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Les associations S.E.L, solution pour enrayer la baisse du pouvoir d’achat des ménages ?

http://www.economiematin.fr/les-experts/item/6031-pouvoir-achat-associations-systemes-echanges-locaux/?utm_source=newsletter&utm_medium=Email&utm_campaign=NL-2013-08-28

Par , co-fondateur du site web de recrutement bubblesconnect


Aujourd’hui, il existe plus de 300 associations S.E.L en France. cc/flickr/Gunnar Ries

Les Systèmes d’Echanges Locaux, système que j’ai découvert à Valenciennes mais qui existe partout en France sont des associations dans lesquelles les membres échangent des heures de travail. Une heure de travail fournie par un membre lui permet de disposer d’une heure de travail fournie par un autre membre.

L’avantage premier de ce système est qu’il n’y a pas de différenciation sur la valeur du temps de travail d’un individu. Une heure de cours d’anglais a exactement la même valeur qu’une heure de plomberie ou une heure de couture. Le système part du principe où la valeur du temps d’un individu, quel qu’il soit, est la même pour tous. Ces associations ont l’avantage de permettre à des personnes sans emploi de pouvoir transformer leur temps libre en monnaie d’échange pour « acheter » les services d’autres membres.

Cependant, pour éviter qu’il y ait une « inflation du temps », il faut limiter le nombre d’heures disponibles sur le compte de chaque membre afin d’éviter qu’il y ait en « banque » une quantité d’heures convertibles supérieure à la capacité d’heures de travail « négociables » sur le « marché » à un moment T. En effet, si trop de membres fournissent des heures de travail mais ne les consomment pas en faisant appel aux services d’autres membres cela peut amener à une inflation de la valeur temps qui serait le résultat d’une impossibilité de transformer les heures en banque en heures de services fournies par les autres membres le moment voulu.

Le temps comme système monnétaire

Dans les faits, si tout le monde voulait transformer ses heures accumulées en banque au même moment, l’offre de temps serait bien plus élevée que la demande et dans ce cas, nous assisterions à une inflation du temps. Si trop d’heures s’accumulent sur les comptes, il sera alors impossible de convertir toutes ces heures en capacité de travail à un moment donné. Il faut donc que l’association impose un nombre maximal d’heures cumulables afin de fluidifier la « monétisation du temps ». Le plafond est donc bien évidemment fonction de la taille de l’association. Plus il y a de membres et plus le plafond peut être élevé.

Si par exemple, l’association compte 100 membres et qu’elle impose un plafond de 10 heures, cela signifie que chaque membre ne pourra pas travailler plus de 10 heures sans consommer le surplus. Imaginons l’individu A qui fournirait 10 heures de travail à l’individu B. L’individu B aurait donc une dette de 10 heures envers le S.E.L et à l’inverse, l’individu A disposerait d’un droit « d’achat » de 10 heures auprès de n’importe lequel des 99 autres membres de l’association. L’individu B devra fournir 10 heures de travail auprès de n’importe lequel des autres membres de l’association pour être en « règle » avec le S.E.L. Le travail fourni par l’individu A va donc créer un droit d’achat de 10 heures auprès du S.E.L et lorsqu’il aura consommé ses 10 heures, l’individu A aura « détruit » ce droit d’achat auprès du S.E.L.

Ce système fonctionne donc comme n’importe quel système monétaire officiel. La « monnaie » est créée par le crédit et le travail. La différence tient au fait que ce système est un système local et indépendant facilement réglable puisqu’il reste à taille humaine. Il ne peut donc pas imploser comme le peut un système monétaire traditionnel et quand bien même il imploserait, il n’y aurait aucun dégât financier puisque la seule chose que les membres perdraient serait le temps qu’ils ont consacré à l’association. De plus, le temps perdu serait limité au montant du plafond.

