Archive

Posts Tagged ‘Terrorisme’

« Même pas mal ! Même pas peur ! » C’est par la méthode Coué de ces devises infantiles que s’exprime en fait la terreur la plus irrationnelle.

http://www.bvoltaire.fr/thomasclavel/deuil-apres-les-attentats-un-festival-de-deni,247004?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=7a96d0e3f1-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-7a96d0e3f1-30469153&mc_cid=7a96d0e3f1&mc_eid=443cdc6b1f

De Paris à Bruxelles, l’expression du deuil terroriste et son traitement médiatique sont symptomatiques du festivisme contemporain tel qu’a pu le définir Philippe Muray.

La colère niée : après le choc traumatique de l’annonce d’un crime de masse, la colère populaire est le sentiment le plus spontané. Pourtant, les médias ne cessent de l’occulter, afin de ne pas alimenter les amalgames ni de compromettre la kermesse antiraciste. Les badauds immédiatement rédempteurs sont ceux qui seront sélectionnés pour passer à la télé. Saisis d’une illumination qui n’a rien à envier à la martyrologie chrétienne, ils participent à la fête de l’absolution. Ainsi, quelques heures après les attentats, un couple s’est empressé d’expliquer sur BFM TV qu’il ne fallait « surtout pas céder à la haine ». Puis un étudiant a affirmé qu’il continuerait « à rire ». Pusillanimes et festifs, ces hommages sont insultants pour les familles touchées qui n’attendent probablement pas du passant filmé qu’il rachète à lui seul l’assassinat qui les frappe.

La mémoire évincée : sur les places de Belgique et d’Europe, tout comme après les attentats de Paris, les caméras sont braquées sur une empathie d’un nouvel ordre qui a vu le jour au moment des assassinats de Charlie Hebdo. Les pancartes « Je suis Bruxelles » ou « Je prends l’avion » fleurissent imperturbablement. Incapables de vivre le deuil pour autrui, les badauds sont immédiatement pris dans un processus d’identification narcissique : je ne peux souffrir que lorsque je suis moi-même victime. Aussi, pour rendre hommage, je dois donc être. La victime réelle est effacée dans un deuil amnésique et impersonnel où son visage est remplacé par un slogan. On se commémore soi-même afin d’être en harmonie avec la « facebookisation » du monde. « Ami, si tu tombes, un ami sort faire la fête à ta place ! » – et chacun de déposer une bougie, une fleur ou une larme devant les caméras d’information continue, noyant la véritable détresse des familles touchées dans une soupe de chagrin en brique. Sans fondement national ou religieux, la communion n’est qu’une collection de sentiments informes : il suffit d’être là et de partager avec les autres (et, si possible, sur les réseaux sociaux) sa vertu inaltérable et sa présence magique.

La pudeur en éclat : dans notre culture européenne, le deuil est toujours pudique. L’immense déferlement d’affliction solidaire est emblématique du nouvel ordre exhibitionniste. « Rien ne demeurera sans être proféré », écrivait Mallarmé. Désormais, rien ne demeurera sans être profané : telle est la loi canonique d’i>Télé/BFM. Ainsi, peu sensibles à la communion discrète, des lycéens ont distribué des free hugs Place de la Bourse à Bruxelles, transmuant l’hommage aux morts en surboum compassionnelle.

Le déni puéril : « Même pas mal ! Même pas peur ! » C’est par la méthode Coué de ces devises infantiles que s’exprime en fait la terreur la plus irrationnelle. Le courage est toujours une victoire sur la peur. Sa négation est aussi inconsciente que régressive, car elle insulte la réalité du crime et nie la réalité du risque par une pirouette kitsch et récréative.

Ainsi, en refusant les justes étapes du deuil guerrier et en les substituant par un esprit de fête, la compassion médiatisée parachève le processus de destruction de la culture historique. Sous le double étendard de l’inconséquence joyeuse et de la bonne conscience, l’antiracisme peut dévider son idéologie. Pourtant, les pancartes œcuméniques se taisent soudainement lorsque la bombe éclate à Ankara ou à Tunis : « Je Suis » s’arrête toujours aux frontières festives et occidentales du Moi.

