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Archive for the ‘dictature et démocratie’ Category

France 2013 : les nouvelles fractures

http://www.ipsos.fr/ipsos-public-affairs/actualites/2013-01-24-france-2013-nouvelles-fractures

25 janv. 2013 –

Voir l’analyse vidéo

On savait les Français très préoccupés par l’emploi et le pouvoir d’achat ; les résultats de l’enquête mettent en évidence un autre mouvement : le profond repli de l’opinion qui atteint en ce début d’année 2013 un niveau jamais égalé. Ce mouvement se caractérise par une très forte défiance à l’égard du monde extérieur et d’autrui. Pour 78% des personnes interrogées, « on n’est jamais trop prudent quand on a affaire aux autres », 58% pensent que « la France doit se protéger davantage du monde d’aujourd’hui plutôt que de s’ouvrir au monde extérieur ». On observe parallèlement un important rejet du système démocratique et médiatique. Pour 62% des Français, « la plupart des hommes et des femmes politiques sont corrompus » contre seulement 38% pour qui il s’agit d’un phénomène minoritaire. 58% estiment que les journalistes font mal leur travail et 72% qu’ils ne parlent pas des vrais problèmes des Français. Les attentes de l’opinion se positionnent pour un renforcement de l’autorité politique et de l’échelon national. 87% des Français sont d’accord avec l’idée selon laquelle « on a besoin d’un vrai chef en France pour remettre de l’ordre » ; 65% estiment que pour faire face aux grands problèmes à venir il « faut renforcer les pouvoirs de notre pays quitte à limiter ceux de l’Europe ».

Ce mouvement d’opinion traduit bien davantage que la nième étude sur la défiance des Français. En effet, l’enquête fait également apparaître  une adhésion parfois massive à certains propos xénophobes et une forte crispation autour de l’Islam.  70% des Français se sentent proches de l’idée selon laquelle « il y a trop d’étrangers en France » (contre 30% qui se positionnent sur l’item opposé : « il n’y a pas trop d’étrangers en France »). Pour 67% des personnes interrogées, « on ne se sent plus chez soi comme avant » (contre 38% qui estiment qu’on se sent « autant chez soi aujourd’hui qu’avant »). Enfin, près de trois Français sur quatre (74%) pensent que la religion musulmane n’est pas tolérante et pas compatible avec les valeurs de la société française (contre respectivement 28% et 11% pour la religion catholique et 34% et 25% pour la religion juive). Read the rest of this entry »

C’est quoi être de droite?

http://www.marianne2.fr/C-est-quoi-etre-de-droite_a217266.html?TOKEN_RETURN

Le sarkozysme aura brouillé les repères, de même que l’implantation du FN depuis les années 80. Rencontre autour des valeurs de la droite d’hier et d’aujourd’hui entre Alain-Gérard Slama et le philosophe Emmanuel Terray, qui vient de publier « Penser à droite ».


(Alain-Gérard Slama - BALTEL/SIPA)

(Alain-Gérard Slama – BALTEL/SIPA)
La droite et la gauche sont-ils des invariants constitutifs de la pensée politique ? Le résultat des élections nous inciterait à le croire. Mais pour répondre à cette question, on ne peut se contenter d’entériner une réalité, il faut s’appuyer sur un principe. S’agissant de la gauche, celui-ci est généralement l’égalité. S’agissant de l’homme de droite, le principe qui dicterait ses conduites, selon l’anthropologue Emmanuel Terray qui vient de publier « Penser à droite », est le suivant : le réel est supérieur au possible, parce qu’il peut être connu par la raison alors que le possible affole l’imagination. De ce principe initial découlerait une vison de l’homme qui privilégie l’héritage, la dette, l’ordre, l’autorité, et une conception de l’individu soutenue par la croyance en une nature humaine intangible.
A l’image des moralistes français, le penseur de droite n’a guère confiance en la nature humaine, et la liberté qui vaut à ses yeux pour l’individu qui entreprend, ne vaut pas pour sa conception de l’ordre social et de la hiérachie des places. D’où notre désir d’en apprendre plus, et de provoquer cette rencontre entre deux tempéraments politiques : l’homme de gauche Emmanuel Terrray, défenseur des sans-papiers, et le républicain libéral, Alain-Gérard Slama, notamment chroniqueur au Figaro magazine. Elle eut lieu avant le premier tour des élections. Elle fut animée. Les deux auteurs ne se connaisaient pas. Nous avons appris entre temps avec stupeur le coma dans lequel était plongé Emmanuel Terray. Il n’en rend que plus émouvante la cordialité de cet échange.

