Archive

Archive for the ‘tabac’ Category

Paquet de cigarettes à 10 €: le triomphe de la morale bourgeoise d’En Marche. ERIC VERHAEGHE

Paquet de cigarettes à 10 €: le triomphe de la morale bourgeoise d’En Marche

NDLR : qu’on soit fumeur ou non, on peut s’étonner qu’on puisse condamner d’un côté une certaine pratique de plaisir, et de l’autre la promouvoir largement, autrement dit vivre d’une industrie et faire semblant de vouloir la condamner. Le tabac c’est comme les prostituées : leur activité est punissable, mais le fisc ne les oublie pas en tant que travailleuses sociales ! Lisez bien cet article : le tabac coûte moins cher à la communauté qu’il ne rapporte à l’état. Où est le problème ? Quel problème ? La santé ? La morale ?
Ou plutôt le vrai problème n’est-il pas l’hypocrisie dans laquelle baigne toute nos sociétés dites civilisées ?

Cet article a été lu 5085 fois

Le paquet de cigarettes à 10€? C’est la mesure phare annoncée par Édouard Philippe lors de sa déclaration de politique générale mardi. Il flatte ainsi l’électorat En Marche, avide d’imposer une morale bourgeoise sous couvert de modernité.

Le paquet de cigarettes à 10€? L’idée est aussi ancienne que bien connue, malgré ses origines obscures. C’est un peu comme si elle était dans l’air depuis longtemps sans qu’on ne sache plus très bien par qui elle est venue. Voici pourquoi En Marche l’a mise en oeuvre dès son arrivée au pouvoir.

Une mesure qui frappe les milieux populaires

Premier point: la sociologie du fumeur n’est pas neutre. Selon les données les plus récentes, les fumeurs se trouvent d’abord dans les catégories sociales les moins favorisées. Ce fossé s’est beaucoup creusé depuis l’augmentation du prix du paquet de cigarettes.

Ainsi, l’écart de la proportion de fumeurs chez les cadres et les ouvriers a augmenté de 2 points depuis que le tabac est surtaxé par l’État. On aurait donc tort de croire que le renchérissement de la cigarette pénalisera les plus riches. Il frappera durement les catégories de revenus les plus modestes.

Rappelons qu’en 2014, on comptait moins de 20% de fumeurs chez les cadres, alors qu’ils représentaient près de 40% des ouvriers.

Autrement dit, le paquet de cigarettes à 10 €, c’est une mesure jugée d’autant plus légitime par l’électorat d’En Marche qu’elle frappe l’électorat des autres partis.

Une mesure efficace pour baisser la consommation…

Au demeurant, si l’augmentation du prix du paquet de cigarettes est socialement injuste, elle est, d’un point de vue sanitaire, efficace.

Le graphique ci-contre montre bien la corrélation directe entre la hausse du prix du tabac et la baisse de la consommation. Incontestablement le renchérissement du paquet devrait produire une nouvelle baisse de consommation.

… mais injuste fiscalement

Reste que le paquet de cigarettes à 10 euros pose un vrai problème moral. Selon les études menées, notamment le rapport de la Cour des Comptes de décembre 2012, le coût du tabagisme pour l’assurance-maladie est d’environ 12 milliards annuels. La taxe sur le tabac, qui représente 80% du prix du paquet, rapporte 15 milliards.

Autrement dit, les fumeurs paient largement pour leur santé. Toute augmentation de la taxation les rendra financeurs très largement nets de l’assurance maladie.

Même en utilisant les estimations les plus pessimistes du coût sanitaire des fumeurs (environ 17 milliards par an qui pèseraient sur l’ensemble des acteurs de la santé), le paquet de cigarettes à 10 euros ressemblera à une contribution excessive des classes populaires au remboursement des frais qu’ils causent par leur vice.

Autrement dit, le gouvernement Philippe prépare le financement de soins apportés aux plus riches par une contribution nouvelle sur les plus pauvres.

