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Archive for the ‘conflits’ Category

Monseigneur Vingt-Trois a raison : la vérité nous rendra libres ! de François TEUTSCH

http://www.bvoltaire.fr/francoisteutsch/monseigneur-vingt-trois-a-raison-la-verite-nous-rendra-libres,274359?mc_cid=8a5ff09c7b&mc_eid=443cdc6b1f

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Il a osé évoquer, avec des mots polis comme de l’agate, une société qui se drape dans des « valeurs »
sans être capable de les définir.

 

Avocat
La trêve du respect et du recueillement n’aura pas duré le seul temps de la stupeur. Après l’épouvantable assassinat du père Jacques Hamel, ce ne sont pas seulement les politiciens de tous bords qui se sont déchaînés. Certains esprits serrés, ou de simples imbéciles, s’en donnent à cœur joie à coups de déclarations dont la bassesse le dispute à la bêtise.

Une illustre inconnue, nommée Julie Le Goïc, élue municipale de Brest, a osé tweeter : « Du coup, le prêtre mort en martyr, il a droit à 70 enfants de chœur au Paradis ? » L’ignominie à l’état pur. En bonne héritière du Père Duchesne, l’un des journaux les plus ignominieux de la Révolution, qui appelait chaque jour au massacre, cette moderne Hébert n’hésite pas à qualifier ce malheureux de pédophile. Lui, bien entendu, mais avec lui tous les prêtres. Elle n’hésite pas à maintenir ses propos dans une série de réponses dont la lecture donne la nausée. Sans doute était-elle, au premier rang des gauchistes, à s’émouvoir de l’exécution de ses amis de Charlie Hebdo en janvier 2015. À marcher dans les rues, le visage fermé, au nom du « vivre ensemble ». Cette phrase mériterait des poursuites pour apologie de crime terroriste. Nul doute que le gouvernement ne bougera pas. Read the rest of this entry »

Pourquoi on n’arrive pas à convaincre les autres ?

La technique du bélier

Coleman dans : « Cultiver l’intelligence relationnelle » dit que la seule activité de nos cerveaux, quand nous sommes au repos, est « de ressasser les évènements de notre vie sociale ».

C’est pourquoi il semble que nous ayons des avis sur tout ou presque, et des avis auxquels nous tenons, car nous croyons qu’ils font partie de ce que nous nous entêtons à appeler notre Moi. Il suffit d’écouter et d’observer des amis parlant politique à la fin d’un repas – la fin des repas est un moment propice pour l’observation car les esprits sont suffisamment échauffés par la nourriture et l’alcool pour caricaturer les relations antagonistes et envenimer les polémiques -, il suffit donc d’une observation attentive pour constater qu’il n’arrive (presque) jamais que deux personnes en désaccord sur un point finisse par s’entendre après quelques minutes, voire quelques heures, de dispute.

On se trouve devant au moins quatre faits indiscutables :
1. Nous avons tous des avis, des opinions et des croyances sur pratiquement tous les sujets de notre vie quotidienne, sur tous les sujets de société et même sur des sujets dont nous ne connaissons rien ! En effet, nous n’entendons presque jamais quelqu’un dire à propos d’un quelconque sujet : je n’ai pas d’avis là-dessus. Nous nous comportons tous les jours comme s’il était honteux de ne pas avoir d’avis sur les sujets de société dont on parle tous les jours. L’ignorance n’est acceptée que sur des sujets techniques ;

2. Le cerveau est programmé pour préférer sa propre opinion à celle d’autrui, donc pour croire que nous avons raison et que les autres ont donc logiquement tort ;
3. Nous pensons que l’autre devrait avoir la même vision que nous, la même analyse des événements, et nous sommes toujours étonnés de constater qu’il n’en est rien ;

4. Nous pensons, – en tout cas nous nous comportons comme si nous pensions -, qu’il suffit d’affirmer son opinion, et de l’affirmer haut et fort, avec sans cesse plus de force pour que l’autre s’en remette à nous et finisse par nous donner raison ; nous pensons qu’il suffit d’insister pour que cela marche mais on est souvent bien déçu.

Une fois admis ces quatre traits présents dans toute relation, la controverse, la dispute, la polémique, voire le conflit, la fâcherie et la guerre, deviennent des issues quasi inévitables. Et cela partout, tout le temps, avec tout le monde : en famille entre conjoints ou entre parents et enfants, avec les amis, au travail avec les patrons, les collègues ou les collaborateurs, dans la rue avec les piétons, les vélos, les automobilistes…

 Pour nous, il est clair que le désaccord est plus la norme sociale que l’accord, car les opinions, croyances sont multiples sur n’importe quel sujet et il est quasi impossible, statistiquement, que deux personnes puissent avoir le même avis sur tous les sujets.

C’est pourquoi, notre méthode dit que la Guerre est la situation normale (dans le sens de correspondant à la norme) alors que la Paix n’est qu’un répit entre deux guerres, et non pas l’inverse comme voudrait nous le faire croire les moralistes et les utopistes.

Que se passe-t-il au cours d’une séquence de type polémique ? Chacun affirme, habituellement à tour de rôle, son opinion et un aller-retour de parole (ce qu’on appelle un dialogue) n’est qu’une répétition sans fin de ces affirmations opposées. Read the rest of this entry »

Une typologie provisoire des conflits

L’objectif de ce livre n’est pas de faire un cours magistral sur l’Analyse Relationnelle. Juste quelques mots pour bien comprendre comment nous avons construit la typologie ci-après.

Toute relation, dans notre système ne s’étudie pas en général, mais dans l’observation de ce qui se passe entre plusieurs personnes, ici et maintenant, et en tenant compte si possible de la vision de chaque partenaire. Fidèle à Palo Alto, nous étudions des relations plus que des individus. Voici le schéma montrant comment nous approchons une relation entre deux personnes :

Cours Relatio exposé 10 critères Palo Alto

Ce schéma s’appelle les 5 définitions d’une relation et vous pouvez allez visionner la vidéo qui détaille cela sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=0md0CeklX2w

Elle montre la définition que donne l’AR après Palo Alto du mot communication que l’on devrait plutôt appeler interaction : une double vision subjective  de la relation ici et maintenant, de la part des protagonistes. Chaque participant d’une relation croit à sa propre définition de la relation, donc aussi à sa vision personnelle du conflit : comment il le voit et l’analyse et comment il pense que l’autre la voit. Et comme il en est de même pour l’autre participant, on peut dire qu’à un moment donné de la chaine des interactions, la vraie relation peut être définie par quatre couches de réalités subjectives.