L’interview

Le dernier livre d’Emmanuel Terray, Penser à droite, est l’occasion de cette rencontre. Au-delà de la diversité des pensées de droite, l’auteur fait l’hypothèse de pouvoir identifier un socle commun qui permettrait à la droite en général d’appréhender les faits et de lire l’histoire au travers des mêmes catégories. Êtes-vous d’accord sur la méthode, Alain-Gérard Slama ? Read the rest of this entry »

Sois innovant : la dictature de l’innovation

http://www.kolibricoaching.com/2011/12/dictature-de-l-innovation/

Nouveau ! Inédit ! Innovant ! crient des éclatés rouges ou jaune vif sur les vitrines et dans nos têtes. L’innovation reine, l’innovation ou rien… quand cette ère a-t-elle débuté ? Guillaume Louriais nous a interpelés à travers son article-infographie The New Workstyle : le nouveau style de travail ne verrait plus l’innovation comme une menace à l’équilibre, mais comme de meilleurs outils et de meilleurs process. Ainsi, le concept « New Is Beautiful » engendre un driver aussi contraignant que « Sois Parfait » : « Sois Innovant ». Voyons avec quels effets.

Managers, retroussez vos manches ! Etre efficace ou rapide, c’est dépassé, ce qu’il faut désormais c’est être Innovant. Ce qui a déjà été fait, a moins de valeur. Une méthode projet, un modèle de management, ne valent que par leur nouveauté. Et vous-même et vos équipes devez innover, toujours innover. Et ne vous contentez pas toujours d’une innovation incrémentale à virgule : après le 2.0, le 2.1 ne fait plus rêver, il faut passer tout de suite au 3.0 ! C’est la « Disruptive innovation » en anglais, celle qui crée la rupture. Sacré challenge dans nos organisations qui ont déjà parfois du mal à mettre en place de petits changements.

Tous au 10.0 ? l’innovation de rupture

Innover selon le Trésor de la Langue Française, c’est

« Introduire du neuf dans quelque chose qui a un caractère bien établi »

Selon le dictionnaire de l’Académie Française, le terme date du XIIIe siècle et est emprunté au bas latin « innovatio », qui signifie renouvellement. L’innovateur est donc « celui qui renouvelle ». Read the rest of this entry »

Les Palestiniens sont des héros qui bravent la dictature israélienne

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=11595

Les Palestiniens sont des héros et c’est la seule chose qui ressort des attaques des voyous des collines (les colons ndt) contre eux. Les mains sont les mains de voyous, et la tête ? La tête est celle du régime hostile imposé aux Palestiniens qui les persécute à chaque instant de leur vie, jour après jour, semaine après semaine depuis des décennies.
(JPG)

Une mosquée a été incendiée le 4 octobre 2010 au matin, par des colons juifs dans le village de Beit Faijar, en Cisjordanie. Ils avaient auparavant tracé des inscriptions insultantes en hébreu sur le bâtiment

Vivre dans de telles conditions et rester sain d’esprit — c’est de l’héroïsme. « Et qui dit que nous sommes sains d’esprit ? » me répondent les Palestiniens. Eh bien voilà la preuve qu’ils le sont : ils sont capables de se moquer d’eux-mêmes.

Les voyous des collines ne sont que la cerise sur le gâteau. La plus grosse partie du travail est faite par les voyous en gants de chevreau. Contrairement à ceux qui ont lancé des pierres à l’adjoint du commandant de brigade, ceux-là sont les chouchous d’Israël. La chair de notre chair. Des officiers et des soldats, des juges militaires, des architectes et des hommes d’affaire au service de l’armée, du ministère de l’Intérieur et des employés de l’Institut de la Sécurité Nationale. Les mains sont leurs mains. La tête est celle du peuple juif israélien qui par des voies démocratiques envoie son gouvernement imposer ses dictats aux Palestiniens. Read the rest of this entry »

