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Archive for the ‘education des enfants’ Category

Fichez-nous la paix ! de Yannick CHAUVIN

http://www.bvoltaire.fr/yannikchauvin/fichez-nous-la-paix,302983?mc_cid=21eca5280b&mc_eid=443cdc6b1f

Trois jours avant Noël, la loi Égalité et Citoyenneté a été définitivement adoptée par l’Assemblée nationale.

Docteur en droit, écrivain, compositeur
Trois jours avant Noël, la loi Égalité et Citoyenneté a été définitivement adoptée par l’Assemblée nationale. Elle officialise, entre autres choses, un sujet frappant : finie, la fessée. Panpan cucul, c’est un « traitement cruel, dégradant ou humiliant », donc, verboten.

Cette histoire de fessée interdite me tarabuste. Car, enfin, pour dire aux gens comment éduquer les enfants, il faut être soi-même exemplaire ; je ne demanderai jamais à un chauffard de m’apprendre à conduire. Or, qui a fait passer cette mesure ? Marisol Touraine, Mme Taubira et M. Fabius, dont les réussites éducatives sont à tout le moins discutables, vu le parcours de certains de leurs enfants. Sans parler d’une députée PS condamnée à de la prison ferme mais qui continuait à voter les lois ! N’est-ce pas « dégradant et humiliant », pour les Français, que de subir la loi des fourbes et leurs leçons ?

Et puis, n’est-ce pas dégradant de briser, d’anéantir l’avenir de nos enfants par une politique absurde dite d’Éducation nationale qui donne au maître le rôle ridicule d’animateur de colonie de vacances pendant que les gamins « construisent eux-mêmes leur savoir » ?

N’est-ce pas dégradant de devoir subir, tous les mois, les mensonges d’État sur la courbe du chômage qui s’inverse alors qu’il y a de plus en plus de chômeurs ? Souvenons-nous du nuage de Tchernobyl.

N’est-ce pas dégradant, pour les parents, d’apprendre de la bouche officielle d’un ministre qu’il faut retirer les enfants de l’emprise familiale ? Et qu’un autre proclame partout que « Papa porte une jupe » et qu’on serait mieux à l’école si tout le monde était « à poil » ?

Et la violence des jeux vidéo ? Et la violence des feuilletons télé ? Et la pornographie affichée sur les kiosques à journaux ? Et des pans entiers de la ville laissés aux caïds ? Et ces gamines de six ans qui se prennent les pieds dans leur voile en jouant à la marelle dans les cours de récré des écoles coraniques ? Et… et… et… Des milliers d’exemples de violence faite aux enfants cernent la cité, bien plus graves qu’une fessée. Read the rest of this entry »

VOUS RENDEZ VOS ENFANTS BÊTES, MÉDIOCRES ET IDIOTS ! de Charles SANNAT

http://www.economiematin.fr/news-enfants-education-monde-moderne-betise-instruction-sannat

Les enfants de CM2 ont, en 2015, fait 17,8 fautes sur une dictée alors
que sur la même dictée ils n’en faisaient que 10,6 en moyenne en 1987.

Rassurez-vous, je ne vous insulte pas. D’ailleurs, si vous lisez cet article, vous ne le méritez pas ! En revanche, je provoque, je provoque volontairement par ce titre car je suis excédé du spectacle lamentable qu’il m’est donné de contempler et du gâchis effroyable que nous faisons des capacités de nos enfants.

Alors oui, je le dis, « vous », « nous » rendons nos enfants crétins ! Cela doit être dit encore et encore jusqu’à ce que cela change.

Dans cet article, je vais d’abord vous parler d’un constat que vous partagez sans doute. Puis nous allons prendre un exemple actuel des conséquences terribles où nous laissons des « gamins » de 20 ou 30 ans pas cher payés faire des bêtises énormes, et donc des conséquences très concrètes et prévisibles de la mauvaise éducation que nous leur donnons. Enfin, je proposerai quelques pistes… pour guérir à défaut la société au moins nos enfants à nous !

Rendre les gens chaque année un peu plus crétins et décérébrés que l’année d’avant c’est le travail auquel s’attelle avec une constance inouïe le système totalitaire marchand actuel.

Et pour cause ! Un bon consommateur est un idiot ! Il faut être bien endoctriné pour acheter très cher des trucs dont on n’a pas besoin avec de l’argent que l’on n’a pas, produits dans des pays low-cost, c’est-à-dire pratiquant le dumping social, environnemental et évidemment fiscal !!

Alors l’objectif majeur est de rendre les masses le plus incultes possible. La dernière trouvaille est donc de mettre les écrans à l’école, massivement, car vous comprenez, les élèves vont mieux comprendre sur une tablette que sur un livre… Bêtise !

Un cancre restera un cancre, qu’il écrive avec de l’encre ou sur une tablette, à ceci près que les écrans, dans leur globalité, ont une influence directe sur le fonctionnement de notre cerveau. Pour celles et ceux qui se demandent pourquoi leurs enfants sont aussi agités, avec autant de problèmes de concentration, inutile de vous ruer chez le médecin pour le faire diagnostiquer « hyperactif » ou « très en avance » comme c’est la mode et de le traiter avec de la Ritaline. Un simple sevrage des écrans sera suffisant dans 95 % des cas…

Je remets ci-dessous l’excellente conférence de l’auteur de TV lobotomie. Après, que vous aimiez regarder la télé c’est une chose, mais il faut savoir les dangers et les ravages des écrans. Autour de nous, les témoignages de parents trouvant leur enfant très fatigué le matin alors qu’ils ont joué à la « tablette » toute la nuit se multiplie… Ils sont des zombies !!

Savoir se remettre en cause ! Read the rest of this entry »

Différences de salaires entre hommes et femmes ou entre femmes et mères ? de Gabrielle CLUZEL

http://www.bvoltaire.fr/gabriellecluzel/differences-de-salaires-entre-hommes-et-femmes-ou-entre-femmes-et-meres,293086?mc_cid=7b4d225f20&mc_eid=443cdc6b1f

NDLR : ma foi, dans ma vie professionnelle qui touche à sa fin, j’ai toujours été entouré de femmes, jeunes et moins jeunes  et parfois mamans et dans ma profession de formateur, je pense que, de façon statistique, les femmes sont légèrement supérieures en compétences relationnelles aux hommes.
Donc je crois mordicus après 40 ans de direction de petites entreprises que :
– d’une part à travail égal salaire égal doit être une règle évidente et quasi sacrée, rien ne justifie qu’elle ne soit pas respectée mais justement d’après l’auteur de cet article il semble que cette règle EST respectée et que le problème n’est pas là
– d’autre part, je crois aussi qu’un patron responsable doit tenir compte des risques qu’il prend en embauchant tel ou tel type de personnes, donc qu’une femme fait prendre des risques à son entreprise en s’absentant longuement pour une arrêt grossesse, et que cela doit être pris en compte. Ce qui fait que, par voie de conséquence elle se heurtera alors au fameux plafond (de verre ?) qui lui interdira les postes de responsabilités et de direction, là où justement on ne peut pas s’absenter longtemps sans… perdre son poste.  
Il faut faire avec  cette contradiction et cet article est salutaire pour montrer qu’il ne faut pas se tromper de guerre. La guerre serait qu’il faut habituer les hommes à prendre de longs congés de paternité comme les femmes… et l’histoire de l’égalité des salaires se résoudrait  d’elle-même. Et là ce n’est pas gagné !

Un collectif féministe – Les Glorieuses – a appelé les femmes à une manifestation virtuelle le lundi 7 novembre à 16 h 34. Selon elles, en effet, si les femmes étaient payées autant que les hommes, elles pourraient s’arrêter de travailler à cet instant.

On se gratte la tête. Un truc ne colle pas. Si, toutes choses égales par ailleurs, les femmes étaient réellement moins bien rémunérées que les hommes du seul fait d’être femmes, tous les chefs d’entreprise, avec cynisme, se battraient pour employer des femmes, il n’y en aurait plus une seule au chômage.

De la même façon que l’on s’empresse de délocaliser en Chine ou en Inde, pour payer la main-d’œuvre des cacahuètes, on s’installerait dans Gynéland, le pays de la femme où le salariat est discount.

La vérité est évidemment ailleurs, révélée, en mai dernier, par une étude de Glassdoor Economic Research, et relayée par Le Parisien sous le titre « Les Françaises sans enfant sont mieux payées que les mamans » : « En France, à poste égal, les femmes sans enfant gagnent 0,4 % de moins que les hommes. Un taux proche de l’égalité. En revanche, celles qui ont eu au moins un enfant gagnent 12,4 % de moins que les hommes. »

Donc, il ne s’agit pas d’une discrimination « sexiste » entre hommes et femmes, mais mécanique (mesurable en temps consacré à l’entreprise), entre femme sans enfant et mère.

Les féministes le savent bien, en réalité, qui dénoncent régulièrement la maternité comme une entrave à la vie professionnelle, voyant dans la pilule et l’IVG et tout ce qui permet de planifier, ajourner, éviter un bébé comme un élément de libération. Pour lutter contre la discrimination que subissent les mères, il faudrait donc qu’elles ne le soient pas ? Pour lutter contre la discrimination que subissent les Noirs, préconise-t-on, dans la même logique, de les rendre blancs ?

La justice, pour pallier cette inégalité, commanderait au contraire d’aider les mères à l’être pleinement sans renoncer à leur revenu.

Or, quelle féministe « glorieuse » entend-on dire que si la maternité induit une perte de revenu, celle-ci devrait être compensée par de « vraies » allocations familiales, attendu que chaque enfant est un investissement dans l’avenir dont bénéficiera toute la société ?

Quelle féministe « glorieuse » promeut le télétravail (une majorité de Français y sont favorables, comme le révèle une enquête Ipsos publiée il y a quelques jours et relayée par Les Échos), qui résoudrait bien des problèmes d’absentéisme ou de temps partiel liés à la grossesse et à la garde des enfants ? Bien sûr, tous les métiers ne s’y prêtent pas, mais puisque le secteur tertiaire est hypertrophié, pourquoi ne pas en tirer parti, en inversant les rapports – physiques avec la famille, virtuels avec les collègues de travail – dans un sens, somme toute, plus naturel. Read the rest of this entry »

La tempérance. Une histoire de caramel ? de Marie-Paule DESSAINT

http://psycho-ressources.com/blog/temperance

La tempérance.
Une histoire de caramel ?