Quelle est la légitimité morale du paquet de cigarettes à 10€ Read the rest of this entry »

Encyclopédie des règlements imbéciles : épisode I.

 NDLR : dans notre belle civilisation, certains sujets pourraient faire l’objet d’une encyclopédie tellement les exemples sont nombreux.
Il en est un qui me mets toujours en colère, alors que je m’étais promis de rester serein pour préserver ma santé mentale : l’imbécilité de la plupart des lois et règlements pondus par nos technocrates. Quand vous entendez quelqu’un dire : la loi c’est la loi, vous pouvez être sûr d’avoir à faire à un fieffé imbécile. Alors, en attendant d’en faire un livre (ou une encyclopédie), voici quelques histoires pour vous aider à ne plus jamais fermer les yeux devant tant de bêtise !

L’hôpital qui soigne… au whisky ! de Jean-Marc DUPUIS

Chère lectrice, cher lecteur,

J’adore quand des lecteurs me signalent de bonnes nouvelles que je n’avais pas vues.

Depuis septembre 2014, le CHU (centre hospitalier universitaire, autrement dit l’énorme hôpital) de Clermont-Ferrand, a décidé d’autoriser ses patients en fin de vie à boire du whisky [1].

Et non seulement ça, mais l’hôpital a décidé de créer un bar à vin, dans lequel pourraient bientôt être servis des grands crus, c’est-à-dire des vins issus d’une vigne reconnue pour son exceptionnelle qualité, dans une atmosphère conviviale.

 

Moins bien traité qu’un condamné à mort

Il est vrai que la situation actuelle était grotesque : sous prétexte qu’on était à l’hôpital, les « patients » en soins palliatifs (fin de vie) étaient privés de la plupart des petits plaisirs de l’existence.

Mais à quoi bon, je vous le demande, priver une personne dont le décès à court terme est médicalement certain, de boire un verre du whisky si ça lui fait plaisir ?

Au nom de quoi vouloir empêcher un patient en fin de vie de manger ce qu’il aime, même si c’est « mauvais pour la santé », voire – vous allez voir que j’ose tout :) – manger du poulet rôti avec la peau grillée, avec des frites et de la mayonnaise (avec les doigts), du steak saignant au barbecue avec plein de béarnaise, se bourrer de « banana split » (avec double crème chantilly) fumer une cigarette, ou même… des cigarettes, si le patient aime ça, et s’il le peut bien sûr ? Et voir des films drôles !

Et j’irais encore plus loin : il faut le faire – si on en a la force. Car lorsqu’un patient est « condamné » par la médecine, il y a toujours un espoir de guérison. Mais encore faut-il que le patient ait en lui les forces spirituelles de vouloir guérir.

Le corps étant à bout, ce sont les forces de l’esprit qui pourront faire la différence. Les guérisons « miraculeuses » ont souvent lieu dans un contexte de reprise d’espoir, de redécouverte du sens de la vie, chez le patient qui trouve une excellente raison de guérir… et guérit. Il est donc capital de tout miser sur le moral du patient. Son environnement, son entourage humain sont alors déterminants, et je prétends que si l’on créait dans tous les centres de soins palliatifs des endroits où l’on prend du bon temps, on assisterait plus souvent à des miracles.

Beaucoup y travaillent activement, comme le Centre Jeanne Garnier à Paris, et c’est tout à leur honneur.

Certains s’offusqueront du coût, mais un séjour en soins palliatifs coûte en moyenne 6529 euros [2]. Un verre de whisky coûte 3 euros. Un verre tiré d’une très bonne bouteille coûte 5 euros. Un paquet de cigarettes coûte 4 euros.

