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Archive for the ‘carte et territoire’ Category

Banales Absurdités, du Dr Maudrux

 NDLR : enfin une voix dissonante dans le concert des moutons bêlant à l’unisson. Et ça fait toujours plaisir de ne pas se sentir seul !
Le blog du Du Maudrux est un plaisir pour le pratiquant de l’Analyse Relationnelle car il montre que le monde s’est construit sans plan et sans fondations, à partir d’idées et non pas d’observations concrètes des réalités. Au sens strict le monde est tête en bas, mais, comme on a pris l’habitude on ne s’en rend plus compte.
Et cela dans tous les milieux où il y a des gens en position de nous abêtir encore plus.
Voici une lecture saine, qui nous nettoie de ce qu’on lit dans les journaux, dans la boue des réseaux sociaux, et dans les insanités bêtifiantes de la télé, les trois grands cancers moraux de notre époque.

A lire sans modération.
PR

Blog du Dr Maudrux

 

 

 

 

 

 

 

Posté le  par Gérard Maudrux

En l’espace de huit jours, l’accumulation de petites choses montre à quel point la France est devenue un pays où tout est interdit, où règnent l’absurdité et l’arbitraire, le peuple semblant s’habituer à tout. En fait étranglés par les prélèvements et étouffant sous les règles administratives, les Français ne supportent pas tant que cela, la consommation d’anxiolytiques et le burnout croissants ont sans doute là une explication.

Si les utopies d’hier sont les vérités d’aujourd’hui, les absurdités d’hier sont aujourd’hui des banalités.

A Paris c’est une usagère du métro (enceinte de surcroît) qui a dû s’acquitter d’une amende de 60 euros sans préavis pour avoir emprunté un couloir dans le mauvais sens. Tout le monde circule dans tous les sens, seuls quelques-uns, au hasard de l’humeur du jour de quelques contrôleurs zélés seront taxés. (Absurdité : circuler sans billet coûte moins cher, 50 € !).

Dans le Vaucluse, Geneviève, 89 ans, comme beaucoup à son âge, n’a pas d’ordinateur ni internet. A l’heure de la dématérialisation (elle ne sait pas non plus ce que cela veut dire), elle a payé un impôt en envoyant un chèque. Ce chèque a été encaissé, mais les services fiscaux lui envoient une amende de 15 € pour « non-paiement dématérialisé ». Au passage, les caisses de retraite ont aussi cette obligation d’encaisser des pénalités dans le même cas. Pas de chance, d’autres départements sont moins zélés.

Ici c’est un automobiliste qui se fait verbaliser car il téléphonait dans sa voiture. Tant pis si la voiture était garée, moteur coupé. Tant pis si l’esprit de la loi n’est pas respecté, la loi elle est respectée à la lettre par un fonctionnaire irréprochable.
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Le paquet neutre sans effet sur les ventes, de Paolo Garoscio

http://www.economiematin.fr/news-paquet-neutre-ventes-baisse-effet-impact-moche-echec-reforme

NDLR : bon on peut dire bien des choses sur nos gouvernants, nos lois autant stupides que liberticides, qui vont finir par nous interdire… de vivre. On peut dire qu’ils sont sont appâtés par le gain, par le Pouvoir, certes, mais comment peut-il en être autrement. A leur place nous ferions la même chose : comme le disait déjà Coluche en son temps : « A quoi sert d’avoir le Pouvoir si ce n’est pas pour en abuser« . Donc, logiquement je ne leur ferai pas ce reproche, je trouve même que ce sont des réactions de petites gens, de jaloux.
En revanche, nous prendre pour des cons, ça c’est impardonnable, nous infantiliser ce devrait être puni de mort !
Prenons l’exemple ici du paquet neutre. Nos sommités intellectuelles se sont dit : avec des photos horrifiques, nous braves gens vont avoir peur de ressembler à ça et vont arrêter de fumer, et surtout les jeunes qui  n’ont pas encore commencé à fumer ne vont pas s’y mettre. Bon : résultat des courses, pas de changement et même par rapport au premier trimestre 2016, une légère augmentation. Laissons tomber les chiffres le problème n’est pas là. Le problème est qu’ils n’ont rien compris et que, puisque ça ne marche ils vont insister, en rajouter, encore et encore. Faire ce que nous disons avec l’école de Palo Alto (quésaco ?) : « Faire encore plus de la même chose« . C’est ce que j’appelle le syndrome de la poule qui se cogne au grillage pour sortir, encore et encore, et finit par se blesser, sans voir que tout à côté, la porte du poulailler est ouverte.

Mais ça ne marchera pas. Pourquoi ? Parce que, nos braves incultes, ne connaissent pas les lois de la communication. Ils ne savent pas que montrer des images horribles sur un paquet cela reste abstrait, c’est du papier, et c’est quelqu’un d’autre, celui qui regarde ne se sent pas concerné, alors que le plaisir de fumer est dans le domaine du concret.
Il n’y a donc aucun rapport entre les deux éléments, aucune raison que cela puisse marcher ; d’un côté des arguments, de l’autre un plaisir dont on en peut se passer. 

Et puis, il y a encore une autre raison pour que cela ne puisse marcher : une photo horrible, la première fois qu’on la voie, elle nous choque comme nous choque un blessé sur la route, un malade à l’agonie avec ses tuyaux partout et son visage blafard, puis on oublie vite car il fait soleil… Un accident sur la route et nous ralentissons pendant quelques kilomètres, puis ensuite le pied sur la pédale nous démange…
Donc, pour moi le vrai problème est que de deux choses l’une : ou bien ceux qui pondent ces lois (ce qui prouve qu’ils sont bien des poules) : ou bien ils sont bêtes et je ne le crois pas, en tous cas ils ont eu l’intelligence d’arriver à des postes de prestige qui permettent d’emmerder les gens, ou bien ils sont ignares dans un des domaines les plus importants : comment fonctionne nos esprits, et comment nous convaincre à respecter leurs dictats. C’est ça qu’il devraient apprendre, et qu’on devrait même apprendre à l’école ! Le route est longue et ne sera pas un long fleuve tranquille.

Précision importante : je ne suis pas fumeur !

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Il aura fallu des études pour comprendre quelle était la « pire couleur » pour trouver la couleur du paquet neutre, un vert kaki foncé ; il aura fallu des débats houleux et des conflits avec les cigarettiers mécontents qui menaçaient de saisir la justice ; il aura fallu le mettre en place, décider de la police d’écriture… pour rien. Le paquet neutre ne semble pas avoir l’effet escompté.

Une baisse des ventes de cigarettes en janvier 2017 mais…

C’est BFMTV qui dévoile, le 7 avril 2017, ce résultat : le paquet neutre ne semble pas avoir été utile. Car si les chiffres obtenus par la chaîne d’informations sont positifs dans la lutte contre le tabagisme, une baisse de 1,7 % des ventes de cigarettes entre janvier et mars 2017, ce n’est pas une victoire. Sans compter que cette baisse est largement à relativiser : les ventes de tabac à rouler ont augmenté de 0,3 % sur la même période.

La baisse des ventes du premier trimestre semble normale : BFMTV a interrogé une source industrielle qui précise que « cette tendance baissière dure depuis plusieurs années et continue mais il n’y a aucun effet du paquet neutre. »

Le prix du paquet est le seul argument que les Français entendent Read the rest of this entry »

Le non-verbal : 93% de la communication, un mythe, une supercherie !

Pourquoi le langage non-verbal ne fait pas 93% de la communication !