Marie-Paule Dessaint, Ph. D
Spécialiste retraite et récits de vie

La tempérance, c’est l’héroïsme du quotidien (Boris Cyrulnik)

Un enfant âgé de quatre ans est laissé seul face à un délicieux caramel. On lui en promet un second s’il résiste à la tentation de le manger immédiatement (1).

Quatorze ans plus tard, les auteurs de cette étude longitudinale (Université de Stanford) ont comparé la vie des enfants qui avaient résisté à la tentation du caramel à celle des enfants qui n’y étaient pas parvenus. Ils ont alors découvert que ces derniers étaient beaucoup plus vulnérables au stress, se mettaient plus facilement en colère, étaient beaucoup plus impulsifs et avaient même tendance à se bagarrer. Les résultats obtenus à leur examen d’entrée à l’université étaient bien inférieurs à ceux qui avaient réussi à résister à l’attrait du caramel. À l’approche de la trentaine, cette différence était encore plus marquée : moins bonne résistance au stress, manque de persévérance et difficulté plus grande à se concentrer, distractions fréquentes, moins bonnes compétences intellectuelles et émotionnelles et existence plus fréquemment en solitaire.

Un peu de retenue, je vous prie!

Cette histoire du caramel montre bien les effets à long terme de l’apprentissage du contrôle de soi (la tempérance) dès le plus jeune âge. Non seulement cet apprentissage conduit à une vie plus harmonieuse avec soi et avec les autres, mais il protège aussi la santé physique et psychologique, réduit l’intensité du stress, permet de réagir rapidement en cas de danger menaçant la vie, sans se laisser paralyser par la peur. Il facilite aussi l’adaptation au changement; un important facteur de survie.

Pour ma part, j’aime trouver dans la tempérance un lien avec l’inhibition cognitive, qui favorise les nouveaux apprentissages et évite les erreurs causées par les habitudes fortement ancrées en soi. Je vois aussi un lien avec le stress excessif qui bloque totalement l’accès aux fonctions cognitives supérieures pour laisser plus de place au cerveau primitif qui agit et réagit, sans prendre le temps de «réfléchir». J’y vois enfin un lien direct, parmi d’autres, avec le vieillissement réussi alors qu’en fin de vie une personne atteint la maturité et l’intégrité (2) grâce, justement, à la façon dont elle a mené sa vie jusque-là. La seconde partie de cet article est consacrée à ces sujets.

Pourquoi s’intéresser à la tempérance? À la maîtrise de soi?

Si l’on élargit quelque peu le sens du mot tempérance, celui-ci évoque tout à la fois la retenue et la maîtrise de soi volontaires, la modération, le calme, la prudence, la résistance aux pulsions et impulsions excessives, la gestion efficace des émotions, sans les réprimer outre mesure, la sobriété, la patience, la pudeur, l’humilité, la modestie, le focus (concentration, réflexion), le self control, la recherche de paix, le pardon, et même, dans une certaine mesure, la sublimation (voir plus loin).

Cette force d’âme agit comme un gouvernail intérieur qui permet de traverser la vie avec plaisir, passion et accomplissement, tout en se protégeant des excès et des débordements nuisibles, autant pour soi que pour les autres : représailles, arrogance, agressivité, violence, stress, maladies psychosomatiques, entre autres.

Toutes ces qualités et ces forces associées à la tempérance semblent faire défaut à un nombre croissant de personnes. Il n’est d’ailleurs pas difficile d’établir un lien direct avec le climat mondial actuel où la violence, sous toutes ses formes, domine, tout comme l’individualisme, les souffrances morales et la recherche de puissance et de contrôle sur les autres au nom, parfois, … de la religion.

Les mains sales, Jean-Marc DUPUIS

https://www.santenatureinnovation.com/les-mains-sales/

NDLR : pour ceux qui sont fatigués de lire, d’entendre à la télé… sans arrêt : « Pour votre santé… c’est bon pour la santé, avec modération…etc » alors qu’en fait plus on se soigne sans raison plus on est malades, plus on se lave plus on est sales, plus on met de la crème contre le cancer de la peau, plus on affaiblit ses défenses immunitaires. Voici quelques années j’ai eu l’occasion de travailler pour le lancement d’un médicament contre l’eczéma et j’ai lu des études qui disaient toutes la même chose : les enfants de famille bobos qui se lavent sans arrêt et se badigeonnent de  toutes sortes de crèmes, ont plus souvent de l’eczéma que les enfants des familles plus proches de la terre qui se lavent quand ils y pensent. Alors, quoi ? Avons-nous besoin de voir dans les librairies des dizaines de revues parlant de notre santé ?
Moi, je crois que la maladie est susceptible, et si on l’ignore elle se vexe et s’éloigne de nous !

Les mains sales
Je reviens de chez des amis qui avaient loué une maison au bord de la mer.

Je reviens de chez des amis qui avaient loué une maison au bord de la mer.

C’est une maison neuve, avec trois chambres, une petite cuisine, une jolie vue mais, au fond, rien d’une villa de millionnaire.

J’ai pourtant été impressionné, choqué même, par le nombre de pièces d’eau, et plus précisément le nombre de robinets.

Chaque chambre a sa salle de bains. Et dans chaque salle de bains, on trouve une baignoire, une douche, un lavabo, un bidet, des toilettes.

Des toilettes, donc, pour chaque chambre, plus encore des toilettes communes, à côté du salon.

Il faut compter encore une petite piscine extérieure chlorée avec sa douche, son lavabo, ses toilettes, à nouveau.

Cela paraissait normal à tout le monde. Personne ne s’en étonnait (à part moi).

Mais je pense que, dans quelques générations, les historiens qui étudieront notre époque ne manqueront pas de remarquer cette véritable folie de l’hygiène.

Je ne parle pas des conséquences écologiques de consommer tant d’eau (d’autant plus que nous étions dans une zone notoirement menacée par la sécheresse).

En restant strictement dans le domaine de la santé, je m’inquiète des conséquences catastrophiques pour nos systèmes immunitaires, nos allergies, de passer ainsi notre temps à nous laver, nous savonner, nous désinfecter.

Les mains sales

Excusez-moi d’évoquer constamment le passé mais je n’y peux rien, c’est plus fort que moi : quand j’étais petit, beaucoup de personnes autour de moi avaient les mains sales.

En utilisant cette expression, « mains sales », je m’aperçois que les jeunes de notre époque ne peuvent même plus imaginer ce que cela veut dire.

Pour eux, avoir les mains sales, c’est avoir les mains pleines de Nutella, ou de confiture. Ou avoir mis les doigts dans son nez morveux. On se passe les mains à l’eau claire et, déjà, elles sont propres.

Mais ce n’est pas ce qui s’appelait les « mains sales », dans mon enfance. Read the rest of this entry »

Interdiction de la fessée, Marie DELARUE

http://www.bvoltaire.fr/mariedelarue/interdiction-de-la-fessee-la-reforme-du-quinquennat-hollande-enfin-votee,269786?mc_cid=35d0e3ddf8&mc_eid=443cdc6b1f

 

NDLR : d’abord on peut se demander pourquoi pondre des lois quand on avoue d’avance qu’on ne puniera pas ceux qui la transgresseront. On peut se demander aussi pourquoi des lois qui vont à l’encontre des habitudes bien ancrées chez nos contemporains. On peut enfin se demander pourquoi pondre des lois concernant la vie privée des gens, sinon pour occulter le fait qu’on est incapables de résoudre les vrais problèmes. Pourquoi pondre des lois quand on sait que c’est le Peuple qui décide, aussi bien des mots qu’il veut utiliser, que des habitudes du cercle familial. On a envie de dire : de quoi je me mêle ? Bien sûr, il n’est pas question de laisser les mères de famille enfermer leur progéniture dans les congélateurs, ça c’est un crime, mais une claque de temps à autre devant des gamins arrogants qui ne respectent plus leurs parents, une fessée chez un petit désobéissant… oui je crois vraiment que ça ne peut pas faire de mal pour l’avenir de nos chers bambins. En tout cas moins que la permissivité à outrance. Alors, quand je vois comme l’autre jour dans un supermarché une jeune mère dire à son fils d’une dizaine d’années : « Tu vas arrêter car tu vas t’en prendre une bientôt, ma main me chauffe » et encore pas plus tard qu’hier, un père (un géant de plus de 2 mètres) qui a giflé violemment sa fille de 15 ans en public… (et là je n’approuve pas bien  sûr), je me dis que vraiement cette loi-là, va venir s’entasser dans les cartons de toutes celles qui n’ont jamais été appliquées.
Le vrai problème ici n’est pas d’éducation mais de la déviation du rôle de Gouvernant !

En fin de semaine dernière, sous la pression de l’Europe qui avait dénoncé nos agissements coupables, l’Assemblée nationale adoptait un amendement au « projet de loi égalité et citoyenneté ». Celui-ci devrait être voté à l’heure où je vous écris. À la grande joie des petits et moyennement grands, il va mettre un terme à des siècles de sévices et de tortures. Qu’on dit.

L’article 371 alinéa 1 – c’est de lui qu’il s’agit – prévoit ainsi que les parents doivent, à partir de maintenant et jusqu’à désormais,« s’abstenir de tout traitement cruel et dégradant » à l’égard de leurs enfants. Soit, précisément, ni gifle, ni taloche, ni rouste, ni torgnole, ni peignée, ni beigne, ni raclée, ni branlée, ni déculottée, ni fessée et autre coup de pompe dans le train. Read the rest of this entry »

Le QI des Français a baissé de 4 points en 10 ans ! À qui la faute ? de Richard HANLET

http://www.bvoltaire.fr/richardhanlet/le-qi-des-francais-a-baisse-de-4-points-en-10-ans-a-qui-la-faute,269682?mc_cid=35d0e3ddf8&mc_eid=443cdc6b1f

NDLR : on nous dit que l’Education nationale n’a pas baissé ses critères de qualité, que non le Bac, on ne le donne pas à tout le monde, que non les enfants d’aujourd’hui ne sont pas plus bêtes que leurs parents et grands parents… oui mais le QI baisse à une allure de fusée. Oui, je sais, le QI ça ne veut rien dire et l’intelligence non plus… tout dépend de… Oui tout dépend de… Mais il est évident pour tout un chacun qui veut bien réfléchir que remplacer les livres, les visites culturelles, les échanges entre adultes et entre adultes et enfants, par des écrans, et le nez penché à longueur de journée sur ces maudits smartphones soi-disant pour communiuer avec les autres en oubliant de communiquer avec ceux qui sont à coté de nous, ou en face dans un restaurant… ça ne peut en rien améliorer notre sualité hulmaine la plus précieuse : réfléchir et utiliser ntore sens critique.
Oui, communiquer avec des inconnus pour ne plus communiquer avec nos amis en chair et en os, ça ne peut que rendre un peu plus abruti. 

