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Le paquet neutre sans effet sur les ventes, de Paolo Garoscio

http://www.economiematin.fr/news-paquet-neutre-ventes-baisse-effet-impact-moche-echec-reforme

NDLR : bon on peut dire bien des choses sur nos gouvernants, nos lois autant stupides que liberticides, qui vont finir par nous interdire… de vivre. On peut dire qu’ils sont sont appâtés par le gain, par le Pouvoir, certes, mais comment peut-il en être autrement. A leur place nous ferions la même chose : comme le disait déjà Coluche en son temps : « A quoi sert d’avoir le Pouvoir si ce n’est pas pour en abuser« . Donc, logiquement je ne leur ferai pas ce reproche, je trouve même que ce sont des réactions de petites gens, de jaloux.
En revanche, nous prendre pour des cons, ça c’est impardonnable, nous infantiliser ce devrait être puni de mort !
Prenons l’exemple ici du paquet neutre. Nos sommités intellectuelles se sont dit : avec des photos horrifiques, nous braves gens vont avoir peur de ressembler à ça et vont arrêter de fumer, et surtout les jeunes qui  n’ont pas encore commencé à fumer ne vont pas s’y mettre. Bon : résultat des courses, pas de changement et même par rapport au premier trimestre 2016, une légère augmentation. Laissons tomber les chiffres le problème n’est pas là. Le problème est qu’ils n’ont rien compris et que, puisque ça ne marche ils vont insister, en rajouter, encore et encore. Faire ce que nous disons avec l’école de Palo Alto (quésaco ?) : « Faire encore plus de la même chose« . C’est ce que j’appelle le syndrome de la poule qui se cogne au grillage pour sortir, encore et encore, et finit par se blesser, sans voir que tout à côté, la porte du poulailler est ouverte.

Mais ça ne marchera pas. Pourquoi ? Parce que, nos braves incultes, ne connaissent pas les lois de la communication. Ils ne savent pas que montrer des images horribles sur un paquet cela reste abstrait, c’est du papier, et c’est quelqu’un d’autre, celui qui regarde ne se sent pas concerné, alors que le plaisir de fumer est dans le domaine du concret.
Il n’y a donc aucun rapport entre les deux éléments, aucune raison que cela puisse marcher ; d’un côté des arguments, de l’autre un plaisir dont on en peut se passer. 

Et puis, il y a encore une autre raison pour que cela ne puisse marcher : une photo horrible, la première fois qu’on la voie, elle nous choque comme nous choque un blessé sur la route, un malade à l’agonie avec ses tuyaux partout et son visage blafard, puis on oublie vite car il fait soleil… Un accident sur la route et nous ralentissons pendant quelques kilomètres, puis ensuite le pied sur la pédale nous démange…
Donc, pour moi le vrai problème est que de deux choses l’une : ou bien ceux qui pondent ces lois (ce qui prouve qu’ils sont bien des poules) : ou bien ils sont bêtes et je ne le crois pas, en tous cas ils ont eu l’intelligence d’arriver à des postes de prestige qui permettent d’emmerder les gens, ou bien ils sont ignares dans un des domaines les plus importants : comment fonctionne nos esprits, et comment nous convaincre à respecter leurs dictats. C’est ça qu’il devraient apprendre, et qu’on devrait même apprendre à l’école ! Le route est longue et ne sera pas un long fleuve tranquille.

Précision importante : je ne suis pas fumeur !

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Il aura fallu des études pour comprendre quelle était la « pire couleur » pour trouver la couleur du paquet neutre, un vert kaki foncé ; il aura fallu des débats houleux et des conflits avec les cigarettiers mécontents qui menaçaient de saisir la justice ; il aura fallu le mettre en place, décider de la police d’écriture… pour rien. Le paquet neutre ne semble pas avoir l’effet escompté.

Une baisse des ventes de cigarettes en janvier 2017 mais…

C’est BFMTV qui dévoile, le 7 avril 2017, ce résultat : le paquet neutre ne semble pas avoir été utile. Car si les chiffres obtenus par la chaîne d’informations sont positifs dans la lutte contre le tabagisme, une baisse de 1,7 % des ventes de cigarettes entre janvier et mars 2017, ce n’est pas une victoire. Sans compter que cette baisse est largement à relativiser : les ventes de tabac à rouler ont augmenté de 0,3 % sur la même période.

La baisse des ventes du premier trimestre semble normale : BFMTV a interrogé une source industrielle qui précise que « cette tendance baissière dure depuis plusieurs années et continue mais il n’y a aucun effet du paquet neutre. »

Le prix du paquet est le seul argument que les Français entendent Read the rest of this entry »

L’Académie française contre Najat Vallaud-Belkacem

http://www.bvoltaire.fr/jeanmichelleost/lacademie-francaise-contre-najat-vallaud-belkacem,239257?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=328ef667dd-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-328ef667dd-30469153&mc_cid=328ef667dd&mc_eid=443cdc6b1f

NDLR : j’ai appris en Faculté et avec De Saussure que la langue est un organisme vivant, et que c’est le Peuple qui la modifie sans cesse et que ce n’est qu’après coup que les lettrés, grammairiens et académiciens, entérinent les changements et les innovations introduites dans la langue par le Peuple. On pourrait dire avec Crozier qu’on ne change pas la langue par décrets. Or, c’est que voudraient nous faire croire nos politiques qui aiment s’occuper des sujets qui ne les regardent pas, pour nous détourner des vrais problèmes qu’ils ne savent pas résoudre. Alors, limitons les libertés de nos braves concitoyens (anciennement appelés le Peuple) pensent-ils tout haut et disons-leur comment ils doivent élever leurs enfants, parlons de l’interdiction des fessées (Jean-Jacques Rousseau serait outré, lui qui adorait les fessées de sa nounou parce que ça le faisait bander ), disons-leur pendant qu’on y est, comment ils doivent parler, féminiser les mots, et comment ils doivent les écrire, ça va les occuper, créer des polémiques et pendant ce temps, le Peuple oubliera un peu (?) le chômage, l’insécurité, les crimes… Alors nos élites autoproclamées, féminisent les mots, simplifient l’orthographe pour la mettre au niveau des cancres… mais le Peuple, le bon Peuple de France ne suit pas car, finalement, même même le plus nul, il l’aime son orthographe du français aussi emberlificotée soit-elle, il l’aime son accord du participe passé placé avant (avant quoi déjà ?), même si cette loi est abrogée depuis…. 1911 (je crois) mais jamais appliquée. Alors arrêtons d’imposer, Messieurs les soi-disant gouvernants qui ne gouvernez plus rien que des fantômes d’idées périmées.

