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Archive for the ‘objectivité’ Category

Une analyse critique ne dévalorise pas les médias, elle les aiguillonne !

http://www.bvoltaire.fr/claudechollet/entretien-claude-chollet-analyse-critique-devalorise-pas-les-medias-les-aiguillonne,88985

Claude CHOLLETNDLR : Mon ami Claude CHOLLET, PDG de l’OJIM (Observatoire des Journalistes de l’Information Médiatique) depuis 2012 nous informe sur ceux qui sont censés nous informer. Très instructif ce site et une source d’inspiration pour tous ceux qui pensent que nous ne sommes pas vraiment informés, en tout cas pas toujours sur ce qui est important. 

Le 19 juin 2014

 

Entretien réalisé par Charlotte d’Ornellas
Après avoir étudié les sciences politiques et travaillé pendant trente ans dans l’industrie pharmaceutique, Claude Chollet a créé en 2012 l’Observatoire des journalistes et de l’information médiatique (OJIM) dont il est actuellement le président. Retour sur un succès.

Pourquoi avoir créé l’OJIM ?

Les médias influencent le pouvoir parlementaire, sanctionnent les actions de l’exécutif, peuvent juger les juges au travers de leurs articles.

Burke parlait de « quatrième pouvoir », c’est aujourd’hui le premier et, comme la langue d’Ésope, il peut charrier le meilleur comme le pire !

L’appauvrissement des moyens, la montée de la précarisation, un certain conformisme idéologique favorisent un « journalisme de copie » où on réécrit la dépêche AFP, parfois biaisée, sans la vérifier. L’analyse et la critique sont donc une nécessité démocratique.

Mais comment mieux comprendre les médias sans avoir accès à l’envers du décor ?

Qui finance ? Qui dirige ? Nous essayons d’y répondre par nos infographies sur les grands groupes ou les médias influents. C’est également le sujet de nos dossiers sur le traitement médiatique de certaines affaires (Merah, Méric…), sur le « point Godwin » ou le décorticage de certaines émissions comme « Plus belle la vie ».

Mais les médias ne sont pas réalisés par des robots, ce sont les journalistes qui les font vivre. Mieux connaître leur parcours, leur formation, leurs ouvrages… permet de situer plus exactement leur mode d’influence.
C’est une des originalités de l’OJIM : il y a déjà plus de cent portraits des principaux acteurs médiatiques parfaitement « sourcés ». C’est une base de données gratuite ouverte aux spécialistes comme aux simples lecteurs.

Encouragez-vous au « signalement » ?

Je n’aime pas du tout ce terme qui a un côté policier. Nos lecteurs envoient par mél les dysfonctionnements qu’ils ont pu relever.

C’est, par exemple, un lecteur russophone qui nous a signalé l’erreur (volontaire ?) de traduction par TF1 lors de l’entretien avec Poutine. Dire que l’on ne doit pas « débattre avec les femmes » n’est pas la même chose que « se chamailler avec les femmes »… qui est par ailleurs un proverbe russe ! Un petit exemple de désinformation, repris ensuite en chœur par la majorité des médias ! Read the rest of this entry »

Doit-on nécessairement choquer pour interpeller?

http://www.lalibre.be/societe/general/article/805008/doit-on-necessairement-choquer-pour-interpeller.html?goback=.gde_1416777_member_225495269

Aline WUILLOT

La communication « choc » est-elle la meilleure communication? Exemples et explications avec nos spécialistes.

Une jeune femme se photographie tous les jours pendant un an. Le visage souriant de la jolie brune se couvre petit à petit de bleus, coupures, hématomes et traces de strangulation. Le dernier jour, le minois tuméfié, elle tend une pancarte « Je ne sais pas si je tiendrai jusqu’à demain ». La vidéo a été visionnée plus de 500.000 fois depuis sa publication anonyme sur YouTube (voir lien ci-dessous). L’identité de la jeune femme est encore inconnue. Mais, les spécialistes en sont certains, c’est une campagne de prévention pour dénoncer les violences faites aux femmes.Ce type de campagne utilise la communication dite « virale ». Le principe est simple: on fait dans le « trash », autrement dit, on choque. Peu de moyens et beaucoup de bruits, c’est ce qui fonctionne pour le moment.

La Croix-Rouge utilise aussi cette technique dans sa dernière campagne. Elle surfe sur le succès du moment, le Harlem Shake, pour transmettre son message. La vidéo montre un enfant africain se trémoussant, les mains sur le ventre, au rythme de ce son entrainant. Lorsque la musique s’intensifie, le bambin est étendu par terre avec l’explication : « Les diarrhées tuent un enfant toutes les 20 secondes » (voir lien ci-dessous).

Les exemples de communications « choc » ne manquent pas. Les publicités anti-tabac, anti-alcool, pour la sécurité routière ou encore les campagnes d’Amnesty International jouent sur les émotions.

Si on entend beaucoup parler de ces « campagnes choc » à l’heure actuelle, ce type de communication n’est pas récente, souligne Christine Servias, docteur en sciences de l’information et de la communication à l’Université de Liège. La publicité et les campagnes de prévention se sont toujours servies de la sensibilité des personnes pour transmettre leurs messages. Read the rest of this entry »