Il y a près de 20 ans qu’une inversion de la courbe du QI, ascendante depuis l’invention de la psychométrie, a été observée en Europe du nord. Fin juin, Le Monde etLe Point relayaient une étude de deux chercheurs britanniques dans la revueIntelligence, montrant que le QI des Français avait baissé de 4 points en 10 ans.

Trois minutes de visionnage d’une émission de télé-réalité suffisent d’ailleurs à le vérifier, mais cela n’empêche pas d’essayer de comprendre ce qu’il se passe. Intuitivement, les âmes simples comme vous et moi émettrons d’emblée quelques hypothèses.

Certains penseront simplement que les gens des CSP plus élevées ont tendance à faire moins d’enfants. Peut-être l’Éducation nationale – plus occupée à conformer les esprits qu’à les former – pourrait-elle avoir une part de responsabilité ? De même les longues heures passées à des jeux débiles devant des écrans plutôt qu’à la lecture ? Pourquoi pas aussi le « binge drinking », cette alcoolisation rapide et massive devenue à la mode chez certains jeunes, puisque des lésions de la substance blanche cérébrale y ont été observées par un chercheur de l’université de Californie chez des adolescents ? Et puis il y a le cannabis, substance qui, à l’évidence, modifie des processus biochimiques cérébraux : en 2012, une étude montrait qu’une forte consommation chez l’adolescent et le jeune adulte était liée à une perte de 8 points de QI !

Aux antipodes des deux journaux, qui n’évoquent nullement l’hypothèse, les plus hardis se demanderont si une immigration massive d’individus appartenant à des populations dont le QI moyen est moins élevé qu’en Europe serait une explication plausible de cette baisse ? (Au Danemark, Kierkegaard a montré que le QI des jeunes militaires extra-européens est de 86,3 contre 100 pour les autochtones.) C’est qu’au sommet du politiquement incorrect, l’éminent psychologue Hans Eysenck (1916-1997) osait, pour sa part, estimer que le QI moyen d’un individu était directement corrélé à sa race… ce qui est impossible puisque nous savons tous (mais depuis peu) que les races n’existent pas ! Read the rest of this entry »

La dictature ? C’est maintenant !

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Des élèves de troisième de l’école Sainte Anne, à Auray, ont été convoqués par la gendarmerie. Qu’avaient-ils donc fait ?

Docteur en droit, écrivain, compositeur

J’ai d’abord cru à une blague, vous savez, ces informations énormes – plus c’est gros, plus ça passe – que des sites spécialisés chasseurs de « hoax »s’efforcent de débusquer. Je les ai tous faits : ce n’est pas un hoax. Ça se passe chez nous, en 2016. Oui, 2016… pas 1793 en Vendée, ou novembre 1917 en Russie, ou 1975 chez les Khmers rouges de Pol Pot. Non ! C’était hier matin, dans notre belle région de Bretagne, et c’est révélé par le site Breiz Atao, car vous n’imaginez pas un instant que TF1 ou France 2 aient pu s’abaisser à diffuser la nouvelle !

Le 17 février dernier, des élèves de troisième de l’école Sainte Anne, à Auray, ont été convoqués par la gendarmerie. Qu’avaient-ils donc fait ? Vendu de la coke ? Mis le feu aux poubelles de l’école ? Cassé une voiture ? Tiré les nattes des filles ? Non ! Rien de tout cela. Ils avaient simplement assisté au cours d’histoire de leur prof ! Dans le cadre d’une introduction à la « géopolitique contemporaine », Pascal G. avait parlé de la Russie d’aujourd’hui et de son président, Vladimir Poutine. Et les pandores voulaient tout savoir de ce que le prof avait dit. C’est pour cela que six gamins se sont retrouvés sur la sellette ; les menottes étaient toutes prêtes, et la gégène pas loin.

C’est en rentrant de vacances que le prof a appris ces méthodes de gestapistes. Il n’en est toujours pas revenu. Il doit être, lui aussi, entendu par les gendarmes dans les prochains jours. Il ne fait pas bon être professeur d’histoire dans la Hollandie : les profs fichés par l’Éducation nationale, les élèves convoqués à la gendarmerie… Ah ! les « valeurs de la République »… Read the rest of this entry »

Le paradoxe de l’égalité : les garçons victimes de la mixité à l’école

http://www.bvoltaire.fr/jeanmichelleost/paradoxe-de-legalite-garcons-victimes-de-mixite-a-lecole,234545?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=6168a5d281-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-6168a5d281-30469153&mc_cid=6168a5d281&mc_eid=443cdc6b1f

Les IUFM inventées par Lionel Jospin ont, par leurs fumeuses théories et leurs dogmes pédagogiques, tant contribué à la dégradation de l’enseignement qu’on ne peut qu’être méfiant lorsqu’un ancien directeur adjoint d’un de ces instituts publie une étude sur le comportement des garçons et des filles à l’école. Raison de plus pour s’intéresser au dernier ouvrage de Jean-Louis Auduc, École : la féracture sexuée, qui, pour une fois, détonne dans le concert habituel de lieux communs.

On a cru longtemps que la mixité, qui ne s’est généralisée que dans les années 1960-1970, constituait un progrès dans l’égalité : filles et garçons avaient enfin droit au même enseignement ! Ce livre apporte un nouvel éclairage sur la question, en se demandant si la lutte contre l’échec scolaire ne passerait pas par la non-mixité et une approche « sexuée » de la pédagogie. « Il faut rompre avec l’idée que toute différence dans la façon d’apprendre aux filles et aux garçons va renforcer les stéréotypes. Le prérequis de l’égalité n’est pas l’uniformité », explique son auteur. Si seulement Najat Vallaud-Belkacem pouvait l’entendre !

De fait, dans des classes mixtes, les filles réussissent généralement mieux que les garçons, qui fournissent les trois quarts des 150.000 décrocheurs annuels. Elles maîtrisent mieux la lecture, redoublent moins, sont en proportion plus nombreuses à sortir diplômées du supérieur. C’est également vrai pour les filles issues de l’immigration, dont 65 % obtiennent le baccalauréat contre 57 % de garçons. « Cette politique qui consiste à considérer l’élève comme neutre apparaît clairement comme renforçant l’échec des garçons », estime l’auteur.

La mixité, qui paraît si naturelle de nos jours, n’aurait donc pas que des avantages. En ne prenant pas en compte les différences de comportement entre filles et garçons dans sa pédagogie et ses approches, l’école renforcerait les inégalités. Il conviendrait au moins d’instaurer « des moments non mixtes ». Il est peu probable, cependant, que le ministère suive ces recommandations. S’il est prompt, en effet, à parler d’accompagnement personnalisé, d’enseignement différencié, d’innovation pédagogique – ça ne mange pas de pain -, il ne sait pas, ou plutôt il ne veut pas diversifier les parcours et les approches.

Comme tous les élèves ne peuvent pas atteindre l’excellence, on tend à supprimer les sections et les structures qui permettent d’y parvenir. Le syndrome de Procuste a atteint notre ministre de l’Éducation nationale : ses effets sont notamment perceptibles dans la réforme du collège. Au nom de ses certitudes, Najat Vallaud-Belkacem traite de « pseudo-intellectuels » ceux qui osent la critiquer. Au nom de l’égalité, elle crée des inégalités supplémentaires. Pour quelqu’un qui prétend défendre les valeurs républicaines, c’est un comble !

Smartphones et adolescence : gare à l’isolement !

http://www.economiematin.fr/news-adolescent-smartphone-addiction-isolement-telephone Ludovic Grangeon Les Experts 01-09-2015

NDLR : quelqu’un qui n’est pas philosophe a dit récemment que le smartphone est un excellent moyen d’être près de ceux qui sont loin, mais hélas aussi loin de ceux qui sont près. De mon temps (oui, le vieux radotent !!!) quand des gens se réunissaient, c’était pour parler ensemble, jouer, ou juste être bien avec les amis, maintenant c’est pour les ignorer et passer son temps avec d’autres ‘amis’, parfois de tristes inconnus. Pourquoi y–t-il si peu de gens pour voir le ridicule de ce comportement ? Où allons-nous ?

Dans les tribus des tropiques, le rite initiatique des adolescents est toujours un moment important et solennel de leur vie, le franchissement soudain d’un mur entre le monde des enfants et celui des adultes.

1,350 milliard de téléphones vendus par an dans le monde

Dans nos sociétés « urbaines », la possession d’un téléphone portable est devenue ce rite essentiel pour une grande partie de la population. A l’école, en famille, en loisirs, un adolescent n’existe plus sans téléphone portable. Cet instrument est devenu à la fois une condition essentielle d’accès à la vie sociale, une prothèse de vie, une addiction dont on connait encore mal les conséquences.

65 millions de téléphones portables en service en France

La possession de soi et la liberté sont profondément remises en cause par ce nouvel appareillage permanent de la personne. L’anxiété du milieu, des parents, de l’entourage, est exacerbée par ce besoin permanent et addictif de communiquer.

De plus, l’utilisation généralisée de ces prothèses techno sociales continue de vérifier deux lois économiques fondamentales de l’économie, tant de fois raillées, mais toujours vraies. D’une part, la loi de Moore, prédisant la croissance exponentielle des capacités informatiques par périodes bisannuelles, est encore amplifiée par les multiples échanges de données. Il faut entre 35 et 45 zéros pour décrire les volumes de données aujourd’hui…Jusqu’où pourrons-nous stocker sans engorgement ? Certains ne donnent plus que 7 ans avant l’implosion d’Internet.

D’autre part, le paradoxe de Solow est également vérifié. Les nombreuses « facilités » informatiques offertes en mode résidentiel ou en mode nomade, consomment énormément de temps connexes par rapport à l’essentiel. Bien pire, les utilisateurs n’en sont pas conscients, et ne se rendent donc pas compte de leur baisse de temps disponible, de leur baise de libre arbitre, de leur baisse de productivité.