Littérature pour la jeunesse et dictature au XXe siècle : entre Histoire et fiction

http://www.fabula.org/actualites/litterature-pour-la-jeunesse-et-dictature-au-xxe-siecle-entre-histoire-et-fictioncolloque-organise-_48491.php

Information publiée le jeudi 22 décembre 2011 par Ivanne Rialland (source : Stéphanie Delcroix (FNRS – Université catholique de Louvain))

Date limite : 15 février 2012

Littérature pour la jeunesse et dictature au XXe siècle : entre Histoire et fiction

Colloque organisé les 17, 18 et 19 octobre 2012 à Louvain-la-Neuve (Belgique)

La question de la présence des adultes et de l’autorité qu’ils exercent en matière de littérature de jeunesse a déjà intéressé plusieurs spécialistes au cours du XXe siècle[1], mais elle suscite davantage encore le débat lorsqu’elle est étudiée en contexte dictatorial. Comment la dictature politique s’est-elle servie de la littérature de jeunesse pour endoctriner l’enfant ? Existe-t-il une esthétique spécifique à une dictature déterminée (esthétique fasciste, franquiste, communiste, etc.) ou aux dictatures en général ? Quels modèles[2] de l’enfant ou du livre le pouvoir dictatorial a-t-il proposés ? Ces modèles diffèrent-ils d’une dictature à l’autre ? Voici quelques questions auxquelles le colloque Littérature pour la jeunesse et dictature au XXe siècle : entre Histoire et fiction permettra de répondre. Les discussions s’articuleront principalement autour de deux axes :

Les représentations, dans la littérature pour la jeunesse,

  • de la dictature politique historique, mais aussi de la dictature politique fictionnelle, imaginée.
  • du pouvoir excessif exercé par des adultes (parents, professeurs, etc.) sur les enfants au sein de la fiction (par exemple dans l’oeuvre de  Roald Dahl, Matilda) ou bien de l’immixtion de la dictature au sein des sociétés d’enfants.
  • de la dictature au sens figuré, celle d’un modèle (de livre, d’enfant ou de comportement) ; celle d’un certain langage utilisé pour s’adresser aux jeunes lecteurs ou pour imiter celui des enfants. Read the rest of this entry »

L’illusion, ciment de la dictature

http://www.lalsace.fr/actualite/2011/12/29/l-illusion-ciment-de-la-dictature

Impressionner sa population, intimider ses voisins et ses ennemis. Les dictatures ont toujours soigné la mise en scène de leurs grands rendez-vous de masses : défilés aux flambeaux et rassemblements à Nuremberg chez les nazis, parades civiles et militaires sur la Place rouge du temps de l’Union soviétique. Tout est organisé au millimètre comme dans une pièce de théâtre géante. Ce n’est pas la vraie vie, c’est l’image que la dictature veut en donner. Il lui faut enjoliver et « ordonner » la réalité pour survivre.

Les obsèques grandioses de Kim Jong-Il, le « cher leader » nord-coréen ont relevé, hier, de cette organisation stalinienne, utilisant les spectateurs comme masse de manœuvre pleurant et s’agenouillant au passage du cortège officiel. Il est difficile de faire la part du « cinéma » et celle de l’affliction réelle au sein de la multitude qui a exprimé son désespoir le long du cortège. Il y a toujours des larmes sincères : à la mort de Staline, en 1953, ils ont été des millions à travers le monde à pleurer le « petit père des peuples ». Même les familles russes directement touchées par la répression s’étaient associées au deuil. Par conviction ou par nécessité : la pression sociale est forte et les yeux inquisiteurs des petits fonctionnaires du parti sont partout. Dans un pays totalitaire, il est de bon goût de suivre l’exemple donné par les pleureuses officielles. Ne pas se sentir en marge… Read the rest of this entry »

Gouvernance mondiale ou dictature planétaire ?

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/gouvernance-mondiale-ou-dictature-106045

Face aux problèmes que pose la mondialisation, on nous explique que la seule solution serait une gouvernance mondiale. Est-ce vraiment si souhaitable ?