A noter : chaque individu en relation avec un autre, ignore tout ou partie de la façon dont l’autre voit cette relation. En ce sens on peut dire que toute communication est une communication à l’aveugle. Dans le schéma ci-dessus, A voit assez bien les deux premières lignes qui le concernent, mais ne sait pas grand chose sur les deux lignes suivantes qui concernent l’autre. D’où l’intérêt de développer des méthodes permettant d’éclairer l’aveugle, en lui permettant de voir comment l’autre fonctionne.

Mais ce n’est pas tout, car cette relation même détaillée, n’est pas complète si on n’introduit pas deux notions chères à Palo Alto. En  effet, toute communication ici et maintenant,  est à la fois un contenu (ou ce qu’on dit, ce qu’on fait), et une relation (ou la façon dont on juge et apprécie l’autre et soi-même).

Cours Relatio exposé 10 critères Palo Alto

La relation est en fait un jugement porté sur ce qui se passe, c’est donc une forme de métacommunication.
Donc, on ne pourra apprécier correctement ce qu’est un conflit précis si on oublie qu’il y a deux éléments distincts mais concomitants dans toute relation : le contenu et la relation. Ce qui fait qu’on peut déjà dire qu’il  existe deux sortes de conflits, les conflits contenu et les conflits relation.

Voyons maintenant notre approche typologique des conflits, cette typologie étant directement issue des éléments de la relation.


Il existe au moins six types de conflits différents. Mais beaucoup de conflits appartiennent à plusieurs types. Read the rest of this entry »

Nous sommes tous des gamins pourris gâtés, égoïstes et prétentieux

http://www.economiematin.fr/news-societe-critique-coup-gueule-enfant-gate?utm_source=newsletter&utm_medium=Email&utm_campaign=NL-2014-10-04

NDLR : je ne sais pas qui est ce Jack Use, pas Zola certainement, mais moi qui me croyais un peu provocateur et jusqu’au-boutiste, je suis battu à plates coutures. Bravo Monsieur Use, dommage que vous ayez mis un masque d’anonymat sous ces belles paroles… qui seraient un beau programme dans l’idéal, et mécontenterait tout le monde dans la réalité. A quand un groupe de pression avec ce programme ?

OPINION

Vous, nous, ils… tout le monde. Tous des gamins pourris gâtés qui veulent tout tout de suite sans rien donner en échange. Qui estiment que tout leur est dû. Qui croient que leur seule présence sur terre justifie toutes leurs actions et leurs prétentions. Qui se cachent derrière des acquis d’un autre siècle, d’une autre éternité, sans comprendre que tout change, aujourd’hui plus vite que jamais.
Les gamins pourris-gâtés sont les politiciens, les énarques, les Maîtres du monde, qui décident sans connaissance de cause du comment et du pourquoi. Qui cherchent à faire des « économies budgétaires » un peu partout sans comprendre que le premier déficit de l’Etat ce sont eux. Eux, qui ont fait de la politique non pas la vocation du travail pour le Bien Commun mais un statut : « je suis Député », « je suis Sénateur »…
Vous voulez des économies ? Supprimez le Sénat, supprimez les privilèges, réorganisez la République, l’Etat. Accordez-vous un salaire minimum : 2000 euros nets et tickets restos, pas de cantine… voir pas de salaire du tout si vous avez un autre travail. Et que l’absentéisme soit sanctionné, que toute faute grave soit sanctionnée, que le député puisse être déchu aussi facilement qu’il peut être élu, par vote populaire. On parie qu’aux élections se présenteront des gens qui ont des idées et l’envie de les réaliser ?

Les gamins pourris gâtés sont les patrons, les millionnaires, les milliardaires, qui en veulent toujours plus : plus d’argent pour leur salaire, plus d’argent pour leur boîte, plus d’aides par l’Etat. Qui en période de crise disent « c’est la faute aux impôts trop élevés » et qui en période de croissance se pavanent de leur réussite. Ceux qui gagnent, en un an, ce que les ouvriers de leurs usines espèrent gagner au Loto.
Vous voulez de l’argent pour investir, pour la recherche, pour l’innovation ? Réduisez votre salaire à des niveaux raisonnables et mettez les quelques millions d’euros ainsi trouvés dans de nouveaux projets. D’ailleurs, pourquoi ne pas limiter le salaire à, disons, 300 000 euros par an ? Qui n’arriverait pas à vivre bien avec une telle somme ? Attention, pas une taxe à 75% bizarre ou je ne sais quel tour de passe-passe. Une loi qui dit simplement « Tous salaires, primes et bonus confondus, une personne ne peut toucher plus de 200 000 euros ». Vous allez voir que l’entreprise va rapidement en trouver du cash
Les gamins pourris gâtés sont les syndicats qui se battent pour des droits acquis il y a plus de 50 ans, à une autre époque. Qui ne se rendent pas compte que la société a changé, que le travail a changé, que le monde a changé. Qui ne veulent pas donner de droits aux autres parce que ça touche leurs droits. Mais de quel droit ?
Les gamins pourris gâtés sont les gays, lesbiennes, trans… toute la communauté LGBT qui espère que par un miracle divin elle va changer 5000 ans d’histoire au bas mot en 5 minutes. La lutte est justifiée, elle doit continuer. Mais l’abolition de l’esclavage s’est faite en plus de cent ans et a culminé avec la Guerre de Sécession… Le racisme ? encore présent aujourd’hui malgré l’Apartheid et des personnages tels que Mandela. On ne change pas la culture en 50 ans, il faut au moins une génération. Et il faut l’accepter.

