cela de façon permanente. Nous nous sommes perdus dans l’idée que la réalité existe en dehors de nous, et que dans cette réalité, il y a un Moi, dont généralement nous sommes fiers. En effet, si nous analysons les phrases qui sont composées avec le mot « Moi » (ou « Je), nous ne trouvons que très peu de jugements négatifs, ou alors hypocrites.
Pour nous, Occidentaux, notre personnalité est tout ce que nous pouvons écrire ou dire après les mots : « Je suis… » ou « Il est… ».
Et pourtant, Héraclite, il me semble, a essayé de nous enseigner que nous ne pouvons jamais nous baigner deux fois dans le même fleuve, et Bouddha a essayé de nous enseigner que le Moi est toujours illusoire.

Mais dans tous les pays occidentaux, il y a la croyance quasi générale de tous nos contemporains : l’existence de notre Moi. Le Moi existe, il y a même un énergumène qui a voulu nous faire croire qu’il avait une nombreuse famille, entre autres le ÇA et le SURMOI… Le Moi existe, donc j’existe, et ce Moi possède des caractéristiques immuables. Ainsi le concept de personnalité s’est naturellement et logiquement forgé à partir d’une croyance plus générale : celle de l’existence d’un Moi, à la fois physique et psychique, qui nous est propre et qui est toujours différent de celui des voisins.

Pour nous, certes la personnalité est un concept bien utile, mais ce n’est qu’un concept, c’est-à-dire que CELA n’existe pas dans la réalité, au même sens que les tables et les chaises de nos maisons. Notre conception d’un test de personnalité est donc celle d’une photo instantanée à un moment donné du temps, montrant comment telle personne se voit subjectivement, et ici et maintenant. Read the rest of this entry »

Réveillez-vous et redescendez sur terre

http://strategies-et-influence.com/reveillez-vous.htm

C’est le titre d’un nouvel e-book dont voici l’introduction et la conclusion.
Cliquez sur le lien pour en connaître le plan et vous le procurer pour seulement 8 €

Introduction

Quel est le sujet de ce livre ?

C’est l’histoire d’une révolution souhaitée et qui aurait lieu dans nos esprits. C’est l’histoire de ce qui pourrait se passer, si demain, au lieu de penser et d’agir en référence à des principes abstraits, en nous servant d’opinions, de concepts, de croyances et de jugements, nous utilisions un langage concret décrivant au plus près ce qui se passe réellement dans nos vies quotidiennes. C’est l’histoire d’un monde dans lequel personne ne dirait plus : « Il fait froid », mais seulement « J’ai froid », d’un monde où aucun dialogue n’aurait lieu sans avoir préalablement précisé de façon la plus fine possible, quel sera le sujet du débat et le sens des mots employés.
Bref, l’histoire d’un monde où personne ne confondra plus les mots et les choses qu’ils désignent, où le mot chien ne mordra plus personne, et où on aura enfin compris que le mot bonheur n’a jamais rendu heureux personne.

Ce petit texte comprend trois chapitres : Read the rest of this entry »

Le problème du mot ‘problème’

Quelques mots pour définir ce que nous appelons problèmes relationnels.

D’abord, nous affirmons que la plupart des problèmes qui nous font souffrir sont de nature relationnelle : ce sont des problèmes que nous avons avec les autres. Nous nous plaignons souvent de n’être pas reconnu par les autres, tel que nous nous voyons nous-mêmes. Le problème naît de l’écart entre un souhait et ce que nous constatons.

D’autre part un problème n’est pas seulement une difficulté, qui peut surgir à tout moment entre deux personnes, difficulté passagère, fugace, et qui se résout d’elle-même. Un problème est une difficulté qui se répète et se répète sans cesse. Nous avons l’impression d’avoir un problème avec telle ou telle personne à partir du moment où l’on s’aperçoit que « c’est toujours la même chose ». Les problèmes se racontent ainsi : « Chaque fois que je lui parle de ses parents, elle se met en colère… »

C’est pourquoi nous souffrons de nos problèmes et que nous les considérons comme des maladies à vaincre. Nous en arrivons rapidement à notre définition simplifiée et provisoire du mot problème :
« Un écart douloureux et permanent ressenti entre notre situation présente telle que nous la voyons et la situation telle que nous souhaiterions qu’elle soit ».

Nous verrons plus loin dans quelle mesure cette définition naïve, que nous acceptons tous, peut-être elle-même source de maints problèmes.

Quels sont les problèmes que se posent le plus souvent les Français ; après quelques milliers de tests, nous avons recensé les principaux que voici. Read the rest of this entry »

Est-ce que tout le monde peut pratiquer l’Analyse Relationnelle ?