Langage verbal et langage non-verbal

A ce jour un nombre considérable de cabinets de formation, de managers et de commerciaux croient une règle qui leur est serinée à longueur de stages. Cette règle dit que le message non-verbal est bien plus important que le langage verbal et on avance de chiffres éloquents selon lesquels 93 % de la communication passeraient pas le non-verbal et que, donc, le pauvre langage verbal devrait se contenter des 7 % restant.

On trouve même cela dans les croyances de méthodes telles que la Process Com, que je respecte infiniment, car elle est fort utile par ailleurs :
« Lorsque l’on sait que 93% de ce que nous retenons d’un message vient des signaux non verbaux (voix, ton, attitudes, gestes, expressions du visage) et seulement 7% provient des mots, nous mesurons l’intérêt à connaître les codes et les signaux émis par autrui mais aussi par nous-mêmes », lit-on sur leur site.

Je dirais par agacement que c’est vrai quand on s’adresse à nos animaux domestiques, mais pas à des humains.

En fait des centaines de milliers de cabinets et autres coaches répètent à l’envi cette soi-disant découverte majeure, sans vérifier quoi que ce soit. Après çà comment faire confiance à ceux-là même qui sont censés nous enseigner la compréhension, et le sens critique.

Interrogeons-nous ? D’où vient cette croyance ?

Un certain Albert MEHRABIAN, né en Iran, Professeur émérite de l’Université de Californie, a découvert (ou inventé ?) en 1967, que 7% de la communication passait par le langage, 38% par le vocal (intonation, voix…) et le reste soit 55% par le visuel.

Notons, car c’est important pour comprendre, que Mehrabian est un psychologue et non un spécialiste de la communication.

Tout d’abord, Mehrabian a étudié des personnes parlant de leurs sentiments et de leurs états d’esprit, ce qui est déjà un biais considérable.
En fait Mehrabian a fait plusieurs études : voici ce que dit Wikipédia :
« La première étude comparait l’importance relative de la signification sémantique du mot avec le ton de la voix, et trouvait que ce dernier avait plus d’influence. La seconde étude traitait des expressions faciales (montrées sur des photos en noir et blanc) et sur le ton de la voix (entendu sur un enregistrement magnétique), et trouvait que les contributions des deux types de communication avait comme ratio 3:2. Mehrabian combina ensuite les résultats des deux études pour obtenir le ratio 7:38:55. » Read the rest of this entry »

Les tâches domestiques restent très majoritairement à la charge des femmes

http://www.francetvinfo.fr/societe/les-taches-domestiques-restent-tres-majoritairement-a-la-charge-des-femmes_902339.html#xtor=AL-53

NDLR : voici selon notre méthode même : l’analyse relationnelle, le type même d’article qui raisonne mal. Cet article est stupide pour deux raisons :
a) une raison de méthode. Que les hommes soient moins nombreux que les femmes à participer aux travaux ménagers, on pouvait s’en douter, et il nous reste à prier pour qu’il n’y ait pas une loi qui viennent dans les foyers s’occuper de ce qui les regarde pas. Mais pourquoi ne parle-t-on pas des différences selon que la femme travaille à l’extérieur ou non ? Il n’y en n’a pas ? Pourquoi toujours traiter des sujets relationnels de façon générale comme si tous les couples étaient semblables et devaient avoir des comportements semblables.
b) une raison philosophique. Depuis toujours ce sont les femmes qui portent les enfants et qui accouchent Pourquoi la tendance est-elle de nos jours à ne pas les compter dans les raisonnements à la mode ? Une femme au foyer, c’est comme un vote blanc pour nos politiques, elle ne compte pas. Et si la culture ou même le machisme n’était que peu en cause, et si la nature avait son mot à dire. Si les femmes étaient statistiquement moins enclines à faire de la politique, pourquoi les y obliger ? La parité est une connerie, non pas que les femmes soient moins capables que les hommes sur les sujets humains, (je crois même le contraire si je me fie à mes expériences), mais tout simplement parce qu’elles préfèrent d’autres occupations. Chaque fois qu’on croit raisonner à partir d’une généralité, et la parité en est une, on est sûr de dire des bêtises.
Et puis, en quoi cela regarde un gouvernement qui devrait plutôt s’occuper de sa charge, et foutre la paix aux gens dans leur vie personnelle. Non ?

La parité dans le couple est loin d’être acquise. Ce sont toujours les femmes (93%) qui font le ménage et s’occupent des enfants, selon une étude du Credoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie), publiée mardi 12 mai par la Caisse nationale d’allocations familiales.

Beaucoup d’hommes en couple gardent résolument leurs distances avec les tâches ménagères : 91% avouent ne pas repasser, 60% ne pas faire le ménage ni la vaisselle (48%), 50% ne pas toucher aux fourneaux et 36% ignorer les courses.

Le choix du logement se fait à deux

En revanche, 93% des femmes en couple font le ménage, 93%, la cuisine, 85%, les courses quotidiennes, 83%, la vaisselle et 73%, le repassage. Les mères passent également deux fois et demie plus de temps que les hommes à s’occuper des enfants.

L’arrivée des enfants accentue disparité et tensions : dès la première naissance, les rôles entre hommes et femmes se spécialisent selon un modèle traditionaliste, toutes générations confondues, relève cette enquête menée en mars.

En revanche, le choix du logement, lui, se fait majoritairement à deux, particulièrement dans les classes sociales aisées. Lorsqu’il s’agit d’une acquisition, les recherches sont menées à deux dans 56% des cas, contre 43% pour une location. Quant aux ressources du foyer, 64% des couples mettent en commun l’intégralité de leurs revenus et 79% d’entre eux sans avoir institué de limite aux dépenses du ménage.

Réforme des collèges : ne dites plus nager, mais « se déplacer dans un milieu aquatique standardisé »

http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20150429.OBS8196/ne-dites-plus-nager-mais-se-deplacer-dans-un-milieu-aquatique-standardise.html

NDLR : quand une société est capable d’engendrer ce genre de langage et ce genre de bureaucrates incompétents, elle est foutue ! Il ne faut pas rire mais pleurer.

La lecture de quelques pages du « programme pour le cycle 4″, sur les quelque soixante qu’il compte dans sa dernière version (15 avril), et qui couvre trois années de collège (de la cinquième à la troisième), provoque toutes les réactions possibles : on rit, on se tape le front, on hausse les yeux au ciel, on se tape sur les cuisses, on enrage, on invoque les dieux de la brousse australienne. Le plus souvent on hurle.

Examinons la forme (car le fond vous donne envie de vous jeter par la fenêtre), et la matière la plus simple : le sport. Il est coupé en : « activités athlétiques », « activités aquatiques », « activité pleine nature », « sports collectifs », « activités de raquette », « activités de combat », « activités artistiques », « activités gymniques ». C’est bien organisé.

« Milieu aquatique profond standardisé »

Vous pourriez penser qu’au collège on nage dans une piscine. Détrompez-vous. D’ailleurs le mot piscine n’existe pas dans le document, et le verbe nager n’est employé qu’une petite fois, dans un coin. On apprend à « se déplacer de façon autonome, plus longtemps et plus vite, dans un milieu aquatique profond standardisé. » (colonne « Compétences et attendus »).