Lire aussi :
http://www.bvoltaire.fr/henricollay/jour-y-aura-nouvel-attentat-ca-recommencera,246810?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=7a96d0e3f1-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-7a96d0e3f1-30469153&mc_cid=7a96d0e3f1&mc_eid=443cdc6b1f

La démocratie n’est pas la mollesse, nous devons être implacables

http://www.bvoltaire.fr/christianvanneste/la-democratie-nest-pas-la-mollesse-nous-devons-etre-implacables,247026?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=7a96d0e3f1-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-7a96d0e3f1-30469153&mc_cid=7a96d0e3f1&mc_eid=443cdc6b1f

Et c’est reparti : les vannes sont grandes ouvertes aux flots de l’émotion, les petites bougies sont allumées, on dessine des cœurs et on est« Bruxelles », comme on était« Charlie ». Lorsque Mme Mogherini, Haut Représentant de l’Union européenne, s’est effondrée en pleurs en sortant l’un des poncifs du politiquement correct (« Nous croyons à un islam de paix ») et qu’elle s’est réfugiée dans les bras du ministre des Affaires étrangères jordanien, Nasser Judeh, visiblement surpris, elle a dû réjouir nombre d’islamistes devant leur petit écran. Le caractère féminin de l’Europe était affiché. Après Maman Merkel prête à accueillir toute la misère du monde, il y avait la petite sœur Federica en larmes devant une violence qui n’est pas de son monde. Quelle joie de faire craquer ces petites natures fragiles !

Pour ma part, je préfère la formule virile de Vladimir Poutine : « On va les buter jusque dans les chiottes. » Quant au préjugé sur la fragilité féminine, je me souviens de la fermeté de Mme Thatcher envers les terroristes qui le démentait clairement. Les bonnes âmes s’étaient émues. Elle avait pourtant raison. La politique n’est pas une question de sexe, mais elle doit être une action déterminée par l’intelligence et la volonté que ni le sentiment ni l’émotion ne sauraient paralyser lorsqu’elle repose sur la légitimité démocratique.

Il n’y a pas la moindre pitié à avoir envers ceux qui n’ont aucun respect pour la vie, pour la vie innocente !

Il est plus facile aux désinformateurs mondains – ceux qu’on appelle encore des journalistes, par habitude – de faire de la morale à deux sous plutôt que d’affronter la réalité. C’est ainsi que la revenante Anne Sinclair s’en prend à Robert Ménard. Son tort ? Avoir rappelé que le problème de la France n’était pas le racisme, et que les attentats n’étaient pas commis par PEGIDA.

La démocratie n’est pas la mollesse. Ce n’est pas l’action publique entravée et rendue impuissante par les règles. Le droit doit protéger les libertés personnelles de ceux qui vivent en paix avec la société. Mais il doit aussi autoriser la dissuasion et la répression ferme et rapide des actes qui enfreignent la loi, c’est-à-dire l’expression de la volonté du peuple. Lorsque c’est la guerre, alors la démocratie doit être dure, impitoyable, précisément à mesure de sa légitimité. Il n’y a aucune raison de faire preuve de plus de faiblesse envers l’État islamique qu’envers le nazisme. Certes, les objectifs et les moyens ne sont pas comparables, mais le mépris de la vie humaine est identique.

Or, on a laissé par paresse, par faiblesse et par ignorance grandir trois menaces.

La première a une armée et un territoire, c’est l’État islamique que la colossale puissance militaire occidentale n’ose pas détruire en collaboration avec la Russie parce qu’elle vise à la fois les facilités économiques procurées par des alliances douteuses et le confort des guerres homéopathiques sans soldat.