Et nous parlons de personnes qui, généralement, n’en ont plus que pour 2 semaines à vivre ! À quoi bon prétendre leur faire la morale ? Leur imposer des privations jusqu’au dernier moment ? Autrefois, le condamné à mort lui-même, quel que soit son crime, avait droit à une dernière cigarette. Aujourd’hui, des innocents sont condamnés à mourir intubés de partout, mais n’auraient pas le droit de boire un dernier verre, ni de fumer une dernière cigarette, parce que le règlement de l’hôpital l’interdit. Quel scandale. Quel manque d’humanité. Read the rest of this entry »

Doit-on nécessairement choquer pour interpeller?

http://www.lalibre.be/societe/general/article/805008/doit-on-necessairement-choquer-pour-interpeller.html?goback=.gde_1416777_member_225495269

Aline WUILLOT

La communication « choc » est-elle la meilleure communication? Exemples et explications avec nos spécialistes.

Une jeune femme se photographie tous les jours pendant un an. Le visage souriant de la jolie brune se couvre petit à petit de bleus, coupures, hématomes et traces de strangulation. Le dernier jour, le minois tuméfié, elle tend une pancarte « Je ne sais pas si je tiendrai jusqu’à demain ». La vidéo a été visionnée plus de 500.000 fois depuis sa publication anonyme sur YouTube (voir lien ci-dessous). L’identité de la jeune femme est encore inconnue. Mais, les spécialistes en sont certains, c’est une campagne de prévention pour dénoncer les violences faites aux femmes.Ce type de campagne utilise la communication dite « virale ». Le principe est simple: on fait dans le « trash », autrement dit, on choque. Peu de moyens et beaucoup de bruits, c’est ce qui fonctionne pour le moment.

La Croix-Rouge utilise aussi cette technique dans sa dernière campagne. Elle surfe sur le succès du moment, le Harlem Shake, pour transmettre son message. La vidéo montre un enfant africain se trémoussant, les mains sur le ventre, au rythme de ce son entrainant. Lorsque la musique s’intensifie, le bambin est étendu par terre avec l’explication : « Les diarrhées tuent un enfant toutes les 20 secondes » (voir lien ci-dessous).

Les exemples de communications « choc » ne manquent pas. Les publicités anti-tabac, anti-alcool, pour la sécurité routière ou encore les campagnes d’Amnesty International jouent sur les émotions.

Si on entend beaucoup parler de ces « campagnes choc » à l’heure actuelle, ce type de communication n’est pas récente, souligne Christine Servias, docteur en sciences de l’information et de la communication à l’Université de Liège. La publicité et les campagnes de prévention se sont toujours servies de la sensibilité des personnes pour transmettre leurs messages. Read the rest of this entry »

Réveillez-vous et redescendez sur terre

http://strategies-et-influence.com/reveillez-vous.htm

C’est le titre d’un nouvel e-book dont voici l’introduction et la conclusion.
Cliquez sur le lien pour en connaître le plan et vous le procurer pour seulement 8 €

Introduction

Quel est le sujet de ce livre ?

C’est l’histoire d’une révolution souhaitée et qui aurait lieu dans nos esprits. C’est l’histoire de ce qui pourrait se passer, si demain, au lieu de penser et d’agir en référence à des principes abstraits, en nous servant d’opinions, de concepts, de croyances et de jugements, nous utilisions un langage concret décrivant au plus près ce qui se passe réellement dans nos vies quotidiennes. C’est l’histoire d’un monde dans lequel personne ne dirait plus : « Il fait froid », mais seulement « J’ai froid », d’un monde où aucun dialogue n’aurait lieu sans avoir préalablement précisé de façon la plus fine possible, quel sera le sujet du débat et le sens des mots employés.
Bref, l’histoire d’un monde où personne ne confondra plus les mots et les choses qu’ils désignent, où le mot chien ne mordra plus personne, et où on aura enfin compris que le mot bonheur n’a jamais rendu heureux personne.