Tout d’abord, la mondialisation n’est pas quelque chose qui est apparu spontanément, comme une conséquence inéluctable du progrès des moyens d’échange. C’est quelque chose qui a été réfléchi, théorisé, et progressivement mis en place de manière volontaire. Dans son livre « La marche irrésistible du nouvel ordre mondial », Pierre Hillard fait l’historique des courants de pensée qui ont conduit à la mise en place d’institutions transnationales, de forums et de réseaux, de clubs de réflexion et de fondations, d’associations et de regroupements au service de la vision d’un monde unifié sur le modèle occidental, et où les Etats-Unis tiendraient un rôle prépondérant. Read the rest of this entry »

Démocratie, élucratie et dictature

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/democratie-elucratie-et-dictature-106093

La France n’est pas une véritable démocratie, car le peuple ne peut pas imposer sa volonté aux élus. Mais ce n’est pas une dictature non plus. C’est ce que j’appelle une « élucratie ». Cet article propose une typologie des régimes politiques qui distingue démocratie, élucratie et dictature.

Dans une véritable démocratie, c’est le peuple qui choisit ce qu’il délègue à ses représentants

Dans une véritable démocratie, le peuple (dêmos) a le pouvoir (kratos). Il n’a bien sûr pas le temps de gérer les affaires publiques quotidiennes (en tous cas au niveau national), mais c’est lui qui décide quelles compétences il délègue à ses représentants. En France, le peuple ne pourrait pas décider par exemple de conserver davantage de pouvoir entre deux élections (droits de référendum et d’initiative). Ce n’est donc pas une démocratie.
Il y a certes des élections en France. Mais cela ne suffit pas à faire de la France une démocratie, puisque le peuple ne peut pas décider quel pouvoir il confie à ses représentants. Il serait faux de croire que le peuple voterait nécessairement comme ses représentants. Il est par exemple vraisemblable qu’en France le peuple n’aurait pas approuvé le traité de Lisbonne s’il avait pu voter, puisqu’il venait de refuser un texte similaire que le président avait eu l’imprudence de soumettre au référendum. En Suisse où les droits populaires sont développés, ceci est encore plus clair, puisque le peuple rejette régulièrement des propositions approuvées par la majorité de ses représentants.
Les élections ne sont pas non plus une condition nécessaire pour une démocratie. Quelque soit le mode de désignation des représentants du peuple, c’est une démocratie si c’est le peuple qui choisit ce mode de désignation et peut le changer quand il veut. Ainsi, on peut imaginer une démocratie où les représentants du peuple sont tirés au sort. Même une procédure aussi saugrenue que celle utilisée par les Tibétains pour désigner le Dalaï-lama serait démocratique si c’est le peuple qui choisit cette procédure et peut la changer quand il le veut. Read the rest of this entry »

Appel européen contre la dictature financière

http://regardcritique.blog.tdg.ch/archive/2011/08/18/appel-europeen-contre-la-dictature-financiere.html

Des lectrices et lecteurs du journal en ligne MEDIAPART viennent de lancer cet appel international. A l’heure qu’il est, nous sommes encore peu nombreux à le soutenir à Genève et en Suisse. Il nous concerne pourtant directement. Pour le signer en ligne, il suffit d’aller à l’adresse suivante :

http://blogs.mediapart.fr/blog/les-invites-de-mediapart/180811/appel-europeen-contre-la-dictature-financiere

Une crise sans précédent aggrave les inégalités sociales et la pauvreté et entraîne l’Europe vers une catastrophe imminente

Nous, citoyennes et citoyens d’Europe, affirmons que cette crise n’est pas fatale comme on voudrait nous le faire croire : des solutions existent et elles doivent aujourd’hui être imposées par les peuples. Devant l’irresponsabilité de nombreux gouvernements qui font payer aux citoyens la folie des vrais responsables de la crise de la dette, à savoir les Marchés financiers, nous appelons à refuser la dictature de la spéculation financière et ses terribles conséquences sur nos vies.

Les politiques actuelles conduisent à une impasse économique

Prétextant la crise de la dette, les gouvernements imposent partout des plans de réduction des dépenses publiques qui détruisent des institutions vitales pour le bien commun : École, Hôpital, Justice, Recherche, Sécurité sociale…

Après la crise de 2008, nos dirigeants nationaux et européens s’étaient fermement engagés à limiter les effets dévastateurs de la spéculation financière : ces engagements n’ont pas été tenus ! Pire : la spéculation la plus débridée se déchaîne impunément et mine toute chance de relance économique et de réduction du chômage.

