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La débancarisation, pourquoi et comment ? de Charles Sannat

http://www.economiematin.fr/news-banque-arnaque-augmentaiton-impot-compte-sannat?utm_source=newsletter&utm_medium=Email&utm_campaign=NL-2014-10-08

Pourquoi il faut protéger son patrimoine en 3 raisons.

La dette de l’État français dépasse aujourd’hui les 2 000 milliards d’euros et est sensiblement équivalente à une année de PIB. On ne tient pas compte dans ce cumul des dettes de la sécurité sociale par exemple ou encore de celles des collectivités locales. On prend encore moins en compte le financement à venir des retraites dont on a pourtant une connaissance approfondie concernant les montants qui devront être engagés.

Il faut également avoir à l’esprit que notre PIB est à 57 % issu de la dépense publique. En clair, c’est parce que l’État paie des fonctionnaires, des fournisseurs, qu’il verse des subventions ou encore des prestations sociales qu’il y a de l’activité économique en France et cette activité est à 57 % liée aux dépenses publiques. Il faut donc bien comprendre que la seule création de richesse privée ne représente elle que 43 % de notre PIB. Il est évident que les 43 % de la création de richesse ne peuvent pas financer les 57 % de dépenses publiques quand bien même la création de richesse privée (les 43 %) seraient taxés à 100 % !! Le déficit est donc incontournable. La dette est une donnée du système dans lequel nous nous trouvons et il n’y a aucun espoir qu’il en soit différemment dans les années qui viennent, qu’elles que soient les annonces réalisées par ce gouvernement, les précédents et les suivants.

Enfin, il n’y a pas plus de croissance économique. Le mécanisme de la dette, qu’elle soit privée ou publique, repose sur la promesse des gains futurs qui permettront de rembourser le crédit. Au niveau d’un État, ces revenus futurs c’est la croissance économique exprimée en pourcentage du PIB. Pas de croissance = pas de remboursement de la dette. Or depuis 40 ans, je dis bien depuis 40 ans, la croissance de la décennie en cours est inférieure à la croissance moyenne de la décennie passée. Nous sommes arrivés à la croissance moyenne de 0 % sur 10 ans.
Si vous prenez donc ensemble ces 3 éléments, et je pourrais en rajouter encore de très nombreux mais disons qu’il s’agit des plus importants et des plus structurants, à savoir un stock de dette d’au moins 3 fois le PIB (lorsque l’on additionne tous les types de dettes), un PIB formé à 57 % par de la dépense publique et une croissance moyenne proche de 0, vous avez un cocktail détonant menant inéluctablement à la faillite de l’État.
C’est cette logique que je viens d’exprimer qui doit vous amener à vous demander pourquoi laisser votre patrimoine exposé dans un tel contexte.

Débancariser c’est quoi ?

Lorsque nous parlons des 2 000 milliards d’euros de dettes de la France, il faut bien avoir à l’esprit là encore comment fonctionne le système et donc l’épargne des ménages. Prenons l’exemple de l’assurance vie, placement préféré de nos concitoyens.
Pour ceux qui n’auraient pas encore compris comment fonctionne leur beau et sublime contrat d’assurance vie soi-disant garanti, le mécanisme est le suivant : un fonds euros est composé à environ 80 % d’obligations d’État, c’est-à-dire de titres de dette émis par ces pays. Ces pays versent chaque année des intérêts à ses créanciers avec de l’argent qu’ils n’ont pas et qu’ils empruntent à d’autres créanciers et souvent aux mêmes si vous avez épargné à nouveau durant l’année ! Read the rest of this entry »

La société est gravement malade mais ce sont les banquiers qui sont soignés

http://www.lutte-ouvriere.org/notre-actualite/editoriaux/article/la-societe-est-gravement-malade

Des manifestations importantes ont secoué deux bouts de l’Europe, la Grèce et l’Espagne. La population de ces deux pays, avec celle du Portugal et de l’Irlande, paie le tribut le plus élevé à la finance internationale.

Les banques brandissent le montant de la dette des pays qu’elles sont en train d’étrangler en exigeant de leurs gouvernements qu’ils mènent une politique d’austérité. Elle consiste à obliger les classes exploitées à rembourser avec intérêts, des dettes qu’elles n’ont pas faites et dont elles ne sont en rien responsables. Partout on réduit le nombre de travailleurs des services publics, partout on repousse l’âge de la retraite et on diminue le montant des pensions, partout on démolit le système de protection sociale.

Ces mesures d’austérité qui poussent les exploités vers le chômage et la misère ne suffisent pas aux marchés financiers : une douzaine de grandes banques qui gèrent l’argent de grandes entreprises et de grandes fortunes privées. Celles-ci, au lieu d’investir dans la production, trouvent plus rentable de placer leur argent en prêtant aux États moyennant intérêts. Plus ces intérêts sont élevés, plus les États ont du mal à rembourser, plus ils sont obligés de recourir à de nouveaux prêts pour payer leurs échéances. Mais plus les États ont du mal à payer, plus les banques augmentent leurs intérêts en invoquant la crainte de ne pas être remboursées. Read the rest of this entry »