Ce petit texte comprend trois chapitres : Read the rest of this entry »

Tabac : vrais risques, mauvaise propagande et solutions inefficaces

http://www.sante-vivante.fr/blog/index.php?post/Tabac-vrais-risques-mauvaise-propagande-et-solutions-inefficaces

Le tabac est devenu l’ennemi public n°1 de la santé. Des campagnes d’information culpabilisent les fumeurs que l’on ne cherche pas à comprendre et qui sont montrés du doigt avec un certain mépris. Les solutions proposées ignorent la complexité humaine et sont souvent peu efficaces. Cette croisade radicale qui attaque frontalement une industrie multinationale n’est-elle pas un gage de bonne conscience qui se lave ainsi les mains de ne pas remettre en cause d’autres secteurs (pharmacie, agroalimentaire) ? La prise en compte de l’avis des uns et des autres, qui ont souvent une part de vérité, révèle qu’il y a sur le tabac peu de vraies connaissances et beaucoup de croyances qui déterminent des affirmations contestables.

Les problèmes incontestables liés au tabac

Il faudrait être de mauvaise foi pour nier que la fumée soit un problème de santé publique. Il n’y a pas de doute aujourd’hui sur plusieurs points :

– Elle intoxique le corps par diverses substances que chacun élimine plus ou moins bien.
– Elle crée un fort stress oxydatif qui accélère les processus dégénératifs, et notamment les maladies cardiovasculaires.– Elle encrasse les voies pulmonaires, ce qui favorise les bronchites chroniques.

Un lien moins évident avec le cancer

Affirmer aujourd’hui que « fumer provoque le cancer », comme cela est écrit sur les paquets de cigarette, est une allégation qui ne respecte pas les règles habituelles de la connaissance scientifique. En effet, aucune expérience ne prouve le lien direct ! Toutes les études citées ne sont que des corrélations statistiques qui montrent une association entre le cancer du poumon et la fumée, mais pas un lien linéaire de cause à effet qui permet l’affirmation avancée. Pour certains produits de l’industrie chimique ou agroalimentaire, une telle absence de preuve est mise en avant pour innocenter les substances ! Read the rest of this entry »

Les femmes enceintes ignorent les dangers du tabac pour leur enfant

http://www.cyberpresse.ca/vivre/sante/201105/30/01-4404234-les-femmes-enceintes-ignorent-les-dangers-du-tabac-pour-leur-enfant.php

Les risques encourus par la femme enceinte qui fume et son bébé restent ... (Photos.com) 

Laurence Joan-Grangé
Associated Press
Paris

Les risques encourus par la femme enceinte qui fume et son bébé restent encore trop méconnus, avec 36 pour cent des futures mamans qui débutent leur grossesse en fumant et 22 pour cent qui continuent à fumer au moment de l’accouchement, selon une enquête de l’association française Droits des non-fumeurs (DNF) publiée lundi, à la veille de la Journée mondiale sans tabac.

Les femmes ont «une connaissance très vague des dangers, une idée très imprécise des conséquences réelles» du tabagisme, regrette le professeur Gilbert Lagrue, professeur honoraire à l’Hôpital Albert-Chenevier de Créteil, qui a supervisé le rapport.DNF a mené, dans le cadre d’un appel à projet du ministère de la Santé une étude de la consommation de tabac de la femme enceinte via l’analyse des forums de discussion dédiés à la grossesse. Read the rest of this entry »

Le scandale de la falsification des données sur les dangers du tabac

http://olivierbach.over-blog.com/article-le-scandale-de-la-falsification-des-donnees-sur-les-dangers-du-tabac-65932788.html

Ces derniers jours ont été publiées de nouvelles statistiques sur le cancer du poumon en France, reprises dans tous les médias. Sa cause officielle, la consommation de tabac, est et reste le fléau mondial qu’il faut éradiquer au plus vite. L’OMS indique même qu’il va faire 1 milliards de morts au XXI ème siècle.

Peut-on en douter quand on lit ce qui est écrit sur un paquet de cigarettes, quand on lit la presse, les communiqués officiels et quand on écoute les plus grands professeurs de médecine ? L’unanimité a été faite autour du constat que le tabac est un poison qui tue énormément. Il faut donc que le monde entier arrête de fumer pour éviter une mort certaine.

