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Posts Tagged ‘Fessée’

Fichez-nous la paix ! de Yannick CHAUVIN

http://www.bvoltaire.fr/yannikchauvin/fichez-nous-la-paix,302983?mc_cid=21eca5280b&mc_eid=443cdc6b1f

Trois jours avant Noël, la loi Égalité et Citoyenneté a été définitivement adoptée par l’Assemblée nationale.

Docteur en droit, écrivain, compositeur
Trois jours avant Noël, la loi Égalité et Citoyenneté a été définitivement adoptée par l’Assemblée nationale. Elle officialise, entre autres choses, un sujet frappant : finie, la fessée. Panpan cucul, c’est un « traitement cruel, dégradant ou humiliant », donc, verboten.

Cette histoire de fessée interdite me tarabuste. Car, enfin, pour dire aux gens comment éduquer les enfants, il faut être soi-même exemplaire ; je ne demanderai jamais à un chauffard de m’apprendre à conduire. Or, qui a fait passer cette mesure ? Marisol Touraine, Mme Taubira et M. Fabius, dont les réussites éducatives sont à tout le moins discutables, vu le parcours de certains de leurs enfants. Sans parler d’une députée PS condamnée à de la prison ferme mais qui continuait à voter les lois ! N’est-ce pas « dégradant et humiliant », pour les Français, que de subir la loi des fourbes et leurs leçons ?

Et puis, n’est-ce pas dégradant de briser, d’anéantir l’avenir de nos enfants par une politique absurde dite d’Éducation nationale qui donne au maître le rôle ridicule d’animateur de colonie de vacances pendant que les gamins « construisent eux-mêmes leur savoir » ?

N’est-ce pas dégradant de devoir subir, tous les mois, les mensonges d’État sur la courbe du chômage qui s’inverse alors qu’il y a de plus en plus de chômeurs ? Souvenons-nous du nuage de Tchernobyl.

N’est-ce pas dégradant, pour les parents, d’apprendre de la bouche officielle d’un ministre qu’il faut retirer les enfants de l’emprise familiale ? Et qu’un autre proclame partout que « Papa porte une jupe » et qu’on serait mieux à l’école si tout le monde était « à poil » ?

Et la violence des jeux vidéo ? Et la violence des feuilletons télé ? Et la pornographie affichée sur les kiosques à journaux ? Et des pans entiers de la ville laissés aux caïds ? Et ces gamines de six ans qui se prennent les pieds dans leur voile en jouant à la marelle dans les cours de récré des écoles coraniques ? Et… et… et… Des milliers d’exemples de violence faite aux enfants cernent la cité, bien plus graves qu’une fessée. Read the rest of this entry »

Interdiction de la fessée, Marie DELARUE

http://www.bvoltaire.fr/mariedelarue/interdiction-de-la-fessee-la-reforme-du-quinquennat-hollande-enfin-votee,269786?mc_cid=35d0e3ddf8&mc_eid=443cdc6b1f

 

NDLR : d’abord on peut se demander pourquoi pondre des lois quand on avoue d’avance qu’on ne puniera pas ceux qui la transgresseront. On peut se demander aussi pourquoi des lois qui vont à l’encontre des habitudes bien ancrées chez nos contemporains. On peut enfin se demander pourquoi pondre des lois concernant la vie privée des gens, sinon pour occulter le fait qu’on est incapables de résoudre les vrais problèmes. Pourquoi pondre des lois quand on sait que c’est le Peuple qui décide, aussi bien des mots qu’il veut utiliser, que des habitudes du cercle familial. On a envie de dire : de quoi je me mêle ? Bien sûr, il n’est pas question de laisser les mères de famille enfermer leur progéniture dans les congélateurs, ça c’est un crime, mais une claque de temps à autre devant des gamins arrogants qui ne respectent plus leurs parents, une fessée chez un petit désobéissant… oui je crois vraiment que ça ne peut pas faire de mal pour l’avenir de nos chers bambins. En tout cas moins que la permissivité à outrance. Alors, quand je vois comme l’autre jour dans un supermarché une jeune mère dire à son fils d’une dizaine d’années : « Tu vas arrêter car tu vas t’en prendre une bientôt, ma main me chauffe » et encore pas plus tard qu’hier, un père (un géant de plus de 2 mètres) qui a giflé violemment sa fille de 15 ans en public… (et là je n’approuve pas bien  sûr), je me dis que vraiement cette loi-là, va venir s’entasser dans les cartons de toutes celles qui n’ont jamais été appliquées.
Le vrai problème ici n’est pas d’éducation mais de la déviation du rôle de Gouvernant !