Nous refusons que la finance soit une arme qui broie les peuples au profit des plus riches

Les organismes financiers doivent être au service de la vie sociale et de l’économie, et non l’inverse. Aussi, nous affirmons qu’il faut aujourd’hui changer de politique et de modèle économique.

Nous appelons les citoyennes et citoyens des pays européens à user de tous les moyens démocratiques et pacifiques dont ils disposent pour imposer les cinq premières mesures suivantes à leurs gouvernements et aux institutions européennes : Read the rest of this entry »

LA DICTATURE DES DUPONT

http://raphaelzachariedeizarra.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/08/19/149-la-dictature-des-dupont.html

Les caniches ont pris le pouvoir.

Journalistes, éditorialistes, intellectuels, penseurs, célébrités, faiseurs d’opinion et bien évidemment présentateurs de télévision : tous des poules mouillées, des couilles molles, des lavettes !

Leur esprit totalement corrompu par un système, une sensibilité, une mentalité dévirilisés a perdu toute vaillance. La force, la vérité, la hauteur de vue choquent ce siècle de frileux.

Fuyant toute aspérité et aspirant au nivellement dans tous les domaines de la vie, mes contemporains ne sont plus que les produits calibrés, formatés, allégés de la pensée des gourous lénifiants qui les manipulent : hommes politiques populistes terrifiés à l’idée que la vérité heurte les sensibilités; démagogues hyper consensuels soucieux de flatter les minorités comme les majorités pour des raisons purement personnelles, professionnelles, financières (ne surtout pas ternir son image aux yeux du peuple, acheteur insatiable de produits inutiles) ou pour des raisons idéologiques de brève portée (être en phase avec l’état d’esprit dominant est toujours plus confortable); industriels obsédés par leurs chiffres d’affaires et désireux d’initier les consommateurs aux goûts infâmes, insipides, artificiels de leurs produits; économistes écoutés comme de véritables prêtres avec leur religion de l’argent imposée comme unique salut pour le citoyen-client avide de sécurité matérielle, piégé par sa propre imbécillité… Read the rest of this entry »

« C’était comment, avant l’apocalypse ? » Fiction future

http://blogs.mediapart.fr/blog/liliane-baie/270711/cetait-comment-avant-lapocalypse-fiction-future

“Dis, Mammy, raconte encore comment c’était avant ! J’adore tes histoires…”
La vieille dame qui avait dû être belle regarda tendrement son petit-fils, enleva ses lunettes qui étaient de peu d’utilité dans la pénombre à peine éclairée par la flamme d’une bougie, et commença à égrener ses souvenirs.
“En ce temps-là, vois-tu, quand j’avais ton âge, nous vivions dans un rêve sans le savoir. Il y avait eu, plus de cent ans plus tôt, ce que l’on avait appelé une révolution industrielle, mais ça, je te l’ai déjà expliqué… Le progrès semblait ne jamais devoir s’arrêter. Bref, nous vivions dans un confort incroyable, chaque semaine apportant un nouveau gadget technologique ou une nouvelle prouesse technique. A cette époque-là, on pouvait dépenser des sommes folles pour aller dans la lune…
– C’était quand, Mammy, que l’on a marché sur la lune ?
– Le premier pas, et l’un des seuls, d’ailleurs, c’était en 1968, l’année où les étudiants du monde industrialisé se sont révoltés contre le vieux monde.
– Dis, Mammy, ça, je n’ai jamais compris, pourquoi ils se sont révoltés, puisque tout allait bien pour eux ?
– C’est important que tu comprennes : en même temps que ce que j’appellerais la “démocratisation du confort”, avançait, en même temps les idées d’égalité et de redistribution des richesses continuaient de progresser. D’autant plus que, pour faire fonctionner la machine économique, il fallait faire comprendre au peuple qu’il avait le droit de consommer ; il fallait même l’y inciter grandement. La publicité et la propagande nous transformaient donc en consommateurs avides. Nous avons achevé ainsi un mouvement qui avait commencé avec les révolutions du dix-huitième siècle et dont un des aspects essentiels était que les hommes étaient égaux. Ce principe d’égalité se déclina, dans mon enfance, sous la forme du droit partagé par tous d’avoir une voiture, un téléviseur, le téléphone, etc. C’était très bien pour les entreprises liées au pétrole et l’industrie automobile, et tant d’autres. Mais c’était bien aussi pour le peuple qui avait l’impression qu’il avait enfin le droit de bénéficier aussi de la prospérité. La question que ces richesses étaient payées d’un endettement des particuliers et de l’État, et se développaient au détriment de pays lointains et pauvres, n’était soulevé par personne comme un problème : à l’époque, l’endettement n’était pas considéré comme un danger, mais comme une bonne idée. Cependant, cette évolution s’accompagnait d’un courant libertaire qui s’opposait aux structures politiques en place, lesquelles  n’avaient aucune envie de lâcher le pouvoir. Et, de plus, certains précurseurs réalisaient l’aliénation que représentait cette course à la consommation et le danger qu’impliquait le développement de centrales nucléaires répondant à ce désir artificiel de consommation… Read the rest of this entry »