Voyez ensuite la colonne « Domaines du socle commun plus particulièrement concerné » ; elle dit : « D4 D5 [?] Comprendre les contraintes liées aux déplacements dans l’eau, D3 Apprendre sa propre sécurité et celle des autres. » C’est beau comme l’antique. ILS savent écrire…

Puis lisez la colonne « Ressources mobilisables par l’élève » (attention, c’est du lourd) : Read the rest of this entry »

Peut-on faire changer d’avis une personne sans jamais lui donner tort ? Et comment ?

Bien sûr la réponse à cette question est : Oui, puisque nous le faisons régulièrement et que des milliers de stagiaires, commerciaux pour la plupart, ont appris la technique.

Le modèle est un jeu en ligne, d’aucuns disent un serious game, dans lequel les joueurs sont invités à défendre par écrit, des points de vue qui sont les leurs ou non, à l’aide de 27 cartes appelées stratagèmes, et le gagnant est celui qui utilisera le moins les méthodes classiques d’argumentation qui sont plutôt inefficaces.
Pour échouer dans l’objectif de convaincre quelqu’un, la recette est simple : il suffit de lui demander de changer d’avis, et si ça ne marche pas, il suffit d’insister pour que la situation s’aggrave : l’autre campe sur ses positions, et, de plus, acquiert de vous une opinion catastrophique.
Vous perdez sur les deux tableaux !

Au lieu de cela, le jeu Polemios ne donne jamais tort à l’autre ; il suffit qu’un joueur écrive : « Tu as tort » ou « Je vais te (de-)montrer pourquoi j’ai raison » pour qu’il perde la partie aussitôt. Et même s’il dit : « Tu as raison mais… », ce qui équivaut à dire « Tu as raison mais tu as tort », la partie s’arrête aussitôt.
Ce jeu est enseigné dans nos stages depuis plusieurs décennies, mais depuis 2010, il est autonomisé, et peut s’apprendre en dehors de tout autre apprentissage.

Pour en savoir plus, le mieux est d’aller visionner la vidéo sur Youtube qui monte comment marche le jeu, comment on peut apprendre la technique et comment on peut devenir un champion dans l’art de faire faire changer d’avis les autres sans les forcer, et sans argumenter par les moyens classiques.
Voici l’adresse de cette vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=k7008v_U_Hg

Et si vous êtes tenté par l’envie de jouer avec des amis, car on apprend en jouant, venez vous inscrire sur le site, et nous vous offrons la possibilité  jouer autant de parties que vous le désirez pendant un mois.
Il suffit de venir remplir le formulaire sur la page suivante :
http://polemios.com

Bons jeux et bienvenue dans notre groupe.

Comment les réseaux sociaux ont fait de nous des touristes de nos propres vies

http://www.courrierinternational.com/article/2015/03/06/comment-les-reseaux-sociaux-ont-fait-de-nous-des-touristes-de-nos-vies

NDLR : avant, nos ancêtres vivaient leur vie et vivaient avec leur famille et amis, aujourd’hui ils ne vivent plus, ils se regardent vivre et ils regardent les autres les regarder vivre. Mais ce n’est pas nouveau, juste pire qu’avant. Il y a fort longtemps, avec mon amie de l’époque, nous avons visité un joli coin d’Allemagne et suivi quelques moments un groupe de japonais qui n’ont rien regardé, ni le clocher de cette belle église, ni le retable célèbre dans le chœur, ni la beauté des montagnes au soleil  couchant… ils ont tout pris en photo pour enfin pouvoir regarder tout ça bien au chaud chez eux. 

Pour le journaliste et critique américain Jacob Silverman, les réseaux sociaux ont fondamentalement modifié notre rapport à ce que nous faisons, ce que nous lisons, ce que nous vivons.
Que celui qui n’a jamais interrompu une activité pour prendre une photo et la poster sur les réseaux sociaux lui jette la première pierre. Dans le long article que signe le journaliste et critique américain Jacob Silverman* dans The Guardian, il prend soin de ne pas s’exclure de l’analyse qu’il déroule et qui pourrait se résumer en une phrase : le fait de partager ce que nous faisons sur les réseaux sociaux a fait naître un nouveau mode de vie. »Dans un paysage numérique construit sur la visibilité, le plus important, ce n’est pas tant le contenu de ce que vous postez que l’existence même de vos publications », écrit-il. Et d’ajouter que les réseaux sociaux ont tellement modifié notre comportement que cette pulsion de partager ce que nous faisons pour le faire savoir aux autres est presque devenue une seconde nature.

Toute-puissante notification

On pourrait se demander ce qui nous pousse à rester sur Facebook ou sur Instagram, à continuer de suivre, encore et encore, des flux de photos et de statuts. « L’explication, c’est que tout le monde le fait. Un milliard d’individus sont sur Facebook, des centaines de millions sont répartis sur les autres réseaux ; qui voudrait rester à l’écart de tout ça ? [...] Par ailleurs, une fois que vous en êtes et que les mises à jour défilent, le petit pic d’endorphine que produit un ‘like’ ou un partage fait office de petite récompense pour tout cet investissement. » A l’ère du tout-réseaux-sociaux, il n’y a sans doute rien de pire que de rechercher la visibilité et de finir sans la moindre notification. Read the rest of this entry »

Le tunnel, ou comment faire carrière sans mettre un pied dans la vraie vie

http://www.michele-delaunay.net/delaunay/blog/le-tunnel-ou-comment-faire-carriere-sans-mettre-un-pied-dans-la-vraie-vie

Le blog de Michèle DELAUNAY, députée de la Gironde

Ils ont fait sciences- po, passé ou non un concours de l’administration, regardé autour d’eux… Et finalement trouvé un poste d’attaché parlementaire ou un job dans une collectivité et, pour les plus chanceux ou les pls habiles, dans un « Cabinet ».

Dans ces milieux un tantinet confinés, ils ont pris le virus. Rien à reprocher : la densité d’intelligence y est grande, les sujets d’intérêt nombreux et variés, l’endogamie forte et l’impression d’appartenir à une sorte d’élite pensante, bougeante et agissante, porteuse. L’envie vient d’aller plus loin, de fabriquer soi-même de l’immédiat au lieu de travailler à façon celui des autres, de projeter, d’échafauder, de bâtir ou du moins de l’essayer.

Cinq ou dix ans ont passé, ils entrent à leur tour dans la piscine. Grand bain pour les museaux les plus fins (tenter une élection uninominale, cantonale le plus souvent), moyen bassin pour la plupart (figurer sur une liste municipale ou régionale), pataugeoire pour les encore timides (tenir un rôle dans une équipe de campagne). Ils gagnent ou ils perdent, mais ils demeurent dans cet entre-soi réconfortant où l’on partage les mêmes idées avec pour conséquence de croire toujours avoir raison.