En fin de semaine dernière, sous la pression de l’Europe qui avait dénoncé nos agissements coupables, l’Assemblée nationale adoptait un amendement au « projet de loi égalité et citoyenneté ». Celui-ci devrait être voté à l’heure où je vous écris. À la grande joie des petits et moyennement grands, il va mettre un terme à des siècles de sévices et de tortures. Qu’on dit.

L’article 371 alinéa 1 – c’est de lui qu’il s’agit – prévoit ainsi que les parents doivent, à partir de maintenant et jusqu’à désormais,« s’abstenir de tout traitement cruel et dégradant » à l’égard de leurs enfants. Soit, précisément, ni gifle, ni taloche, ni rouste, ni torgnole, ni peignée, ni beigne, ni raclée, ni branlée, ni déculottée, ni fessée et autre coup de pompe dans le train. Read the rest of this entry »

La fessée : pour ou contre ?

http://www.economiematin.fr/news-education–la-fessee-pour-ou-contre—le-debat-relance?utm_source=newsletter&utm_medium=Email&utm_campaign=NL-2014-11-20

Vaste débat que celui de la fessée. Encore autorisée en France malgré une tentative d’interdiction en mai 2014 qui s’est finalement conclue par un rétropédalage du gouvernement, la fessée est interdite dans 18 pays européens. Et alors qu’en ce 19 novembre 2014 se déroule la Journée Internationale des Droits de l’Enfant, le gouvernement compte relancer le débat. En vue, peut-être, d’une interdiction.
Mais ce n’est pas aussi simple à dire qu’à faire.

Laurence Rossignol revient à la charge contre la fessée

C’est Laurence Rossignol qui relance le sujet sociétal qui fâche : la fessée. La secrétaire d’Etat chargée de la Famille avait promis de revenir sur le sujet après que le gouvernement a retiré son amendement interdisant les châtiments corporels de la loi Famille votée en mai 2014. Chose promise, chose due.
Ce mardi 18 novembre 2014, interrogée sur Europe 1, Laurence Rossignol a déclaré vouloir « une éducation sans violence » en France. Selon elle « on peut se faire obéir sans recourir à la violence » quand on est parents. Et c’est bien là tout le cœur du problème : interdire la fessée, c’est s’immiscer dans l’éducation que les parents donnent à leurs enfants.
Pourtant, sur un point il est difficile de donner tort à la secrétaire d’Etat : « Quand on voit un homme battre sa femme, tout le monde intervient ; si on voit deux adultes qui se battent, on va essayer de les séparer ; si on voit quelqu’un qui martyrise un animal, on va intervenir et, en fin de compte, les seuls êtres vivants que l’on peut frapper sans justifier que l’on puisse intervenir, ce sont les enfants. Il y a probablement quelque chose à travailler collectivement… » a-t-elle estimé sur Europe 1.

La question de l’éducation de l’enfant par les parents

Le débat sur la fessée divise la France car il est intimement lié à la relation parent – enfant… et donc à la vie de famille. Si ceux qui estiment qu’il faudrait interdire la fessée mettent en avant les droits de l’enfant et la question des châtiments corporels, ceux qui sont pour considère l’acte de la fessée comme un droit des parents sur les enfants.
Mais la question, au final, se résume à ça : « Quelle est la meilleure éducation qu’un parent peut donner à son enfant ? ». Un débat de fond qui aujourd’hui n’a pas encore trouvé de réponse définitive.

La fessée entraîne des risques de troubles mentaux

Un argument objectif en défaveur de la fessée, toutefois, existe. Une étude canadienne publiée par la revue scientifique Pediatrics aurait prouvé que la fessée pourrait augmenter le risque de troubles mentaux chez l’enfant une fois devenu adulte. Les châtiments corporels légers augmenteraient de 2 à 7% le risque de développer des maladies mentales, une dépendance aux drogues ou à l’alcool.
Si les résultats de cette étude sont à prendre avec des pincettes, elle ouvre la question de l’impact de la fessée sur le long terme… mais également de l’impact de celle-ci sur les finances publiques. Car les personnes ayant un trouble mental coûtent tout de même cher à l’Etat.
Selon la revue European Neuropsychopharmacology, il y aurait en France 12 millions de personnes souffrant de troubles mentaux (tous genres confondus). En 2007 on a estimé que les troubles mentaux avaient un coût de 109,2 milliards d’euros dont 13,4 milliards d’euros pour le secteur sanitaire.