Najat Vallaud-Belkacem n’apprécie guère les positions prises par Hélène Carrère d’Encausse et l’Académie française sur la réforme de l’orthographe. Elle a fait part de son « étonnement » à voir le secrétaire perpétuel contester, dans un entretien au Figaro« une réforme de l’orthographe élaborée il y a un quart de siècle [en 1990] et où l’Académie française n’a eu aucune part ». Ces « rectifications » de l’orthographe, rétorque le ministre, sont pourtant intégrées dans la neuvième édition de son dictionnaire : l’Académie avait donc exprimé son accord à l’époque ! Cherchons à y voir plus clair, documents à l’appui.

C’est bien Maurice Druon, alors secrétaire perpétuel, qui, avec l’assentiment de l’Académie française, a présidé le groupe de travail ayant pour mission une réflexion sur « les corrections de l’orthographe ». L’Académie a approuvé à l’unanimité les propositions du Conseil supérieur de la langue française, peut-on lire dans la présentation du rapport publié au Journal officiel du 6 décembre 1990. Le Premier ministre Michel Rocard l’a lui-même confirmé dans sa réponse à Maurice Druon : « Ce qui est décisif […], c’est que vous avez travaillé en étroite relation avec l’Académie française et avec les deux organismes parallèles à votre Conseil […] : le Conseil de la langue française du Québec et le Conseil de la langue de la communauté française de Belgique ».

Il est donc difficile de soutenir que l’Académie française soit totalement étrangère à ces « rectifications », même s’il est vrai qu’elle a apporté de multiples réserves : opposition à toute modification autoritaire de l’orthographe, acceptation de quelques ajustements à condition de laisser au temps le soin de modifier la langue, selon un processus naturel d’évolution. Devant les réactions suscitées, elle dut, dans sa séance du 17 janvier 1991, rappeler que « l’orthographe actuelle reste d’usage », et que les « recommandations du Conseil supérieur de la langue française ne portent que sur des mots qui pourront être écrits de manière différente sans constituer des incorrections ni être jugés comme des fautes ». L’Académie française manqua-t-elle de vigilance ou de réactivité à l’époque ? Fut-elle trompée, a-t-on mal interprété ou déformé ses positions ?

Il est certain que l’entrée sous la Coupole de personnalités comme Xavier Darcos ou Alain Finkielkraut ne sont pas pour rien dans la réaction ferme et sans ambiguïté de l’Académie française aujourd’hui. Ce qui a sans doute le plus déplu à Najat Vallaud-Belkacem, c’est que les immortels, dans une déclaration du 11 février 2016, aient mis en cause sa politique : « Plus que la maîtrise de l’orthographe, défaillante », soulignent-ils, c’est « la connaissance même des structures de la langue et des règles élémentaires de la grammaire qui fait complètement défaut à un nombre croissant d’élèves ». Et d’assener cette conclusion cinglante :« Il est urgent d’engager dès l’enseignement primaire le redressement souhaité par tant de nos concitoyens, en rétablissant les conditions d’une vraie transmission du savoir. »Manière élégante de dire : « Najat, casse-toi, tu fais fausse route ! » Read the rest of this entry »

La France n’a pas besoin d’idéologues mais de managers

http://www.bvoltaire.fr/patrickverro/france-na-besoin-dideologues-de-managers,237920?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=df7d3996f2-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-df7d3996f2-30469153&mc_cid=df7d3996f2&mc_eid=443cdc6b1f

Une large majorité de Français est excédée de voir le temps et l’argent gaspillés à traiter de sujets qui sont loin d’être prioritaires dans notre société.

« Une idéologie est un complexe d’idées ou de représentations qui passe aux yeux du sujet pour une interprétation du monde ou de sa propre situation, qui lui représente la vérité absolue, mais sous la forme d’une illusion par quoi il se justifie, se dissimule, se dérobe d’une façon ou d’une autre, mais pour son avantage immédiat » (Karl Jaspers).

Une large majorité de Français est excédée de voir le temps et l’argent gaspillés à traiter de sujets qui sont loin d’être prioritaires dans notre société, surtout au regard des graves problèmes qui la secouent : la lutte contre le terrorisme et le salafisme, la réduction du chômage et de la pauvreté.

La déchéance de nationalité, prononcée vis-à-vis de ceux (au sens collectif) qui ont eu une attitude criminelle à l’égard de la France, apparaît comme une sanction minimale de bon sens pour un grand nombre de Français ; mais pour ceux qui se veulent des experts du droit, il en est apparemment tout autrement, tant ils se gonflent d’importance à manier leurs arguties, tant et si bien qu’on ne les voit plus qu’en « sodomisateurs de diptères ».

Que des milliers de responsables de « haut niveau » passent des jours, des semaines, bientôt des mois à réfléchir à cette question, pour aboutir à un échec ou, pire, à une efficacité nulle annoncée, voilà de quoi vraiment énerver le peuple !

Quand on faisait ses « humanités », on vous enseignait l’importance du discernement et, quand on se préparait à des postes de responsabilité, on apprenait à hiérarchiser les questions à résoudre ; le tout aboutissait à l’élaboration d’un arbre de priorités pour l’action. Aujourd’hui, qu’en est-il ? Place est faite à la valorisation de l’idéologie en marche et au mépris du réel !

La peine de mort, le mariage homosexuel, la déchéance de nationalité ou la réforme de l’orthographe ne concernent que de toutes petites minorités de citoyens ; a contrario, la pauvreté, le chômage, le terrorisme et les flux migratoires subis en préoccupent des millions…

Est-ce par goût, par laxisme, par facilité ou encore par incompétence que nos « élites » se sont centrées sur ces sujets purement sociétaux ? Car je n’ose envisager l’hypothèse d’une volonté affirmée de déstabiliser notre société, encore que…

Il existe des théories de la manipulation par l’angoisse, selon lesquelles les individus en état de peur manifesteraient ainsi des réactions de fuite et d’évitement permettant à des pouvoirs tyranniques de se mettre en place ou de perdurer. Ainsi, un individu deviendrait manipulable dès lors que, dans une situation d’extrême angoisse, les fonctions complexes de son cerveau se trouveraient désactivées, un peu comme l’animal poursuivi par un chasseur a du mal à éviter les pièges qu’il lui tend. Mais l’Histoire montre aussi que l’utilisation de ce genre de méthode n’a jamais été efficace très longtemps, se retournant généralement après quelques années ou décennies contre les manipulateurs.