Ceux qui gagnent du premier coup sont les plus à risque : ils n’ont plus seulement le virus, mais la maladie. Grand air, bobine sur le journal après l’avoir eue sur de grandes affiches, ils sont quelqu’un, c’est à dire déjà plus tout-à-fait eux-mêmes. Les autres retenteront. Ce sera plus ou moins long, plus ou moins brillant, quelquefois péniblement stationnaire, mais ils arriveront quelque part, même si pas toujours où ils voulaient. Read the rest of this entry »

L’amour est dans le pré : Les agriculteurs abusent du rosé, la production obligée de censurer

http://femme.planet.fr/actu-people-lamour-est-dans-le-pre-les-agriculteurs-abusent-du-rose-la-production-obligee-de-censurer.673653.1181.html?xtor=EPR-51-660941[FemmesPlus-a-la-Une]-20140816

NDLR : on aime ou on n’aime pas ce genre d’émissions, mais ce qui est sûr c’est qu’elles nous montrent des gens ordinaires, pas des politiques ce qui est rafraichissant pour une fois. Alors les gens ordinaires, et bien il leur arrive de boire un coup de trop, il leur arrive aussi de voter pour Le Pen… Alors je pose quelques questions de bon sens ? Que penser d’une société où l’on n’a pas le droit de montrer ce que font et pensent les gens  ordinaires ? Où il faut enlever les affiches d’un certain parti avant de tourner la vie des gens dans les près ?  Moi, ce que j’en pense est clair : la dictature est là à nos portes, car on l’a laissé entrer ? Et je me pose une autre question : le fait d’obliger les journalistes, chaque fois qu’on aperçoit l’ombre d’une bouteille de vin ou d’un verre de rouge à l’horizon, à nous dire comme des pantins qu’on les oblige à être  : « avec modération« , a-t-il déjà fait diminuer d’une goutte le plaisir de boire ces breuvages des Dieux ! Quand on ne peut plus se comporter comme des gens ordinaires que nous sommes tous, c’est que nous n’avons plus rien en commun avec nos dirigeants et leurs cohortes de censeurs ! Si nous étions dirigés par des représentants de la réalité, je veux dire de la société civile, ce serait bien différent.

Si les fidèles de L’amour est dans le pré se font une joie de retrouver toutes les semaines les péripéties de agriculteurs de l’émission, il y a certaines scènes cependant qu’ils ne verront jamais à l’écran, comme la soirée qu’a organisée Marc chez lui. Et pour cause : cette soirée, à laquelle étaient conviés d’autres participants, a été particulièrement arrosée !

 Si L’amour est dans le pré c’est avant tout des histoires d’amour, c’est aussi de belles histoires d’amitié. En effet, comme le révèlent nos confrères de Télé Star dans leur nouveau numéro, nombreux sont les agriculteurs à avoir tissé des liens forts entre eux durant l’émission. Cette neuvième saison du programme culte de M6 n’échappe pas à la règle. Plusieurs participants ont gardé contact le programme terminé, à l’instar de Marc et Nicolas. Les deux beaux gosses de la saison 9 de L’amour est dans le pré, se téléphonent régulièrement. Ils se sont même revus pendant et après le tournage… D’ailleurs, Nicolas a participé début mai à la petite soirée organisée chez Marc, à laquelle ont également été conviés Bertrand, Emeline, Caroline et Gilles… Une soirée dont les téléspectateurs de M6 ne découvriront jamais les images.

Et pour cause : comme le révèle le magazine télé, la production a préféré ne pas diffuser cette séquence. Un choix stratégique puisque ces retrouvailles entre agriculteurs ont été l’occasion pour eux de faire le point sur leur vie sentimentale. Redoutant que quelques indiscrétions ne soient révélées avant le très attendu bilan, la production a préféré couper cette scène au montage… Mais ce n’est cependant pas la seule raison ! « Les amis n’ont pas bu que de la grenadine », précisent nos confrères de Télé Star qui révèlent que les six agriculteurs ont un peu trop…

En savoir plus sur http://femme.planet.fr/actu-people-lamour-est-dans-le-pre-les-agriculteurs-abusent-du-rose-la-production-obligee-de-censurer.673653.1181.html#hedHidFzxahvMRm8.99

Une analyse critique ne dévalorise pas les médias, elle les aiguillonne !

http://www.bvoltaire.fr/claudechollet/entretien-claude-chollet-analyse-critique-devalorise-pas-les-medias-les-aiguillonne,88985

Claude CHOLLETNDLR : Mon ami Claude CHOLLET, PDG de l’OJIM (Observatoire des Journalistes de l’Information Médiatique) depuis 2012 nous informe sur ceux qui sont censés nous informer. Très instructif ce site et une source d’inspiration pour tous ceux qui pensent que nous ne sommes pas vraiment informés, en tout cas pas toujours sur ce qui est important. 

Le 19 juin 2014

 

Entretien réalisé par Charlotte d’Ornellas
Après avoir étudié les sciences politiques et travaillé pendant trente ans dans l’industrie pharmaceutique, Claude Chollet a créé en 2012 l’Observatoire des journalistes et de l’information médiatique (OJIM) dont il est actuellement le président. Retour sur un succès.

Pourquoi avoir créé l’OJIM ?

Les médias influencent le pouvoir parlementaire, sanctionnent les actions de l’exécutif, peuvent juger les juges au travers de leurs articles.

Burke parlait de « quatrième pouvoir », c’est aujourd’hui le premier et, comme la langue d’Ésope, il peut charrier le meilleur comme le pire !

L’appauvrissement des moyens, la montée de la précarisation, un certain conformisme idéologique favorisent un « journalisme de copie » où on réécrit la dépêche AFP, parfois biaisée, sans la vérifier. L’analyse et la critique sont donc une nécessité démocratique.

Mais comment mieux comprendre les médias sans avoir accès à l’envers du décor ?

Qui finance ? Qui dirige ? Nous essayons d’y répondre par nos infographies sur les grands groupes ou les médias influents. C’est également le sujet de nos dossiers sur le traitement médiatique de certaines affaires (Merah, Méric…), sur le « point Godwin » ou le décorticage de certaines émissions comme « Plus belle la vie ».

Mais les médias ne sont pas réalisés par des robots, ce sont les journalistes qui les font vivre. Mieux connaître leur parcours, leur formation, leurs ouvrages… permet de situer plus exactement leur mode d’influence.
C’est une des originalités de l’OJIM : il y a déjà plus de cent portraits des principaux acteurs médiatiques parfaitement « sourcés ». C’est une base de données gratuite ouverte aux spécialistes comme aux simples lecteurs.

Encouragez-vous au « signalement » ?

Je n’aime pas du tout ce terme qui a un côté policier. Nos lecteurs envoient par mél les dysfonctionnements qu’ils ont pu relever.

C’est, par exemple, un lecteur russophone qui nous a signalé l’erreur (volontaire ?) de traduction par TF1 lors de l’entretien avec Poutine. Dire que l’on ne doit pas « débattre avec les femmes » n’est pas la même chose que « se chamailler avec les femmes »… qui est par ailleurs un proverbe russe ! Un petit exemple de désinformation, repris ensuite en chœur par la majorité des médias ! Read the rest of this entry »

Vous n’êtes pas aussi brillant que vous le croyez !

http://www.medisite.fr/a-la-une-vous-netes-pas-aussi-brillant-que-vous-le-croyez.572997.2035.html?xtor=EPR-26-569338[Medisite-A-la-Une]-20140323

Une récente étude montre que nous avons tendance à surévaluer certaines de nos compétences.

© pressmaster – Fotolia.com

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Si des proches commencent à vous taper sur le système à force de lister leurs talents incroyables, respirez un grand coup et rassurez-vous. Ils seraient en réalité loin d’être aussi compétents qu’ils le pensent. C’est en tout cas ce qu’affirment deux chercheurs américains de l’université de Caroline du Nord et de l’Iowa.

Ils ont voulu savoir si le type de tâche réalisée influait sur la précision de l’auto-évaluation que l’on en faisait. Ils ont ainsi demandé à des volontaires d’apprécier leurs propres capacités dans différents domaines : linguistique, sport, milieu professionnel… Des mesures objectives de performances ont complété leurs recherches (scores aux tests, évaluations des supérieurs).