En relief : L’article 50 de la Constitution ou la dictature légalisée

http://www.maliweb.net/category.php?NID=78098&intr=

 

L’article 50 de la constitution confère au Président de la République des pouvoirs exceptionnels en cas de menaces sur les institutions, l’intégrité territoriale et d’interruption du fonctionnement régulier des pouvoirs publics. A l’analyse cet article fait ressortir certains scénarios de choses qu’il convient d’examiner tout en invitant la classe politique, d’être à l’avant-garde du combat politique.

D’abord, à la première lecture, l’article 50 serait une mesure dissuasive .car sa mise en mouvement peut être envisagée lorsqu’il y a simples menaces et non une interruption effective du fonctionnement des pouvoirs publics. La mise en mouvement relève de l’appréciation souveraine et exclusive que le Président peut faire de la situation et il est tenu simplement d’informer les autres

institutions et la nation qui ne peuvent aucunement l’empêcher d’agir. Mais une lecture approfondie de l’article laisse présager la porte ouverte à une éventuelle Read the rest of this entry »

Grèce : naissance d’une « dictature économique » (tribune Libération)

http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=11662

Dans une tribune publiée par Libération, Ioannis Andreadis, historien (Athènes),Chryssanthi Avlami, historienne (Athènes), Charalampos Orfanos professeur de lettres classiques (Toulouse) dénoncent la « naissance d’une dictature économique en Grèce« .

« Comme le «mémorandum» du 8mai 2010, qui a déjà abouti à un fiasco, les mesures prévues par le nouveau plan d’austérité, voté le 29 juin par le Parlement, sont non seulement inhumaines mais aussi, comme le constatent des analystes sérieux et une partie de la presse internationale, inapplicables et inefficaces, puisqu’elles ne font que retarder une faillite qui aura été rendue encore plus douloureuse par ces manœuvres dilatoires. Pour imposer ces mesures à une société qui résiste fermement, il fallait sans doute ce glissement continu vers une sorte de «dictature économique». »

« Ce changement de régime est visible non seulement dans l’action des forces de l’ordre, mais aussi dans la marginalisation systématique de l’Assemblée nationale, transformée en chambre d’enregistrement, et dans le contrôle total de la quasi-totalité des médias, transformés en moyens de diffusion d’une propagande abjecte. (…) il s’agit de la naissance de la première dictature économique en Europe, un régime qui, étant donné l’évolution socio-économique du continent, risque d’y être souvent copié. »

« Le gouvernement comme une grande partie de l’opposition fonctionnent en circuit fermé et sont porteurs d’idées, de valeurs et de pratiques du passé, incapables de répondre aux besoins réels des citoyens.« 

Liberation, Grece, tribune

Grèce: naissance d’une dictature économique

http://alencontre.org/?p=3211

Par Ioannis Andreadis, Chryssanthi Avlami, Charalampos Orfanos

Le mercredi 29 juin 2011, il était environ 12h30 quand les gaz lacrymogènes des forces spéciales ont envahi la place de la Constitution, à Athènes, provoquant ainsi des spasmes de suffocation dans une foule qui était majoritairement pacifique. Quelques minutes plus tard, le sinistre nuage couvrait tout le centre de la capitale. A ce moment précis, les déclarations faites deux jours plus tôt par le ministre d’Etat, Theodoros Pangalos, ont pris un sens plus concret et plus noir. En effet, le chef adjoint du gouvernement avait déclaré que si le nouveau plan d’austérité n’était pas adopté par le Parlement grec et que, par voie de conséquence, le pays était alors considéré en défaut de paiement, il faudrait faire intervenir les blindés pour protéger les banques.