Les conséquences de la consommation du tabac, affirmées depuis une trentaine d’année et justifiées par de nombreuses études dites incontestables, peuvent se résumer ainsi en France :

- Fumer tue avec 66.000 morts par an et diminue l’espérance de vie de 20 ans des fumeurs et d’au moins 2 ans les non-fumeurs (certains rapports ont ramené la diminution de cette espérance de vie à 5 à 10 ans sans que l’on comprenne très bien pourquoi).

- Fumer provoque des cancers de toute nature dont la quasi-totalité des cancers du poumon (95%), des maladies cardiovasculaires, des maladies respiratoires, des infections ORL, des allergies.

- Les enfants, régulièrement exposés à la fumée, ont des risques nettement plus élevés de mort subite du nourrisson, de toux, d’asthme, d’otite, de bronchite, de pneumonie, de maladie cardiaque. Ils ont aussi une capacité pulmonaire réduite, des résultats moins élevés en mathématiques, en lecture et en logique et des troubles du comportement.

- Fumer diminue la fertilité, la production lactée de la femme, le poids, la taille, et les périmètres thoraciques et crânien du nouveau né, augmente les risques de fausse couche, de grossesses extra-utérine et d’accouchement prématurés, provoque des malformations foetales. Read the rest of this entry »

« On a créé une peur qui ne repose sur rien »

http://www.leparisien.fr/abo-faitdujour/on-a-cree-une-peur-qui-ne-repose-sur-rien-31-05-2010-943934.php

Pneumologue de réputation mondiale, président du prestigieux Institut de recherche Necker depuis dix ans, le professeur Philippe Even, aujourd’hui à la retraite, nous explique être convaincu de l’absence de nocivité du tabagisme passif. Une interview choc. Que disent les études effectuées sur le tabagisme passif ? PHILIPPE EVEN. Il existe une centaine d’études sur la question. Première surprise : 40% d’entre elles concluent à une absence totale de nocivité du tabagisme passif sur la santé. Les 60% restantes estiment que le risque de cancer est multiplié par 0,02 pour la plus optimiste, et par 0,15 pour la plus pessimiste… contre un risque multiplié par 10 ou 20 pour le tabagisme actif! C’est donc dérisoire. En clair, soit la nocivité est inexistante, soit elle est extrêmement faible. C’est un fait scientifique incontestable. Les associations antitabac évoquent pourtant de 3 000 à 6 000 morts par an en France… Je serais curieux de connaître leurs sources. Aucune étude n’a jamais abouti à un tel résultat. De nombreux spécialistes affirment que le tabagisme passif est aussi responsable de maladies cardio-vasculaires et autres crises d’asthme. Pas vous ? Ils ne s’appuient sur aucune donnée scientifique solide. Prenons le cas des maladies cardiovasculaires : les quatre causes principales sont l’obésité, le cholestérol, l’hypertension et le diabète. Pour savoir si le tabagisme passif est un facteur aggravant, il faudrait faire une étude sur des personnes qui ne présentent aucun de ces quatre symptômes. Or cela n’a jamais été fait. Concernant les bronchites chroniques, si le rôle du tabagisme actif est incontestable, celui du tabagisme passif reste, là encore, à prouver. Pour l’asthme, c’est effectivement un facteur aggravant… mais pas plus que le pollen ! Le but de l’interdiction de fumer dans les lieux publics était pourtant de protéger les non-fumeurs. Cela ne reposait donc sur rien ? Absolument rien! La psychose a commencé avec la publication d’un rapport de l’Airc, l’Agence internationale de recherche sur le cancer, qui dépend de l’OMS (NDLR : Organisation mondiale de la santé). Ce rapport dévoilé en 2002 explique qu’il est désormais prouvé que le tabagisme passif comporte de graves risques pour la santé, mais sans en faire la démonstration. Où sont les données? Quelle a été la méthodologie employée? C’est tout sauf une démarche scientifique. On a créé de toutes pièces une peur qui ne repose sur rien. Quel intérêt les associations antitabac auraient-elles à agiter une menace qui n’existe pas ? Les campagnes antitabac et l’augmentation du prix des cigarettes ayant échoué, il fallait trouver un nouveau moyen de faire baisser le nombre de fumeurs. En agitant le chiffon du tabagisme passif, on a trouvé un outil d’une efficacité redoutable : la pression sociale. En toute bonne foi, les non-fumeurs se sont sentis en danger et ont commencé à se dresser contre les fumeurs. Du coup, le tabagisme passif est devenu un problème de santé publique, ouvrant la voie à la loi Evin, puis au décret d’interdiction de fumer dans les lieux publics. Même si la cause est bonne, je ne crois pas qu’il soit bon de gouverner sur un mensonge. Et le pire, c’est que ça ne marche pas : depuis l’entrée en vigueur du décret, les ventes de cigarettes sont reparties à la hausse. Pourquoi ne pas avoir parlé plus tôt ? En tant que fonctionnaire, doyen de la plus grande faculté de médecine de France, j’étais tenu au devoir de réserve. Si je m’étais écarté des positions officielles, j’aurais dû en payer les conséquences. Aujourd’hui, je suis un homme libre.