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Manipulation de l’opinion sur Internet : le Pentagone, via la DARPA, a réalisé des expériences psychologiques pour manipuler les utilisateurs de Facebook par leurs émotions – Juillet 2014

NDLR : notre position en matière de manipulation est connue des lecteurs de ce blog : tout le monde manipule tout le monde, ce qui fait que tout le monde est manipulé, et que la manipulation devrait être apprise à l’école car, si tout le monde sait comment ça marche, si tout le monde sait faire, alors plus personne ne pourra être manipulé. Mais les utopistes de tout poil qui voient le Bien même dans les Kalachnikov des talibans, ne pourront jamais comprendre ça.

http://www.agoravox.tv/actualites/medias/article/manipulation-de-l-opinion-sur-46201

 

Cette vidéo est une capsule de la chaîne Russia Today révélant des expérience réalisées par la DARPA ne vue de contrer une opinion répandue sur les réseaux sociaux.

L’affaire :

Sans le savoir, près de 700 000 utilisateurs anglophones de Facebook ont été « manipulés » par le réseau social, associé à des scientifiques, pour voir si les émotions exprimées par leurs contacts influençaient leur humeur.

Cette recherche, menée pendant une semaine, du 11 au 18 janvier 2012 par Facebook et des scientifiques des universités Cornell et de Californie à San Francisco, portait sur la « contagion émotionnelle ».

Les flux d’actualité de 689 003 personnes, choisies au hasard, ont ainsi été modifiés pour faire apparaître soit davantage de messages positifs, soit davantage de messages négatifs. Et les messages postés par les utilisateurs « surveillés » étaient ensuite décryptés pour savoir s’ils étaient influencés par l’humeur ambiante.

L’étude, publiée dans la revue scientifique américaine Comptes rendus de l’Académie nationale des sciences (PNAS) le 17 juin, a constaté que les utilisateurs ciblés commençaient à utiliser davantage de mots négatifs ou positifs selon l’ampleur des contenus auxquels ils avaient été « exposés ».

« Les états émotionnels sont communicatifs et peuvent se transmettre par un phénomène de contagion, conduisant les autres personnes à ressentir les mêmes émotions sans en être conscientes. »

Selon les auteurs, «  ces résultats montrent la réalité d’une contagion émotionnelle de masse via les réseaux sociaux  » – l’effet constaté reste cependant relativement limité. D’autres recherches se sont déjà penchées sur ce phénomène, mais cette étude est unique au sens où ses auteurs « ont manipulé », selon leurs propres mots, les données. Ils ont d’ailleurs pris soin de souligner que la recherche était «  compatible avec la politique d’utilisation des données à laquelle tous les utilisateurs doivent souscrire en créant un compte Facebook  ». Read the rest of this entry »

Unrestaurant à moitié prix pour ceux qui éteignent leur téléphone portable

http://www.economiematin.fr/news-restaurant-education-telephone-facture-prix-reduction?utm_source=newsletter&utm_medium=Email&utm_campaign=NL-2014-07-28

Au restaurant, que ce soit entre amis, en famille ou pour une soirée romantique à deux, le téléphone est toujours là pour nous gâcher ce plaisir. Appels de travail impromptus ou véritables urgences, décrocher son téléphone en plein milieu du repas devient de plus en plus une habitude.

Afin de redonner au restaurant la bonne ambiance de l’époque où les portables n’existaient pas, un restaurateur israëlien a décidé d’agir.

50% de réduction pour éteindre son téléphone

A Abu Ghish, en Israël, Jawdat Ibrahim gère un restaurant. Exacerbé par cette attitude de plus en plus répandue mais contre laquelle il ne peut rien faire, il a décidé de faire jouer ce qui compte le plus à ce jour pour un client : l’addition.

 

Jawdat a donc décidé d’offrir une réduction de 50% à ses clients si ceux-ci éteignaient leur téléphone lors de leur repas dans son restaurant. « Ce n’est peut-être rien, mais d’une certaine manière je vais changer un peu la culture de la nourriture » estime-t-il.

« Bon nombre de gens s’assoient et ne profite ni de la nourriture ni de la compagnie ». Tout ce qu’ils font, pour lui, c’est téléphoner ou se connecter sur internet grâce à leurs smartphones.

D’autres initiatives vont dans le même sens Read the rest of this entry »

La technique infaillible pour obtenir tout ce que l’on veut ?

http://www.medisite.fr/a-la-une-la-technique-infaillible-pour-obtenir-tout-ce-que-lon-veut.637119.2035.html?xtor=EPR-26-629410[Medisite-A-la-Une]-20140613

Voici un article qui va un peu à l’encontre de nos méthodes qui sont plus proches de la communication non-violente voire de la manipulation.

Il serait plus facile d’obtenir un service de quelqu’un d’autre avec un regard menaçant, rapporte une étude américaine.

colère, négociation, psychologie, étude
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Vous avez besoin d’un service ? Oubliez le sourire bienveillant, optez plutôt pour un regard menaçant. Selon une étude publiée dans le Journal Psychological Science, les gens ont plus tendance à céder à une requête lorsqu’on leur fait les gros yeux. Pour cela, les chercheurs ont demandé à 870 volontaires de participer à une simulation de négociation. Le scénario ? Répartir la somme de 1$ entre deux personnes. Pour chaque cas, il y avait un négociateur et un concurrent.

Efficace même pour une requête inéquitable

Chaque négociateur avait le choix entre proposer à l’autre de faire moitié-moitié ou de donner seulement 20% de la somme à l’autre. Avant, les concurrents ont tous visionné une vidéo de leurs adversaires respectifs. Pour certains, le négociateur avait un visage neutre et pour d’autres, un visage méchant. Résultat? Lorsque la vidéo montrait un visage menaçant, les concurrents avaient plus tendance à laisser facilement les 70% de la somme à leur adversaire. En ce qui concerne le partage équitable de la somme, que les visages de l’autre soit normaux ou énervés cela n’a en rien influencé leur interlocuteur. La proposition étant juste. Vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire.

