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Vous voulez être heureux ? Offrez-vous des expériences plutôt que de vous acheter des choses

http://www.planet.fr/revue-du-web-10-ans-detudes-et-une-conclusion-sans-appel-vous-voulez-etre-heureux-offrez-vous-des-experiences-plutot-que-de-vous-acheter-des-choses-0?xtor=ES-1-710580[Planet-a-la-Une]-20141015

Atlantico : Récemment, deux psychologues américains ont publié une méta-étude ayant pour objet la satisfaction dans la consommation. Selon une note de 2010 et parue dans le magazine Science, Matthew Killingsworth avait déjà établi que les achats matériels ne procuraient pas autant de bonheur que ceux ayant trait à une expérience. Comment expliquer que l’achat d’une expérience par conséquent éphémère procure davantage de satisfaction qu’un bien matériel durable ?

Pierre Côté : L’être humain vit d’abord pour ressentir des choses, vivre des expériences. Il a besoin, consciemment ou non, de stimuler ces sens. L’expérience lui procure tous ces bienfaits, mais l’achat d’un bien, aussi convoité soit-il, non.

Une fois l’achat consommé, le bien va rejoindre les autres et s’efface. L’expérience fait l’effet contraire. Elle génère des souvenirs et les souvenirs, surtout positifs, constituent l’essence de la vie.

Dans un univers commercial où les annonceurs font appel -et de façon parfois exagérée- à la fonction « expérience » de leurs produits, comment distinguer ce qui s’apparente à l’une ou l’autre des catégories ? Où la limite se situe-t-elle ?

À chacun de fixer ses limites, sinon, le marketing et la publicité se chargeront de constamment les repousser. Ces deux «sciences » existent principalement pour ces deux raisons. C’est simple, il faut savoir se contenter et apprécier ce que l’on a et aussi, ce n’est jamais facile, se poser la question du besoin. En ai-je vraiment besoin ? Et une fois consommé ou acheté, qu’est-ce que j’en retirerai, aujourd’hui, dans un mois, dans un an, dans 10 ans. Le phénomène des voisins gonflables est bien connu, avec aussi les taux d’endettement que l’on sait.

La sérénité apparaît d’ailleurs au 10e rang des 24 facteurs d’influence du bonheur recensés par l’IRB (Indice relatif de bonheur). Nous définissons la sérénité par l’absence d’envie des autres (ce qu’ils sont et ce qu’ils possèdent), de vivre en paix avec soi-même et ses décisions, de ne pas constamment douter et se remettre en question.

D’ailleurs, en passant, l’une des quatre clés que je mentionne à la fin de mes conférences pour qu’une personne puisse améliorer son état, c’est d’arriver à se distancer des conditionnements sociaux. Je n’ai pas de mérite, c’est Abraham Maslow qui l’avait écrit il y a 60 ans. De mon côté j’ai testé et il avait raison monsieur Maslow. Plus les gens admettent que leurs comportements et leurs agissements sont influencés par la société (la belle-mère, la conjointe, la famille, les amis, la société, etc.) plus leur IRB (Indice relatif de bonheur) baisse. En fait, il est important d’être fidèle à soi même, à ses valeurs, à ses opinions, à ses croyances. On appelle çà l’authenticité, une qualité plus rare, car elle demande du courage et une certaine force de caractère. Une qualité qui oblige parfois de dire non. Mais pour avoir cette qualité, je crois qu’il faut un minimum d’introspection et, minimalement, bien se connaître.

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