Le tabagisme: de la prévention au sevrage

http://books.google.com/books/about/Le_tabagisme.html?hl=fr&id=VO7gmS2Pax0C

Couverture
Elsevier Masson, 2004 – 340 pages
En France, 65 000 décès annuels sont liés à la consommation de tabac. La lutte contre le tabagisme constitue une des préoccupations les plus importantes en santé publique et est un des principaux objectifs du plan de lutte contre le cancer mis en place par le gouvernement. Cette mortalité peut être considérablement réduite grâce à des actions de prévention et d’aide au sevrage. Cette troisième édition intègre notamment les thématiques suivantes : les autres formes du tabac, le tabagisme passif, les antidépresseurs, les quit lines, l’hôpital sans tabac et les maladies liées au tabac sur le lieu de travail. Cet ouvrage est destiné aux médecins généralistes, aux spécialistes d’organes, aux médecins du travail, de médecine préventive et de santé publique, aux étudiants de 2° et 3′ cycles des études médicales, aux personnels de santé : infirmières, diététiciennes, kinésithérapeutes, éducateurs…

Plus »

A bas le tabac ! « Tout ça pour de la frime… »

http://www.sudouest.fr/2011/06/25/a-bas-le-tabac-tout-ca-pour-de-la-frime-435118-4171.php

Des collègiens d’Hendaye et de Saint-Jean-Pied- de-Port ont participé à des actions contre la cigarette.

 Gretell Escudero, l'infirmière du collège, avec tous les réfractaires à la première cigarette.  Photo E. A.

Gretell Escudero, l’infirmière du collège, avec tous les réfractaires à la première cigarette. Photo E. A.

Le comité des Pyrénées Atlantiques de la Ligue contre le cancer a mené une action de prévention contre le tabagisme au collège, intitulée : « Et moi, le tabac, j’en dis quoi ? »

Des élèves de 6e du collège Irandatz à Hendaye et de la Citadelle à Saint-Jean-Pied-de-Port ont conçu et réalisé un outil de prévention du tabagisme sous forme d’un DVD, contenant une succession de photos avec dialogues sur le principe du roman photo. Il sera utilisé dans les classes de 6e de l’établissement et du département comme support pour un débat, dans le cadre d’actions de prévention du tabagisme. Les collégiens de Saint-Jean-Pied-de-Port ont rejoint leurs congénères hendayais mardi 21 juin pour présenter ensemble leur travail. Read the rest of this entry »

Les jeux vidéo ne rendent pas violent, le tabac ne donne pas le cancer

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/113610;les-jeux-video-ne-rendent-pas-violent-le-tabac-ne-donne-pas-le-cancer.html

Après les propos de la ministre chargée de l’apprentissage Nadine Morano, le psychanalyste Yann Leroux a, dans une interview donnée au Nouvel Observateur, affirmé que les jeux vidéo ne rendaient pas violent. Le directeur de recherche en Neuroscience à l’INSERM, Michel Desmurget et le pédopsychiatre hospitalier Bruno Harlé, qui sont d’un avis contraire, lui répondent.
Sélectionné et édité par Tristan Berteloot

Temps de lecture Temps de lecture : 5 minutes

tabac

 

Dans une interview récente, monsieur Leroux, psychanalyste et nous dit-on spécialiste des jeux vidéo, affirme que « non, les jeux vidéo ne rendent pas violent« . Les arguments présentés à l’appui de cette affirmation semblent mériter quelques remarques.