La seconde est l’affaiblissement des cohésions nationales par le mirage du métissage et le fantasme du multiculturel. La multiplication d’enclaves ethniques est un champ de mines que nous avons nous-mêmes installé sans en conserver le plan.

La troisième est l’affaiblissement des États-nations. Des « machins » tendent à s’y substituer, qui associent à d’incessants ballets de personnages superflus l’incapacité grandissante à résoudre les problèmes. Read the rest of this entry »

La lutte contre le terrorisme, brise-glace de nos libertés

http://www.bvoltaire.fr/jeanyveslegallou/la-lutte-contre-le-terrorisme-brise-glace-de-nos-libertes,164998?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=e920da69a1-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-e920da69a1-30469153&mc_cid=e920da69a1&mc_eid=443cdc6b1f

NDLR : si on admet que toute personne est un terroriste en puissance comme tout bien portant est un malade qui s’ignore, alors tout le monde doit être surveillé. Vous, moi compris. Tout assassin, pour sa concierge, était jusqu’alors le brave type qui lui donnait des étrennes. On peut craindre pour le dernier bastion où on peut encore s’exprimer (il est vrai en disant souvent n’importe quoi) : Internet. Quand on traite en criminels des gens qui reçoivent plus de 25% des suffrages de nos contemporains, au lieu de faire le constat de son échec, il est clair que c’est une démarche de dictature : la dictature démocratique est en route, soyons prêts. Bien vu, Le Gallou !

Le projet de loi contre le terrorisme ne réduira pas la menace de l’islam radical et ne ralentira pas l’islamisation de la France mais il restreindra singulièrement nos libertés.

En bons robespierristes qu’ils sont, Valls, Cazeneuve et Le Drian, la fine équipe du Grand Orient de France qui nous gouverne, veulent faire adopter une véritable « loi des suspects ».

Le projet présenté est clairement liberticide : les opérateurs Internet seront contraints de transmettre les données de connexion des « suspects » et même d’aider à détecter, par un traitement informatique, une « succession de connexions suspectes ».

Et la liste des « suspects » sera établie sur simple décision administrative par les services de renseignement. Eux-mêmes étroitement dépendants du pouvoir politique auquel ils rendent compte quotidiennement. De même, le gouvernement veut disposer des clés permettant de décrypter le secret des conversations protégées. Il s’agit d’une tentative d’avancée majeure vers une société de surveillance : “Big Brother is watching you!”

Bien sûr, on nous explique qu’il s’agit de lutter contre le « terrorisme »… Mais c’est aussi ce qu’on nous affirmait il y a vingt ans lorsque fut créée la garde à vue de 96 heures, aujourd’hui étendue à une infinité de cas sous couvert de « lutte contre la criminalité en bande organisée », c’est-à-dire à peu près n’importe quoi…

La prétendue lutte contre le terrorisme est un prétexte pour mettre le pied dans la porte qui protège nos libertés. De nos libertés de transactions et de nos libertés d’expression. Une fois la loi votée contre le « terrorisme », il sera facile de l’étendre aux « crimes contre la pensée » : le « révisionnisme », le « racisme »,« l’homophobie » et, de manière plus générale, tout ce qui déplaira et sera qualifié de « discours de haine ».

Le philosophe et essayiste suisse Éric Werner avait diagnostiqué cette évolution : l’immigration de masse est génératrice de violences par rejet de la société d’accueil ; ce qui débouche sur une demande sécuritaire qui permet de réduire progressivement les libertés. C’est la stratégie du chaos au service de la société de surveillance. Il est clair que les sociétés multiculturelles étant multiconflictuelles, le prétexte est tout trouvé pour développer des législations liberticides. L’immigration de masse ne porte pas seulement atteinte à notre identité, elle débouche aussi sur une réduction de nos libertés ; libertés qui sont elles-mêmes la partie la plus précieuse de notre identité.