Attention à la goutte d’eau qui déborde !

La politique est-elle un métier ? Le coup de gueule de Rafik Smati sur France Inter

http://www.objectif-france.org/of/p/1315-rafiksmati-france-inter.html

NDLR : j’attire votre attention avec une petite histoire drôle, mais pas tant que ça.
Un jour quatre amis se réunissent au restaurant : un professeur d’histoire, un plombier, un cultivateur et un ministre des finances ; ils parlent de leurs métiers.
Moi dit le professeur d’histoire j’ai fait six ans d’études pour apprendre assez l’histoire afin de pouvoir l’enseigner ; moi, dit le plombier, j’ai beaucoup appris sur le tas, mais il m’a fallu dix ans pour posséder assez d’aisance pour pouvoir tout réparer ; moi, dit le cultivateur, j’ai appris tout petit avec mon père et ma mère, et au bout de dix ans j’ai su faire tout ce qui était nécessaire pour reprendre l’exploitation.
Le ministre des finances reste muet, perplexe ; les trois autres se tournent vers lui : et vous Monsieur le Ministre ? 
– Et bien, euh… comment dire ? Avant j’étais ministre de la Culture, et avec le remaniement j’ai été nommé aux finances et le lendemain je prenais mes fonctions.
Que vaut le poste si on peut tout apprendre en une journée ?

Avec des ministres interchangeables, il est clair qu’ils n’ont pas le temps de connaître leur métier avant de l’exercer.
Imaginons : le pilote de l’avion va voir les passagers : « On est fatigués de vous conduire, n’y aurait-il un passager pour prendre le relais pendant qu’on va dormir ?« .
Alors, Oui, être Ministre est un métier, mais de plus, un métier qu’on n’a pas besoin  d’apprendre pour l’exercer ! Miracle de cette soi-disant démocratie ?

Une nouvelle ministre du travail vient d’être nommée. Mais comme la plupart de ses collègues, Myriam El Khomri est une politicienne de carrière. On ne lui connait aucun autre métier que celui de faire de la politique.

C’est le sens du coup de gueule qu’a lancé sur FRANCE INTER Rafik Smati, président du mouvement Objectif France.

 Ecoutez-le sur France-Inter : https://youtu.be/Lh6YzG1pzzk

Réforme du collège : et pourquoi pas l’école à la maison ?

http://www.bvoltaire.fr/clotildelibert/reforme-college-lecole-a-maison,176304?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=6f0778c073-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-6f0778c073-30469153&mc_cid=6f0778c073&mc_eid=443cdc6b1f

NDLR : Le mot « rétrograde » désignait et désigne toujours une personne tournée vers le passé, un peu obtuse et nostalgique du genre « C’était le bon temps« . Mais je crois que, de plus en plus, et sur de plus en plus de sujets, être rétrograde c’est être dans le sens de l’évolution. Demain, on recommencera à vivre sans smartphone, sans télé (ou si peu), sans besoin de posséder de luxueux objets inutiles dont on se lasse vite, on fera ses courses chez le paysan en tournant le dos à ses supers usine à nourriture, lieux  de perdition où le choix est excessif et où on ne sait plus quel yaourt acheter parmi les 80 marques présentes, certaines femmes se remettront à élever leurs enfants et à leur faire l’école en leur apprenant le plus important : comment se comporter dans la vie. Il ne s’agit pas de revenir à l’âge des cavernes mais juste à une époque où se parler voulait dire s’asseoir au coin du feu et se raconter la vie, ou se taire amicalement, en étant là, présent à l’ami, à sa femme ou aux enfants, et non pas ailleurs au-delà des touches d’un smartphone dont l’inutilité n’apparait plus à la plupart des gens. L’école oui, mais à condition qu’elle soit neutre et pas pilotée par des idéologues politiques nauséabondes qui sont dominantes à ce jour !  Mais comme le dit une pub à la mode : mais je rêve !
Depuis dix ans, nos enfants en âge primaire suivent l’école à la maison.
Mère au foyer et professeur à la maison

Depuis dix ans, nos enfants en âge primaire suivent l’école à la maison. Méprisant les non-intellectuels avec le collège unique et dénigrant la formation professionnelle, l’école n’évalue aucun talent de notre aîné en difficulté scolaire innée depuis qu’il a pris le chemin de l’école publique. Dessin, sport, chant, bricolage : il serait si bien en atelier ! Soutenu par des parents nantis – papa prof et maman au foyer -, il se maintient en français, maths et anglais. Le second, revenu dans le système public en CM2, développant un risque élevé de décrochage pour ennui mortel, est entré en 6e. Ce petit héritier fait anglais-allemand ; viendront le latin et le grec. Si le collège ne les propose plus, ce sera à la maison. Les inégalités sont bel et bien renforcées avec ceux qui n’ont que l’école pour apprendre.

En arrachant nos enfants à l’Éducation nationale, nous avons voulu les couper des déterminismes sociaux, intellectuels, politiques et religieux que le ministère impose, leur offrir d’apprendre, raisonner, analyser. Choix cornélien tant nous avons aimé l’école, mais nécessaire pour les libérer.

Élève des années 80, mon orthographe est fragile, ma mémoire imprécise, j’ai appris les tables de multiplication à 25 ans. Ce que j’enseigne vient des cours que nous avons achetés. Alors que le socio-constructivisme produit 20 % de « dys » et qu’on évalue à 40 % les 6e en difficulté, ayant fréquenté avec assiduité un groupe du troisième âge dont la moitié n’a pas dépassé le certificat d’étude, je salue leur orthographe exacte. 80 ans après, ils déclament avec délice et sans erreur les poésies apprises en classe. Evaluer la surface d’un carré de jardin, leurs impôts ou les intérêts de leur Livret A, un lycéen qui envisage sereinement une admission en CPGE s’y risquerait avec moins d’aisance. Mais le ministère s’accroche à son dogme comme un Vendéen de 89 à son scapulaire. L’école de Jules Ferry a un bilan que l’obscurantisme progressiste s’efforce de camoufler toute honte bue : les petits Français savaient lire, écrire, calculer, l’édit de Nantes, et comment se rendre de Dunkerque à Strasbourg par voie d’eau.