 

Tout d’abord, l’argument d’une baisse globale de la criminalité aux États-Unis n’a simplement aucun sens, même si l’on accepte de réduire à sa dimension criminelle l’influence des jeux vidéo sur l’agressivité. En effet, il existe plusieurs causes à la criminalité. Ces causes ne varient pas forcément de manière homogène. Prenons par exemple le niveau de vie. Nombre d’études montrent que le niveau de criminalité décroit lorsque le niveau de vie croît. Si l’effet baissier lié au niveau de vie (et/ou à tout autre facteur) est plus important que l’effet haussier associé aux jeux vidéo, alors la courbe globale descendra. Mais en aucun cas, cela ne voudra dire qu’il n’y a pas d’effet négatif des jeux vidéo. Cela indiquera simplement que cet effet ne compense pas l’influence positive des autres facteurs.

Read the rest of this entry »

Cancer du sein : 34 % de risque en plus pour les fumeuses

http://www.tendance-sante.fr/maladies-medicaments/article/detail/cancer-du-sein-34-de-risque-en-plus-pour-les-fumeuses/

C’est lors du 47è congrès de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), qui s’est tenu en juin à Chicago, qu’ont été révélés les résultats d’une étude sur le lien entre tabac et cancer du sein. Si le tabac était déjà reconnu comme un facteur aggravant, cette étude chiffre pour la première fois les risques, chez les fumeuses ou anciennes fumeuses, de développer un cancer du sein après 60 ans.
Publié le 21/06/2011
par Vanessa Ribes

Cette étude, réalisée à l’Université de Pittsburgh, avait pour objet le suivi, durant plusieurs années, de plus de 13 300 femmes. Les résultats nous apprennent notamment que chez les femmes prédisposées, c’est-à-dire celles de plus de 60 ans avec des antécédents personnels ou familiaux de cancer du sein, le risque de développer la maladie augmenterait de 34 % en cas de tabagisme de 15 ans ou plus. Pire, le pourcentage passe à 59 % pour les femmes qui fumaient depuis plus de 35 ans.

Devant ces résultats alarmants, les auteurs de l’étude rappellent qu’un « tiers des cancers pourrait être évité dans les pays industrialisés grâce à une modification de nos habitudes de vie. C’est-à-dire une alimentation équilibrée et diversifiée ». Il s’agit donc de consommer des fruits et des légumes en quantité, tout en limitant l’alcool et les acides gras trans (friture d’huile, viande de bœuf et de mouton ou encore produits laitiers). Read the rest of this entry »

Le nombre de fumeurs ne diminue plus, en Suisse

En baisse constante depuis 2001, la part des fumeurs en Suisse ne diminue plus depuis trois ans. Pire, l’an dernier, la courbe descendante s’est même inversée chez les 14-19 ans. La volonté d’arrêter de fumer a elle aussi légèrement baissé, selon l’enquête suisse sur le tabagisme.

Alors qu’ils représentaient 33% de la population en 2001, les fumeurs n’étaient plus que 27% en 2010, un taux qui s’est stabilisé depuis 2008. Les hommes qui fument sont 30% et les femmes 24%, indique l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) lundi dans son bulletin hebdomadaire.

Alors qu’elle est descendue à 22% en 2009, la part de fumeurs parmi les adolescents de 14 à 19 ans est remontée à 24% l’an dernier. Les jeunes adultes de 20 à 24 ans demeurent la classe d’âge qui fumait le plus en 2010, avec 42% des hommes et 36% des femmes. Read the rest of this entry »