Comme le mot «blindés» réveille toujours dans la mémoire collective grecque le cauchemar de la torture et des bagnes du temps des colonels, la dictature militaire de 1967, plusieurs de ses camarades députés du Pasok [Mouvement socialiste panhéllénique, au gouvernement] ont protesté – plutôt timidement, il est vrai – contre la faute de goût que constituerait cette formule choc.

Or, les événements qu’Athènes a connus ce mercredi ne peuvent être envisagés en termes de goût ou de style. En marge de la manifestation, il y a eu, incontestablement, quelques individus excités et violents, mais aussi de nombreux provocateurs qui, d’après le directeur du très sérieux magazine Epikaira, ont été filmés en train de descendre de cars de la police. Les forces de répression placées sous l’autorité d’un ministère cyniquement chargé de la «Protection du Citoyen» ont envahi des cafés et des halls d’immeubles et ont copieusement tabassé tous ceux qui s’y trouvaient. Les substances répandues par la police ont transformé la station de métro en chambre à gaz, malgré la présence, dans le hall, d’un centre de secours improvisé accueillant des centaines de manifestants blessés. Read the rest of this entry »

Contre la dictature de la médiatisation

http://www.agoravox.fr/actualites/medias/article/contre-la-dictature-de-la-97199

Les médias, et parmi eux la télévision, ont pris un poids considérable, démesuré dans la société moderne. Parmi les conséquences désastreuses qu’ils engendrent, on trouve la dictature de la médiatisation, qui ressemble comme deux gouttes d’eau au culte de la personnalité des sociétés totalitaires communistes et nazies. Comment des sociétés qui ont lutté de toutes leurs forces contre le totalitarisme en sont-elles arrivées à reproduire certains aspects de ces systèmes déshumanisant et où règne la banalité du mal ?

Il y a encore une soixantaine d’années, les personnes importantes étaient le Pape, les membres du gouvernement, des Assemblées, les dirigeants des partis, les leaders syndicalistes, quelques journalistes, quelques scientifiques, une poignée d’artistes et de sportifs. Une centaine de personnes, tout au plus, étaient connues de la majorité de la population, qui ne savait pas forcément à quoi ces personnalités ressemblaient. La télévision était encore balbutiante, la radio était puissante mais ne permettait pas de connaître l’apparence, il n’y avait guère que la presse écrite qui le permettait, mais peu de titres comportaient des photos de personnalités. Par ailleurs les journalistes, qui n’étaient pas des stars pour la plupart, posaient des questions aux personnalités en fonction de leur domaine d’expertise, un sportif commentait les résultats sportifs, un politique parlait de politique, et un artiste développait sa vision sur son art.

Une inversion de l’échelle des valeurs
Soixante ans plus tard, on voit bien que la médiatisation à outrance a tout changé. Elle a rendu connu des gens auparavant inconnus, et qui pour la plupart auraient dû le rester. Elle leur a donné une légitimité de fait, car pour un cerveau humain actuel, avec la connaissance vient la reconnaissance. On constate tous les jours que la valeur est généralement inversement proportionnelle à la médiatisation. Les personnes médiatisées, donc connues, usurpent généralement leur reconnaissance, qu’elles ne méritent pas pour la plupart. Savoir parler dans un micro devant une caméra n’a jamais fait de quiconque un être supérieur ni plus apte que d’autres à en parler. Pourtant, l’un des effets pervers de la médiatisation consiste à donner plus facilement la parole à une personne qui parle bien qu’à une personne qui parle vrai. C’est l’ère des sophistes, au détriment des philosophes. L’ère des rhéteurs, des beaux parleurs, des séducteurs. Ceux qui parlent mieux sont favorisés sur ceux qui parlent profondément. Bernard Tapie, Jean-Marie Le Pen, Nicolas Sarkozy, et autres Bernard-Henri Lévy, occupent le devant de la scène, pendant que ceux dont le pays aurait besoin sont maintenus dans l’obscurité médiatique. Read the rest of this entry »

Vers une dictature au pouvoir centralisé

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Vers-une-dictature-au-pouvoir-centralise-7200.html

Le Bureau politique des commissaires européens pousse systématiquement ce qui devait être une simple association économique d’Etats européens démocratiques vers une dictature au pouvoir centralisé (le pseudo-Parlement n’étant que décoratif) pesant sur les Etats membres, selon le modèle communiste (Comité central).