Une solution anti-crise

Ce système me parait donc être un bon moyen d’appoint pour enrayer la baisse du pouvoir d’achat des ménages. Il doit bien évidemment ne pas devenir trop puissant afin de ne pas déréguler « l’économie réelle ». Si par exemple, tous les membres de l’association font appel au « plombier de service », l’artisan plombier du coin de la rue risque de mettre la clef sous la porte ! Mais le concept d’échanger du temps contre du temps semble être un moyen tout aussi efficace que le système d’échange travail contre monnaie puis monnaie contre travail.

Le temps dont nous disposons et que nous pouvons mettre au service des autres en échange de leur temps mis à notre disposition a au moins l’avantage de permettre à des personnes avec de faibles revenus de pouvoir consommer des services qu’ils ne peuvent plus acheter.

L’Europe face aux plans de rigueur

http://www.france-info.com/monde-europe-2011-06-30-l-europe-face-aux-plans-de-rigueur,547379-547379-14-15.html

France Info - Le gouvernement de Silvio Berlusconi a adopté un nouveau plan d'austérité - (c) AFP/Alberto PizzoliLe gouvernement de Silvio Berlusconi a adopté un nouveau plan d’austérité
© AFP/Alberto Pizzoli

L’Europe face aux plans de rigueur

France Info – 30 juin 2011

Adoption de plans d’austérité draconiens et manifestations contre la rigueur : d’Athènes à Londres en passant par l’Italie, le Portugal, les pays européens sont plongés plein dans la crise des dettes publiques.

En Grèce, au lendemain d’une journée de violences urbaines qui ont marqué l’adoption d’un nouveau plan de rigueur draconien, aussitôt salué par l’UE qui craint une contagion de la crise grecque à d’autres pays de la zone euro.

A Rome, le gouvernement a approuvé un plan d’austérité destiné à protéger le pays d’une propagation de la crise de la dette grecque et à réduire à néant le déficit budgétaire en 2014.
Le train de mesures, estimé par des responsables politiques à 47 milliards d’euros, doit désormais être validé par le Parlement sous 60 jours. Read the rest of this entry »

Crise de l’Europe : et si Nouriel Roubini avait encore raison ? (1/2)

Renaud Chenu et Nelly Morisot – Tribune | Vendredi 17 Juin 2011 à 12:01 | Lu 7889 fois
http://www.marianne2.fr/Crise-de-l-Europe-et-si-Nouriel-Roubini-avait-encore-raison_a207352.html

Un sondage rendu public par des économistes réunis sous la bannière du « Manifeste pour un débat sur le libre échange », et relayé par Marianne2, prouve que les Français sont protectionnistes. Rien d’étonnant pour Renaud Chenu et Nelly Morisot pour lesquels cela fait longtemps que les économistes ont tiré la sonnette d’alarme sur l’incapacité de l’Europe à protéger.

Jeudi 16 juin 2011 au matin, une bande d’économistes à l’esprit retord réunis sous la bannière du « Manifeste pour un débat sur le libre échange » révèle au monde (entier), via un sondage (1), ce que seuls les aveugles s’entêtent à ne pas voir : le français moyen de ce printemps 2011 est… protectionniste ! Et appelle à des mesures éponymes. Read the rest of this entry »

L’Europe veut donner une bouffée d’oxygène à la Grèce en crise

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/l-europe-veut-donner-une-bouffee-d-oxygene-a-la-grece-en-crise-19-06-2011-1499707.php

La zone euro envisage désormais de fournir un soutien financier d'urgence à la Grèce, dont une faillite menacerait l'Union monétaire toute entière, tandis qu'à Athènes des milliers de personnes ont manifesté dimanche soir contre les mesures d'austérité.La zone euro envisage désormais de fournir un soutien financier d’urgence à la Grèce, dont une faillite menacerait l’Union monétaire toute entière, tandis qu’à Athènes des milliers de personnes ont manifesté dimanche soir contre les mesures d’austérité. Georges Gobet Zoom 1/3 Read the rest of this entry »