« La Fabrique du crétin » poursuit son œuvre. Avec le numérique, nouvel impératif à l’école, les enfants seront toujours plus dépendants et asservis. Le plan Langevin-Wallon en 1947 programma cette farce scellant l’alliance communiste et capitaliste. Méthodes naturelles, divertir pour instruire, fin des professeurs spécialistes, en bref, prolétarisation des intelligences ; le plan n’a jamais été évalué, messieurs Langevin et Wallon semblant touchés par la grâce de l’infaillibilité.

Depuis dix ans, je paie trois fois l’école : 1) non imposable (un salaire et 8 enfants), la différence entre salaire brut et net de mon époux me donne une idée de ce que nous y laissons, 2) nous payons des cours, 3) jouer à la maîtresse au foyer prive ma famille du SMIC que je pourrais gagner. Ma dernière ayant 10 mois, c’est avec lucidité que j’envisage les dix années à venir.

Marre de la doxa médiatico-politique… Marre et marre ! Floris de BONNEVILLE

http://www.bvoltaire.fr/florisdebonneville/marre-de-la-doxa-mediatico-politique-marre-et-marre,175173?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=b5b0ec8ff4-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-b5b0ec8ff4-30469153&mc_cid=b5b0ec8ff4&mc_eid=443cdc6b1f

Oui, comme vous, j’en ai marre de ce perpétuel bourrage de crâne. Vraiment marre.
Journaliste
Ancien directeur des rédactions de l’Agence Gamma

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais cette fois, j’en ai marre d’écouter les chaînes en continu, les émissions politiques comme celle animée par la ravissante Anne-Sophie Lapix. Marre, aussi, de lire les commentaires des journaux, de Libé au Figaro, en passant par L’Obs, Le Point et L’Express. Marre de lire les tweets des Valls, Najat, Mélenchon et consorts. Marre de la doxa politico-médiatique qui nous assène ses vérités et croit réussir à nous les enfoncer dans notre cerveau heureusement encore libre.

De la triste affaire familiale Le Pen, en passant par les harpies du 1er mai, jusqu’à Robert Ménard devenu, l’espace de quelques secondes, l’ennemi public numéro 1 sur lequel Valls, Taubira et Cazeneuve redoublent d’attention en envoyant pas moins de quatre officiers de la police judiciaire dans sa mairie… On nous rebat les oreilles de leur vérité !

Notre cher Président s’est même fendu d’une déclaration contre ce petit maire de Béziers qui ose l’invraisemblable en voulant en savoir un peu plus sur ses administrés. C’est autrement plus criminel que d’aller faire allégeance aux royautés du Golfe pour y vendre quelques Rafale contre de belles promesses dont je ne peux imaginer ce qu’elles sont (du style « Mais bien sûr, Majesté, vous pouvez construire toutes les mosquées que vous voulez », par exemple).

Anne-Sophie Lapix, dans « Mots croisés », a réussi son coup. Involontairement, d’ailleurs, puisque Robert Ménard, en annonçant qu’il y avait 64,6 % de musulmans dans les écoles de sa ville, a déclenché le tollé chez l’ensemble de ses ex-confrères et, comme on l’a vu, dans l’ensemble de la classe politique. Alors qu’il n’a énoncé qu’un simple constat qui devrait conduire à réfléchir comment mieux intégrer ces enfants. Comme l’a écrit le général Sun Tzu : « Qui connaît l’autre et se connaît lui-même peut livrer cent batailles sans jamais être en péril. » Et la bataille médiatique que Robert Ménard a déclenchée, gageons que les Biterrois sauront le soutenir et lui en savoir gré. Read the rest of this entry »

Voici maintenant Mamie BISTRO

Pour l’encyclopédie des lois imbéciles !

http://www.economiematin.fr/news-mamie-bistro-redressement-urssaf-travail-dissimule-absurde

NDLR : Charles Sannat évoque ce jour après Mamie Loto un autre cas d’imbécillité de nos technocrates. Il est clair qu’aujourd’hui il vaut mieux être un criminel bien organisé qu’un pauvre et honnête citoyen ! Mais pour moi cette criminalité légale provient toujours du fait que ce sont ceux qui vivent dans l’abstrait des lois qu’ils ont eux-mêmes pondues, sans sortir de leurs bureaux, et qui prétendent nous diriger et diriger ce qui font la richesse des pays. Et pendant ce temps-là, les terroristes et les terroristes en herbe courent toujours !

Vous vous souvenez sans doute de l’histoire émouvante de cette dame surnommée affectueusement Mamie Loto et qui a eu l’outrecuidance dans notre république éprise de liberté, de justice et d’égalité pour tous, que dis-je mes braves, dans notre si beau et sublime pays où la présomption d’innocence de certains est tellement gravée dans le marbre qu’elle permet à Toto (Thomas Thévenoud) d’être toujours député de la République Française, bref la Mémé Loto avait eu le grand tort d’organiser un peu de trop de lotos au goût de nos administrations staliniennes.

Qu’elle ne se soit pas enrichie d’un iota n’a ému personne et la loi lui fut appliquée dans toute sa sévérité pour qu’on ne l’y reprenne pas et surtout pour faire un exemple ! Imaginez un peu la chienlit dans ce pays où tout marche comme sur des roulettes si toutes les petites vieilles de France se mettaient à s’improviser organisatrice de loto et de macramé… impensable. Trop dangereux. Mieux vaut laisser les kalachnikovs disponibles dans les banlieues, en revanche, les mémés, il faut les zigouiller… D’ailleurs, l’État, avec courage, a bien réussi à pendre sans bourreau cette petite Mamie Loto puisque quelques mois après, cette dame est décédée entre épuisement et écœurement. Read the rest of this entry »

Seuls 3% des français comprennent les hommes politiques quand ils parlent d’économie

http://www.economiematin.fr/news-seuls-3-francais-comprennent-hommes-politiques-economie?utm_source=newsletter&utm_medium=Email&utm_campaign=NL-2014-11-17

NDLR : quand on vous dit que c’est un problème de langage ! Oui, mais le langage obscur des politiques est une excellente façon de cacher leurs incompétences tout en se montrant compétents et savants. Ainsi, les hommes politiques peuvent dire sans mentir : nous vous expliquons tout, nous ne vous cachons rien, tout en sachant qu’il ont créé ainsi un rideau de fumée pour cacher… qu’ils ne comprennent pas toujours ce qu’ils viennent de dire.