Au début, toutes les décisions devaient être prises à l’unanimité, afin de ne pas ignorer les petits pays. Mais entre-temps, on a préféré le système majoritaire, ce qui permet même de s’imposer à des grands pays. Ainsi, 84% de la réglementation des pays de l’UE viennent de Bruxelles – avec ou sans leur approbation, les parlements nationaux n’ayant plus d’autre pouvoir que de les incorporer dans leurs législations.

C’est ainsi que le Traité de Lisbonne a purement et simplement porté un coup fatal aux différents Etats nations à l’intérieur de l’UE. Par conséquent il n’y a plus de nations, mais seulement des citoyens de l’UE dans des provinces de l’UE. Il tombe donc sous le sens que les parlements et les gouvernements nationaux auraient dû être supprimés, mais on les garde comme décoration alors qu’ils n’ont plus guère de poids politique.

Par conséquent, l’UE a étendu ses compétences en matière de politique écono­mique, allant jusque à réglementer la vie des citoyens ; elle a de surcroît décidé de mettre en place une troupe européenne habilitée à intervenir à l’intérieur de l’UE ; de plus, elle est en train de créer un ministère des Affaires étrangères de 7000 diplomates européens, rendant caduque l’existence des ministres des Affaires étrangères nationaux ; elle vise – comme vient de le déclarer le président de la Banque centrale européenne Trichet – à étendre ses compétences financières et budgé­taires aux 27 Etats membres, supprimant ainsi un droit démocratique fondamental de gestion autonome. Read the rest of this entry »

Démocratie ou dictature ?

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/democratie-ou-dictature-96644

Gare aux cougars !

Tout le monde sait ce qu’est une cougar, ces délicieuses femmes d’un certain âge (expression dans laquelle il y a « certain « , comme « expérience certaine ») qui, depuis quelque temps, et grâce à des feuilletons américains, deviennent soudain des créatures désirables.

Il y a quelques années (ou quelques siècles), au-delà de quarante ans, on était bonne pour le tricot, mais à présent on est bonne tout court. Le genre de maille qui vaille. Un point à l’endroit. Un point à l’envers.

Dans les antiques civilisations africaines, pour être un homme, il fallait se payer un lion. Dans notre modernité qui recycle tout, se payer une lionne de la pampa pampers est bien vu.

Sur Agoravox même, des sites « cougar » fleurissent, illustrés par d’accortes trentenaires ce qui est un peu publicité mensongère. Mais de la publicité qui n’est pas mensongère est une faute morale puisqu’elle empêche de rêver.

Certes des grognons diront qu’une jeunette à la peau fraîche est quand même une meilleure affaire, mais ces cougars ayant les moyens, elles peuvent atteindre aux extrêmes. Read the rest of this entry »

Bioéthique : non à la dictature de la science et à l’eugénisme !

http://www.lepost.fr/article/2011/06/28/2535882_bioethique-non-a-la-dictature-de-la-science-et-a-l-eugenisme.html

Clonage. Recherches sur les cellules souches d’embryon. Marchandisation du corps humain. Les enjeux moraux des progrès des biotechnologies nous imposent de définir des limites à ne pas franchir si nous ne voulons pas devenir esclaves d’une science sans foi ni loi.

La Science a apporté énormément de choses à l’humanité et elle ne doit pas être abordée avec craintes et crispations. Néanmoins, et pour reprendre le vieil adage, « science sans conscience n’est que ruine de l’âme » et si les Politiques renoncent à maîtriser et encadrer les génie créateurs des scientifiques, le monde se dirige vers des monstruosités dignes du « Meilleur des Mondes » et autres contes de sciences-fiction. Read the rest of this entry »