Publié par Bénédicte Demmer, rédactrice santé le Mardi 10 Juin 2014 à 15h41

Démocratie et séparation des pouvoirs

http://www.economiematin.fr/les-experts/item/8069-politique-economie-justice-systeme-juridique-conseil-etat-juge-liberte-france/?utm_source=newsletter&utm_medium=Email&utm_campaign=NL-2014-01-11

Encore un article de Charles Sannat :
« Lorsqu’un gouvernement de droite comme de gauche s’arroge le droit de juger et de donner l’étalonnage de l’humour autorisé et de l’humour prohibé, lorsque partout nous abdiquons l’ensemble de nos pouvoirs et de nos libertés, lorsque nous laissons les lobbies et les groupes d’intérêts privés diriger nos vie, alors nous pouvons affirmer sans le moindre doute que nous avons quitté le champs de la démocratie pour rentrer dans celui de la dictature… fut-elle socialiste. »

Selon des études réalisées ces dernières années, 60 % des français considère que notre justice notre justice ne fonctionne pas correctement. Plus de la moitié ne ferait pas confiance en l’indépendance des juges. cc/flickr/fisherbray

Lorsqu’une autorité politique se confère le droit quelles qu’en soient les raisons de juger de l’humour (fut-il pas drôle ou déplacé) ou d’autres choses, sous prétexte d’ailleurs qu’un individu sort de l’humour pur pour rentrer dans le champs politique, et de censurer, c’est évidemment une dérive autoritaire et dictatoriale.

Parler de politique est un droit aussi sacré d’ailleurs que celui de faire de l’humour. Opposer la parole de l’humoristique et la parole politique est assez gênant tant nos mamamouchis sont de grand humoristes qui, soit dit en passant, commencent à faire rire de moins en moins de monde. Souvenez-vous du spectacle de Christine Lagourde intitulé « La croissance négative » ou encore celui de la « Rilance » !

Le problème encore une fois n’est pas de savoir si vous savez qui nous fait rire, me fait rire ou vous fait rire. Le problème est un problème intrinsèque de démocratie. Un ministre peut porter plainte, saisir, mais il n’a pas à juger. Si monsieur vous savez qui ne respecte la loi tient des propos anti-truc ou machin-phobe, faisons confiance à la justice pour le condamner, ce qui d’ailleurs a déjà été le cas. Je n’aborderai pas le fond de cette affaire. À chacune et chacun de vous de se forger son opinion dans le respect de la loi. En revanche, hier, je suis revenu sur la notion de « respect de la dignité humaine ». Un autre concept doit être également remis au cœur de toutes nos réflexions. Je pense à la « séparation des pouvoirs ».

Le jugement du Tribunal de Nantes, dans l’affaire opposant vous savez qui à vous savez qui, rappelle à tous ceux et celles qui l’auraient oublié l’importance de la séparation des pouvoirs. Vous constaterez d’ailleurs à quel point en partant de cette idée « constitutionnelle » nous en arrivons rapidement à l’économie !

La dérive actuelle est patente. Je parle souvent de la nouvelle loi de programmation militaire qui autorise notre gouvernement à écouter qui il veut quand il veut et comme il le veut. Souvenez-vous il y a quelques décennies le scandale provoqué par les écoutes illégales de l’Élysée… Finalement, François Mitterrand était juste un peu en avance sur son temps. À cette époque, il s’agissait d’écouter une dizaine de personnes… Aujourd’hui, c’est l’écoute de masse, la surveillance de masse de populations entières.

Un peu d’histoire autour de la séparation des pouvoirs Read the rest of this entry »

Les conflits au travail : les malentendus

http://www.redpsy.com/infopsy/conflit.html

Table des matières

    Introduction : pourquoi des conflits ?
    Les types de conflits en milieu de travai
    I – Les malentendus

    1. A – Qu’est-ce que c’est ?
    2. B – Comment les résoudre

Conclusion


Vous pouvez aussi voir:
Vos questions liées à cet article et nos réponses !


Introduction : pourquoi des conflits ?
Il y a plusieurs façons d’aborder les conflits interpersonnels; les divers auteurs ne s’entendent pas sur la définition des genres de conflits, sur leurs causes et sur les solutions. Mais tous sont d’accord sur un point: dans tous les secteurs de notre vie, les conflits interpersonnels sont non seulement inévitables mais ils sont également nécessaires à notre vitalité.

    Le nourrisson qui crie à pleins poumons exprime son mécontentement; sa mère n’a pas réussi à combler parfaitement ses besoins principaux du moment. À travers sa frustration, il amorce un cheminement qui l’amènera à découvrir qu’il est

maintenant

    un être distinct.
    Les amoureux qui se querellent expriment également une insatisfaction, même lorsqu’ils tentent de ne rien laisser voir de leur vulnérabilité ou de leur manque. Parce que la personne à laquelle ils accordent une importance primordiale n’agit pas de la façon qui leur apporterait les satisfactions qu’ils en attendent, ils deviennent agressifs et tentent de forcer leur partenaire à mieux répondre à leurs besoins. Le conflit est alors le prélude à un changement important (une adaptation mieux réussie) dans la relation ou à une rupture salutaire.
    Des collègues de travail impliqués dans un conflit interpersonnel sont également aux prises avec des besoins insatisfaits. Que le conflit soit entre collègues de même niveau ou qu’il implique des niveaux hiérarchiques différents, il repose toujours sur des besoins personnels qui restent frustrés. Même entre personnes qui n’ont pas choisi d’être en relation, c’est la satisfaction de besoins importants qui est en jeu.

Pointer l'autreC’est parce que l’enjeu est toujours la satisfaction de nos principaux besoins que les conflits sont nécessaires à notre vitalité. La pire chose qu’on puisse faire en cas de conflit serait de le neutraliser ou de l’ignorer. Tout comme la compétition, le conflit est la manifestation de notre désir de survivre et de nous épanouir à travers la recherche de satisfaction, autrement dit, l’expression de notre tendance actualisante. Dans les trois genres de situations évoquées ci-dessus, l’évitement du conflit ou l’inhibition de ses manifestations conduit irrémédiablement à une importante perte de vitalité et de dynamisme.

Mais pour que cet objectif d’épanouissement soit atteint, il ne suffit pas d’être en conflit, il faut aussi y trouver une solution harmonieuse. Le conflit est à la fois l’expression du besoin et le signe d’un obstacle à la satisfaction de celui-ci. C’est seulement en découvrant un nouvel équilibre entre ces deux composantes qu’on permet au conflit de jouer son rôle le plus important: nous amener à un changement épanouissant.