L’économie est une matière difficile à expliquer au grand public : même si Economie Matin vous propose chaque jour de lever le coin du voile le plus simplement possible, l’information économique en elle-même reste complexe à appréhender.

Un intérêt marqué pour l’économie

C’est l’enseignement de l’étude de Martin Fournier, enseignant-chercheur à l’Université de Lyon 2 qui a présenté durant les conférences lyonnaises des Journées de l’Économie, a présenté les résultats de son étude sur la compréhension des enjeux de l’économie par les Français au travers des médias. Le résultat est sans appel : si 53% des personnes interrogées indiquent s’intéresser à l’économie, 45% des sondés précisent aussi être incités à se désintéresser des questions économiques lorsque celles-ci sont difficiles à comprendre.

Cette incompréhension, ou cette mauvaise compréhension, dépend du sujet abordé : les thèmes consacrés à la macro-économie ou la finance sont jugés difficiles à saisir (pour respectivement 61% et 73% des interrogés). Les questions sur l’emploi, le pouvoir d’achat, la situation économique régionale ou la vie des entreprises sont en revanche plus aisés à comprendre.

Des responsables pointés du doigt

Ces thèmes sont explicités par des médias qui suscitent dans leur globalité une grande méfiance. Ainsi, ils se disent 56% à faire peu ou pas du tout confiance aux informations économiques qui paraissent dans la presse traditionnelle ou en ligne (même si les Français estiment que les économistes et les journalistes sont les plus facilement compréhensibles sur ces questions, à respectivement 40% et 33%). Cette défiance s’incarne aussi et surtout du côté des responsables politiques, qui ne sont jugés compétents sur ces questions que par 3% de la population…

Parmi les points qui pourraient aider à améliorer cette situation, l’étude propose une formation à l’économie à l’école, plus de vulgarisation des questions économiques dans les médias et surtout, une information plus en phase avec la réalité quotidienne des Français.

Mamie Loto en prison… et les autres y échappent de Charles Sannat

NDLR : en prison quand on fait le bien et en liberté pour les voleurs, les violeurs et autres vrais méchants. Si on ne marche pas sur la tête je voudrais bien qu’on m’explique sur quoi on marche. Charles Sannat à l’air de le savoir.

Aujourd’hui, l’information s’est télescopée donnant une image assez nauséeuse du fonctionnement de notre société dite démocratique et forcément jûûûste depuis que les gentils socialos sont au pouvoir. Du goudron et des plumes… je crois que je vais créer une société de vente par internet d’un kit révolutionnaire (rigolo) évidemment composé de 50 grammes de goudron et 1 kilo de plumes pour la symbolique bien sûr… On pourrait appeler ça « dugoudronetdesplumes.com » vu que ces derniers temps des coups de pieds aux fesses se perdent…

Loto illégal : 100 000 € d’amende et six mois de sursis pour « mamie Yvette »
Alors cette mamie qui organisait des lotos, de façon illégale semble-t-il, vient de subir la force de notre justice en étant condamnée à 6 mois de prison avec sursis et 100 000 euros d’amende ce jeudi par le tribunal d’Arras.

Yvette Bert est âgée de 76 ans, vit en maison de retraite et gagne 650 euros de pension de retraite. D’après l’enquête, elle aurait bien reversé l’ensemble des sommes gagnées à une organisation caritative et il n’y aurait pas eu d’enrichissement personnel.

Mais c’est vrai qu’en ce bas monde, les sans-dents illettrés voyageant en car que nous sommes doivent être surveillés de près, pensez donc, si tout le monde commence à se débrouiller pour trouver des sous pour alimenter les organisations caritatives, l’État pourrait vite devenir et se sentir inutile, surtout vu ce qu’il nous coûte.

Mamie Yvette passera donc peut-être, si elle continuait ses lotos ou si elle ne peut pas payer les 100 000 euros d’amende (avec 650 euros par mois, cela va être assez compliqué pour elle), quelques mois en prison. Yvette menace la société française dans ses fondements et il faut la neutraliser. Ce fut fait par une justice qui n’a pas tremblé devant un tel danger.

Le (nouveau) président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, est le plus grand escroc de l’évasion fiscale en bande organisée… Il vient d’avoir une promotion ! Read the rest of this entry »

La débancarisation, pourquoi et comment ? de Charles Sannat

http://www.economiematin.fr/news-banque-arnaque-augmentaiton-impot-compte-sannat?utm_source=newsletter&utm_medium=Email&utm_campaign=NL-2014-10-08

Pourquoi il faut protéger son patrimoine en 3 raisons.

La dette de l’État français dépasse aujourd’hui les 2 000 milliards d’euros et est sensiblement équivalente à une année de PIB. On ne tient pas compte dans ce cumul des dettes de la sécurité sociale par exemple ou encore de celles des collectivités locales. On prend encore moins en compte le financement à venir des retraites dont on a pourtant une connaissance approfondie concernant les montants qui devront être engagés.

Il faut également avoir à l’esprit que notre PIB est à 57 % issu de la dépense publique. En clair, c’est parce que l’État paie des fonctionnaires, des fournisseurs, qu’il verse des subventions ou encore des prestations sociales qu’il y a de l’activité économique en France et cette activité est à 57 % liée aux dépenses publiques. Il faut donc bien comprendre que la seule création de richesse privée ne représente elle que 43 % de notre PIB. Il est évident que les 43 % de la création de richesse ne peuvent pas financer les 57 % de dépenses publiques quand bien même la création de richesse privée (les 43 %) seraient taxés à 100 % !! Le déficit est donc incontournable. La dette est une donnée du système dans lequel nous nous trouvons et il n’y a aucun espoir qu’il en soit différemment dans les années qui viennent, qu’elles que soient les annonces réalisées par ce gouvernement, les précédents et les suivants.

