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SG et AR, exemple 3 : Les recruteurs formés à la non-discrimination, de Charles ROUVIER

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NDLR / quand on vous dit que les généralisations sont partout et que l’AR permet de les débusquer. Ici nous avons un concept général qui est représenté par le terme ‘discrimination‘ qui ne veut rien dire en soi comme tous les termes généraux pouvant s’appliquer dans un nombre tellement grand de cas, de situations, aussi bien dans nos vies personnelles que professionnelles, et bien sûr aussi dans les lois qui sont elles-mêmes de type : injonctions générales. Discriminer c’est faire des différences dans nos observations et dans les façons dont nous traitons les autres, donc nous discriminons tous et tout le temps. Si je préfère mon épouse à celle de mon copain Michel, je discrimine, si je choisis tel partenaire pour me seconder et non pas tel autre je discrimine, si je préfère une jolie fille pour tenir un stand dans un salon, à la mocheté à moustaches qui s’est aussi présentée (et oui ce n’est pas de sa faute, mais…), je discrimine…etc.
La discrimination est partout, la discrimination c’est la vie. Et le bon Dieu, si tant est qu’il existe, n’a fait que ça, sinon je n’aurai pas autant de maladies alors que mon cousin se porte comme un charme à presque 100 ans, je ne serai pas aussi moche alors que l’imbécile qui habite à côté de chez moi est beau comme un Dieu…
Alors recruter c’est discriminer comme le dit Charles ROUVIER dans ce texte.  Je ne sais pas quelle sera la teneur de cette nouvelle loi si elle passe, mais si les termes sont : ne pas discriminer« , elle est comme les autres, inapplicable, car il faut préciser dans quels cas. Et si les termes sont : on doit choisir de préférence des personnes de telle ou telle catégorie pour un poste donné, même si elles sont moins compétentes, alors elle est injuste.

Les recruteurs d’entreprises devront suivre, au minimum tous les cinq ans, une formation à la non-discrimination. C’est ce que prévoit, maintenant, la loi « Égalité et itoyenneté », grâce à un amendement voté vendredi dernier à l’Assemblée nationale.

L’empire de l’absurde s’étend toujours plus : ceux dont le métier est de discriminer (les paresseux des travailleurs, les intelligents des idiots, les rapides des lents, les compétents des incompétents) seront formés à ne pas discriminer. Et pas qu’une fois : tout les cinq ans ! Pourquoi tous les cinq ans ? Mystère, mais il est permis de supputer, comme on dit. Peut-être les socialistes comptent-ils créer à chaque législature de nouvelles minorités protégées, et donc de nouvelles catégories d’électeurs qui verront dans leur privilège un motif de gratitude. Un peu comme on fait, chaque année, une promotion de Légions d’honneur. Soyons-en sûrs : les émirs du Qatar seront tôt ou tard sur la liste des minorités opprimées.

Si l’objectif était louable en soi, pour peu qu’on lui donne crédit, ce ne serait pas aussi préoccupant. Mais, selon les propres termes des partisans de cette loi, l’objectif n’est pas d’assurer l’égalité mais de favoriser les minorités au détriment des autres. C’est même pour cela qu’ils ont renoncé à rendre le CV anonyme obligatoire : s’il est anonyme, comment pourra-t-on fermer la porte au mâle blanc catholique, donc raciste ? Bah oui, faut réfléchir aussi et surtout être cohérent – il en va quand même de l’égalité !

On plaisante, on plaisante, mais l’heure est grave. À nouveau, la puissance publique est détournée pour l’application d’un programme idéologique. Les socialistes, au prétexte usé jusqu’à la corde et dont plus personne n’est dupe, d’ailleurs, de réduire « les injustices », instaurent la mise sous tutelle des consciences. Il ne suffit pas de punir par des peines toujours plus lourdes des actes toujours plus équivoques et vaguement définis de discrimination, il faut étouffer dans l’œuf, c’est-à-dire dans le cerveau, toute idée non conforme à leurs obsessions.

La répression et l’endoctrinement, les deux bras avec lesquels la gauche construit ses chimères depuis toujours, se renforcent ainsi l’un l’autre. Cette disposition, comme tant d’autres du même genre, trahit le rapprochement du socialisme avec les pires révolutions qui lui ont donné naissance, là où tout le monde est présumé coupable de sentiments divergents et où tout le monde doit être rééduqué. Pas de droit, pas de liberté, pas de propriété, pas de nature. La seule loi qu’il connaît est la loi des suspects. Read the rest of this entry »

C’est malheureux mais c’est ainsi : la discrimination, c’est la vie

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L’éducation nationale produisait récemment un document pour prémunir les élèves contre les théories du complot. Il y en a pourtant une qu’elle ne semble pas contester, celle qui fait parler i>Télé : 33 % des Français se sentent discriminés à l’embauche dont, précise Le Figaro du 15 février, les gros.

L’aspect pratique de cette théorie du complot dont on ne parle jamais, c’est qu’elle permet de trouver des causes à l’augmentation ancienne et constante du chômage. Des causes autres que, par exemple au hasard, le coût exorbitant des employés dont le licenciement est plus cher et difficile qu’un divorce ; ou l’avortement forcé de toute idée d’investissement dû au pillage du capital privé par des impôts de type soviétique. C’est pas la faute du gouvernement, ni du socialisme mais celle des koulaks-racistes-xénophobes-sexistes (les épithètes s’additionnent depuis 1917), qui sabotent dans le secret les immenses réalisations de notre glorieuse société du vivre ensemble.

Mais la vraie utilité de ce discrimino-complot est d’abord de s’exonérer soi-même de ses propres faiblesses. Les Noirs, les Arabes, les juifs, les handicapés se sentent discriminés, mais ça, c’est déjà complètement has been. Maintenant, on a aussi les gros, les vieux, les roux, les gauchers, ceux qui ont le vertige, ceux qui ont pas vu le dernier Star Wars, etc. Tout est bon pour imputer la disparition d’un événement favorable à la volonté maligne d’un « discriminateur » plutôt qu’à notre propre incapacité à s’adapter aux exigences de la vie. Cela nous donne un pays entier d’enfants mal élevés hurlant pour de nouveaux jouets.

Alors, évidement que la discrimination existe, mais cela fait bien longtemps qu’on a corrigé ses manifestations les plus systématiques et injustes. De la condamnation par saint Paul des repas séparés entre les anciens juifs et anciens païens dans les communautés chrétiennes à l’autorisation faite aux Noirs américains de pisser dans les mêmes latrines que les blancs, régimes purement vexatoires. Pour le reste, la vie est un choix : tu choisis de ne pas faire de sport et de manger du fromage à tous les repas, eh bien le recruteur choisit un vendeur qui mettra pas cinq minutes à monter un étage. Tu veux pas enlever ta casquette et perdre ton accent de cité ? Eh bah le patron veut pas que ses clients aient l’impression de se faire braquer leur téléphone. Aucune de ces situations ne t’autorise à te prendre pour Rosa Parks. Je dis pas que c’est bien, je dis que c’est la vie. Préfère-t-on vivre dans un monde où on pourra traîner son ex-amant devant les tribunaux pour vous avoir largué sans dûment justifier d’une raison non discriminante ? À l’heure de Tinder, ça risque d’être compliqué.

Je pose la question. La seule vraie discrimination en cours ne serait-elle pas celle des pleurnichards ?