Cette série se limite aux conflits qui surviennent dans des relations non intimes, plus particulièrement en milieu de travail. On peut trouver à la fin des références vers d’autres documents traitant des autres contextes où surviennent des conflits.


Les types de conflits en milieu de travail
Dans cette série d’articles, je distingue trois types fondamentaux de conflits interpersonnels. Je les désigne par les noms qu’on leur donne le plus souvent. Il s’agit des malentendus, des conflits d’intérêts et des conflits de personnalité.

Ces trois catégories se distinguent essentiellement par les causes du conflit (incompréhension, intérêts divergents et personnalités incompatibles). Mais l’importance de cette classification vient surtout du fait que chaque type nécessite des solutions différentes. Pour toute personne qui veut régler ses conflits avec les autres, pour tout gestionnaire qui veut contribuer à la solution des conflits entre collègues et pour tout conseiller qui désire aider d’autres individus à résoudre leurs conflits, l’efficacité de la démarche repose en grande partie sur la compréhension de ces distinctions, de leurs implications et des mécanismes à mettre en branle pour favoriser leur résolution.


I – Les malentendus
 

A – Qu’est-ce que c’est ?C’est le plus fréquent des conflits et, heureusement, le plus facile à résoudre. Il résulte toujours d’une erreur d’interprétation. Il est d’abord unilatéral, mais peut devenir réciproque à partir des réactions de la personne offensée. 

1 – Les manifestations principales

    Micheline est inquiète: elle est en retard et craint que son patron soit fâché car c’est aujourd’hui qu’elle doit faire la facturation pour tout le mois; une tâche qu’habituellement elle parvient à peine à compléter dans la journée. Elle tente de se glisser discrètement derrière son ordinateur pour se mettre à la tâche le plus rapidement possible et surtout éviter de se faire remarquer. Mais elle ne peut s’empêcher de jeter un coup d’oeil inquiet vers le bureau de son supérieur…
    Il est visiblement furieux! Il sort en coup de vent et se rend à l’ascenseur sans même lui dire bonjour. Il revient dix minutes plus tard, l’air toujours aussi ennuyé, et lui demande en passant si elle croit avoir le temps de finir la facturation aujourd’hui. Devant son oui presque inaudible, il repart aussi vite et s’enferme dans son bureau en claquant la porte.

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Le Carré des Médiateurs®, le blog de Christophe CARRE

Médiation professionnelle, accompagnement au changement, régulation des crises et des conflits, conseil en communication et en qualité relationnelle, formations… Christophe Carré – Médiateur professionnel à Valence (26) – Membre de la Chambre Professionnelle de la Médiation et de la Négociation, il assure des missions et des conférences sur l’ensemble du territoire français et des pays francophones.

Le monde bouge…

Si vous êtes persuadé qu’il vaut mieux penser le changement, plutôt que changer le pansement, faites appel au Carré des Médiateurs.

Médiateur professionnel, membre de la Chambre Professionnelle de la Médiation et de la Négociation, consultant en communication et en médiation pédagogique, formateur. Diplômé du 3e cycle en Sciences de l’Information et de la Communication (DEA et école doctorale) et en linguistique moderne, Christophe Carré est titulaire du Certificat d’Aptitude à la Formation de Médiateur (CAP’M) et du Certificat d’Aptitude Pédagogique. Expert en qualité relationnelle, ses compétences lui permettent de développer une approche pluridisciplinaire des conflits, de la violence, des risques psychosociaux et des situations de crise.

Par ailleurs directeur de la collection « Communication consciente » aux éditions Eyrolles, il a publié plusieurs ouvrages chez cet éditeur.

Ecrire à Christophe Carré

Savoir écouter

Savoir écouter et retenir

Quand on observe nos amis – ou nous-mêmes – au cours d’une discussion animée, on remarque vite que personne ne sait bien écouter.

Observation banale en soi, mais qui devient symptôme grave lorsque notre objectif est de changer la relation. Comment changer une relation si nous ne savons même pas comment la décrire ; comment faire changer l’autre d’avis, si nous ne savons pas exactement ce qu’il pense ? Et, c’est pourtant ce que nous essayons souvent de faire. C’est un travail à l’aveugle.

Que peut signifier écouter l’autre ? Certaines méthodes insistent particulièrement sur l’écoute active, ou l’écoute empathique. Tout dépend du but que nous poursuivons. S’il s’agit de mieux connaître l’autre, afin de recueillir les éléments nécessaires à son changement, l’écoute doit être tout simplement attentive. Par là, nous entendons une écoute fidèle qui nous permettra de noter mentalement les mots exacts prononcés par nos partenaires, leurs tics de langage, leurs façons de raisonner, leurs programmations verbales et non verbales. En fait, ce n’est pas écouter qui compte le plus, mais mémoriser ce que l’autre dit, et plus encore, être capable d’en analyser les points importants pour l’action et l’objectif qui est le nôtre.

Il ne s’agit pas d’un travail d’amateur, et il faut beaucoup d’entraînement avant d’entendre exactement ce que nous disent les autres, et non plus ce que nous croyons avoir entendu.

Tout savoir-faire portant sur une relation est celui d’une interface : on peut l’examiner des deux côtés du miroir, par rapport à soi ou par rapport à l’autre. Ainsi, savoir écouter l’autre, c’est en même temps savoir contrôler ses silences. Apprendre à relever exactement ce que dit et fait l’autre, c’est en même temps apprendre à se taire. Deux savoir-faire sont ainsi réunis au sein de la même action.

Mais notre culture ne sait pas pratiquer le silence. Des spécialistes de l’interaction verbale, en particulier Catherine Kerbrat – Orecchioni (voir la bibliographie), ont noté que le temps moyen de silence d’un Français dans une conversation était de trois secondes. Ce qui signifie qu’à partir de la quatrième seconde de silence, nous sommes perçus comme quelqu’un de taciturne. Or, celui qui se tait ressent et propage comme une gêne, que chacun s’empresse de gommer… en prenant la parole. Cultivons notre silence en le faisant durer deux secondes de plus que le silence supportable, et communément admis dans notre société.