Résultats ? L’estimation des capacités verbales, comme la pratique de langues étrangères ou certaines compétences professionnelles, étaient bonnes. En revanche, lorsqu’il s’agissait de capacités non-verbales, les appréciations n’étaient plus aussi proches de la réalité. Read the rest of this entry »

Démocratie et séparation des pouvoirs

http://www.economiematin.fr/les-experts/item/8069-politique-economie-justice-systeme-juridique-conseil-etat-juge-liberte-france/?utm_source=newsletter&utm_medium=Email&utm_campaign=NL-2014-01-11

Encore un article de Charles Sannat :
« Lorsqu’un gouvernement de droite comme de gauche s’arroge le droit de juger et de donner l’étalonnage de l’humour autorisé et de l’humour prohibé, lorsque partout nous abdiquons l’ensemble de nos pouvoirs et de nos libertés, lorsque nous laissons les lobbies et les groupes d’intérêts privés diriger nos vie, alors nous pouvons affirmer sans le moindre doute que nous avons quitté le champs de la démocratie pour rentrer dans celui de la dictature… fut-elle socialiste. »

Selon des études réalisées ces dernières années, 60 % des français considère que notre justice notre justice ne fonctionne pas correctement. Plus de la moitié ne ferait pas confiance en l’indépendance des juges. cc/flickr/fisherbray

Lorsqu’une autorité politique se confère le droit quelles qu’en soient les raisons de juger de l’humour (fut-il pas drôle ou déplacé) ou d’autres choses, sous prétexte d’ailleurs qu’un individu sort de l’humour pur pour rentrer dans le champs politique, et de censurer, c’est évidemment une dérive autoritaire et dictatoriale.

Parler de politique est un droit aussi sacré d’ailleurs que celui de faire de l’humour. Opposer la parole de l’humoristique et la parole politique est assez gênant tant nos mamamouchis sont de grand humoristes qui, soit dit en passant, commencent à faire rire de moins en moins de monde. Souvenez-vous du spectacle de Christine Lagourde intitulé « La croissance négative » ou encore celui de la « Rilance » !

Le problème encore une fois n’est pas de savoir si vous savez qui nous fait rire, me fait rire ou vous fait rire. Le problème est un problème intrinsèque de démocratie. Un ministre peut porter plainte, saisir, mais il n’a pas à juger. Si monsieur vous savez qui ne respecte la loi tient des propos anti-truc ou machin-phobe, faisons confiance à la justice pour le condamner, ce qui d’ailleurs a déjà été le cas. Je n’aborderai pas le fond de cette affaire. À chacune et chacun de vous de se forger son opinion dans le respect de la loi. En revanche, hier, je suis revenu sur la notion de « respect de la dignité humaine ». Un autre concept doit être également remis au cœur de toutes nos réflexions. Je pense à la « séparation des pouvoirs ».

Le jugement du Tribunal de Nantes, dans l’affaire opposant vous savez qui à vous savez qui, rappelle à tous ceux et celles qui l’auraient oublié l’importance de la séparation des pouvoirs. Vous constaterez d’ailleurs à quel point en partant de cette idée « constitutionnelle » nous en arrivons rapidement à l’économie !

La dérive actuelle est patente. Je parle souvent de la nouvelle loi de programmation militaire qui autorise notre gouvernement à écouter qui il veut quand il veut et comme il le veut. Souvenez-vous il y a quelques décennies le scandale provoqué par les écoutes illégales de l’Élysée… Finalement, François Mitterrand était juste un peu en avance sur son temps. À cette époque, il s’agissait d’écouter une dizaine de personnes… Aujourd’hui, c’est l’écoute de masse, la surveillance de masse de populations entières.

Un peu d’histoire autour de la séparation des pouvoirs Read the rest of this entry »

Le livre qui rend fous les psychiatres

http://www.lesechos.fr/journal20130513/lec1_idees_et_debats/0202724519379-le-livre-qui-rend-fous-les-psychiatres-565664.php?goback=.gde_1416777_member_240256749

Par Yann Verdo| 13/05 | 07:00

La cinquième édition du DSM, bible des psychiatres américains, sort la semaine prochaine aux Etats-Unis. Un manuel dangereux pour certains cliniciens, qui appellent au boycott.

Le prochain volume du DSM sera dévoilé lors du congrès annuel de l\'American Psychiatric Association (APA), qui se tiendra à San Francisco du 18 au 22 mai. - Photo Sam Hodgson/NYT-REDUX-REA

Le prochain volume du DSM sera dévoilé lors du congrès annuel de l’American Psychiatric Association (APA), qui se tiendra à San Francisco du 18 au 22 mai. – Photo Sam Hodgson/NYT-REDUX-REA

Rarement livre aura été plus attendu au tournant, plus commenté et critiqué avant même sa parution, prévue pour la semaine prochaine. Les passions déchaînées au cours de son long processus de maturation - il est le fruit du travail de plus de 160 experts réunis en quasi-conclave depuis 2007 - sont à la mesure des enjeux. Cette pomme de discorde a pour nom « DSM-V ». « DSM » pour Diagnostic and Statistical Manual of mental disorders, et « V » pour indiquer qu’il s’agit de la cinquième édition de cet ouvrage paru pour la première fois en 1952 aux Etats-Unis, et dont la dernière mouture datait de l’an 2000.

Bible des psychiatres américains, édité par la puissante American Psychiatric Association (APA), le DSM recense, classe et décrit, à la manière des traités de botanique d’autrefois, toutes sortes de maladies mentales, flore inquiétante où se rencontrent aussi bien la schizophrénie que la dépression, l’anorexie mentale, les troubles de la personnalité (« borderline », antisociale, évitante…) et une myriade de curiosités aux noms énigmatiques comme la trichotillomanie (arrachage compulsif des cheveux) et désormais - c’est une nouveauté de la version 5 -, la dermatillomanie (arrachage compulsif de la peau). En tout, autour de 300 « catégories », et autant de pathologies mentales. Read the rest of this entry »

C’était avant les générations trouille… comme la vie était belle… je me souviens

NÉS ENTRE LES ANNÉES : 1930 et 1960  NOUS ÉTIONS PLUS FORTS
Premièrement, nous avons  survécu à l’accouchement par des mères qui fumaient et /ou buvaient  pendant qu’elles étaient enceintes.

Elles prenaient des aspirines, mangeaient de la vinaigrette , des desserts , et n’étaient pas testées pour le diabète ou le cholestérol.   Après ce traumatisme, on s’endormait n’importe où, ou on nous couchait sur le ventre dans des lits à paillasse dans des chambres peintes  au plomb.

Nous  n’avions pas de serrures aux portes.  Lorsque l’on faisait de la bicyclette, on avait des casquettes, mais pas de casques de protection.

Bébés et enfants, on nous emmenait dans de vieilles guimbardes sans chauffage, sans ceintures ni sièges pour bébés, ni air bag

Être dans la benne arrière d’une camionnette par une belle journée ensoleillée était toujours quelque chose d’extraordinaire.

Nous  buvions l’eau directement de la fontaine et depuis les Romains dans les maisons les tuyaux étaient en plomb.  Read the rest of this entry »

Peut–on quantifier le bonheur ?

Valentine Van Vyve

http://www.lalibre.be/societe/general/article/798874/peuton-quantifier-le-bonheur.html?goback=.gde_1416777_member_218172403

Mis en ligne le 22/02/2013

Les indicateurs de développements tentent de coller au plus près de la réalité. Pourtant, ils sont parfois très éloignés de ce qui constitue le “mieux vivre” des populations. Si nous nous éloignons du paradigme selon lequel l’argent ne fait pas le bonheur, la question qui se pose est la suivante : Qu’est-ce qui nous rend heureux ?