Le sentiment social apparent acquis par les assistants informatiques personnels est effacé et même empiré par les postures personnelles. Il suffit d’observer les groupes de jeunes pour se rendre compte que la plupart sont vissés à leur appareil, dans les transports, en groupe, en attente, en repos. Une tendance générale à l’autisme, à l’isolement est constatée au niveau physique. Quand on sait que nous communiquons au moins autant par signaux non verbaux, la communication entre personnes est en fait largement appauvrie.

Que dire enfin de l’acquisition culturelle personnelle d’une population qui ne sait plus s’orienter sans GPS, qui écoute la musique qu’on lui dit d’écouter, qui dépend d’un serveur inconnu pour posséder ses souvenirs, et dont les moindres recoins intimes sont connus pour conditionner ses achats ?

 

Réforme du collège : et pourquoi pas l’école à la maison ?

http://www.bvoltaire.fr/clotildelibert/reforme-college-lecole-a-maison,176304?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=6f0778c073-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-6f0778c073-30469153&mc_cid=6f0778c073&mc_eid=443cdc6b1f

NDLR : Le mot « rétrograde » désignait et désigne toujours une personne tournée vers le passé, un peu obtuse et nostalgique du genre « C’était le bon temps« . Mais je crois que, de plus en plus, et sur de plus en plus de sujets, être rétrograde c’est être dans le sens de l’évolution. Demain, on recommencera à vivre sans smartphone, sans télé (ou si peu), sans besoin de posséder de luxueux objets inutiles dont on se lasse vite, on fera ses courses chez le paysan en tournant le dos à ses supers usine à nourriture, lieux  de perdition où le choix est excessif et où on ne sait plus quel yaourt acheter parmi les 80 marques présentes, certaines femmes se remettront à élever leurs enfants et à leur faire l’école en leur apprenant le plus important : comment se comporter dans la vie. Il ne s’agit pas de revenir à l’âge des cavernes mais juste à une époque où se parler voulait dire s’asseoir au coin du feu et se raconter la vie, ou se taire amicalement, en étant là, présent à l’ami, à sa femme ou aux enfants, et non pas ailleurs au-delà des touches d’un smartphone dont l’inutilité n’apparait plus à la plupart des gens. L’école oui, mais à condition qu’elle soit neutre et pas pilotée par des idéologues politiques nauséabondes qui sont dominantes à ce jour !  Mais comme le dit une pub à la mode : mais je rêve !
Depuis dix ans, nos enfants en âge primaire suivent l’école à la maison.
Mère au foyer et professeur à la maison

Depuis dix ans, nos enfants en âge primaire suivent l’école à la maison. Méprisant les non-intellectuels avec le collège unique et dénigrant la formation professionnelle, l’école n’évalue aucun talent de notre aîné en difficulté scolaire innée depuis qu’il a pris le chemin de l’école publique. Dessin, sport, chant, bricolage : il serait si bien en atelier ! Soutenu par des parents nantis – papa prof et maman au foyer -, il se maintient en français, maths et anglais. Le second, revenu dans le système public en CM2, développant un risque élevé de décrochage pour ennui mortel, est entré en 6e. Ce petit héritier fait anglais-allemand ; viendront le latin et le grec. Si le collège ne les propose plus, ce sera à la maison. Les inégalités sont bel et bien renforcées avec ceux qui n’ont que l’école pour apprendre.

En arrachant nos enfants à l’Éducation nationale, nous avons voulu les couper des déterminismes sociaux, intellectuels, politiques et religieux que le ministère impose, leur offrir d’apprendre, raisonner, analyser. Choix cornélien tant nous avons aimé l’école, mais nécessaire pour les libérer.

Élève des années 80, mon orthographe est fragile, ma mémoire imprécise, j’ai appris les tables de multiplication à 25 ans. Ce que j’enseigne vient des cours que nous avons achetés. Alors que le socio-constructivisme produit 20 % de « dys » et qu’on évalue à 40 % les 6e en difficulté, ayant fréquenté avec assiduité un groupe du troisième âge dont la moitié n’a pas dépassé le certificat d’étude, je salue leur orthographe exacte. 80 ans après, ils déclament avec délice et sans erreur les poésies apprises en classe. Evaluer la surface d’un carré de jardin, leurs impôts ou les intérêts de leur Livret A, un lycéen qui envisage sereinement une admission en CPGE s’y risquerait avec moins d’aisance. Mais le ministère s’accroche à son dogme comme un Vendéen de 89 à son scapulaire. L’école de Jules Ferry a un bilan que l’obscurantisme progressiste s’efforce de camoufler toute honte bue : les petits Français savaient lire, écrire, calculer, l’édit de Nantes, et comment se rendre de Dunkerque à Strasbourg par voie d’eau.

« La Fabrique du crétin » poursuit son œuvre. Avec le numérique, nouvel impératif à l’école, les enfants seront toujours plus dépendants et asservis. Le plan Langevin-Wallon en 1947 programma cette farce scellant l’alliance communiste et capitaliste. Méthodes naturelles, divertir pour instruire, fin des professeurs spécialistes, en bref, prolétarisation des intelligences ; le plan n’a jamais été évalué, messieurs Langevin et Wallon semblant touchés par la grâce de l’infaillibilité.

Depuis dix ans, je paie trois fois l’école : 1) non imposable (un salaire et 8 enfants), la différence entre salaire brut et net de mon époux me donne une idée de ce que nous y laissons, 2) nous payons des cours, 3) jouer à la maîtresse au foyer prive ma famille du SMIC que je pourrais gagner. Ma dernière ayant 10 mois, c’est avec lucidité que j’envisage les dix années à venir.

Réforme des collèges : ne dites plus nager, mais « se déplacer dans un milieu aquatique standardisé »

http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20150429.OBS8196/ne-dites-plus-nager-mais-se-deplacer-dans-un-milieu-aquatique-standardise.html

NDLR : quand une société est capable d’engendrer ce genre de langage et ce genre de bureaucrates incompétents, elle est foutue ! Il ne faut pas rire mais pleurer.

La lecture de quelques pages du « programme pour le cycle 4 », sur les quelque soixante qu’il compte dans sa dernière version (15 avril), et qui couvre trois années de collège (de la cinquième à la troisième), provoque toutes les réactions possibles : on rit, on se tape le front, on hausse les yeux au ciel, on se tape sur les cuisses, on enrage, on invoque les dieux de la brousse australienne. Le plus souvent on hurle.

Examinons la forme (car le fond vous donne envie de vous jeter par la fenêtre), et la matière la plus simple : le sport. Il est coupé en : « activités athlétiques », « activités aquatiques », « activité pleine nature », « sports collectifs », « activités de raquette », « activités de combat », « activités artistiques », « activités gymniques ». C’est bien organisé.

« Milieu aquatique profond standardisé »

Vous pourriez penser qu’au collège on nage dans une piscine. Détrompez-vous. D’ailleurs le mot piscine n’existe pas dans le document, et le verbe nager n’est employé qu’une petite fois, dans un coin. On apprend à « se déplacer de façon autonome, plus longtemps et plus vite, dans un milieu aquatique profond standardisé. » (colonne « Compétences et attendus »).

Voyez ensuite la colonne « Domaines du socle commun plus particulièrement concerné » ; elle dit : « D4 D5 [?] Comprendre les contraintes liées aux déplacements dans l’eau, D3 Apprendre sa propre sécurité et celle des autres. » C’est beau comme l’antique. ILS savent écrire…

Puis lisez la colonne « Ressources mobilisables par l’élève » (attention, c’est du lourd) : Read the rest of this entry »

Plus égoïstes, les futurs retraités ?

http://www.planet.fr/actualites-plus-egoistes-les-futurs-retraites.847839.1557.html?xtor=ES-14-847475[Planet-Mi-journee]-20150501

Une étude mondiale de la HSBC montre que les futurs retraités ont choisi de dépenser leur argent plutôt que d’épargner et d’aider leurs enfants.

Ils préfèrent en profiter. Les futurs retraités seront beaucoup moins partageurs que leurs aînés, selon une récente étude* de la banque HBSC. Réalisée à échelle mondiale, cette étude montre en effet que seuls 8% des 55-64 ans estiment qu’il est préférable d’épargner le plus possible pour pouvoir léguer son argent en héritage.

Et si l’on prend l’ensemble des actifs au niveau mondial, seuls 13 % d’entre eux « pensent qu’il est plus judicieux d’épargner autant que possible afin de léguer un héritage à leur famille », précise le site lesechos.fr, qui relaie l’étude. Au contraire, ils sont 21% à penser qu’il est plus important de dépenser son argent et laisser les générations futures se créer leur propre richesse.

Les hommes plus égoïstes

En France, la tendance est la même. Un Français sur 5 (21% des sondés) pense qu’il est préférable de dépenser son argent. Et seulement 12% des futurs retraités considèrent qu’il vaut mieux épargner pour avoir un patrimoine à léguer aux plus jeunes.

A noter également que les hommes semblent plus égoïstes que les femmes puisqu’il sont 24% à admettre être prêts à tout dépenser, contre 16% du côté des femmes. « Et dans leur grande majorité (72%) elles estiment qu’il est préférable de dépenser une partie de son argent et d’épargner pour en transmettre une partie », précise leschos.fr. Ce que pensent seulement 67% des hommes.

*Etude menée auprès de 16 000 personnes dans 15 pays différents.

Quand la « novlangue » s’invite dans les programmes scolaires

http://www.planet.fr/societe-quand-la-novlangue-sinvite-dans-les-programmes-scolaires.844302.29336.html?xtor=ES-1-830218[Planet-a-la-Une]-20150425

NDLR : c’est mon cheval de bataille depuis que je sais réfléchir : l’abstrait ne doit pas prendre le pas sur le concret. Dans le temps… quand j’étais jeune comme disent tous les vieux radoteurs, on appelait un chat un chat et n’en déplaise au politiquement correct que je hais, on respecte plus l’humain quand on l’appelle clochard que SDF. Le clochard vit et dort sous la cloche des cieux, c’est du concret, c’est même poétique, alors qu’un sigle !
Arletty pourrait dire de nos jours : un sigle ! un sigle ! est-ce que j’ai une tête de  sigle ?