Le bénéfice immédiat du silence, outre le fait qu’il pousse l’autre à parler pour combler le vide et dissiper sa gêne, est de renforcer notre calme. Deux savoir-faire qui conduisent à deux avantages.

Faisons parler autrui, donnons-lui l’impression d’être passionnés par ce qu’il dit et de l’approuver entièrement ; il se dévoilera au maximum. Il suffira, de temps à autre, de le relancer, par des mimiques ou des reformulations appropriées, et il continuera son discours. En bout de course, nous apprendrons beaucoup sur lui, pendant qu’il n’apprendra rien sur nous, et nous ferons coup double en cultivant en même temps le calme et la sérénité nécessaire à toute opération de changement et de résolution de problème.

Mais, il faut aussi entraîner notre mémoire : il ne s’agit pas seulement d’écouter, mais aussi de retenir les mots, les tournures de phrases, les expressions répétitives…

La technique du bélier

Coleman dans : « Cultiver l’intelligence relationnelle » ([1]) dit que la seule activité de nos cerveaux, quand nous sommes au repos, est « de ressasser les évènements de notre vie sociale ».

C’est pourquoi il semble que nous ayons des avis sur tout ou presque, et des avis auxquels nous tenons, car nous croyons qu’ils font partie de ce que nous nous entêtons à appeler notre Moi. Il suffit d’écouter et d’observer des amis parlant politique à la fin d’un repas – la fin des repas est un moment propice pour l’observation car les esprits sont suffisamment échauffés par la nourriture et l’alcool pour caricaturer les relations antagonistes et envenimer les polémiques -, il suffit donc d’une observation attentive pour constater qu’il n’arrive (presque) jamais que deux personnes en désaccord sur un point finisse par s’entendre après quelques minutes, voire quelques heures, de dispute.

On se trouve devant au moins quatre faits indiscutables :
1. Nous avons tous des avis, des opinions et des croyances sur pratiquement tous les sujets de notre vie quotidienne, sur tous les sujets de société et même sur des sujets dont nous ne connaissons rien ! En effet, nous n’entendons presque jamais quelqu’un dire à propos d’un quelconque sujet : je n’ai pas d’avis là-dessus. Nous nous comportons tous les jours comme s’il était honteux de ne pas avoir d’avis sur les sujets de société dont on parle tous les jours. L’ignorance n’est acceptée que sur des sujets techniques

2. Le cerveau est programmé pour préférer sa propre opinion à celle d’autrui, donc pour croire que nous avons raison et que les autres ont donc logiquement tort ;

3. Nous pensons que l’autre devrait avoir la même vision que nous, la même analyse des évènements, et nous sommes toujours étonnés de constater qu’il n’en est rien ;

4. Nous pensons, – en tout cas nous nous comportons comme si nous pensions -, qu’il suffit d’affirmer son opinion, et de l’affirmer haut et fort, avec sans cesse plus de force pour que l’autre s’en remette à nous et finisse par nous donner raison ; nous pensons qu’il suffit d’insister pour que cela marche mais on est souvent bien déçu.

Une fois admis ces quatre traits présents dans toute relation, la controverse, la dispute, la polémique, voire le conflit, la fâcherie et la guerre, deviennent des issues quasi inévitables. Et cela partout, tout le temps, avec tout le monde : en famille entre conjoints ou entre parents et enfants, avec les amis, au travail avec les patrons, les collègues ou les collaborateurs, dans la rue avec les piétons, les vélos, les automobilistes…

Pour nous, il est clair que le désaccord est plus la norme sociale que l’accord, car les opinions, croyances sont multiples sur n’importe quel sujet et il est quasi impossible, statistiquement, que deux personnes puissent avoir le même avis sur tous les sujets.

C’est pourquoi, notre méthode dit que la Guerre est la situation normale (dans le sens de correspondant à la norme) alors que la Paix n’est qu’un répit entre deux guerres, et non pas l’inverse comme voudrait nous le faire croire les moralistes et les utopistes.

Que se passe-t-il au cours d’une séquence de type polémique ? Chacun affirme, habituellement à tour de rôle, son opinion et un aller-retour de parole (ce qu’on appelle un dialogue) n’est qu’une répétition sans fin de ces affirmations opposées.

Les belligérants ne font qu’appliquer là ce qui est une de grandes règles de la systémique des relations selon laquelle les partenaires d’un dialogue s’échangent des coups de même nature.
Je m’oppose à toi et tu t’opposes à moi, voilà le départ d’une polémique. Tu dis une chose et je dis le contraire. La boucle est entamée et elle va ainsi tourner sans fin, chacun affirmant toujours et encore plus vigoureusement son opinion ou sa croyance.

Ceci pour le contenu. Mais nous savons depuis l’Ecole de Palo Alto qu’il n’est pas de contenu sans relation et que le sens du contenu est modifié par la relation entre les individus, par l’environnement et par les stéréotypes en vigueur dans la société dans laquelle on vit.

Ainsi, au fur et à mesure que les propos sont échangés, un autre phénomène se produit qui ne doit rien aux propos eux- mêmes mais à la façon dont chacun considère l’autre. On le sait : les esprits s’échauffent au fur et à mesure des échanges, et chacun glisse insensiblement de la Paix vers la Guerre : les amis deviennent ennemis.

Rapidement les protagonistes (pour la commodité nous pensons qu’ils ne sont que deux, mais rien n’empêche qu’ils soient plus nombreux, et dans ce cas la Guerre arrivera plus vite), se mette à jouer la tactique du bélier, enfonçant les tranchées de l’ennemi pour le faire céder.

La relation se termine alors par la pire des situations dans laquelle chacun se voit comme dominant l’autre (j’ai raison, donc je suis le plus fort, le meilleur, le plus intelligent…etc.) et en guerre contre lui.

Les relations Dominant + Guerre sont des relations sans fin, desquelles il est très difficile de sortir.

C’est pourquoi, il faut souvent l’aide d’une tierce personne rappelant aux deux protagonistes en train de s’étriper qu’ils n’en sont pas moins amis dans la vie.

En poussant à l’extrême la dispute, on arrive à une guerre à outrance où les griefs sont deux sortes : sur le plan du contenu, l’autre a tort de s’entêter : il est donc bête ou idiot, et sur le plan de la relation, c’est un salaud de me traiter ainsi.