“Un indicateur universel n’a strictement aucun sens (…); même les indicateurs partiels, élaborés à partir de la valeur pondérée de diverses statistiques, n’ont pas pour effet d’améliorer la compréhesion de réalités complexes mais plutôt de les occulter et même de les déguiser.” A en croire la réflexion de Jean Baneth, ancien directeur économique de la Banque mondiale, la course aux indicateurs n’est pas la voie la plus efficace pour faire progresser la notion de “développement durable”.

Ces indicateurs, résultats statistiques, seraient-ils simplificateurs d’une réalité complexe ? Oui. Mais surtout, “puisqu’ils définissent des objectifs et qu’ils guident les gouvernements dans leurs choix sociaux et économiques, il devraient être débattus démocratiquement et non choisis par des experts”, argumente Isabelle Cassiers, Professeur à l’UCL et chercheur au FNRS. Des indicateurs trop limités, comme le PIB qui mesure la production sur des bases monétaires, ne se réfèrent qu’à une fraction de la réalité du développement et sont parfois très éloignés de ce qui constitue le “mieux vivre” des populations. Ce mieux vivre n’a parfois rien à voir avec l’accumulation de richesses matérielles, comme l’a laissé croire une vision longtemps dominante du développement. “On a trop longtemps confondu croissance économique et développement. Or, il convient de faire clairement la différence”, explique Isabelle Cassiers. L’argent ne ferait, seul, pas le bonheur…

Placer l’homme au centre du développement Read the rest of this entry »

France 2013 : les nouvelles fractures

http://www.ipsos.fr/ipsos-public-affairs/actualites/2013-01-24-france-2013-nouvelles-fractures

25 janv. 2013 -

Voir l’analyse vidéo

On savait les Français très préoccupés par l’emploi et le pouvoir d’achat ; les résultats de l’enquête mettent en évidence un autre mouvement : le profond repli de l’opinion qui atteint en ce début d’année 2013 un niveau jamais égalé. Ce mouvement se caractérise par une très forte défiance à l’égard du monde extérieur et d’autrui. Pour 78% des personnes interrogées, « on n’est jamais trop prudent quand on a affaire aux autres », 58% pensent que « la France doit se protéger davantage du monde d’aujourd’hui plutôt que de s’ouvrir au monde extérieur ». On observe parallèlement un important rejet du système démocratique et médiatique. Pour 62% des Français, « la plupart des hommes et des femmes politiques sont corrompus » contre seulement 38% pour qui il s’agit d’un phénomène minoritaire. 58% estiment que les journalistes font mal leur travail et 72% qu’ils ne parlent pas des vrais problèmes des Français. Les attentes de l’opinion se positionnent pour un renforcement de l’autorité politique et de l’échelon national. 87% des Français sont d’accord avec l’idée selon laquelle « on a besoin d’un vrai chef en France pour remettre de l’ordre » ; 65% estiment que pour faire face aux grands problèmes à venir il « faut renforcer les pouvoirs de notre pays quitte à limiter ceux de l’Europe ».

Ce mouvement d’opinion traduit bien davantage que la nième étude sur la défiance des Français. En effet, l’enquête fait également apparaître  une adhésion parfois massive à certains propos xénophobes et une forte crispation autour de l’Islam.  70% des Français se sentent proches de l’idée selon laquelle « il y a trop d’étrangers en France » (contre 30% qui se positionnent sur l’item opposé : « il n’y a pas trop d’étrangers en France »). Pour 67% des personnes interrogées, « on ne se sent plus chez soi comme avant » (contre 38% qui estiment qu’on se sent « autant chez soi aujourd’hui qu’avant »). Enfin, près de trois Français sur quatre (74%) pensent que la religion musulmane n’est pas tolérante et pas compatible avec les valeurs de la société française (contre respectivement 28% et 11% pour la religion catholique et 34% et 25% pour la religion juive). Read the rest of this entry »

La carte n’est pas le territoire


http://www.naturalcluster.com/1304/la-carte-nest-pas-le-territoire/

Ecrit le 21 janvier 2013 | PNL

Un des postulats de la PNL est de dire que “la carte n’est pas le territoire”. En effet la vision du monde et de notre existence n’a rien d’objectif, d’ordinaire. Deux personnes différentes qui regardent, en même temps, un même paysage verront, à coup sur, des choses différentes. Il n’y a près de 7 milliards d’humains et autant de visions du monde. Il n’y a pas que la vision des paysages qui varie d’une personne à l’autre: Il y a aussi les êtres. La vision des être varie comme celle des paysages en fonction des yeux qui les regardent…Ce n’est pas tant les yeux qui regardent le monde et les êtres, il y a la personne derrière les yeux, la conscience derrière la fenêtre. Cette conscience pose un regard sur le monde et les êtres environnant. Read the rest of this entry »

Question de point de vue : comment voir le monde autrement

J’aime bien participer à ces jeux croisés entre blogueurs ; d’habitude, cela me repose de mes travaux quotidiens, mais cette fois j’ai l’impression d’être encore au travail, tant le sujet est au cœur de mes préoccupations professionnelles et personnelles.

Changer notre vision du monde, de notre entourage, de nos amis et de nous-mêmes, est une opération difficile qui a été étudiée récemment par l’Ecole de Palo Alto et la PNL, sous le nom de recadrage. Recadrer c’est cadrer autrement en changeant la signification que l’on donne à un élément de nos croyances ou opinions.
Par exemple le bègue qui veut devenir vendeur, est très malheureux de bégayer car il croit qu’il n’y arrivera pas et qu’on se moque toujours de lui, souvent à juste titre d’ailleurs. Jusqu’au jour où quelqu’un lui explique qu’au contraire c’est un avantage pour devenir un bon vendeur. En effet, les gens souvent n’aiment pas l’élocution trop parfaite de ces types capables de vous vendre leur mère ; ils se méfient, et reniflent l’argumentaire marketing trop bien appris, alors qu’avec lui, le bègue, ils se trouvent devant un être humain ordinaire, qui a du mal à dire ce qu’il veut et ce qu’il vend, au point qu’il faut parfois finir ses phrases à sa place… En fait, c’est déjà un ami, puisqu’on l’aide. Du jour au lendemain, notre bègue ainsi briefé, part à la conquête des clients, sûr de lui et tranquillisé…
L’ennui est que ce qui déclenchait son bégaiement ayant disparu, il finit par parler comme vous et moi. Enfin vous je ne sais pas… Read the rest of this entry »

« D’un point de vue bouddhiste, la vie n’a ni sens ni objectif »

http://www.lepoint.fr/art-de-vivre/d-un-point-de-vue-bouddhiste-la-vie-n-a-ni-sens-ni-objectif-21-10-2012-1519339_4.php

Pour le Dzogchen Ponlop Rinpoché, maître tibétain atypique : être bouddhiste au XXIe siècle, c’est d’abord être un rebelle.

Depuis plus de vingt ans que je navigue dans le milieu bouddhiste, c’est la première fois que je rencontre un maître tibétain comme Ponlop Rinpoché. Fan de rock et de séries américaines, curieux et spontané, il possède une liberté de ton inattendue que l’on peut découvrir dans Bouddha rebelle (éditions Belfond). Ses propos font voler en éclats les représentations naïves, teintées d’un exotisme désuet, de l’Occident sur le bouddhisme. Et montrent qu’il est possible de transmettre cette tradition tout en l’affranchissant de ses ornements cultuels et culturels.