Dans les nouveaux textes, certains passages sont écrits dans un jargon pour le moins alambiqué. Ainsi, vous ne direz plus « nager à la piscine » mais « se déplacer dans un milieu aquatique profond standardisé »…

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? C’est en substance ce qui revient à la lecture des nouveaux programmes scolaires récemment dévoilés dans le cadre de la réforme du collège orchestrée par le ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem.

Ainsi, durant le parcours scolaire de votre enfant, qui s’effectuera de manière « spiralaire », celui-ci devra « produire des messages à l’oral et à l’écrit », autrement dit : s’exprimer. L’apprentissage des langues vivantes est décrit comme le fait de « se familiariser avec des mobilités virtuelles et se préparer à des mobilités physiques. » Tout un programme. Cette formule sibylline encore pour exprimer la visée des programmes de langues étrangères : « Aller de soi et de l’ici vers l’autre et l’ailleurs »…

« Traverser l’eau en équilibre horizontale »

Mais le meilleur reste la description des différents sports à l’école. La natation, tout d’abord, avec ce texte à la sémantique alambiquée : « Construire la capacité à traverser l’eau avec le moins de résistance en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête », de façon à « se déplacer de façon autonome, plus longtemps, plus vite, dans un milieu aquatique profond standardisé ».

A lire aussi – Nouveaux programmes d’Histoire : l’islam obligatoire, les Lumières facultatives

Un match de tennis doit être l’occasion pour l’enfant de « prendre des décisions pour rechercher le gain d’un duel médié par une balle ». Enfin, les enfants seront incités en cours d’EPS à « créer de la vitesse » pour ne pas dire « courir ».

« Je demande que les programmes soient lisibles par tous »

Du côté des professeurs de sports, on ne comprend pas les moqueries. Ainsi, dans une lettre ouverte, le syndicat Snep-FSU a dénoncé « une forme de condescendance et d’ignorance bienséante lorsqu’il s’agit d’EPS ». Puis, le texte interroge : « Un enseignement se préoccupant du corps (donc considéré comme de bas niveau intellectuel ?) devrait forcément s’écrire dans un langage trivial et non se théoriser ? »

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Interrogée par Le Point sur cette « novlangue », Najat Vallaud-Belkacem a expliqué que « les enseignants comme tous les professionnels utilis(aient) un vocabulaire expert. Toutefois, poursuit-elle, je souhaite et je demande que les programmes soient lisibles par tous. » Une consultation des enseignants sera d’ailleurs organisée du 11 mai au 12 juin sur ces projets de programmes. L’occasion de clarifier les choses…

Vidéo sur le même thème : Réforme du collège : « L’école républicaine ne fait plus son boulot »

La fessée ! La fessée !

http://www.bvoltaire.fr/mariedelarue/la-fessee-la-fessee-la-fessee,162275?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=ca4187eef6-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-ca4187eef6-30469153&mc_cid=ca4187eef6&mc_eid=443cdc6b1f

Comme le dit Patrick CRASNIER dans Boulevard Voltaire : « J’ai bien peur que la période actuelle n’attache d’importance qu’au futile et que les polémiques stériles soient devenues le fondement de notre société ». A quoi servent ceux qui croient nous gouverner ? Je croyais qu’ils étaient censés faire de la vraie politique ! Voilà maintenant qu’ils s’occupent des fesses de nos enfants, il feraient mieux de s’occuper des leurs qu’on ferait bien d’aller botter !

Nous y voilà, donc : le Conseil de l’Europe chargé de veiller aux droits de l’homme nous tire les oreilles, en attendant mieux, pour n’avoir pas interdit de façon formelle gifles et fessées. Au coin, au piquet mains sur la tête, bonnet d’âne, vous me copierez cent fois :« Je dois interdire de façon suffisamment claire, contraignante et précise les châtiments corporels. » C’est-à-dire l’inscrire dans la loi avec les peines y afférentes. Et on ne discute pas, sinon… gare à tes fesses !

Il paraît qu’on doit cela à une association anglaise particulièrement vigilante, l’Association pour la protection des enfants (Approach). Il est vrai qu’en matière de panpan cucul (et accessoirement de pédophilie), les Anglais sont d’incontestables spécialistes.

Pour l’instant, nous n’avons pas d’amende à payer mais ça pourrait bien venir, il va falloir rentrer dans le rang. Un certain Gilles Lazimi, « médecin et coordonnateur de la campagne contre les violences éducatives de la Fondation pour l’Enfance », nous dit Le Monde, prévient que « des plaintes seront déposées ». Car« tout coup porté à un enfant est une violence », dit ce monsieur. Et de citer en exemple la Suède qui a interdit la fessée voilà trente ans : « On s’aperçoit qu’on a moins de maltraitance, moins de décès d’enfants maltraités, moins de toxicomanie et moins de tentative de suicide » (à France Info). Read the rest of this entry »

La fessée : pour ou contre ?

http://www.economiematin.fr/news-education–la-fessee-pour-ou-contre—le-debat-relance?utm_source=newsletter&utm_medium=Email&utm_campaign=NL-2014-11-20

Vaste débat que celui de la fessée. Encore autorisée en France malgré une tentative d’interdiction en mai 2014 qui s’est finalement conclue par un rétropédalage du gouvernement, la fessée est interdite dans 18 pays européens. Et alors qu’en ce 19 novembre 2014 se déroule la Journée Internationale des Droits de l’Enfant, le gouvernement compte relancer le débat. En vue, peut-être, d’une interdiction.
Mais ce n’est pas aussi simple à dire qu’à faire.

Laurence Rossignol revient à la charge contre la fessée

C’est Laurence Rossignol qui relance le sujet sociétal qui fâche : la fessée. La secrétaire d’Etat chargée de la Famille avait promis de revenir sur le sujet après que le gouvernement a retiré son amendement interdisant les châtiments corporels de la loi Famille votée en mai 2014. Chose promise, chose due.
Ce mardi 18 novembre 2014, interrogée sur Europe 1, Laurence Rossignol a déclaré vouloir « une éducation sans violence » en France. Selon elle « on peut se faire obéir sans recourir à la violence » quand on est parents. Et c’est bien là tout le cœur du problème : interdire la fessée, c’est s’immiscer dans l’éducation que les parents donnent à leurs enfants.
Pourtant, sur un point il est difficile de donner tort à la secrétaire d’Etat : « Quand on voit un homme battre sa femme, tout le monde intervient ; si on voit deux adultes qui se battent, on va essayer de les séparer ; si on voit quelqu’un qui martyrise un animal, on va intervenir et, en fin de compte, les seuls êtres vivants que l’on peut frapper sans justifier que l’on puisse intervenir, ce sont les enfants. Il y a probablement quelque chose à travailler collectivement… » a-t-elle estimé sur Europe 1.

La question de l’éducation de l’enfant par les parents

Le débat sur la fessée divise la France car il est intimement lié à la relation parent – enfant… et donc à la vie de famille. Si ceux qui estiment qu’il faudrait interdire la fessée mettent en avant les droits de l’enfant et la question des châtiments corporels, ceux qui sont pour considère l’acte de la fessée comme un droit des parents sur les enfants.
Mais la question, au final, se résume à ça : « Quelle est la meilleure éducation qu’un parent peut donner à son enfant ? ». Un débat de fond qui aujourd’hui n’a pas encore trouvé de réponse définitive.

La fessée entraîne des risques de troubles mentaux

Un argument objectif en défaveur de la fessée, toutefois, existe. Une étude canadienne publiée par la revue scientifique Pediatrics aurait prouvé que la fessée pourrait augmenter le risque de troubles mentaux chez l’enfant une fois devenu adulte. Les châtiments corporels légers augmenteraient de 2 à 7% le risque de développer des maladies mentales, une dépendance aux drogues ou à l’alcool.
Si les résultats de cette étude sont à prendre avec des pincettes, elle ouvre la question de l’impact de la fessée sur le long terme… mais également de l’impact de celle-ci sur les finances publiques. Car les personnes ayant un trouble mental coûtent tout de même cher à l’Etat.
Selon la revue European Neuropsychopharmacology, il y aurait en France 12 millions de personnes souffrant de troubles mentaux (tous genres confondus). En 2007 on a estimé que les troubles mentaux avaient un coût de 109,2 milliards d’euros dont 13,4 milliards d’euros pour le secteur sanitaire.

Idée reçue : mais pourquoi les petits Français sont considérés comme parfaits ?

http://www.planet.fr/culture-idee-recue-mais-pourquoi-les-petits-francais-sont-consideres-comme-parfaits.663515.29337.html

Il serait intéressant de connaître comment les français voient les petits américains !!!

« Bébé made in France » est le roman auto-portrait insolite de Pamela Druckerman, journaliste américaine et jeune maman installée en France depuis plusieurs années. Au fil de ces pages, découvrez pourquoi, outre-Atlantique, l’éducation des petits Français fascine tant.

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Les petits Français… sont polis

Bébé made in France, rédigé par la journaliste américaine Pamela Druckerman et préfacé par Elisabeth Badinter dans la version française, avait fait mouche outre-Atlantique atteignant même le Canada. A tel point qu’une maman Américaine avait plié bagages pour offrir à ses fils « la chance d’avoir accès à l’éduction made in France », avait révélé Vogue.

Suite sur le lien…

 

 

Economie et différenciation des sexes

http://www.economiematin.fr/les-experts/item/8494-education-mode-de-vie-sociologie-economie-differenciation-sexes/?utm_source=newsletter&utm_medium=Email&utm_campaign=NL-2014-02-10

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Les femmes gagnent en moyenne 31% de moins que les hommes, pour travail égal. ccLflickr/Stefan1981

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Anthropologues, ethnologues, sociologues, psychologues et psychosociologues nous ont bien démontré que les traits de caractère dits « féminins » ou « masculins » diffèrent d’une société à l’autre. Le nom de Margaret Mead est fréquemment associé à ce constat, à juste titre.D’autre part, le structuralisme, auquel est attaché le nom de Claude Lévi-Strauss, montre que la différentiation sexuée des rôles et des traits de caractère est un élément structurant de toute vie sociale, et se combine avec toutes sortes d’autres différentiations selon la place occupée dans la société. Ces différentiations prennent des formes assez diverses dans le temps (elles évoluent) et dans l’espace, mais leur existence est une donnée quasiment universelle. Pourquoi donc ?