Mais le plus important à remarquer est que la technique du bélier, très efficace pour se faire des ennemis, ne permet en rien de faire changer les autres d’avis. Au contraire après une dispute classique chacun campe plus que jamais sur ses premières opinions.

Sur le plan concret de l’objectif premier : faire changer d’avis le partenaire, la tactique du bélier conduit généralement à l’échec.


[1] Daniel Goleman, Cultiver l’intelligence relationnelle, Laffont, 2009 pour la traduction française, 22 € et 432 pages.

Peut-on faire changer d’avis quelqu’un ?

Voilà une question qu’on me pose souvent en ce moment, et je sens dans cette question, un peu de critique et beaucoup de scepticisme. C’est normal.

Je réponds plusieurs choses ?
Tout d’abord n’étant pas un sorcier, je dois dire que cela ne marche pas à tous les coups, et que, si quelqu’un à un avis argumenté sur un sujet qu’il connait très bien, son métier par exemple, rien ne le fera changer d’avis et le mieux à faire est de le laisser tranquille. Et s’en apercevoir avant de perdre son temps est déjà un progrès.

Mais, c’est souvent possible, à condition de respecter quelques règles situées à l’opposé de ce que nous faisons habituellement, quelques règle qui ne nous semblent pas naturelles.
Voici quelques secrets.
1. La plupart du temps l’avis que nous avons sur un sujet quelconque est mitigé ; il est rarement tout blanc ou tout noir. Si je pense « Oui » il y a toujours une partie de moi, une partie de mes croyances et de mon langage qui pense « Non » et parfois « Peut-être ». D’une certaine façon, derrière nos affirmations péremptoires, nous sommes tous des centristes.

La première étape de toute tentative de faire changer quelqu’un sera donc de découvrir à l’intérieur de son opinion de façade, la partie qui dit le contraire, le noir dans le blanc ou le blanc dans le noir. Le Yin ne va pas sans un peu de Yang et vice-versa.

Les attentions qui sauvent la vie de couple

http://www.galsentv.com/fr/2011/12/21/les-attentions-qui-sauvent-la-vie-de-couple/

Galsentv.com- Le couple peut être un long fleuve tranquille… et l’on finit par s’ennuyer. Penser à son/sa partenaire et lui prodiguer mille attentions font renaître l’enthousiasme et le désir !

Aux petits soins de votre amoureuse

Il est d’une simplicité biblique de faire plaisir à une femme. Gardez simplement à l’esprit son légendaire besoin d’être rassurée et complimentée. Glissez-lui donc un petit mot gentil dès que l’occasion se présente. Humez l’odeur de son parfum et placez qu’elle sent bon. Souvenez-vous de ce qu’elle a porté la veille et dites-lui “Je t’aime bien dans ta jupe rouge“.

Second principe : montrez-lui qu’elle est omniprésente dans votre vie. Dites-lui à tout bout de champ “J’ai pensé à toi“. Demandez-lui régulièrement des nouvelles de son travail et de sa famille. Read the rest of this entry »

Mécontent des deux euros que le couple lui a donnés pour le calendrier, l’éboueur ne vide plus la poubelle !

http://www.lepost.fr/article/2011/12/21/2665607_mecontent-des-deux-euros-que-le-couple-lui-a-donnes-pour-le-calendrier-l-eboueur-ne-vide-plus-la-poubelle.html

Camion de poubelles, éboueurs (photo d'illustration).

Camion de poubelles, éboueurs (photo d’illustration). | Max PPP

Amiens, dans la Somme.
Le jeune éboueur ne ramasse plus les poubelles depuis une semaine parce qu’il est mécontent de la pièce que lui a donné le couple en échange de son calendrier ! La famille a peur maintenant des représailles, rapporte Le Courrier Picard.

C’était donc le samedi 13 décembre dernier lorsque l’éboueur est passé pour proposer son calendrier. La maman raconte que lorsqu’elle a ouvert la porte, elle lui a donné deux euros parce qu’elle n’avait pas d’autre monnaie, mais elle a vu aussitôt sur son visage que cela ne lui plaisait pas. Elle lui a alors proposé de repasser la semaine suivante, toujours selon ce journal. Read the rest of this entry »

Conflit familial

http://www.takamtikou.fr/bibliographies/notices/conflit-familial

Langue : anglais, français

Auteur : Uwineza G. Sabano
Traducteur : trad. de l’anglais Joseph Sondzia
Lieu d’édition : Yaoundé
Éditeur : Clé
Année d’édition : 2003
Collection : Clé de l’avenir
Nombre de pages : 87 p.
Illustration : Couleur
Format : 18 x 13 cm
ISBN : [sans ISBN]
Âge de lecture : À partir de 13 ans

Un recueil de trois pièces très courtes (comptant chacune entre 3 et 9 scènes brèves) autour de situations familiales difficiles, écrites en anglais par une jeune lycéenne rwandaise et présentées ici en édition bilingue (le texte français souffre de lourdeurs et coule moins bien).

Dans la première, « Conflit familial », une mère organise un dîner afin de réconcilier ses deux fils et leurs épouses, mais c’est sans succès – l’épilogue nous dit qu’elle continuera d’essayer…

La deuxième et plus longue, « Déchirement », met en scène trois frères : si tout va bien pour le benjamin qui va entrer à l’université, les deux aînés, malgré leurs diplômes, ne trouvent pas de travail et sont toujours à la charge des parents, ce qui provoque des tensions. Mais le nœud dramatique est l’aveu de l’aîné : il est homosexuel. Tous sont horrifiés, sauf la mère. Elle arrive à faire entendre à son mari qu’il doit écouter et comprendre davantage sa famille, et la pièce s’achève dans l’apaisement. Cependant, si le père demande pardon, il dit qu’il soutiendra son aîné en tout, sauf en son homosexualité (que la préface qualifie de « déviation sexuelle »). Read the rest of this entry »

Dénouer les conflits par la médiation : Psychologie Magazine n°307

http://www.mediatoroscope.com/2011/07/11/denouer-les-conflits-reponse-a-larticle-de-psychologie-magazine-n%C2%B0307/

Dans le numéro 307 de Psychologie Magazine, le dossier principal s’intitule : Dénouer les Conflits – 4 solutions pour résoudre ses problèmes relationnels, dossier coordonné par Violaine Gelly. 4 solutions : Engager le dialogue, Oser s’affronter, Prendre la fuite ou Se faire aider (focus sur la médiation). Merci à Bénédicte Delahaye pour avoir abordé cette dernière solution : « Quand la médiation apaise la relation ». Il est notamment fait mention de la « labellisation » de la profession de Médiateur au travers, entre autres, de la directive Européenne, en cours de transposition (juin 2011) et qui doit en fixer les dispositions. A y regarder de plus près, certains points méritent d’être clarifiés.