Catherine Barry : Rinpoché – littéralement « précieux » en tibétain – est un titre honorifique réservé aux grands maîtres qui se réincarnent pour poursuivre leur transmission des enseignements bouddhistes de vie en vie. Que cela signifie-t-il concrètement au XXIe siècle ?

Dzogchen Ponlop Rinpoché : Les rinpoché ont, en général, dès leur naissance, un destin tout tracé. Né en Inde, ordonné moine à neuf ans, élevé dans un monastère, le mien me destinait à assurer les devoirs liés à ma charge tout en profitant des avantages liés à ma fonction. Mais, en grandissant, il m’a semblé plus juste d’explorer la pertinence de ma tradition à l’aune de la modernité, et de remettre en question mon rôle et la manière dont est transmis le bouddhisme au XXIe siècle. Il y a tellement d’idées fausses véhiculées à son propos. Je ne me situe donc pas, comme un rinpoché, mais comme un enseignant du bouddhisme, toujours en apprentissage. Read the rest of this entry »

Réveillez-vous et redescendez sur terre

http://strategies-et-influence.com/reveillez-vous.htm

C’est le titre d’un nouvel e-book dont voici l’introduction et la conclusion.
Cliquez sur le lien pour en connaître le plan et vous le procurer pour seulement 8 €

Introduction

Quel est le sujet de ce livre ?

C’est l’histoire d’une révolution souhaitée et qui aurait lieu dans nos esprits. C’est l’histoire de ce qui pourrait se passer, si demain, au lieu de penser et d’agir en référence à des principes abstraits, en nous servant d’opinions, de concepts, de croyances et de jugements, nous utilisions un langage concret décrivant au plus près ce qui se passe réellement dans nos vies quotidiennes. C’est l’histoire d’un monde dans lequel personne ne dirait plus : « Il fait froid », mais seulement « J’ai froid », d’un monde où aucun dialogue n’aurait lieu sans avoir préalablement précisé de façon la plus fine possible, quel sera le sujet du débat et le sens des mots employés.
Bref, l’histoire d’un monde où personne ne confondra plus les mots et les choses qu’ils désignent, où le mot chien ne mordra plus personne, et où on aura enfin compris que le mot bonheur n’a jamais rendu heureux personne.

Ce petit texte comprend trois chapitres : Read the rest of this entry »

Le mot chien ne mord pas, critique de Christophe CARRE du livre de Pierre RAYNAUD

« Les hommes civilisés se trompent souvent parce qu’ils pensent trop. » Cette phrase introductive du maître zen Taisen Deshimaru annonce la couleur du nouvel opus de Pierre Raynaud. Les hommes pensent trop et, pourrait-on rajouter, ils pensent mal, parce que leurs structures nerveuses et les multiples conditionnements culturels, éducatifs, langagiers, relationnels auxquels ils sont sujets les prédisposent à se tromper, à confondre les cartes avec le territoire, à prendre le mot pour la chose, la structure du langage comme modèle du monde. Or le mot chien n’a jamais mordu personne, il est insensible aux caresses et ne « gratte pas ses puces. »

Nourri aux deux mamelles de la sémantique générale et du constructivisme (notamment la systémique de Palo Alto), Pierre Raynaud fait figure d’empêcheur de penser en rond. Il nous livre un texte décapant qui n’épargne rien ni personne, et nous invite à entrer dans ce monde nouveau : le langage du réel afin d’instaurer, dit-il, « un vrai changement de vie et de société ».

Parlons-nous le même langage ? Dès que nous parlons du monde, nous sortons du monde pour entrer dans l’univers subjectif des interprétations, des opinions, croyances, préjugés et tutti quanti. Nous quittons le territoire pour la carte, les cartes, parce que « notre civilisation, notre éducation, nous poussent à vivre le plus possible au niveau des cartes et [que] nous sommes habitués à juger, à prendre des décisions en restant dans les cartes, sans ressentir le besoin[…] d’aller voir sur le terrain la réalité. » Nous sommes conditionnés par le prisme déformant de notre langage, incapable de décrire le réel et limité dans ses nuances. Du reste, précise Pierre Raynaud, « toute communication ne peut être qu’un malentendu » parce que l’information pure et l’objectivité relèvent de l’impossible.

L’auteur s’empare de la « chose » politique pour illustrer les pièges de l’abstraction, des discours abstraits et des généralisations abusives, écharpant au passage les mots creux de ce qu’il nomme l’antidictionnaire : la gauche, la droite, la France, la démocratie, la liberté, l’égalité, le bonheur, la justice, la religion, le socialisme, etc. Tous ces mots « qui ne veulent rien dire » tellement leurs significations sont diluées et subjectives, mais qui sont à l’origine de tellement de conflits…

Alors quoi faire ? Comment sortir de l’abstraction et accéder au changement, pour nous-mêmes mais aussi dans nos relations aux autres et à notre environnement ?
Pierre Raynaud propose des outils concrets pour sortir des abstractions, « voir clairement le réel » et parler son langage en évitant les sirènes contre lesquelles l’auteur nous a mis en garde. Oui nous pouvons gagner une authentique liberté : « celle de penser par nous-mêmes, d’observer et de comprendre ce qui se passe et comment le changer. » Dont acte !

Paru dans le journal de ;l’AR et de Polemios : http://analyserelationnelle.com/lettres/lettre1/lettre1.htm

 

66 Bonnes Résolutions pour 2012

http://www.conseilsmarketing.com/autres-conseils-marketing/66-bonnes-resolutions-pour-2012

Dans notre précédent article les “Bonnes Résolutions 2012, Développer vos Capacités” , nous avons eu quelques remarques de lecteurs qui ont trouvé (pour une fois !) un peu courte notre liste de bonnes résolutions…

C’est pourquoi nous avons préparé cette liste de bonnes résolutions pour 2012, avec un top 66 des bonnes résolutions pour être au Top pour 2012 !

A vous de piocher dans ces bonnes résolution :

1 – Anticiper pour ne plus être systématiquement en “réaction” et sous pression.
Pour cela il est indispensable de se poser, de prendre le temps de prendre son temps afin de relever la tête du guidon et regarder ce qui arrive en face.
Cela veut dire aussi prendre le temps de revoir sa manière de travailler, ses procédures, sa gestion des urgences… Les quelques heures que vous vous accorderez chaque mois vous permettront d’y voir plus clair et d’enfin prendre du recul.

2 – Analyser les processus & tâches qui prennent le plus de temps pour les automatiser ou les simplifier.
Souvent avec une macro Excel, un logiciel dédié, un changement d’habitudes… il est possible de changer notre manière de travailler pour gagner du temps.
Faites votre mini audit, et regardez toutes les tâches longues et coûteuses en temps et trouvez une solution pour les simplifier / automatiser.

3 – Penser “durable” et écologique.
Et si cette année au lieu de prendre des gobelets en plastique à la fontaine à eau vous offriez à vos collaborateurs un verre ou un tasse à leurs noms ?
De même pour vos pots de départs, apéritifs… et si vous pensiez à utiliser plus de verre, des produits de saison… au lieu de prendre le tout venant par forcément très écolo ?