Les économistes détiennent quelques-unes des réponses à cette question. D’abord, la division du travail. La spécialisation, combinée avec l’échange et la mise en commun, est une des clés de la lutte pour la vie, et de l’amélioration des conditions de vie. Considérons par exemple le problème de l’eau. Aujourd’hui l’existence d’une panoplie de métiers permet de capter, traiter, acheminer et distribuer l’eau, en mobilisant pour cela moins de 1 % de la population. Le résultat est bien meilleur que lorsque chaque foyer devait se débrouiller pour aller puiser son eau au puits ou à la rivière.

Cependant, même dans les économies primitives, on observe une division du travail qui a facilité l’approvisionnement en eau, et cette division du travail est le plus souvent sexuée : passer chaque jour une ou deux heures aux corvées d’eau est plus compatible avec la culture ou la cueillette de fruits et légumes et autres denrées alimentaires qu’avec la chasse au gros gibier ou avec les expéditions commerciales à longue distance. Il est pratique d’orienter les petites filles dans cette direction, ultérieurement compatible avec les responsabilités qu’elles auront comme mères nourrissant leurs enfants au sein, plutôt que dans celle du maniement des armes. La culture de telles sociétés transcrit volontiers cette orientation des enfants dans un sens économiquement efficace comme un ensemble de caractères les uns masculins (l’attrait pour les armes, la chasse et la guerre) et les autres féminins (aller chercher l’eau au puits, cultiver le millet et cuisiner). Les stéréotypes servent à orienter les individus, et particulièrement les jeunes, dans un sens qui facilite l’action commune, la collaboration de tous en vue de la survie. Read the rest of this entry »

Plus une femme est intelligente, moins elle fait d’enfants

http://www.24heures.ch/vivre/societe/femme-intelligente-enfant/story/19918661?goback=.gde_1416777_member_265169962

 

Selon un chercheur britannique, les femmes au quotient intellectuel élevé ont moins envie de procréer que les autres. Cette conclusion controversée divise la communauté scientifique.

1/8 Cameron Diaz a toujours clamé haut et fort qu’elle ne voulait pas d’enfants. «Je n’ai pas besoin d’avoir des enfants pour être épanouie», a-t-elle dit.
Image: Reuters

Plus les femmes sont intelligentes, et moins il est probable qu’elles deviennent mères un jour, selon une étude de la London School of Economics, rapportée par The Guardian. Cette conclusion est le fruit des recherches du psychologue évolutionnaire Satoshi Kanazawa, auteur du livre «The Intelligence Paradox: Why the Intelligent Choice Isn’t Always the Smart One».

Le chercheur s’est basé sur le quotient intellectuel des femmes, après avoir préalablement contrôlé les facteurs économiques ou l’éducation. Selon lui, pour chaque tranche de 15 points de QI en plus, la probabilité qu’une femme ait des enfants chute de 25%, rapporte le Daily Mail.

Chiffres alarmants Read the rest of this entry »

Le baccalauréat : La Tartufferie, ou l’imposture

http://www.economiematin.fr/les-experts/item/5328-baccalaureat-taux-reussite-debouches-professionnels/?utm_source=newsletter&utm_medium=Email&utm_campaign=NL-2013-06-26

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En 2012, 85% d’une génération se pressait aux portes du bachot. DR
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Affirmer que le bac n’a plus de valeur, que le niveau s’est effondré, à coups de notations généreuses, de mécanismes d’options et de largesses au rattrapage, est devenu un lieu commun.

 

D’ailleurs les écoles les plus prestigieuses ne s’y trompent pas et lorsque Sciences Po proposait l’admission sur mention très bien au bac, il s’agissait de candidats ayant obtenu plus de 18/20. Zola, qui a raté deux fois le bac à cause du français rirait de la tartufferie qu’est devenu cet examen.
Celle-ci est révélée dans l’objectif énoncé par Jean-Pierre Chevènement en 1985 d’amener 80% d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat. Cet objectif a été atteint, 27 ans plus tard, en 2012, où 85% d’une génération se pressait aux portes du bachot. Voilà qui est bel et bon, mais quel est l’objectif ? Dans la situation actuelle, on envoie, obstinément, les jeunes vers le bac général, devenue voie sacrée, qui exige la poursuite d’études dans le supérieur.
Presque 90% des candidats de 2012 ont d’ailleurs passé l’examen bradé avec succès. Certains d’entre eux entrent directement sur le marché du travail avec un « bac+ rien », qui ne les mène que dans une impasse, le bac général seul n’étant absolument plus gage de réussite professionnelle future. Les plus conscients des besoins du marché du travail auront choisi un bac pro qui mène, selon le Centre d’études et de recherche sur les qualifications, 80 % du temps à un emploi dès la fin du lycée. Read the rest of this entry »

Obtenir sans Punir de Christophe CARRE

 

Je ne sais pas combien de livres et d’articles de journaux ont été écrits sur ce sujet dont l’actualité est permanente : l’éducation des enfants. Depuis le « J’élève mon enfant » de l’inusable Laurence Pernoud, livre qui a fait le bonheur et le cauchemar de quelques milliers de mères, on a du écrire quelques milliers de livres sur ce sujet qui intéresse (presque) tout le monde.
Et tous les livres ont tenté le même exercice : conseiller aux parents de se situer quelque part entre deux extrêmes : la discipline la plus stricte d’un côté et le laisser-aller le plus inconscient de l’autre. Un pédagogue dont le nom m’échappe a dit que l’éducation libérale des enfants par les parents n’était rien d’autre que l’éducation autoritaire des parents par les enfants.

Et il est vrai, qu’au premier abord, on envisage mal comment sortir de ce dilemme, et comment ne pas balancer d’une attitude à l’autre, de la carotte au bâton et du bâton à la carotte.
Et bien on croyait cela impossible et c’est pourquoi Christophe CARRE l’a fait ; il y a une troisième voie : la manipulation. Mais attention la manipulation positive, bienveillante. Quand on sait la renommée sulfureuse de ce mot, il fallait oser. Et c’est une réussite. On lit ce livre un peu étonné au début et à la fin on se dit : mais comment n’y ai-je pas pensé plus tôt ? Mais c’est bien sûr ! Read the rest of this entry »

« Obtenir sans punir », critique de Pierre Raynaud du livre de Christophe CARRE

Je ne sais pas combien de livres et d’articles de journaux ont été écrits sur ce sujet dont l’actualité est permanente : l’éducation des enfants. Depuis le  « J’élève mon enfant » de l’inusable Laurence Pernoud, livre qui a fait le bonheur et le cauchemar de quelques milliers de mères, on a du écrire quelques milliers de livres sur ce sujet qui intéresse (presque) tout le monde.
Et tous les livres ont tenté le même exercice : conseiller aux parents de se situer quelque part entre deux extrêmes : la discipline la plus stricte d’un côté et le laisser-aller le plus inconscient de l’autre. Un pédagogue dont le nom m’échappe a dit que l’éducation libérale des enfants par les parents n’était rien d’autre que l’éducation autoritaire des parents par les enfants.

Et il est vrai, qu’au premier abord, on envisage mal comment sortir de ce dilemme, et comment ne pas balancer d’une attitude à l’autre, de la carotte au bâton et du bâton à la carotte.
Et bien on croyait cela impossible et c’est pourquoi Christophe CARRE l’a fait ; il y a une troisième voie : la manipulation. Mais attention la manipulation positive, bienveillante. Quand on sait la renommée sulfureuse de ce mot, il fallait oser. Et c’est une réussite. On lit ce livre un peu étonné au début et à la fin on se dit : mais comment n’y ai-je pas pensé plus tôt ? Mais c’est bien sûr ! Read the rest of this entry »

Divorce: dix ans après la loi, la garde alternée fait toujours débat

http://www.lexpress.fr/actualites/1/styles/divorce-dix-ans-apres-la-loi-la-garde-alternee-fait-toujours-debat_1061066.html

PARIS – Néfaste selon les uns, indispensable selon les autres: presque dix ans après son instauration, la garde alternée des enfants en cas de séparation est de plus en plus souvent décidée par la justice mais fait toujours débat, surtout pour les plus jeunes enfants.

La résidence alternée (une semaine chez le père, une semaine chez la mère par exemple), instaurée par la loi en mars 2002, concerne entre 15 et 20% des enfants de couples divorcés contre moins de 5% il y a dix ans, a rappelé mardi en conférence de presse Caroline Merten, psychologue et « écoutante » de la plate-forme téléphonique gérée par l’association Enfance et Partage.

La question de la garde alternée revient souvent dans les coups de fil, relève-t-elle: elle est mentionnée dans environ un tiers des appels.

Les parents qui appellent ont par exemple décelé chez leurs enfants « un changement de comportement, de l’agressivité, des problèmes de sommeil » qui peuvent être en lien avec la résidence alternée, continue la psychologue.

« Le jeune enfant a besoin de continuité et de stabilité, qui se construit dans un espace« , renchérit la psychanalyste spécialisée Claude Boukobza, insistant sur l’importance de la « maison« .

« Il faut que l’enfant ait conscience que la maman va revenir, or pour certains enfants, une semaine c’est trop long, ils n’y arrivent pas« , dit encore la psychanalyste, tout en reconnaissant que certaines gardes alternées peuvent très bien se passer.

Selon elle, elles posent moins de problème lorsque l’enfant a huit ou dix ans. Read the rest of this entry »

Autisme : feu sur la psychanalyse

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20111209.OBS6415/autisme-feu-sur-la-psychanalyse.html

Autisme : feu sur la psychanalyse

Créé le 09-12-2011 à 18h58 – Mis à jour le 10-12-2011 à 19h35      116 réactions

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Par Le Nouvel Observateur

Les adeptes de la théorie freudienne sont mis en cause dans un documentaire promu par des parents partisans d’une approche beaucoup plus pragmatique. Par Jacqueline de Linares.

La salle était pleine de parents, jeudi 8 décembre devant le tribunal de Lille. Les parents d’autistes, dont certains brandissaient à l’extérieur des photos de leur enfant, étaient venus en nombre soutenir la documentariste Sophie Robert, poursuivie par trois psychanalystes, interviewés dans son documentaire « Le Mur, la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme ».