1/ Les solutions proposées : Dans cet article, il semble que l’on peut ou doit choisir entre l’une ou l’autre des propositions. Dans le cas éventuel d’un échec, nous avons toujours le loisir d’en choisir une autre. Toutefois, il est essentiel de remettre les choses dans l’ordre et d’opter pour le ET plutôt que pour le OU ainsi que d’opter pour le mot Modalité (mode alternatif de résolution des conflits) ou Processus (processus structuré, méthodologie) plutôt que le mot Solution (issue, orientations, propositions). Read the rest of this entry »

Un déontologue à l’Assemblée, pour combattre les conflits d’intérêts

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20110707.OBS6679/un-deontologue-a-l-assemblee-pour-combattre-les-conflits-d-interets.html

Publié le 07-07-11 à 17:33    Modifié à 18:47     par Le Nouvel Observateur 2 réactions

Un déontologue, pour quoi faire ? Réponse avec Jean Gicquel, professeur de droit qui vient d’être nommé à ce poste nouvellement créé. Par Suzanne Busnel

Assemblée nationale (AFP) Assemblée

Jean Gicquel (DR)« Protéger les députés contre eux -mêmes des conflits d’intérêts », voilà désormais la mission de Jean Gicquel, professeur émérite de droit constitutionnel et spécialiste reconnu des institutions de la Ve République, promu premier déontologue de l’Assemblée nationale le 15 juin dernier.

Quand le conflit d’intérêts existe-t-il ? « Lorsqu’un parlementaire bénéficie d’un avantage qui le détourne de l’intérêt général, qui doit être sa seule mission », explique-t-il.

Après l’affaire Eric Woerth, Nicolas Sarkozy a demandé la création d’une « commission de réflexion pour la prévention des conflits d’intérêts dans la fonction publique ». Laquelle a rendu son rapport le 26 janvier 2011 et préconisé l’établissement de déclarations d’intérêts, nouveauté à distinguer de la déclaration de patrimoine. Read the rest of this entry »

Diplôme d’université de Médiation de la Faculté de droit de Nice (UNS)

http://www.village-justice.com/articles/Diplome-universite-Mediation-Faculte,8189.html

Sous la direction de…
Roger BERNARDINI (Professeur des Universités ; Doyen Honoraire de la Faculté de Droit de Nice ; Arbitre ; membre de l’Institut ULYSSE MED-ARB)
Et Serge LOSAPPIO (Avocat ; Médiateur ; Arbitre ; Président de l’Institut ULYSSE MED-ARB Centre de Médiation, d’Arbitrage et de Formation aux Modes Alternatifs de Règlement des Conflits).

Secrétariat Pédagogique : Laetitia BERNARDINI-FRICERO (Chargée d’enseignements à l’Université, Médiatrice).

La médiation : Pourquoi ?

La voie judiciaire est en général la voie première à laquelle les parties à un litige recourent afin de résoudre leur différend de façon efficace et contraignante pour leur adversaire. Cela étant, le coût relativement élevé et la durée souvent très longue des procédures juridictionnelles ainsi que les difficultés d’exécution des décisions obtenues, ont favorisé le développement de modes alternatifs de règlement des conflits (MARC), au nombre desquels compte la médiation. Read the rest of this entry »

L’argent et le couple: un guide pour concilier amour et finances


Québec) S’aimer à la folie ne garantit pas la saine gestion des affaires du couple, d’autant que l’argent traîne son lot de mythes. Même un adage dit qu’il ne fait pas le bonheur. C’est en misant sur le rapport à l’argent dans les couples, jeunes ou vieux, mariés ou vivant en union de fait, que les ACEF de la Rive-Sud (Lévis) et de Lanaudière ont lancé mercredi un fascicule pour démystifier les finances personnelles dans les relations de couple.
La page couverture du guide… (Fourni par l’ACEF Lévis) – image 1.0

Fourni par l’ACEF Lévis

Le guide À vos amours, à vos affaires propose donc des outils et des pistes de réflexion pour les couples afin de résoudre les incompréhensions, les petites chicanes pour trouver une harmonie dans leurs finances avant que les sources de discorde ne dégénèrent en catastrophe.

«Souvent, dans nos rencontres de consultation budgétaire, nous rencontrons des couples qui veulent une solution à des problèmes imprévus», précise Édith Saint-Hilaire de l’ACEF Rive-Sud. «Par contre, s’ils avaient pris le temps de réfléchir ensemble sur certains points, ils auraient vu les impacts de leurs choix sur leur situation financière.»
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La technique du bélier

Coleman dans : « Cultiver l’intelligence relationnelle » ([1]) dit que la seule activité de nos cerveaux, quand nous sommes au repos, est « de ressasser les évènements de notre vie sociale ».

C’est pourquoi il semble que nous ayons des avis sur tout ou presque, et des avis auxquels nous tenons, car nous croyons qu’ils font partie de ce que nous nous entêtons à appeler notre Moi. Il suffit d’écouter et d’observer des amis parlant politique à la fin d’un repas – la fin des repas est un moment propice pour l’observation car les esprits sont suffisamment échauffés par la nourriture et l’alcool pour caricaturer les relations antagonistes et envenimer les polémiques -, il suffit donc d’une observation attentive pour constater qu’il n’arrive (presque) jamais que deux personnes en désaccord sur un point finisse par s’entendre après quelques minutes, voire quelques heures, de dispute. Read the rest of this entry »