Parmi les principales difficultés que les animateurs de l’AR rencontrent auprès des stagiaires, nous recensons ceux qui ont déjà suivis de nombreux cours et encore plus ceux qui ont suivi des thérapies à répétition.
Nous savons que l’AR n’est pas une thérapie, ce qui veut dire que nous ne voulons pas nous définir ainsi. Cependant la frontière est poreuse entre les opérations thérapeutiques et les formations de type développement personnel et nombreuses sont les stagiaires qui franchissent allègrement cette frontière et vont même parfois des allers-retours.

Dans la plupart des cas, avoir suivi une thérapie ou plusieurs avant de s’inscrire à des stages d’AR sera un handicap dans nos cours, aussi bien pour le stagiaire que pour l’animateur. Ceci dans la mesure où la majorité des thérapies, en France du moins, partent de principes qui sont à l’opposé des nôtres. En effet, à l’exception des thérapies d’inspiration comportementales et cognitives (les TCC), elles ont toutes en commun une philosophie héritée du temps de Papa Freud, même quand elles s’en cachent.

Le stagiaire qui a subi ce genre de thérapie vient à nous avec des solutions déjà toutes trouvées à son ou ses problèmes relationnels. Il sait déjà plus ou moins pourquoi il est ainsi, pourquoi il souffre de tel ou tel trouble… ce qui le rend moins malléable à nos demandes de changement et à l’application de nouveaux comportements dans nos exercices. Les formations de type psychologiques prétendent résoudre des problèmes psychiques en découvrant le pourquoi des choses, en expliquant, en donnant à nos soucis du présent des raisons se situant toutes dans le passé. Même si cette idée n’est fausse en soi, nous la dénonçons  pour plusieurs raisons simples : Read the rest of this entry »

« Il faudrait supprimer le langage abstrait », article paru dans le journal Sud-Ouest

Publié le 12/05/2012 à 06h00
Par Mauricette Boutin
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Barbezieux Saint-Hilaire

Pierre Raynaud a posé ses valises pleines de livres à Lachaise en novembre 2011.
« Arrêter de se faire des films » est le dernier ouvrage du sociologue, linguiste, anthropologue.

Pierre Raynaud, linguiste, sociologue et anthropologue de formation, initie au langage réel et à la persuasion. (M. B. )

A 60 ans passés, Pierre Raynaud s’annonce retraité. « Mais je travaille encore », sourit-il. En ligne, sur Internet avec une méthode et des stages de développement personnel (lire par ailleurs).

Lorsqu’il retrace son cursus universitaire parisien, l’homme, titulaire du baccalauréat à 16 ans, se plaît à énumérer ses licences : lettres modernes, espagnol, sociologie, linguistique. Il n’hésite pas à glisser au passage qu’il a été considéré très tôt comme un « enfant surdoué » : « Dès l’âge de 5 ans, j’observais mes parents. Je me demandais pourquoi ils disaient ça et pas autre chose. »

Les relations entre les gens, le sens et le poids des mots, le fascinaient. Idem pour la musique. « À 10 ans, lorsqu’on m’a mis devant un piano, sans avoir appris la musique, j’ai su jouer du Gershwin. » L’accordéon qui lui fut offert lui servit surtout à composer. Et lorsqu’il se retrouva au collège de Courbevoie, avec une quinzaine de garçons, parmi 600 filles, il fit très naturellement la connaissance de sa première épouse.

Une référence Originaire des Cévennes, et en partie de Charente-Maritime, ce pluridisciplinaire « arrière-petit-fils de paysan », comme il aime à le souligner, vient de jeter l’ancre en Charente, « pas trop loin du TGV ». De la longère qu’il a louée « Chez Branchut » à Lachaise, avec sa compagne et ses chats, il lui est finalement facile de faire un saut dans la capitale.

Comme, par exemple, ce 8 mai où il était l’invité de l’émission radio de RTL, animée par Flavie Flament : « On est fait pour s’entendre » et qui sera diffusée sur les ondes le 8  mai. Cela, à l’occasion de la sortie de son nouveau livre : « Arrêter de se faire des films où nos croyances et nos opinions ne sont pas la réalité. » Un livre édité chez Eyrolles. Cette maison d’édition vient de sortir une nouvelle collection dans la rubrique des sciences humaines, appelée « Communication consciente ».

Favorable aux laboratoires En 1975, Pierre Raynaud a commencé par dénoncer « Les mythes du médicament », un « petit livre blanc » paru chez Ulrich. Il défendait les laboratoires pharmaceutiques : « Tout le monde disait que les laboratoires s’enrichissaient sur le dos des malades. J’ai démontré que le problème venait des malades. » 5 000 exemplaires ont été vendus. Chez le même éditeur ont suivi « L’Art de manipuler » en 1996, « Le Management de la relation » en 1998, ou encore « À la recherche du client » en 1999. Read the rest of this entry »

Pour écouter l’enregistrement de l’entretien entre Flavie FLAMENT sur RTL le 8 mai 2012 au sujet de mon dernier livre chez Eyrolles,  cliquez sur l’image.