Trois membres de l’Ecole de la Cause Freudienne demandent  le retrait de leur interview ou, à défaut, l’interdiction du film, estimant  que leurs propos ont été « défigurés » au montage. Qu’il « ridiculise » la psychanalyse. Dans le documentaire, montage brut de réponse aux questions de Sophie Robert, on entend des morceaux d’anthologie tels que : « Ils [les enfants autistes] sont restés dans l’utérus, pourquoi voulez-vous qu’ils parlent ? » Ou bien : « Avec un enfant autiste, j’en fais très peu. Je pose mes fesses, je me mets à côté de lui et j’attends. » Le tribunal, qui rendra sa décision le 26 janvier, doit décider si Madame Robert est sortie des autorisations de tournage signées par les plaignants. Mais en réalité, derrière ce procès, c’est toute la question de l’approche de l’autisme qui est en jeu.

Quand des psychanalystes prétendent soigner l’autisme comme une maladie mentale, les parents réclament pour soigner leurs enfants le recours aux méthodes comportementalistes basées sur la rééducation et la répétition utilisées à l’étranger, et selon eux, beaucoup plus efficaces. Or, depuis plusieurs années, la guerre fait rage en France entre psychanalystes et comportementalistes. A Lille, la salle a frémi lorsque le défenseur des psy, Maitre Christian Charrière-Bournazel, a déclaré, évoquant les méthodes comportementalistes utilisées pour les autistes : « Répéter et apprendre des gestes comme on dresserait un chimpanzé ». Read the rest of this entry »

Breivik, la violence et l’éducation des enfants jusqu’à la tragédie

http://lafaineantitude.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/07/30/breivik-la-violence-et-l-education-des-enfants-jusqu-a-la-tr.html

Le terroriste d’Oslo, un combattant de Dieu à qui il ne fut même pas nécessaire de promettre une demi-grosse de vierges pour qu’il passe à l’action pour la défense de sa culture néo-quelque-chose.

« Après le drame de Norvège — Les racines de la haine » titre de couverture du dernier Nouvel Obs (du 28 juillet 2011).

« L’école de la haine » titre de l’éditorial de Laurent Joffrin (titre dans l’édition papier).

Oui, certes. Mais l’école de la haine, n’est-ce pas plutôt ce qu’est devenue notre école républicaine ?

M’enfin! les enfants ne sont-il pas dans la société mais aussi dans l’école spectateurs sinon acteurs de violences ? Mais surtout ne sont-il pas dans leurs jeux même abreuvés et saturés de violence ?

Les vieux jouaient bien aux cow-boys et aux indiens quand ils étaient enfants (histoire de banaliser massacres voire génocides ?). Maintenant les enfants regardent des séries violentes à la télévision. Ils ont des jouets qui ressemblent à l’arme futuriste que tient dans ses mains Anders Behring Breivik (sans doute une photo-montage d’ailleurs) sur la couverture du dernier Nouvel Obs (du 28 juillet 2011). Read the rest of this entry »

Les enfants ont besoin d’amour et non pas d’être forcés à la performance.

http://blogs.mediapart.fr/blog/christianepicurien/030811/les-enfants-ont-besoin-d-amour-et-non-pas-d-etre-forces-la-perfo

Les enfants ont besoin d’amour et non pas d’être forcés à la performance

«Aujourd’hui, on encourage toujours plus tôt les enfants: la nage pour bébés, les jardins d’enfants bilingues, les cours de musique déjà avant l’entrée à l’école – tout cela motivé par le souhait de créer pour l’enfant dès le début une position de départ optimale. Mais est-il vraiment bien de confronter les petits déjà si tôt à un emploi du temps rempli?» (Wolfgang Bergmann dans le texte du rabat de son livre).

ds. Des concepts d’aide à la petite enfance, enseignement de soutien à l’école maternelle et avant la maternelle, une entrée à l’école toujours plus avancée, un apprentissage précoce de l’anglais et du chinois, des entraînements de motivation et toutes sortes de choses semblables dominent les concepts de formation publics et privés d’encouragement précoce. Déjà chez les plus petits, des standards de formation mesurables et calculables sont fixés, dont l’atteinte est décisive non seulement au-delà de la carrière scolaire mais souvent aussi pour le bonheur et le malheur dans la vie. Il ne faut pas s’étonner que les parents se sentent obligés d’apprendre la lecture et l’écriture à leurs enfants avant leur entrée à l’école.
«Laissez vos enfants en paix!», c’est ce qu’exige par contre Wolfgang Bergmann, scientifique en matière d’éducation et psychologue pour enfants, décédé en mai dernier, dans son livre intitulé ainsi avec le sous-titre «Contre la folie de l’encouragement précoce dans l’éducation» (Munich 2011, ISBN 978-3466-30908-5). Read the rest of this entry »

« Redoubler n’est pas une punition ! »

http://www.dijonscope.com/014866-redoubler-n-est-pas-une-punition-nbsp

Redoubler serait-il une exception culturelle française ? La France serait en cinquième position des pays où l’on redouble le plus d’après une étude de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), publiée en juillet 2011. Toujours est-il que cette synthèse pointe du doigt non seulement l’inefficacité des redoublements mais aussi leur coût économique pour la collectivité, soit entre 8.000 et 10.000 euros par redoublement par an en collège et lycée. Même pendant les grandes vacances scolaires, l’éducation reste en France un sujet toujours passionnel, suscitant de forts clivages entre professeurs, parents et enfants, qui dénoncent « une année pour rien » ou militent pour une seconde chance…

« Il faut arrêter de le présenter comme une mesure d’orientation! » Read the rest of this entry »

Les parents doivent assumer leur rôle dans l’éducation de leurs enfants

http://www.same-story.com/famille-enfants/education/autres/les-parents-doivent-assumer-leur-role-dans-l-education-de-leurs-enfants-217814b

Certes mais Je pense Que les trois Cinquièmes C’est l’argent qu’il faut. C’est sur que Fini Les sortie et compagnie, vive les pleurs, les cris … Mais tout ça ce n’est pas très réfléchis quand même … Je peux que leur souhaiter du bon, mais quand tu sais que les trois quart C’est Juste l’effet de mode … Sa fait peur .. Surtout qu’aujourd’hui a 12-13 ans Les gamines savent déjà ce qu’est une pénétration et compagnie et que la moitié de celles-ci ont déjà eu des rapports … Perso L’autre fois J’ai regarder une émission les gamines à 13ans elle donner rendez-vous à des mecs pour leur faire des fellations, se faire dépucelée comme elles disent , des gars qu’elles ne connaissaient même pas mais pour elle tomber enceinte a leur age pas possible … Tu te dis que ces gamines là ne prennent pas la pilule pour la plupart et pense que tomber enceinte c’est pas possible comme disait l’une d’entre vous .. Pour moi C’est de la « désinformation » ou de la naiveté .. Je sais pas trop mais il y a un soucis quand même .. Ils ne veulent pas mettre de Distributeur de préservatif dans certains lycée et ce plaignent du nombre de grossesse .. O_o … C’est un cercle vicieux.. Enfin Je m’éloigne .. Mais la seule chose que l’on peut dire c’est avoir un enfant c’est beau c’est tout gentil mais faut assumer derrière et savoir ce que l’ont fait .. Elever un enfant en vivant chez papa et maman … ?! Avoir un enfant et ne pas avoir passer le brevet ?! Ne pas avoir d’argent ?!
Lire la suite de la discussion sur doctissimo.fr

Échec scolaire et immigration: Claude Guéant revient sur la polémique

http://www.20minutes.fr/ledirect/755449/Echec-scolaire-immigration-claude-gueant-revient-polemique

Claude Guéant, qui avait suscité un tollé fin mai dernier en associant, sur la foi d’un rapport de l’Insee, l’échec scolaire et l’immigration, est revenu ce vendredi matin sur la polémique.

«On fait dire aux statistiques tout ce que l’on veut», a estimé le ministre de l’Intérieur sur RTL, avant d’ironiser, à l’adresse du journaliste qui l’interrogeait: «je vous invite à vous reporter à ce tableau [de statistiques]; si vous trouvez  la vérité, je vous tire mon chapeau».

Sur le fond, «ce qui est important, c’est le fait que les enfants de personnes immigrées sortent deux fois plus souvent de l’appareil scolaire sans qualification et c’est ça qui est important, c’est pas le détail des statistiques», a indiqué Claude Guéant. «C’est quelque chose qui interpelle, parce que c’est un signe d’échec de notre système d’intégration», a-t-il poursuivi, signalant que, «évidemment», il ne «stigmatise pas les enfants, ni les enseignants»

«Les enfants d’immigrés doivent être scolarisés de telle façon qu’ils réussissent et il nous appartient de faire en sorte qu’ils réussissent. Ils y ont droit», a conclu le ministre.

Fin juin, l’Insee avait officiellement communiqué – chose rare – pour corriger les chiffres et les interprétations donnés par Claude Guéant sur l’échec scolaire et l’immigration.

Accueil › Orientation formation GRETA « La formation en alternance n’a que des avantages »

http://www.laprovence.com/article/orientation-formation/la-formation-en-alternance-na-que-des-avantages

Publié le lundi 27 juin 2011 à 09H50

Interview de Dominique Combe délégué académique à la formation continue.

DominiqueCombe:

Dominique Combe: « l’alternance peut servir de pré-embauche ».

Ph. L.Lé.

Qu’est-ce que la formation en alternance ?
Dominique Combe : « C’est une formation à la fois théorique et pratique, se traduisant par une succession de périodes d’apprentissage tantôt dans un centre de formation, tantôt en entreprise. Cette formation permet d’obtenir un diplôme tout en acquérant le savoir-faire et les compétences indispensables à l’exercice d’un métier manuel ou plus intellectuel. »

Comment se traduit-elle ?
D.C. : « La formation en alternance repose sur un contrat de travail, contrat d’apprentissage ou contrat de professionnalisation. Nous, au Greta, nous aidons les jeunes à décrocher une formation en alternance sous contrat de professionnalisation, durant laquelle ils préparent un CAP, un bac pro ou un BTS. Dans l’académie d’Aix-Marseille, ils peuvent choisir entre 26 BTS, 23 bacs professionnels et 34 CAP. »

Quels métiers peut-on ainsi préparer ?
D.C. : « Les formations du Greta concernent le commerce, l’administratif, les industries, le bâtiment, les transports, les services à la personne, la sécurité, l’hôtellerie, la restauration et le tourisme pour l’essentiel. » Read the rest of this entry »

On m’a livré des enfants sans mode d’emploi…

http://www.onpeutlefaire.com/forum/topic/12176-education-de-nos-enfants/

Bonjour,
Comme tout parent, on m’a livré des enfants sans mode d’emploi. Je souhaite surtout leur transmettre toutes les clefs pour qu’ils puissent être autonome et « pas trop cons » plus tard.