Enfin, il n’y a pas plus de croissance économique. Le mécanisme de la dette, qu’elle soit privée ou publique, repose sur la promesse des gains futurs qui permettront de rembourser le crédit. Au niveau d’un État, ces revenus futurs c’est la croissance économique exprimée en pourcentage du PIB. Pas de croissance = pas de remboursement de la dette. Or depuis 40 ans, je dis bien depuis 40 ans, la croissance de la décennie en cours est inférieure à la croissance moyenne de la décennie passée. Nous sommes arrivés à la croissance moyenne de 0 % sur 10 ans.
Si vous prenez donc ensemble ces 3 éléments, et je pourrais en rajouter encore de très nombreux mais disons qu’il s’agit des plus importants et des plus structurants, à savoir un stock de dette d’au moins 3 fois le PIB (lorsque l’on additionne tous les types de dettes), un PIB formé à 57 % par de la dépense publique et une croissance moyenne proche de 0, vous avez un cocktail détonant menant inéluctablement à la faillite de l’État.
C’est cette logique que je viens d’exprimer qui doit vous amener à vous demander pourquoi laisser votre patrimoine exposé dans un tel contexte.

Débancariser c’est quoi ?

Lorsque nous parlons des 2 000 milliards d’euros de dettes de la France, il faut bien avoir à l’esprit là encore comment fonctionne le système et donc l’épargne des ménages. Prenons l’exemple de l’assurance vie, placement préféré de nos concitoyens.
Pour ceux qui n’auraient pas encore compris comment fonctionne leur beau et sublime contrat d’assurance vie soi-disant garanti, le mécanisme est le suivant : un fonds euros est composé à environ 80 % d’obligations d’État, c’est-à-dire de titres de dette émis par ces pays. Ces pays versent chaque année des intérêts à ses créanciers avec de l’argent qu’ils n’ont pas et qu’ils empruntent à d’autres créanciers et souvent aux mêmes si vous avez épargné à nouveau durant l’année ! Read the rest of this entry »

Le principe de Peter, ou quand les incompétents prennent le pouvoir

http://www.blog-emploi.com/un-chef-est-il-forcement-nul/

« Dans une hiérarchie, tout employé a tendance à s’élever à son niveau d’incompétence » et « avec le temps, tout poste sera occupé par un employé incapable d’en assumer la responsabilité ». Depuis 40ans, le principe de Peter, du nom de son inventeur, agite le monde du management. De nombreux articles et ouvrages s’en sont d’ailleurs inspirés pour expliquer aux salariés comment « gérer un mauvais patron » ou encore leur fournir « les clés pour bien manager son boss ».  En 2012, l’agence d’intérim Office Team dressait même les différents portraits robots qui évoluent dans cette hiérarchie si décriée : « le petit chef », « celui qui essaie de tout diriger », « le mauvais communicateur », « le saboteur » et « le lunatique ».

Organigramme

Des traits de personnalités qui se mélangent plutôt bien quand on interroge des salariés. « Mon supérieur a un comportement totalement autoritaire, explique Alexandre, au département réseau d’une entreprise de distribution alimentaire. Quand on lui suggère des idées, il lève les yeux au ciel et nous signifie bien qu’il s’en moque. Par contre, il est incapable de nous expliquer ce qu’il veut faire. Il dicte un ordre puis un autre à chaque fois totalement contradictoire. C’est à se demander s’il n’est pas bipolaire ! C’est très lourd au quotidien ». Un ressenti similaire pour Alice, commerciale dans une société de services. « Notre supérieure est uniquement dans l’administratif, avec des manières de petit chef, obéissant aux consignes du dessus, quand on souhaiterait qu’elle apporte une expertise, des méthodes pour progresser. Exprimer ses préoccupations est également impossible, sauf à s’entendre dire qu’on est des enfants-gâtés… Ce manque de communication pénalise l’activité du service ».

Alors, tous nuls les chefs ? Le point de vue du sociologue François Sarfati, chercheur au Centre d’études de l’emploi, auteur de l’ouvrage « Du côté des vainqueurs ».

Que vous inspire le principe de Peter ? Read the rest of this entry »

Démocratie et séparation des pouvoirs

http://www.economiematin.fr/les-experts/item/8069-politique-economie-justice-systeme-juridique-conseil-etat-juge-liberte-france/?utm_source=newsletter&utm_medium=Email&utm_campaign=NL-2014-01-11

Encore un article de Charles Sannat :
« Lorsqu’un gouvernement de droite comme de gauche s’arroge le droit de juger et de donner l’étalonnage de l’humour autorisé et de l’humour prohibé, lorsque partout nous abdiquons l’ensemble de nos pouvoirs et de nos libertés, lorsque nous laissons les lobbies et les groupes d’intérêts privés diriger nos vie, alors nous pouvons affirmer sans le moindre doute que nous avons quitté le champs de la démocratie pour rentrer dans celui de la dictature… fut-elle socialiste. »

Selon des études réalisées ces dernières années, 60 % des français considère que notre justice notre justice ne fonctionne pas correctement. Plus de la moitié ne ferait pas confiance en l’indépendance des juges. cc/flickr/fisherbray

Lorsqu’une autorité politique se confère le droit quelles qu’en soient les raisons de juger de l’humour (fut-il pas drôle ou déplacé) ou d’autres choses, sous prétexte d’ailleurs qu’un individu sort de l’humour pur pour rentrer dans le champs politique, et de censurer, c’est évidemment une dérive autoritaire et dictatoriale.

Parler de politique est un droit aussi sacré d’ailleurs que celui de faire de l’humour. Opposer la parole de l’humoristique et la parole politique est assez gênant tant nos mamamouchis sont de grand humoristes qui, soit dit en passant, commencent à faire rire de moins en moins de monde. Souvenez-vous du spectacle de Christine Lagourde intitulé « La croissance négative » ou encore celui de la « Rilance » !