Ne tombons pas dans le piège de l’oligarchie mondialiste et des enfants de la terreur révolutionnaire qui se servent des menaces qu’ils font prospérer pour mieux nous assujettir. Défendons nos libertés et notre identité !

Quand une loi engendre le contraire de ce qu’elle voudrait… les effets pervers de l’autorité

http://www.ojim.fr/antiterrorisme-ou-censure-du-web-francais/?utm_source=Newsletter&utm_campaign=8f5bc0fc2d-mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_ca15a58a97-8f5bc0fc2d-50052817

NDLR : sur le site de mon ami Claude CHOLLET qui observe  ceux qui nous observent : les journalistes. Encore un exemple de lois liberticides soit disant contre les terroristes mais qui ouvre la porte à tous les excès de dictature. La dictature démocratique est à nos portes. Qui a dit déjà que nous étions des lions gouvernés par des ânes (voir l’article sur ce blog…). En 1968 nous chantions : « Nous sommes tous des juifs allemands » et aujourd’hui on va pleurer : « Nous sommes tous des terroristes » aux yeux des terroristes qui nous gouvernent. Oui, pleurons mes frères tant qu’on en a le droit !

Celui-ci prévoit le blocage des sites « terroristes », sans décision de justice préalable. Cette mesure ouvre la voie à une surveillance encore plus importante d’internet, mais aussi à une dérive arbitraire. On commencera par bloquer des sites à la gloire du Djihad mais qui sait où l’on s’arrêtera ?

Et pourtant, les levées de bouclier ont été nombreuses. Les députés PS n’ont pas hésité à attaquer leur propre ministre et les experts n’ont eu de cesse de rappeler l’inefficacité et la dangerosité du projet. Le Conseil national du numérique, la Commission de l’Assemblée nationale sur les droits et libertés numériques, les acteurs du numérique, les experts en sécurité, sans oublier le patron de l’Agence nationale de cyberdéfense (ANSSI) ; tous ont voulu faire barrage à ce texte. Rien n’y a fait.

« Cette méthode a des effets secondaires infiniment plus graves que les effets attendus, qui n’auront pas lieu », a prévenu la députée écologiste Isabelle Attard, avant de confier : « Je ne veux pas que la représentation nationale se ridiculise par méconnaissance technique. (…) Nous voulons que le blocage soit décidé par un juge judiciaire ! » Elle n’a visiblement pas été écoutée.

De son côté, le député UMP Lionel Tardy s’est interrogé : « Faut-il faire reculer encore la liberté, contre le terrorisme ? » Et d’ajouter que « la France s’engage à petits pas dans la direction de la NSA »… Et tout ça pour quoi ? Pour des mesures inefficaces.

Dans une chronique publiée sur le site du Point intitulée « Loi antiterroriste : les députés ont voté la censure du web français », Guerric Poncet a rappelé l’inutilité de cette loi au regard de ce qu’est le web : « En deux clics, l’internaute peut installer l’excellent logiciel gratuit Tor, initialement destiné aux cyberdissidents. Il est aussi possible de souscrire pour quelques euros par mois à un réseau privé virtuel (VPN), qui permet de choisir via quel pays du monde on veut accéder au Web. »

Et de conclure en soupirant que, « finalement, le seul effet concret de cet article 9 sera la création par le ministère de l’Intérieur d’une liste noire des sites web terroristes. Une liste qui fuitera : à l’ère de WikiLeaks et d’Edward Snowden, ce n’est qu’une question de temps. Et l’État aura constitué les marque-pages du parfait petit terroriste… »

Pourtant, en juillet dernier, même Reporters sans Frontières, qui n’a pas pour habitude de taper sur les doigts de la France, avait prévenu que ce texte « pourrait engendrer un recul de la liberté d’information puisqu’il (…) prévoit le blocage administratif de sites internet et augmente les mesures de surveillance ».

Mais c’est bien dans cette voie, au faux-air de Big Brother, que le gouvernement semble s’engager, envers et contre tous.