En 2011 le monde évolue. Quand ils seront adultes dans 20 ans, le monde aura encore évolué et sera bien loin des années 80 qui me servent de référence.
Comment faire pour éviter les « pièges » de notre société moderne : consommation, culte de l’apparence, l’abus des téléphones mobiles, d’internet, des jeux vidéos (ce ne sont peut être pas des pièges, c’est peut être moi qui suis old school) ?

Et en même temps qu’ils acquièrent une ouverture d’esprit, un esprit critique, …
Comment aborder certains thèmes de la société pour les éveiller mais en même temps ne pas les influencer ?
Bref, je suis preneur de tout conseil de parents, d’éducateur, d’enseignants sur ce sujet.

CRITIQUE DE L’ENSEIGNEMENT TRADITIONNEL

http://www.sxminfo.com/22/06/2011/critique-de-l%E2%80%99enseignement-traditionnel/

Une formation trop élitiste

« Les enfants ne sont pas de futures personnes ; ce sont déjà des personnes… Les enfants sont des êtres dont l’âme contient les germes de toutes les pensées et de toutes les émotions qui nous animent. La croissance de ces germes doit être guidée en douceur »
Janusz Korczak

L’école française et ses « classes caserne » n’en finit pas de recuire ses échecs. Elle est en panne. Elle, qui fut jadis la fierté de la République, est aujourd’hui, au rebut : absente – ou presque – du débat politique, attaquée de toutes parts, rejetée par ceux qui en auraient le plus besoin. Avec ses médiocres résultats aux classements internationaux, et ses quelque 100 à 150 000 laissés pour compte sans diplômes chaque année, elle ne convainc plus de son excellence pour faire de nous tous des Einstein et des Mozart. Il est même évident à présent qu’elle ne sert bien que les «sélections» sociales, et qu’elle ne comprend pas grand chose aux élèves du plus grand nombre.

Les rapports alarmistes ne cessent en effet de s’empiler pour démontrer l’inégalité du système scolaire français. Ici, une note du ministère de l’Education nationale qui indique qu’un fils d’enseignant a quatorze fois plus de chances relatives d’obtenir le bac que son camarade dont le père est ouvrier non qualifié. Un autre qui déplore que 44% des élèves en fin de collège ne sont pas au niveau attendu en mathématiques ; que sur les 800 000 jeunes que compte une génération, l’école française laisse sortir à la fin de la scolarité obligatoire, chaque année, 354 400 incapables de manier la règle de trois… Là un classement établi par l’OCDE, qui situe la France au 22e rang (sur 25) en terme de qualité de vie à l’école;  que 66 % des jeunes interrogés dans les quartiers populaires affirment ne pas aimer ou « un peu seulement » aller à l’école ; que  53 % disent s’ennuyer ; que 36 % déclarent qu’ils ont « parfois – voire souvent – mal au ventre avant d’aller à l’école ou au collège »…

Pour un pays qui porte sur tous ses frontons « liberté, égalité, fraternité », c’est triste, voire honteux.  C’est un lamentable écho du constat du pédagogue Paul Robin qui affirmait déjà en 1902 : « La science officielle de l’éducation ne trouve rien de mieux à faire des jeunes adolescents que de les enfermer : les privilégiés au collège, les vulgaires à l’atelier, les parias  en prison ». Read the rest of this entry »

Les nouveaux pères jonglent entre le travail et les enfants

http://www.clicanoo.re/11-actualites/15-societe/287433-les-nouveaux-peres-jonglent-entre.html

ls assistent aux accouchements, se réveillent la nuit pour les biberons, prennent un congé paternité : les pères réunionnais ont franchi le cap et s’impliquent de plus en plus dans l’éducation des enfants. Une situation dont se félicite l’Union des associations familiales. Les mères, elles, sont encore un peu sceptiques même si elles confirment cette évolution des mentalités chez les « nouveaux pères ».

Une enquête américaine publiée cette semaine montre que les pères sont tiraillés entre les impératifs de leur carrière professionnelle et leur volonté de compter autant que la mère à la maison. L’enquête menée par le Centre du travail et de la famille du Boston College présente le portrait d’un père qui s’efforce de progresser dans sa carrière tout en cherchant l’égalité dans la vie du foyer. “Mais ces hommes reconnaissent ouvertement qu’ils n’y arrivent pas encore”, affirme le rapport. Read the rest of this entry »

Une étude pointe les carences de l’éducation prioritaire

http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20110616trib000629872/une-etude-pointe-les-carences-de-l-education-prioritaire.html

Deux ingénieurs des Mines publient une étude sur l’inégalité des chances dans l’enseignement français. Ils préconisent le développement des structures périscolaires pour la petite enfance au profit des familles défavorisées.

Une étude pointe les carences de l'éducation prioritaire

Une nouvelle étude vient enfoncer un peu plus le clou s’il en était besoin. Deux ingénieurs des Mines, Valérian Pham Ngoc et Gilles Tauzin, respectivement polytechnicien et normalien, viennent de publier une enquête sur l’inégalité des chances dans l’enseignement français (« Liberté, (in)égalités, hérédité ») qui pointe pour la énième fois les dysfonctionnement d’un système éducatif qui n’a rien de démocratique. Read the rest of this entry »

Les enfants auraient un problème d’éducation… ou comment la société se défile

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/69377;les-enfants-auraient-un-probleme-d-education-ou-comment-la-societe-se-defile.html

La mort d’une jeune fille de 13 ans après avoir été agressée par un adolescent de 14 ans dans l’Hérault fait naturellement ressurgir le sujet de la violence entre adolescents. Un fait divers qui est loin d’être le premier.
Sélectionné et édité par Christopher Ramoné

Suite au règlement de compte ayant mal tourné – à Florensac, une adolescente de 13 ans est morte, conséquence d’un règlement de comptes au sujet d’une possible rivalité amoureuse –, beaucoup vont penser « Mais pourquoi se rendent-ils justice ? ». Violences scolaires, jeunesses turbulentes…

Enfants turbulents et violents, à qui la faute ? Read the rest of this entry »

Nouveaux pères aux USA : enfants ou carrière, il faut choisir ?

http://www.plurielles.fr/parents/enfants-bebes/nouveaux-peres-aux-usa-enfants-ou-carriere-il-faut-choisir-6538747-402.html

En France, il y a de plus en plus de papas qui prennent un congé paternité après la naissance de leur bébé. Le papa, peu impliqué dans l’éducation de ses enfants, est en voie de disparition.

De nos jours, l’éducation des enfants n’est plus une affaire de femmes. Tous les jours, nous, les femmes, nous cotoyons de jeunes pères de famille qui n’hésitent plus à s’investir dans l’éducation de leurs adorables têtes blondes. Ils vont les chercher à la crèche, ils préparent leur repas, ils les conduisent chez le pédiatre, etc.
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La dominance se transmet par le père

Sebastien Bohler
© Jean-Michel Thiriet 

© Jean-Michel Thiriet

Pour en savoir plus

A. S. Garfield et al., Nature, vol. 469, p. 534, 2011

L’auteur

Sébastien Bohler est journaliste à Cerveau&Psycho

Les hommes dominateurs, à l’autorité naturelle, doués pour la politique ou la séduction, transmettent-ils leur assurance à leurs enfants ? Des neuroscientifiques de Bath, Cardiff et Cambridge au Royaume-Uni ont découvert qu’un père transmet à sa progéniture un gène qui influe sur le comportement de dominance sociale. La mère transmet un gène analogue qui est réduit au silence dans le cerveau des enfants et n’intervient pas dans leur comportement de domination ou de soumission. Read the rest of this entry »

Les nouveaux papas : zoom sur l’évolution du rôle du père : l’avis de l’expert !

Aujourd’hui, les papas participent au quotidien de leurs enfants au même titre que les mamans. Comment expliquer ce changement ? Patrice Huerre, pédopsychiatre auteur du livre « Pères solos, pères singuliers » nous a aidé à comprendre !

Comment expliquez-vous cette évolution?

Dans la majorité des cas, cette évolution est conjoncturelle. La crise et l’augmentation des divorces y sont pour beaucoup. Mais c’est surtout le changement du statut de la femme qui est un facteur déterminant ! Read the rest of this entry »

La faillite de l’éducation

l ne viendrait à l’idée de personne de semer du blé, ou n’importe quoi d’autre, dans un champ en friche sans l’avoir labouré au préalable. La terre la plus fertile ne produit rien de bon si elle n’a pas été préparée, travaillée et enrichie soigneusement.
Personne ne commettrait une telle erreur qui compromettrait gravement son avenir, effectivement ! Pourtant c’est ce que nous faisons en toute insouciance, nous Français notamment, aux dépens de nos enfants.
Car le constat est aussi cruel que dramatique, notre éducation est en faillite. Il serait urgent d’en prendre conscience et de trouver des remèdes à ce mal qui nous menace mortellement dans ce que nous avons de plus précieux, notre jeunesse. Read the rest of this entry »

Éducation des enfants : un défi pour les parents

Les familles nordistes que nous avons interrogées se montrent toutes très concernées par les questions d’éducation. L’enjeu est important et les difficultés les angoissent parfois, mais beaucoup semblent être pragmatiques et régler les problèmes au coup par coup.

TEXTES : BRUNO RENOUL > bruno.renoul@nordeclair.fr ; PHOTO : HUBERT VAN MAELE > hubert.vanmaele@nordeclair.fr
L’éducation des enfants ? À entendre les familles que nous avons interrogées, le sujet est jugé « délicat » et « difficile ». « Il y a souvent plus de questions que de réponses », résume Antoine, père d’Albert, 2 ans. Read the rest of this entry »

L’éducation, clef de la désintox aux nouvelles technos?

Depuis quelques années, on voit apparaître des expériences de “sevrage numérique temporaire“. Très récemment, plusieurs initiatives sont allées dans ce sens dans le monde scolaire et ont fait débat. En parallèle et au même moment sont publiés des avis qui invitent le monde scolaire à faire encore plus pour les technologies. Ainsi l’initiative de l’association Pasc@line ou encore celle de l’UNESCO s’inscrivent-elles dans ce projet, comme bien d’autres précédentes. Read the rest of this entry »