Le problème encore une fois n’est pas de savoir si vous savez qui nous fait rire, me fait rire ou vous fait rire. Le problème est un problème intrinsèque de démocratie. Un ministre peut porter plainte, saisir, mais il n’a pas à juger. Si monsieur vous savez qui ne respecte la loi tient des propos anti-truc ou machin-phobe, faisons confiance à la justice pour le condamner, ce qui d’ailleurs a déjà été le cas. Je n’aborderai pas le fond de cette affaire. À chacune et chacun de vous de se forger son opinion dans le respect de la loi. En revanche, hier, je suis revenu sur la notion de « respect de la dignité humaine ». Un autre concept doit être également remis au cœur de toutes nos réflexions. Je pense à la « séparation des pouvoirs ».

Le jugement du Tribunal de Nantes, dans l’affaire opposant vous savez qui à vous savez qui, rappelle à tous ceux et celles qui l’auraient oublié l’importance de la séparation des pouvoirs. Vous constaterez d’ailleurs à quel point en partant de cette idée « constitutionnelle » nous en arrivons rapidement à l’économie !

La dérive actuelle est patente. Je parle souvent de la nouvelle loi de programmation militaire qui autorise notre gouvernement à écouter qui il veut quand il veut et comme il le veut. Souvenez-vous il y a quelques décennies le scandale provoqué par les écoutes illégales de l’Élysée… Finalement, François Mitterrand était juste un peu en avance sur son temps. À cette époque, il s’agissait d’écouter une dizaine de personnes… Aujourd’hui, c’est l’écoute de masse, la surveillance de masse de populations entières.

Un peu d’histoire autour de la séparation des pouvoirs Read the rest of this entry »

Économie, des lions menés par des ânes

http://www.lepoint.fr/economie/economie-des-lions-menes-par-des-anes-03-12-2013-1764247_28.php

Dans un livre paru en 2003, l’économiste français Charles Gave avait anticipé le crash économique qui touche notre pays aujourd’hui.

 

Photo d'illustration.
Photo d’illustration. © Avantis Stock / Sipa

 

Par Jean Nouailhac

 

À la une du Point.fr

  • Par Marc Vignaud

 

Il aurait pu être professeur d’économie ou haut fonctionnaire. Il s’est finalement contenté de réussir brillamment dans la gestion et la finance internationale. Charles Gave est un cas. Un vrai libéral qui a fait fortune hors de France, à Londres comme analyste financier, puis à Hong-Kong comme stratégiste de marché. Il s’est efforcé de comprendre les phénomènes sous-jacents, les plaques tectoniques de la mondialisation en étudiant de près les interconnexions entre la finance, l’économie et la politique. Pour mieux comprendre les batailles, on y voit toujours plus clair du haut de la colline que du bas de la tranchée.

Évidemment, il a fait de belles études : DESS d’économie à Toulouse, Sciences Po à Paris et un MBA à New York. Il a surtout été proche, pendant une vingtaine d’années, de Milton Friedman, le célèbre Prix Nobel d’économie en 1976, fondateur de l’École de Chicago, critique pugnace de l’intervention étatique et des politiques keynésiennes, grand défenseur du libéralisme.

L’État et les technocrates sont toujours les gagnants

Charles Gave a attendu ses 60 ans pour publier son premier livre en 2003. Des lions menés par des ânes, essai sur le crash économique (à venir mais très évitable) de l’Euroland en général et de la France en particulier (Éd. Robert Laffont) s’est écoulé à 20 000 exemplaires. Un premier succès d’estime. Que nous dit-il dans son ouvrage ? Que les entrepreneurs français sont des « lions », que les fonctionnaires et une bonne partie de la classe politique sont des « ânes ». Que nos « élites » ont passé leur temps à chercher des solutions à des problèmes qui n’existaient pas et fait beaucoup d’efforts pour éviter les vrais défis que la France avait affrontés et allait encore devoir affronter. Que les politiques économiques, monétaires et sociales de ces élites entravent toutes les libertés en freinant la croissance. Les seuls gagnants de cette dérive perpétuelle sont toujours les mêmes : l’État et ses technocrates, jamais l’emploi ni les profits, ces derniers étant la condition des emplois de demain.

Des lions menés par des ânes est original à plus d’un titre, avec cette approche pragmatique de l’économie qui consiste à utiliser des graphiques simples et explicites, faciles à comprendre, comme le ferait un Que sais-je ? intelligent. Ce livre possède également de l’humour, ce qui est rare dans ce genre d’exercice, avec des citations bien senties. « Si on paie ceux qui ne travaillent pas et si on impose ceux qui travaillent, il ne faut pas s’étonner si le chômage augmente » (Milton Friedman), ou encore : « Lorsque les riches s’appauvrissent, les pauvres crèvent de faim » (proverbe chinois).

Il faut toucher le fond pour remonter à la surface Read the rest of this entry »

La France est devenue un Etat qui ne fait que taxer et interdire


Le gouvernement veut interdire l’encens car 40% des appartements français auraient un air intérieur pollué.

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Hoooo mon chéri…. Comme c’est gentil, tu m’as préparé un dîner aux chandelles, comme c’est romantique. Ça sent bon ces bâtonnets d’encens… Mmmh et ce repas délicieux, cette sauce divine, ce petit vin extra… Quel romantisme mon chéri… Évidemment, ma chère et tendre épouse n’est pas prête de vivre ce genre de scène. Non pas que je ne sois pas romantique mais il faut bien comprendre qu’un dîner romantique c’est extrêmement dangereux, et le gouvernement veille sur notre vie afin de nous protéger de nous-même.

Par exemple, les bougies et l’encens vont être interdits parce que c’est hyperdangereux pour la santé, du coup je cherche des zinvestisseurs parmi vous pour lancer une « start-up » pour faire des bougies électroniques à led (pour pouvoir faire quand même des dîners aux chandelles mais version 2.0 puisqu’il faut être moderne).

Concernant le repas délicieux et cette sauce savoureuse, je vous la déconseille, car la police du mangeretbouger.fr veille sur votre mauvaise graisse : trop de cholestérol. Et laissez tomber les profiteroles au chocolat car il faut éviter de manger trop gras, trop salé, trop sucré. Enfin, le vin va être taxé, car le gouvernement vous veut du bien et l’on sait bien que ça commence par un verre de vin et que ça finit par une cirrhose…

Voilà donc le monde dans lequel nous vivons.

Les bougies et les encens trop toxiques pourraient être interdits

C’est un article du Figaro qui revient sur ce projet de loi, enfin sur cette partie du projet de loi absolument essentielle.

« En France, 40 % des logements analysés présentent au moins un problème de qualité de l’air.