4 – Faire du sport sans effort et sans en avoir l’air…
Prenez les escaliers au lieu de prendre l’ascenseur, descendez un arrêt de métro plus tôt, prenez votre vélo une fois par semaine pour aller à la boulangerie… Dans votre quotidien il existe des dizaines d’occasions de faire un peu d’efforts pour conserver la forme !

5 – Etre moins fatigué… Read the rest of this entry »

Surprenant, amusant ou effrayant: le quotidien des Français en chiffres

http://www.lepost.fr/article/2011/12/28/2669417_surprenant-amusant-ou-effrayant-le-quotidien-des-francais-en-chiffres.html#xtor=EPR-344-[NL_1144]-20111230

L’année 2011 se termine. L’heure des bilans en tout genre est arrivée.

Pour ne pas faillir à ce qui ressemble à une tradition, j’ai décidé de vous présenter certains chiffres pour le moins surprenants.

Les moyennes journalières (avec la marge d’erreur qu’elles présupposent) présentées dans ce post sont toutes issues d’études et de statistiques fournies par l’Insee et par différents organismes et groupements professionnels. Toutes ces données récoltées permettent d’en savoir un peu plus sur les habitudes quotidiennes des Français en matière de consommation, ou de connaître par exemple le nombre exact de naissances et de décès chaque jour en France.

En attendant de publier la semaine prochaine un article présentant des moyennes mondiales quotidiennes, je vous laisse découvrir ces quelques chiffres – souvent étourdissants même si parfois tragiques – qui nous caractérisent nous autres Français au quotidien. Read the rest of this entry »

Stop la Theorie , parlons pratique!!!

http://monconstat.centerblog.net/1-stop-la-theorie-parlons-pratique

Cela m’enerves gravement !!!!!
J’en ai marre que ces hommes politiques , ces economistes , ces personnes qu’on entends a la tv à la radio et meme dans les journaux nous blablatent des phrases incomprehensibles et qui nous font chier grave!!!
Moi je veux qu’on me parles clairement et simplement !!
La France , l’Europe , le Monde va mal et ben qu’on m’explique pourquoi mais simplement , pas avec des phrases pompeuses mais avec des chiffres!!
Voila la Grece à depensé 100 euros alors qu’elle avait 10 euros dans sa poche , bref elle a perdu 90 euros
Bon vu qu’on est gentil et qu’on joue avec l’argent du peuple et ben on reprete à la Grece 100 euros qu’elle ne remboursera jamais d’ailleurs ….

J’adore ce concept , on te pretes en sachant que tu vas jamais rendre
C’est comme si moi j’allais à ma banque et que je disais à ma conseillere:

Bonjour , tu va me preter 100 000 , je vais jamais te les rendres et tu fermes ta gueule avec le sourire svp…
Comme un dit un grand philosophe ,  » Le monde part en couille et je lui prete mes boules »

A bon entendeur , Salut!!!!

Appeler un chat un chat

Dans un commentaire, Pierre demande une mise au point lexicale : les médias sont priés de ne pas appeler « jeunes » les « voyous ».

Un lecteur, Pierre, souhaite revenir sur un emploi du mot jeunes qu’il juge inapproprié dans les titres et les articles de presse. Les commentaires, de fait, s’agacent souvent des flottements dans l’usage du mot. Le fond de l’affaire vient de ce que les médias utilisent souvent jeunes pour désigner les délinquants… bien adultes parfois.

Rien ne gêne quand jeunes renvoie à une classe d’âge que le mot démarque d’autres classes d’âge ; par exemple, dans tout sujet qui évoque la situation de l’emploi dans un pays, on admettra aisément, selon les termes de Pierre, l’appellation « individu de 15-25 ans qui travaille = un jeune ». Read the rest of this entry »

Ludwig Wittgenstein : De la certitude, citations

De la certitude de Ludwig Wittgenstein

Puisque la réalité est étalée sous nos yeux, il n’y a rien à expliquer

2. De ce qu’à moi, ou à tout le monde, il en semble ainsi, il ne s’ensuit pas qu’il en est ainsi.

30. On ne conclut pas à l’état des faits à partir de la certitude qu’on en a

61. Une signification d’un mot est un mode de son utilisation. En effet cette signification est ce que nous apprenons au moment où le mot est incorporé dans notre langage.

124. Ce que je veux dire : nous utilisons des jugements comme principes de l’acte de juger

166. La difficulté c’est de nous rendre compte du manque de fondement de  nos croyances

189. Il y a bien un moment où il passer de l’explication à la simple description

207. C’est un coup du sort étrange : tous les hommes dont on a ouvert le crâne avaient un cerveau !

362. Mais ne se manifeste-t-il pas ici que le savoir est apparenté à une décision ?

 

Ludwig Wittgenstein, Tractacus logico-philosophicus, citations

Tractacus logico-philosophicus

 

1.1 Le monde est l’ensemble des faits, non pas des choses

3. Le tableau logique des faits constitue la pensée

3.3 La proposition seule a un sens ; et ce n’est que dans le contexte d’une proposition qu’un nom a une signification

3.343 Les définitions sont les règles de la traduction d’une langue en une autre.

4.003 Et il n’est pas tonnant que les problèmes les plus profonds ne soient en somme nullement des problèmes

4.112 La philosophie n’est pas une doctrine mais une activité

4.1212 Ce qui peut être montré ne peut pas être dit

5.1361 Nous ne pouvons inférer les évènements de l’avenir des vènements présents.
La croyance au rapport de cause à effet est la superstition.

5.153 Une proposition n’est en soi ni probable ni improbable. Un évènement intervient ou n’intervient pas. Il n’y a pas de moyen terme.

5.5421 …l’âme, le sujet, etc. – telle que la conçoit la psychologie superficielle d’aujourd’hui, n’est qu’une irréalité.

5.6 Les limites de mon langage signifient les limites de mon propre monds

7. Ce dont on ne peut parler, il fut le taire

La Sémantique Générale

La Sémantique Générale a été inventée dans les années 1930 par le comte polonais Alfred KORZYBSKI. Il faudrait un livre entier pour décrire sa méthode de pensée et les utilisations que l’on peut en faire dans la vie quotidienne.
Dans le cadre de ce court manuel, nous nous contenterons de faire référence à une idée phare de sa méthode : l’opposition Carte et Territoire. (Dont Houellebecq n’est nullement l’inventeur, disons-le haut et fort).
De quoi s’agit-il ? Nous raisonnons tous les jours en utilisant deux types d’éléments cognitifs : nos pensées, croyances, opinions et jugements d’un côté (nos cartes) et nos comportements de l’autre (le territoire).
Pour parler de ce que nous faisons tous les jours, nous nous servons des ‘cartes mentales’ qui sont, quelque part, dans nos esprits. L’ennui est que ces cartes, qui ne sont que des abstractions nous apparaissent la plupart du temps comme des réalités, qui viennent masquer ce qui se passe réellement. Autrement dit, notre culture même nous prédispose à croire que la réalité est dans nos interprétations, et non pas dans ce que nous faisons.
Pour paraphraser De Saussure, l’inventeur de la linguistique moderne, c’est comme si nous pensions que le portrait ou une photo de notre fiancée est plus réel que la fiancée elle-même, assise à côté de nous.
Ce que KORZYBSKI énonce d’une façon qui fait rire les stagiaires : le mot chien ne mord pas.
Pour revenir à POLEMIOS®, ce jeu relationnel, nous apprend que si nous restons au niveau des cartes, et des façons abstraites et généralisantes de poser la polémique, celle-ci ne peut avoir de solutions, elle est sans fin et génère des conflits. Read the rest of this entry »