L’écrivain de Lachaise oppose langage et réalité

Un article de La Charente Libre
Corinne GOUGUET
8 Mai 2012 | 04h00
Mis à jour | 12h08

http://www.charentelibre.fr/2012/05/08/l-ecrivain-de-lachaise-oppose-langage-et-realite,1093983.php

Dans «Arrêter de se faire des films», Pierre Raynaud écrit que nos croyances et nos opinions ne sont pas la réalité. Il est aujourd’hui l’invité de Flavie Flament sur RTL.

Dans son dernier ouvrage, Pierre Raynaud initie ses lecteurs aux bénéfices du langage réel et dévoile les pièges de la com\'.Photo CL

Dans son dernier ouvrage, Pierre Raynaud initie ses lecteurs aux bénéfices du langage réel et dévoile les pièges de la com’.Photo CL

« Arrêter de se faire des films » est le douzième livre de l’auteur Pierre Raynaud, un ouvrage paru aux éditions Eyrolles le 29 mars (1). Il y décrit les rapports entre deux mondes: celui des idées, des croyances et des opinions d’un côté; celui des faits réels de l’autre. L’homme y dénonce les dangers des mots, désignant les idées comme étant des mots ne voulant rien dire de précis et qui pourraient constituer ce qu’il appelle «un antidictionnaire». On y découvre ainsi que «le mot chien ne mord pas.» Pierre Raynaud est aujourd’hui mardi l’invité de Flavie Flament dans l’émission «On est fait pour s’entendre» sur RTL (2). Thème abordé: «Quand malentendus et les incompréhensions altèrent la communication»

Pierre Raynaud est un Charentais méridional atypique. Il réside à Lachaise après avoir séjourné pendant plus de quarante ans à Paris, où il aime retourner en tant que touriste, mais aussi pour travailler. Patron bohème, retraité actif. Il a travaillé pour l’industrie pharmaceutique en proposant aux laboratoires des outils et des méthodes pour mieux communiquer avec les médecins.

« A la recherche du client » de Pierre RAYNAUD et Giselle DERANGERE, 1999

Comment les clients arrivent à conquérir de nouveaux clients et comment ils les fidélisent. Livre écrit à partir d’une trentaine d’entretiens avec des patrons et des cadres de 30 entreprises différentes.

« Le management de la relation » de Pierre RAYNAUD

Ce livre n’est pas une nouvelle théorie du management mais une méta-théorie. Il explique en quoi toutes les techniques existantes ont toutes un défaut commun : oublier que le management est affaire d’homme, et de ce qui se passe dans leurs cerveaux et qu’apprendre à manager son esprit suffirait à créer un management efficace en toutes occasions.
C’est que ce l’auteur appelle le management non-dualiste.

« L’art de manipuler », de Pierre RAYNAUD

Pierre RAYNAUD est le premier auteur en France a avoir publié sur le thème de la manipulation pour dire que si tout le onde manipule et si tout le monde est manipulé alors autant apprendre ces techniques.
Il s’agit du deuxième texte du livre publié en 1977 avec le même titre lequel est hélas, épuisé :

« Arrêter de se faire des films » ou Le mot « chien » ne mord pas de Pierre Raynaud

« Les hommes civilisés se trompent souvent parce qu’ils pensent trop. » Cette phrase introductive du maître zen Taisen Deshimaru annonce la couleur du nouvel opus de Pierre Raynaud. Les hommes pensent trop et, pourrait-on rajouter, ils pensent mal, parce que leurs structures nerveuses et les multiples conditionnements culturels, éducatifs, langagiers, relationnels auxquels ils sont sujets les prédisposent à se tromper, à confondre les cartes avec le territoire, à prendre le mot pour la chose, la structure du langage comme modèle du monde. Or le mot chien n’a jamais mordu personne, il est insensible aux caresses et ne « gratte pas ses puces. »

Nourri aux deux mamelles de la sémantique générale et du constructivisme (notamment la systémique de Palo Alto), Pierre Raynaud fait figure d’empêcheur de penser en rond. Il nous livre un texte décapant qui n’épargne rien ni personne, et nous invite à entrer dans ce monde nouveau : le langage du réel afin d’instaurer, dit-il, « un vrai changement de vie et de société ». Read the rest of this entry »

Cours théorique d’Analyse Relationnelle

Mon cours complet d’Analyse Relationnelle dans la librairie KINDLE.
30 exposés faisant le tour des méthodes et des sources de l’Analyse Relationnelle :