Les produits tels que l’encens peuvent émettre des substances très toxiques. En France, 40 % des logements analysés présentent un problème de qualité d’air intérieur. »

« Dans le cadre du plan d’actions sur la qualité de l’air intérieur présenté hier par le gouvernement, ces bougies parfumées et les encens qui dégagent le plus de substances toxiques pour la santé vont être interdits.
Des études sont en cours pour décider quels produits sont les plus émissifs, et des arrêtés d’interdiction sont à attendre dans les prochains mois, précisait-on mercredi au ministère de l’Écologie. » Read the rest of this entry »

A quand le bas de laine considéré comme une fraude fiscale ?

Ne pas déclarer son compte Paypal est assimilé à de la fraude fiscale et est passible de 1500 euros d’amende. cc/flickr/evanllama18

Une décision de justice un peu originale a été rendue par le tribunal administratif de Pau. La justice a condamné pour fraude fiscale le détenteur d’un compte Paypal la personne ne l’avait pas mentionné dans sa déclaration d’impôts. Car oui, désormais un compte Paypal est assimilé à un compte en Suisse.

Déclaration obligatoire aux impôts même pour quelques euros

La décision de justice est très étonnante puisqu’un compte Paypal, dans la très grande majorité des cas, n’est pas un compte courant. Il sert essentiellement pour réaliser des transactions en ligne, comme acheter un livre ou un cd sur Amazon. En ce sens, difficile de voir de compte Paypal avec des millions d’euros dessus.

Mais l’administration française en a décidé autrement. Elle considère ce compte comme un compte à l’étranger et, comme pour tout compte à l’étranger, il est obligatoire de le déclarer aux impôts. Faute de quoi il s’agit de fraude fiscale ; et ce même si le compte en question ne contient que quelques euros, voire pas d’euros du tout.

Un compte Paypal doit donc être mentionné dans le formulaire CERFA 11916, comme le souligne Maître Eolas sur Twitter.

Risque d’amende faible mais réel Read the rest of this entry »

La fin d’un système capitaliste et le début d’une nouvelle ère

http://www.economiematin.fr/les-experts/item/6094-systeme-economique-marches-dette/?utm_source=newsletter&utm_medium=Email&utm_campaign=NL-2013-08-31

En 2009 on a commencé à fréquemment entendre parler dans les médias des problèmes liés aux dettes souveraines et de leurs conséquences sur les politiques budgétaires à mener. Le grand public faisait alors connaissance avec des termes qui lui étaient encore « mystérieux » à savoir triple A, agences de notation, PIGS (Portugal, Italie, Grèce, Espagne) etc. La Grèce n’a survécu jusqu’à présent que grâce à l’injection massive d’argent frais. Toujours plus !

Quant aux trois autres « PIGS », ils lutent de toutes leurs forces en se demandant lequel d’entre eux deviendra la nouvelle Grèce de l’Eurozone si cette dernière est définitivement mise à mort par les marchés. A l’époque, les leaders d’opinion nous disaient que globalement la France avait bien résisté à la crise. Mais bien sûr ! Et la marmotte… On se demande d’ailleurs par quel miracle la France est parvenue jusqu’à ce jour à ne pas se faire englober dans le groupe des « PIGS » car notre pays n’a pas de quoi pavoiser. Lorsqu’on rajoute à la dette officielle la dette non officielle à savoir les dettes de certaines entreprises publiques qui ne sont pas toutes juridiquement parlant considérées comme publiques (l’Etat n’a d’ailleurs rien à envier aux grands cabinets de fiscalistes lorsqu’il s’agit d’être imaginatif pour camoufler des choses sous le tapis) et les salaires et retraites des fonctionnaires, on dépasse largement les 100% du PIB d’endettement. On a donc commencé à nous dire que l’Etat Providence c’était terminé. Il fallait se désendetter.

Malheureusement, il y a un gouffre entre les paroles et les actes Read the rest of this entry »

France 2013 : les nouvelles fractures

http://www.ipsos.fr/ipsos-public-affairs/actualites/2013-01-24-france-2013-nouvelles-fractures

25 janv. 2013 –

Voir l’analyse vidéo

On savait les Français très préoccupés par l’emploi et le pouvoir d’achat ; les résultats de l’enquête mettent en évidence un autre mouvement : le profond repli de l’opinion qui atteint en ce début d’année 2013 un niveau jamais égalé. Ce mouvement se caractérise par une très forte défiance à l’égard du monde extérieur et d’autrui. Pour 78% des personnes interrogées, « on n’est jamais trop prudent quand on a affaire aux autres », 58% pensent que « la France doit se protéger davantage du monde d’aujourd’hui plutôt que de s’ouvrir au monde extérieur ». On observe parallèlement un important rejet du système démocratique et médiatique. Pour 62% des Français, « la plupart des hommes et des femmes politiques sont corrompus » contre seulement 38% pour qui il s’agit d’un phénomène minoritaire. 58% estiment que les journalistes font mal leur travail et 72% qu’ils ne parlent pas des vrais problèmes des Français. Les attentes de l’opinion se positionnent pour un renforcement de l’autorité politique et de l’échelon national. 87% des Français sont d’accord avec l’idée selon laquelle « on a besoin d’un vrai chef en France pour remettre de l’ordre » ; 65% estiment que pour faire face aux grands problèmes à venir il « faut renforcer les pouvoirs de notre pays quitte à limiter ceux de l’Europe ».

Ce mouvement d’opinion traduit bien davantage que la nième étude sur la défiance des Français. En effet, l’enquête fait également apparaître  une adhésion parfois massive à certains propos xénophobes et une forte crispation autour de l’Islam.  70% des Français se sentent proches de l’idée selon laquelle « il y a trop d’étrangers en France » (contre 30% qui se positionnent sur l’item opposé : « il n’y a pas trop d’étrangers en France »). Pour 67% des personnes interrogées, « on ne se sent plus chez soi comme avant » (contre 38% qui estiment qu’on se sent « autant chez soi aujourd’hui qu’avant »). Enfin, près de trois Français sur quatre (74%) pensent que la religion musulmane n’est pas tolérante et pas compatible avec les valeurs de la société française (contre respectivement 28% et 11% pour la religion catholique et 34% et 25% pour la religion juive). Read the rest of this entry »